Introduction

Il s'agit d'un home pour personnes âgées. ... Si le besoin se ressent, il propose à nouveau cette formation dans les mois suivants. ... à certaines questions, l'élève peut trouver d'autres exercices dans le chapitre intitulé « annexes ». ..... gérer le temps afin de finir à l'heure tout en respectant le confort de la personne âgée ?


un extrait du document



simulations  PAGEREF _Toc12373395 \h 8
3.1. Introduction  PAGEREF _Toc12373396 \h 8
3.2. Exemple fictif de simulation 10
3.3. Arguments à propos de la simulation…………………………………………….10
3.4. Conclusion ………………………………………………………………………….11

4. Chapitre 4 : Les hypertextes  PAGEREF _Toc12373397 \h 11
4.1. Introduction 12
4.2. Exemple fictif de l'hypertexte 13
4.3. Arguments à propos de l'hypertexte……………………………………………...13
4.4. Conclusion ………………………………………………………………………….14

5. Chapitre 5 : les collecticiels 15
5.1. Introduction 15
5.2. Exemple fictif de collectif 16
5.3. Arguments à propos de collectif…….…………………………………………….16
5.4. Conclusion ……………………………………………………………………….....17

6. Chapitre 6 : les campus virtuels  PAGEREF _Toc12373401 \h 16
6.1. Introduction  PAGEREF _Toc12373402 \h 16
6.2. Exemple fictif de simulation 18
6.3. Arguments à propos de la simulation………………………………………….....18
6.4. Conclusion ……………………………………………………………………….....19

Vision  PAGEREF _Toc12373403 \h 18

Bibliographie …………………………………………………………………………..…21

Introduction

Nous avons décidé de travailler notre projet avec l'institution "Les Châtaigniers" car l'une d'entre nous y travaille une fois par mois en tant qu'aide-soignante. Il s'agit d'un home pour personnes âgées. Cet établissement accueille une centaine de résidents entre 80 et 100 ans.

Ce home se situe dans une commune rurale du canton de Genève. Le quartier est résidentiel. Le bâtiment est entouré d'un petit jardin afin de permettre à ses pensionnaires de s'y promener. Un parking permet aux employés et aux visiteurs d'accéder rapidement à l'entrée principale. Le bâtiment est composé d’une centaine de chambres, d'un foyer, d'une véranda, d'une cafétéria, de deux salles de loisirs, d'un salon de coiffure, d'une pièce pour l'ergothérapeute, d'un bureau pour le directeur, un pour le comptable et un pour la secrétaire, d’une réception et d'une salle de cours pour les professionnels en formation.

Environ 80 employés travaillent dans cette institution. Nous rencontrons différentes professions telles que : des infirmières, des aides-soignantes, des femmes de ménage, des cuisiniers, des aides-cuisiniers, des hommes d'entretien, des blanchisseuses, des animateurs, des ergothérapeutes, un coiffeur, un directeur, un comptable et une secrétaire. Le secteur des soins comporte quatre unités qui fonctionnent de la même manière.

Ces professionnels sont pour la plupart assistés d'un personnel temporaire qui est formé soit par des intérimaires, soit par des étudiants.


La formation
L'institution organise régulièrement des formations par petits groupes. Celles-ci se déroulent sur le lieu de travail. Un formateur extérieur à l'établissement assume ces cours. Les infirmières proposent des thèmes à approfondir, mais le formateur peut également amener de nouveaux outils afin de former les professionnels à de nouvelles techniques et pour être toujours plus performant.

Par ailleurs, la maison de repos offre des cours de français au personnel non francophone. Ceux-ci se déroulent à l'extérieur de l'établissement.

Les étudiants qui travaillent dans cette institution ont des emplois temporaires. Il s'agit de petits boulots pour l'été ou pour quelques heures par mois par exemple. Ces personnes ne sont pas formées. Elle apprennent en observant et en questionnant l'équipe. Elles doivent observer durant deux journées une aide-soignante, ceci leur permet de vérifier si elles sont capables de résister à ce travail. L'infirmière en chef que nous avons questionnée estime que ce type de formation sur le terrain suffit.

Dans ce home, le système informatique est principalement exploité dans le domaine de l'administration : pour calculer les salaires, pour effectuer la comptabilité, pour planifier les horaires, ... Lorsqu'ils reçoivent du matériel plus technique (stérilisateur, machine à laver, ...) celui-ci est expliqué par un professionnel extérieur, puis un protocole est réalisé. Si le besoin se ressent, il propose à nouveau cette formation dans les mois suivants.

Les besoins de formation
La formation est très sollicitée car l'institution cherche sans cesse de nouvelles méthodes à utiliser. Cette institution est toujours en quête de principes novateurs pour le bien-être des personnes âgées. Le personnel doit apprendre à manier de nouveaux outils d’évaluation afin de remplir les dossiers des résidents. L’objectif prioritaire de l’institution est la valorisation des résidents. Pour cela, le personnel doit être sensibilisé au vocabulaire approprié, à la conception de la vieillesse ainsi qu’aux attitudes à adopter.
Les besoins de formation se situent donc davantage sur le plan social que sur le plan technique.



