4. Annexe 1 : galères subies ou vécues par l'ONG ... - Examen corrige

Pendant une leçon de biologie, par exemple, les élèves mettront un casque d' écoute, .... questions des élèves et à faire et corriger les contrôles compte tenu de la présentation virtuelle des cours. ...... Quelle économie pour les habitants de Madagascar ! ...... Il a pour sujet : l'arrestation de deux hommes par le GINV ( Groupe ...



un extrait du document




Récit de ma visite à deux projets environnementaux à Madagascar en mars
2013 (et autres observations sur Madagascar) Par Benjamin LISAN. Document créé le 03/04/2013. Dernière mise à jour le
06/06/2013, 7h48 (Version 1.1). Notes : Cette version est une version sans photo, en raison de la
difficulté à Madagascar, de recevoir des documents de plus de 500 Ko. Les
photos sont présentées dans un document d'accompagnement séparé (joint à
celui-ci).
Pour des raisons de discrétion, quelques prénoms ont été modifiés. Introduction - raisons de mes visites
Cette année, j'ai visité deux projets, destinés à protéger ou à restaurer
l'environnement à Madagascar : 1) L'un pour la protection de la forêt primaire d'Ambodiriana, près du
village de Manonpana, sur la côte est, initié par l'ONG réunionnaise
ADEFA.
2) L'autre pour la création d'une forêt secondaire, source de bois de
chauffe et d'?uvre, à 13km d'Ambavalao, au centre-sud de l'île, initié
par l'ONG malgache ALAMANGA. La raison de mes visites était de comprendre et d'analyser les facteurs de
leur réussite ou de leur échec et les difficultés [galères] que les ONG
peuvent rencontrer sur place lorsqu'elles lancent un projet environnemental
à Madagascar.
J'ai aussi choisi ces deux projets parce qu'ils étaient très intéressants
conceptuellement. Et aussi parce qu'à cause de mon séjour trop court sur
place (21 jours), je devais faire un choix difficile entre plusieurs
projets d'ONG[1] [2], selon le trajet le plus optimum ou le plus court pour
me rendre de l'un à l'autre.
Je souhaitais aussi m'impliquer réellement dans ces projets, mettre la main
à la patte, « mouiller ma chemise »[3].
Accessoirement, je voulais aussi diffuser, sur place, une documentation
électronique très vaste, que j'avais compilée depuis 4 ans, destinée à
aider au développement durable de Madagascar[4] et qui tient sur cinq DVD-
Rom. ... Du moins, partout où je trouverais des personnes ou associations
disposant d'ordinateurs et intéressés par celle-ci.
Etant né à Madagascar, une autre raison de ma motivation est qu'à chacun de
mes retours sur l'île depuis 2008, je suis attristé par la dégradation, en
apparence inéluctable, de l'environnement de Madagascar, à cause de la
pratique du Tavy (culture itinérante sur brûlis) et de celle du
charbonnage[5].
Enfin, normalement, il n'est pas bien vu d'avouer, dans un récit, que l'on
effectue un voyage, sans beaucoup d'argent, alors qu'on est handicapé. Mais
je décrirais, quand même, la façon dont je me suis débrouillé, sur place,
avec peu d'argent. Projet de protection de la forêt primaire d'Ambodiriana (ONG ADEFA)
Présentation de l'ONG ADEFA
Son but est de protéger la forêt d'Ambodiriana, l'une des forêts primaires
du village de Manonpana, d'une soixantaine d'hectares, gérée par la
communauté locale, appuyée par l'association réunionnaise ADEFA. Basée à
Saint-Leu à la Réunion, l'ADEFA s'est vue confiée la gérance de la forêt
d'Ambodiriana par le gouvernement Malgache, via une convention de gérance
de la part de l'état malgache, qu'elle détient depuis 1999.
Créée en 1996 [depuis 17 ans], elle s'est d'abord attachée à la
conservation d'un site menacé de disparition par le feu. Elle s'est donnée,
pour tâche, de protéger mais aussi de contribuer à l'étude scientifique de
cette réserve de biodiversité[6], qui s'étend sur 400 hectares, à 200 kms
au nord de Tamatave (nord-est de Madagascar).
D'une démarche de préservation stricte, l'association a convaincu les
villageois de s'impliquer dans la valorisation des ressources naturelles
par le développement d'un écotourisme respectueux de la nature[7][8].
1ère partie : visite d'un projet environnemental sur la côte est de
Madagascar. Ce qui m'a attiré dans ce projet
D'après la documentation éditée par cette ONG, cette dernière aurait réussi
à faire reculer ou éradiquer la pratique du Tavy, dans la région de
Manonpana. Car si cette affirmation était vérifiée, ce recul serait une
très grande victoire, car la pratique du Tavy est fortement ancrée dans les
m?urs et les techniques culturales malgaches.
Par ailleurs, toujours selon cette documentation, la majorité des
villageois seraient devenus sensibilisés par la protection de
l'environnement local et de la forêt d'Ambodiriana.
En plus, au travers de la documentation que j'avais lu, j'avais constaté
que cette ONG avait traversé pas mal de galère. Or cette ONG était toujours
présente sur place, depuis 17 ans (voir en Annexe 1, le chapitre « galères
vécues par ADEFA »).