1. Chapitre 1 : Les didacticiels

Introduction
Le didacticiel découle des premiers pas de l’enseignement assisté par ordinateur (EAO). Cette perspective s’appuie sur le courant béhavioriste qui préconise un apprentissage par stimuli - réponse - renforcement (Skinner).
Le didacticiel instaure un « dialogue pédagogique » puisque l’élève, sollicité, reçoit après chaque décision un feed-back immédiat de l’ordinateur. Il a prouvé son efficacité à de nombreux niveaux : « Mastery learning programms operate in all nations around the world at every level of education, from preschool to graduate and professional schools. »(Guskey, 19??, p.362)

Exemple fictif de didacticiel
Le personnel soignant est amené à utiliser de nombreux appareils au cours de ses différentes tâches. L’utilisation de ces appareils n’est pas très complexe en soi. Cependant, ils sont utilisés pour les soins d’être humains et requièrent donc des gestes sûrs et précis.

Quelle structure ?
Dans le sommaire du didacticiel, l’élève peut sélectionner l’appareil qu’il souhaite découvrir.
Chaque appareil possède un « chapitre » indépendant qui lui est consacré.
La structure d’un « chapitre » consiste en différents modules qui se succèdent. Chaque module doit être réussi afin d’accéder au suivant. Cela permet d’éviter les lacunes et de ne pas manquer de pré - requis. Le module comprend des exercices sous plusieurs formes :
Un module commence par exposer par une image à l’élève une situation fictive qui requiert un comportement particulier. L’élève se déplace avec le curseur et doit cliquer sur une partie de l’image (bouton d’alarme, monte-personne, etc.) pour « répondre » à la situation.
Une question est posée à l’élève. Celui-ci répond par Qcm ou réponse écrite (identification de mots par le programme).
La photo d’un appareil est présentée et il faut identifier les différentes parties de celui-ci pour expliquer dans quel ordre l’utiliser ou pour les nommer.

L’apprentissage est individualisé puisque chacun avance à son rythme. L’élève qui a besoin de plus de temps ne pénalise pas celui qui avance plus vite et vice-versa, comme ce serait le cas dans une activité en groupe. De plus, l’élève entre son nom au début de la première séance : ainsi il peut poursuivre la progression dans les modules à la séance suivante, sans recommencer par le début.
Quel style ?
Ce didacticiel contiendrait en grande partie des illustrations représentant des situations. Nous avons pensé miser sur une présentation légère articulant des illustrations et des textes épurés (points clés). Les textes trop longs ou trop académiques n’ont pas leur place dans ce genre de didacticiel. Ce programme est interactif, l’élève répond aux questions en cliquant sur l’image. Son action est sollicitée tout au long du déroulement des modules.
Quel public ?
Nous avons remarqué qu’une bonne partie du personnel soignant n’est pas de langue maternelle française. Nous avons donc pensé à introduire un glossaire auquel l’élève accédera en cliquant sur le terme souligné. Il trouvera alors la définition du mot en plusieurs langues (espagnol ; italien ; portugais ; brésilien ; allemand ; anglais).
Par ailleurs, le public - cible n’est pas homogène. Les soignants n’ont pas tous suivi les mêmes formations. Deux explications sont proposées : l’une utilisant le « jargon » médical, l’autre un langage plus accessible.
Pour éviter l’habituation à certaines questions, l’élève peut trouver d’autres exercices dans le chapitre intitulé « annexes ». De même, s’il veut approfondir des notions, il y trouvera une bibliographie et des liens internet.

Arguments à propos du didacticiel pour répondre aux besoins de formation de l’institution
POUR
Le principe même du didacticiel, qui se base sur l’activité de l’élève, rend l’apprentissage sollicitant et stimulant. De plus, il intègre une dimension de différentiation qui respecte le rythme d’apprentissage de chacun.
Le formateur est déchargé de certaines tâches rébarbatives et répétitives (par exemple, les corrections). Le didacticiel le seconde en drillant l’entraînement de certaines notions apprises. L’enseignant reconnaît « la valeur de l’ordinateur comme ressource pour les compétences de base et la remédiation. »
Pour l’élève, le didacticiel offre le moyen de construire des connaissances de façon ludique et autonome. Stimulé, le plaisir d’apprendre est accru par l’exploration ( ?).
Les horaires de travail sont très irréguliers et variés dans un EMS. Cela peut poser des problèmes lorsqu’il est question de rassembler tout le monde pour une formation commune. Sur un plan logistique, le didacticiel qui est un entraînement autonome et individuel peut être un moyen de palier à ce problème.
Le fait d’informatiser une notion oblige à simplifier. Cela pourrait poser des problèmes pour certains domaines, mais dans le cas de ces appareils dont l’utilisation est plutôt simple cette variable n’est pas prégnante.
CONTRE
Le didacticiel respecte les rythmes de chacun mais pas ses besoins en matière d’apprentissage (besoin de plus d’explications, compléments). Par ailleurs, rien ne garantit que la réussite des modules entraîne forcément l’utilisation optimale de l’appareil en temps réel.
Attention à l’habituation (malgré notre idée des exercices supplémentaires)! Le programme ne couvre pas toutes les situations auxquelles peut être confronté le soignant dans sa pratique.
Le coût très élevé du développement d’un programme de cette sorte n’est pas à négliger. En effet, l’équipe soignante se compose de quatre-vingts personnes environ. Cela représente un investissement énorme par employé. Une solution serait l’élaboration et le financement (réalisation + maintenance) en commun avec les autres EMS du canton, voire de Suisse romande. Evidemment cela implique que l’utilisation des mêmes appareils…

Conclusion
S’il est évident que le didacticiel ne peut remplacer la pratique, il offre une bonne introduction aux appareils en question dans un esprit motivant et sollicitant.
Malgré son principe de différenciation et d’apprentissage individuel, il peut nécessiter l’encadrement d’un formateur.



2. Chapitre 2 : Les micromondes

2.1. Introduction
Le micromonde est un environnement d’apprentissage très ouvert et large car il ne suit pas un scénario précis. L’utilisateur apprend en construisant et en cherchant par lui-même ses erreurs. C’est ce qu’on peut appeler les relations cause à effet qui permet à l’apprenant de construire son propre raisonnement. En effet, il apprend en explorant ou en faisant des expériences dans un espace virtuel. L’apprenant est donc très libre dans son apprentissage et dans son raisonnement. Il n’est pas guidé par le programme et ne subit aucune contrainte. Au contraire, il prend lui-même des initiatives et développe ainsi son autonomie et ses capacités à découvrir par lui-même.

On peut tout de suite voir que ce logiciel diffère des didacticiels par son idéologie. En effet, nous nous trouvons ici face à des idées constructivistes : le micromonde ne vise pas des connaissances précises mais générale et amène l’utilisateur à découvrir un environnement seul. Alors que le didacticiel reprenait une idée plus béhavioriste, visant des connaissances plus précises. Seymour (1991) reprend cette idée de constructivisme lorsqu’il écrit : « C’est en jouant avec les structures qu’on les apprend »


2.2. Exemple fictif de Micromonde
Dans l’institution « Les châtaigniers », l’infirmière chef est sans cesse entrain de jongler avec les horaires de tout le personnel soignant. Elle doit prendre en compte les différents pourcentages de travail (temps partiel ou plein), des jours de congé, de vacances. Elle doit aussi veiller à une certaine équité dans la répartition des horaires afin d’éviter que ce soit toujours les mêmes qui profitent de l’horaire apprécié par tous. Un vrai travail de titan ! Il nous a paru intéressant de proposer pour cette tâche un micromonde qui permettrait à l’infirmière de créer un programme qui puisse faire coïncider tous ces différents critères.

Quelle structure ?
Le micromonde proposé, aurait comme caractéristique celle de permettre à l’infirmière d’entrer les différentes conditions et de ce fait de pouvoir être sûre que, dans aucune de ses manipulations, elle ne commette une erreur ou une injustice. L’infirmière ou responsable des horaires peut avec ce micromonde chercher les différentes possibilités. Elle doit, elle-même placer les gens et inscrire ses conditions. Elle peut ensuite vérifier que son horaire fonctionne ou non et en a la représentation tout de suite. Les informations dont elle dispose sont sous forme de textes.

Quel style ?
Ce micromonde ne serait en aucun cas basé sur son pouvoir attractif. Il est très sobre. Des options de couleurs y sont tout de même intégrées afin de rendre l’horaire plus lisible.

Pour quel public ?
Comme ce micromonde ne s’adresse qu’aux infirmières responsables des horaires, il nous paraît judicieux de ne pas entrer dans des détails car il sert uniquement à une ou deux personnes.


2.3. Arguments à propos du micromonde pour répondre aux besoins de formations de l’institution

POUR
Le même micromonde peut être utile longtemps car il a une ouverture illimitée, il regorge de possibilités de créations différentes.
Par son biais, l’apprenant a la possibilité d’acquérir des réflexes qui dépassent le simple apprentissage par cœur. Les connaissances acquises lors de l’utilisation d’un micromonde sont des connaissances transposables dans d’autres domaines.
Le micromonde permet une auto-évaluation visuelle. En effet, l’infirmière voit tout de suite si son horaire est cohérent.
Le micromonde ne donne aucune contrainte ce qui peut parfois favoriser les prises d’initiatives. Pour certains apprenants, cela peut paraître plus ludique et plus motivant.