La documentation d'ADEFA donne donc l'impression que l'une de ses
responsables, Chantal, est une personne tenace, douée d'un grand courage,
qui a tenu, à bout de bras, durant 17 ans, son projet et son ONG.
Un obstacle imprévu avant mon départ
J'avais préparé ce voyage à Madagascar, depuis presqu'un an.
Or le 19 décembre, suite à une agression[9], à Paris, à la sortie d'un
parking souterrain[10], j'avais du mal à marcher, à cause d'une déchirure
ligamentaire à la cheville droite[11]. Sinon, juste avant mon départ le 3
mars, mon pied n'étant pas réparé, je devais encore me déplacer avec une
béquille. Mais comme2 mois et demi, avant mon départ, je pensais que mon pied serait
réparé, au moment de mon départ (le 3 mars, j'avais quand même demandé à un
ami guide malgache, Mamy, en qui j'ai toute confiance, de me préparer un
voyage en voiture[12]. Nous avions convenu ensuite, qu'à mon arrivée à
Madagascar, Mamy m'accompagnerait à Manonpana, pour venir identifier les
arbres de la forêt d'Ambodiriana. Comme je m'étais beaucoup impliqué dans la préparation de ce voyage et que
je ne voulais pas décevoir Mamy et le chauffeur, Francis_ le chauffeur, que
Mamy avait choisi, pour la route me conduisant au site de la plantation de
l'ONG ALAMANGA _, j'ai donc décidé de me rendre quand même sur l'île,
malgré les conseils dissuasifs d'amis, s'inquiétant pour l'état de mon
pied[13]. J'avais aussi prévu de venir avec plus de 20 à 30 kg matériel à remettre,
sur place aux ONG[14]. Finalement, pour m'alléger, ADEFA a pu récupérer
avant mon départ la tronçonneuse thermique, que j'avais prévu de leur
donner à mon arrivée sur place[15]. Ce qui m'a allégé. Mais je partais
quand même avec encore 20 kg de matériel, ce qui, avec mon pieds handicapé,
ne facilitait pas les choses. Lundi 4 mars 2013 :
J'arrive, ce lundi, vers 6 h du matin, par un vol AIR MADAGASCAR[16], à
l'aéroport d'Antananarivo, où m'attendent Mamy (mon ami malgache guide et
botaniste) et Francis, mon chauffeur. C'est toujours un plaisir de revoir
Mamy qui me présente Francis. Visite à la SNGF et au professeur Lolona Ramamonjisoa :
Le Silo National des Graines Forestières (SNGF), créé il y a 25 ans, est
une société malgache ayant pour mission principale de produire et de
diffuser des semences forestières de qualité, produites et commercialisées
suivant des normes internationales. Par ailleurs, le SNGF conseille et en
accompagne techniquement tous les utilisateurs de semences afin que les
objectifs recherchés par ces derniers soient atteints avec succès. Le professeur Lolona RAMAMONJISOA est, de formation Ingénieur Forestier,
Docteur es science, habilitée à diriger des recherches[17]. Elle est
surtout la directrice du SNGF. Je lui parle d'un possible projet de plantations de bois de rose
(Dalbergia) et de bois d'Ebène (Diospyros) _ étant donné la raréfaction
dramatique de ces espèces à Madagascar _, que la SNGF pourrait conduire.
Elle ne dit qu'elle travaille justement sur un tel projet. Mais que son
problème est de trouver des financements pour ce projet (sources qui sont
toujours très difficiles à trouver). Je lui propose de rapporter des
graines d'arbres d'espèces de la côte Est. Et elle me fournit alors
plusieurs sacs en toile pour me faciliter cette récolte. Visite à l'ONG Tany Meva :
L'ONG Tany Meva[18] est une association malgache qui aide à financer les
projets d'autres ONG environnementales.
J'y rencontre Elodie, la responsable de la communication, à qui je remets
mes documents électroniques sur le développement durable. Elle n'explique
le rôle de Tany Meva, en tant que source de finances pour les autres ONG.
Je lui parle des deux ONG que je vais visiter. Elle les connaît. Elle me
dit avoir financé ADEFA. Mais qu'ADEFA a préféré, par la suite, ne plus
être financé par Tany Meva. Et qu'elle aurait aimé travailler avec
ALAMANGA, mais cela ne s'est pas fait jusqu'à maintenant. A la fin de ma visite, elle me remet des dépliants sur Tany Meva, assez
bien faits. On y constate que les subventions des bailleurs de fonds
internationaux à Tany Meva ont pas mal diminué depuis 2011 et que cette ONG
doit faire avec.
Remise d'objets à la Maison Saint-Vincent :
Je soutiens depuis des années, l'ONG TANJOMOHA qui aide les handicapés, de
la région de Vohipeno (côte est), son projet forestier, et son directeur,
le Père Emeric, un père lazariste assez dynamique. Mais par manque de
temps, cette année, je ne pourrais pas me rendre à Vohipeno et donc revoir
le père Emeric. Ce dernier m'a juste commandé une cogné (hache) de
bucheron, que j'ai transporté dans mon sac à dos[19]. J'ai juste comme
consigne de sa part, de la remettre à la Maison Saint-Vincent, maison
centrale des missions lazaristes à Madagascar[20], les lazaristes se
chargeant eux-mêmes de remettre mes cadeaux au Père Emeric. Le jardin entourant le bâtiment long, de cette grande maison, est soigné,
rempli de fl
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