CONTRE
Le micromonde ne contient pas de « correction », de modèle auquel on peut se référer ; on ne peut donc pas toujours voir ce qui ne fonctionne pas. L’apprenant peut se retrouver perdu face à un logiciel qui ne lui donne aucune solution.
Le temps passé sur le micromonde nous semble être un autre point négatif à relever. En effet, l’utilisateur perd beaucoup de temps parce qu’il doit procéder par tâtonnement. Il passe beaucoup de temps à comprendre comment marche le micromonde avant de le voir se rentabiliser et devenir véritablement utile. Dans cette institution, le personnel court toujours après le temps, on ne peut donc pas exiger d’eux de chercher pendant des heures comment fonctionne le micromonde.
Le fait qu’il n’y ait aucune contrainte peut entraîner un risque de tourner en rond et de ne pas avancer si l’apprenant se trouve coincé. Il pourrait en découler un grand découragement. Avec un tel logiciel, on ne peut pas être sûr que la personne qui l’utilise ait vraiment atteint son but.
Le micromonde est assez complexe et demande à ses utilisateurs d’avoir de bonnes connaissances sur l’informatique. Il nous semble donc que cela n’est pas la priorité dans un domaine qui traite de l’humain. En effet, on peut vite se rendre compte que les micomondes comme LOGO sont des logiciels très complexes qui demandent tout de même quelques connaissances spécifiques que le public visé n’est pas sensé connaître. Mendelson le soulignait : « Une chose est certaine, les activités LOGO ne sont pas un simple jeu d’assemblage de « cubes » élémentaires de connaissances. Très vite, l’apprenti-programmeur est confronté à des techniques de programmation sophistiquées qui n’ont rien à voir avec la simple juxtaposition de primitives ou la réunion sous un seul terme d’un ensemble de commandes »
Ce micromonde représente un important investissement. Etant donné qu’il ne servirait qu’à une ou deux personnes dans l’institution, même en regroupant tous les EMS de Suisse Romande, nous ne pensons pas qu’il serait rentable d’investir dans un tel logiciel.


2.4. Conclusion
Nous nous rendons bien compte que le micromonde entraîne beaucoup plus de désavantages que d’aspects bénéfiques. Nous ne pensons donc pas qu’il soit utile d’introduire un micromonde dans ce genre d’institution.



3. Chapitre 3 : les Simulations

3.1. Introduction
Pour ce chapitre, nous avons choisi d’utiliser le cas de la simulation et non pas celui de la modélisation. Avec les simulations, c'est l'apprenant qui va pouvoir découvrir des lois par lui-même. « Dans cette approche, on met l’accent sur l’apprenant, pour qu’il soit acteur dans le processus d’apprentissage. Les principales actions de l’apprenant sont de changer la valeur des variables afin d’observer les changements qui en résultent » (De Jong et Van Jooligen, 1998, p.179-180).

Il s'agit d'effectuer une démarche hypothético-déductive : l’apprenant va tout d'abord se poser des questions qui vont générer des hypothèses ; une expérience va être conçue ce qui permettra d'appuyer ses hypothèses lors de l’observation et de l’analyse. Ce programme a été construit comme un modèle constructiviste tout comme les micromondes. « In this approach a stong emphasis is placed on the learner as an active agient in the knowledge acquisition process » (De Jong et Van Jooligen, 1996, p.1).


3.2. Exemple fictif de simulation
Etant donné que nous nous occupons de l'institution "Les Châtaigniers", nous avons décidé qu'il serait intéressant de créer un programme de simulation concernant la maladie d'Alzheimer. En effet, comme la population de ce home est composée de personnes âgées, une bonne partie d'entre elles peut être touchée par cette maladie qui pose problème. Des recherches médicales se poursuivent afin de trouver des médicaments qui pourraient stopper cette maladie. Aujourd'hui, les produits vendus peuvent ralentir les effets de la maladie d'Alzheimer, mais rien n'a été trouvé pour la stopper.

Nous avons donc décidé de créer un programme de simulation qui pourrait amener les médecins à observer l'évolution de la maladie chez les différents patients afin de ralentir davantage ses effets.

Quelle structure ?
Ce programme de simulation se présenterait ainsi :

La personne atteinte de la maladie d'Alzheimer devrait rentrer dans ce programme différents paramètres qui seraient à disposition : il s'agirait d'activités effectuées quotidiennement pour stimuler la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Après que le patient ait entré ses données dans le programme, le médecin pourra grâce à un graphique voir quelles sont les activités que son patient a effectuées. Grâce à ces données, le médecin se rendra compte quelles sont les activités qui ralentissent la maladie.

Exemple :
Le patient clique sur les activités qu'il a effectuées pendant une semaine. Il cliquera plusieurs fois dessus, suivant le nombre de fois qu’il l’a effectuée.


Mémoire à long termeMémoire à court termese souvenir de son enfance
se souvenir du repas de midi
se souvenir de sa famille
se souvenir du repas du soir
regarder un album photo
jouer au mémory
se souvenir de ses voyages
4) se souvenir de l'activité de la journéese souvenir de son travail
5) se souvenir de sa dernière visite6) ...6) ...

Mémoire à long terme Mémoire à court terme


Et l’on peut voir apparaître sur les graphiques à quelle fréquence le patient effectue les activités.

Le médecin va donc observer ces graphiques tout en surveillant la maladie des pensionnaires. Par exemple, il observe qu’un patient joue souvent au mémory et regarde assez régulièrement ses albums de photos. Grâce à cela il discerne que sa maladie n’évolue pas beaucoup. Alors qu’en regardant les données d’un autre malade qui tente de se souvenir de son enfance tous les jours, il voit apparaître que la maladie s’accélère rapidement. En conclusion, le médecin demandera aux infirmières de stimuler davantage les personnes atteintes de la maladie avec des jeux tel que le mémory ou avec leurs photos.

Pour quel public ?
Ce programme de simulation s’adresse essentiellement aux médecins qui pourront analyser les données afin de pouvoir ensuite en parler avec les infirmières en chef qui feront le nécessaire pour que la maladie ne s’accélère pas chez leur patient.


3.3. Arguments à propos des simulations pour répondre aux besoins de formation de l’institution

POUR
Ce type de programme peut permettre au personnel d’avoir un résultat rapide. En observant les graphiques, il peut facilement discerner les activités qui stimulent davantage les personnes atteintes de la maladie.
Ce programme pourrait être utilisé dans toutes les institutions et les hôpitaux afin d’avoir des résultats rapides pour faire avancer les recherches médicales.

CONTRE
Nous ne savons pas s’il y a des résultats clairs et univoques en faveur de cette simulation. Par ailleurs, c’est toujours difficile d’interpréter des graphiques.
Les médecins ont-ils réellement besoin d’avoir toutes ces données dans un programme informatique ? Il est tout à fait possible d’effectuer la même activité avec un papier et un crayon sans avoir besoin d’un graphique. Si le patient indique avec des chiffres combien de fois il effectue les activités mises à disposition, le médecin pourra faire un bilan personnel pour chacun de ses patients. Ainsi, il n’aura pas besoin d’investir une grande somme dans ce programme de simulation.


3.4. Conclusion
Ce programme de simulation ne nous paraît pas très utile pour les médecins qui pourraient investir dans d’autres programmes ou matériaux plus importants pour la recherche médicale. En effet comme nous l’avons écrit précédemment, cette simulation peut être effectuée sans l’aide de l’informatique.



4. Chapitre 4 : Les hypertextes

4.1 Introduction
Le terme “hypertexte” fait référence à tout texte construit de façon à ce que la lecture soit non séquentielle et varie d’un lecteur à l’autre. Il peut exister sur support-papier ou être lu par l’intermédiaire d’un écran d’ordinateur.
Un hyper document ne définit pas une activité pédagogique, c’est une ressource utile pour des activités pédagogiques.
La construction et le partage d’un hypertexte peuvent être des lieux inédits de correspondance, d’interdisciplinarité et d’authenticité.

Exemple fictif d’hypertexte
Nous avons décidé de développer l’exemple fictif d’un hypertexte de présentation de l’établissement médico-social des Châtaigniers. Cet hypertexte, destiné au nouveau personnel, serait présenté par le biais d’un CD Rom où l’utilisateur pourrait prendre connaissance de l’établissement et trouver les réponses à ses questions sur le fonctionnement de celui-ci.

L’élaboration d’un hypertexte conduit à se poser quelques questions indispensables :
À qui est-il destiné ?
L’âge, le type d’apprentissage, les buts de l’utilisateur ainsi que son expérience de l’utilisation d’un tel système induisent des comportements variables qu’il faut prendre en compte lors de l’élaboration de l’hypermédia. L’expérience antérieure avec des systèmes hypermédias et les connaissances liées au domaine dont il est question sont également des paramètres sur lesquels il faut se pencher pour cibler l’utilisateur type de cet hypertexte.

Dans cette situation, l’hypertexte en question est destiné au personnel de l’établissement. Occupant des postes très différents, ayant bénéficié de formations diverses, les utilisateurs n’ont pas forcément des connaissances, liées au système, très élaborées. Il ne faut donc pas miser sur un niveau homogène. Pour cela, il faut donc opter pour un hypertexte relativement facile à aborder, c’est-à-dire présentant une organisation simple et explicite. De même son contenu devra rester relativement général tout en offrant un bon panorama d’ensemble (organigramme ; historique ; fonctionnement de l’institution et des différents services; charte ; droits des employés ; gestion ; aménagement ; etc.).

Quelle est l’intention de l’utilisateur ?
Mc Kerlie et Preece (1992) classent les buts des utilisateurs en quatre catégories:
Tâche de recherche
Butinage
Tâche d’apprentissage
Tâche d’organisation et de structuration
Dans cette situation, l’utilisateur de cet hypertexte se trouve plutôt dans la première catégorie puisqu’il vient chercher des informations et souhaite trouver des réponses à des questions précises.
Selon Rouet & Tricot (1995), naviguer dans un hypertexte, c'est avant tout se construire des buts, les maintenir, et s'orienter dans le système afin d'y faire des sélections appropriées.

Quel type de structure adopter pour délivrer l’information le plus efficacement possible ?
Les hypertextes peuvent être construit de deux manières: sur la base d’une structure en réseau ou d’une structure hiérarchique. Ceci pose la question de savoir quelle structure correspond le mieux à la situation. Étant donné le public à qui s’adresse cet hypertexte, la seconde paraît plus appropriée. En effet, une étude a montré qu’un environnement présentant un accès limité (structure hiérarchique) est en général plus efficace pour un public ayant un « faible » niveau de connaissances.

Plusieurs dangers guettent la qualité de l’hypertexte et se trouvent notamment dans la surcharge, l’organisation ainsi que la lecture. Une surcharge d’information rend la lecture pénible et ardue et cache l’organisation du document.
Pour éviter ceci, il convient de conserver l’attention de l’apprenant afin qu’il trouve ses propres pistes d’apprentissage.

Deux pistes sont essentielles dans la structure de l’hypertexte :
Aider l’apprenant à se situer
Proposer des alternatives à l’utilisateur en évitant de le surcharger.
“L’obligation d’opérer des décisions de navigation (passage d’un sujet à l’autre) implique une charge, mais celle-ci peut être profitable à l’utilisateur, dans le sens que cette situation pousse celui-ci à opérer des mises en relation entre les éléments du texte, ce qui en fin de compte est favorable à l’apprentissage.”. (Wenger & Payne)
Pour suivre ces pistes, certains « outils » sont à disposition :
Cartes, index, vues globales, guides et métaphores.
Une partie des problèmes dans le système hypermédias tient au fait qu’on ne voie qu’une partie de l’information à la fois.
Pour contrer ce problème, on utilise fréquemment des métaphores qui allègent la tâche mnémonique de l’apprenant en lui présentant des éléments familiers. On rencontres par exemple : une chambre, un bureau, une bibliothèque, un musée, etc.
On peut inclure des vues d’ensembles, des cartes ou des index qui permettent à l’utilisateur de savoir où il est et d’accéder à destination par l’intermédiaire de liens.
On peut également proposer un guide qui est un agent entre le système et l’utilisateur. Il va remplacer une personne réelle et indiquer le chemin précis, étape par étape, pour arriver à destination à travers cette masse d’information.
Dans la situation de l’hypertexte de présentation de cet EMS, il nous semble indispensable d’utiliser ces outils. Nous inclurons donc un index permanent qui permet des liens et un guide facultatif.

Quel style ?
Un espace sera réservé aux FAQ (Frenquently Asked Questions) qui relèvent les questions les plus fréquemment posées et y répondent.
Il convient toutefois de ne pas tomber dans le travers opposé: la navigation n'est pas uniquement guidée par le modèle cognitif du sujet, elle est également influencée par des variables linguistiques et les modalités de présentation. En gardant à l’esprit ceci, nous estimons qu’il est nécessaire de porter une attention particulière à la présentation de l’hypertexte. Ainsi Preece (1993) explique que le design de système efficace se rapproche de l’utilisateur en investissant dans les connaissances antérieures de l’utilisateur. Ceci se traduit par l’utilisation d’une métaphore qui offre à l’utilisateur des analogies avec les connaissances du monde réel.

Arguments à propos de l’hypertexte pour répondre aux besoins de formation de l’institution.
POUR
On y trouve beaucoup d’informations.
Donne des informations générales sur l’établissement et propose les présentations de chaque service auxquelles il est possible d’accéder par le biais d’un index. L’utilisateur prend tout d’abord connaissance de l’établissement puis est libre de sélectionner la présentation qui le concerne.
Ce logiciel allie donc une masse d’information à disposition à une facilité d’accès à certaines d’entre elles grâce à l’index. Ce programme ne nécessite pas de connaissances spécifiques pour être utilisé à bon escient.
Les données peuvent être mises à jour. La réédition de CD Rom n’engendre pas de frais excessifs.

CONTRE
Nécessite l’utilisation d’un ordinateur et d’un lecteur CD-Rom. On ne peut pas être certains que tous les collaborateurs des Châtaigniers en possèdent un. Cependant, de nos jours l’accès à un ordinateur est facilité.

Conclusion
Au premier abord, nous pourrions penser que la pertinence d’un logiciel de ce type pour cette institution paraît limitée à cause de l’outil en soi. L’hypertexte n’a aucune visée didactique : il ne répond donc pas aux besoins de formation de l’institution.
Cependant, si l’on considère que l’information fait partie de la formation, c’est un excellent outil puisqu’il offre une masse de donnée importante tout en permettant à l’utilisateur de se déplacer en sachant où il va. Son utilisation est à portée de tous.



5. Chapitre 5 : Les collecticiels

5.1. Introduction
Un collecticiel est la traduction de Groupeware qui est un système servant de support au travail collectif. Il permet de regrouper plusieurs utilisateurs qui travaillent sur un projet commun. Le collecticiel a pour but de favoriser la prise de décision et la transmission d’informations entre plusieurs personnes qui sont éloignées les unes des autres. Il faut tout de même distinguer la collaboration de la coopération. La coopération sous-entend une division du travail alors que la collaboration signifie un réel travail en commun. La collaboration peut se faire de manière synchrone ou asynchrone. « In cooperation, partners split the work, solve sub-tasks individually and then assemble the partial results into the final output. In collaboration, partners do the work "together”» (Dillenbourg, 1999,)


5.2. Exemple fictif de collecticiel
Nous avons pensé créer un collecticiel utile au personnel de la Résidence les châtaigniers. Nous avons remarqué que dans cette maison, le personnel se croise sans arrêt. Les personnes n’ont pas les mêmes horaires, les mêmes jours de congé ou de vacances. Certains, ne travaillant que la nuit, n’entrevoient leurs collègues qu’au petit matin quand ils ont qu’une hâte, celle de rentrer chez eux. Nous avons donc trouvé pertinent d’utiliser un collecticiel afin que les personnes puissent communiquer entre elles, plus souvent. De plus, comme il s’agit d’un travail social, de nombreux problèmes relationnels surgissent. Il est parfois difficile d’en parler ouvertement devant toute une équipe avec les différences de hiérarchie et les peurs qu’elles impliquent.

Quelle structure ?
Ce collecticiel prendrait la forme d’un forum avec un accès codé. Chaque employé aurait un code pour y accéder. Des ordinateurs seraient mis à disposition sur le lieu de travail mais il serait tout à fait possible d’accéder à ce collecticiel depuis leur domicile. Dans chaque salle qui prendrait la forme d’une pièce d’un appartement, un sujet plus précis serait abordé. Par exemple, une salle (la cuisine) traitera de tout ce qui concerne le travail au niveau « technique », comme comment gérer le temps afin de finir à l’heure tout en respectant le confort de la personne âgée ? Une autre salle (le salon) traiterait plus des problèmes au sein de l’équipe, comme les questions des répartitions du travail ou des conflits entre personnes. Enfin une troisième salle (la chambre) comprendrait toutes les discussions d’ordre plus personnel afin que les employés puissent s’exprimer et recevoir des conseils.

Ce collecticiel serait totalement anonyme. Cela permettrait de pouvoir communiquer avec ses supérieurs hiérarchiques, ou avec d’autres professionnels travaillant dans la résidence. Ce collecticiel se contenterait de ne regrouper que le personnel de cette résidence en particulier, favorisant ainsi des débats où tout le monde à les mêmes références. Faire débattre tout le personnel sans distinction de statut permet d’apporter de nombreux regards face à un même patient. La richesse des débats en serait accentuée.

De plus, nous pensons nécessaire de créer une salle (le cagibi) où une à deux fois par semaine, un psychologue répondrait à des questions sur tout ce qui concerne l’approche de la mort, la souffrance et la maladie chez la personne âgée.

Ce collecticiel répondrait à des besoins dans le domaine du social mais il permettrait aussi aux employés d’échanger des techniques, des astuces ce qui permettrait à chacun de se former grâce à l’expérience des autres. L’employé de cette Résidence a constamment besoin de pouvoir communiquer afin de ne pas garder des angoisses ou des tensions au fond de lui. Travailler avec des personnes en fin de vie n’est pas chose facile et il est vital de pouvoir trouver un lieu d’expression et de communication avec des gens qui partagent le même quotidien.

Un régulateur ou tuteur se rendrait régulièrement sur ce collecticiel, relançant les débats, proposant de nouveaux sujets de discussion, dirigeant parfois les interactions.


5.3. Arguments à propos du collecticiel pour répondre aux besoins de formation de l’institution

POUR
Le collecticiel est efficace dans le domaine de la santé car le plus gros du travail s’apprend en pratiquant. Il est donc très intéressant pour tout le personnel soignant de pouvoir communiquer sur des sujets pratiques. Chaque utilisateur amène son savoir et ajoute donc son savoir à celui de nombreuses personnes, ce qui permet d’approfondir des thématiques. Le collecticiel est profitable pour tous car l’enseignement est réciproque.
« In terms of empirical research, the initial goal was to establish whether and under what circumstances collaborative learning was more effective than learning alone”. (Dillenbourg, P., Baker, M., Blaye, A. &O’malley, C, 1996, p.1)
Le collecticiel permet d’accéder à un espace où le dialogue est permis.
Les échanges entre les différentes personnes travaillant pour cette Résidence permettent de s’entraider, de gérer des tensions et d’avoir différents avis sur un même sujet.
L’anonymat proposé dans ce collecticiel est tout à fait nécessaire si on veut garder le côté intéressant de la discussion entre des personnes de statut différent. Les impressions et les sentiments peuvent être ainsi écrits sans pour autant craindre des répercussions des collègues ou des supérieurs. La discussion est donc plus neutre.

CONTRE :
L’institution pour lequel ce collecticiel serait créé comprend beaucoup de personnes de langues maternelles espagnoles ou portugaises. Ecrire en français n’est donc pas toujours évident. Nous pensons que cet aspect est réellement décourageant pour une grande partie du personnel. Ce n’est pas le collecticiel que nous avons créé pour cette institution qui pose un problème mais bien la structure du collecticiel en général.
Nous pensons que le collecticiel pourrait être utilisé à d’autres fins que le souci de s’auto-former avec l’expérience des autres. En effet, le fait que l’anonymat soit donné, les règlements de compte seraient souvent présents. Il se créerait alors une déviance facile dans l’utilisation de ce collecticiel.
La communication passe par l’écrit, il manque donc la présence de la sensibilité d'une personne qui, quand elle s'exprime, peut nous toucher rien que par ses gestes ou le regard. C'est une dimension non négligeable du côté humain, D'ailleurs, P. Dillenbourg, (1999) y fait allusion à la fin de son texte : « First, this book focuses on cognitive psychology and hence deliberately neglected the socio-affective aspects of collaborative learning (it is also one of its weaknesses) ».


5.4. Conclusion
Ce collecticiel nous paraît assez intéressant à installer dans cette institution. En effet, il semble qu’il apporterait un plus dans la vie professionnelle des soignants. De plus, il est facile d’accès, agréable à utiliser et ne demande pas de trop grandes connaissances en informatique.



6. Chapitre 6 : les campus virtuels

6.1. Introduction
Nous avons décidé de créer un campus virtuel pour les aides-soignants afin qu’ils puissent, s’ils le désirent, se former à distance.

Avant tout chose, nous définissons le campus virtuel comme étant une plate-forme qui réunit la plupart des logiciels dont on parle dans les chapitres précédents. Il s’agit d’un site Web qui a pour but de s’adresser à une communauté d’apprentissage. Il met à sa disposition les ressources pédagogiques et les fonctions de communication collaboratives correspondantes. Il peut parfois être basé sur une métaphore spatiale qui représente un campus physique : salle de cours, bibliothèque, salle de travail, cafétéria, etc. Les campus virtuels ont des fonctions d’information, de communication, de collaboration, de gestion et d’apprentissage.


6.2. Exemple fictif de campus virtuel
Nous avons pensé qu’il serait intéressant pour l’institution les Châtaigniers de mettre à disposition pour les aides-soignants un campus virtuel.

Quelle structure ?
Celui-ci serait divisé en différentes parties :

Sur la première page, nous trouverions un menu dans lequel seraient inscrites toutes les fonctions auxquelles nous pourrions nous référer. Il suffirait de cliquer sur l’une d’elle pour y accéder.

Ces fonctions seraient :

Des cours théoriques retranscrits par écrit ainsi que oralement.

Des exercices en rapport aux cours mis à disposition. Il s’agirait de QCM afin que les apprenants puissent s’auto-évaluer online ; il y aurait également des mises en situations qui seraient suivies dans feed-back par une personne gérant cette fonction.

Une bibliographie dans laquelle nous trouverions des ouvrages ou des articles dans le domaine médical.

Un calendrier qui stipulerait les dates de cours, d’examens et les conférences concernant le domaine médical.

Des liens où l’on trouverait des adresses email utiles à la profession d’aide-soignant.

Une fonction de recherche qui permettrait de chercher des informations en tapant des mots-clés.

Un chat pour que les aides-soignants puissent collaborer entre eux. Chacun obtiendrait une adresse email personnelle avec son propre home page afin de stocker des informations qui lui semble utiles.


6.3. Arguments à propos du campus virtuel pour répondre aux besoins de formation de l’institution

POUR
Ce programme est intéressant pour les personnes qui ne peuvent pas être présentes en cours. Ceci arrive souvent chez les aides-soignants qui ont des horaires très variés.
Le fait de pouvoir s’exercer est également un atout.
L’accès à l’information est direct. « The web provides learners and teachers with access to an amount of information that has never been accessible before and is developing at an exponential rate » (Dillenbourg, 2000, p.23). Les aides-soignants peuvent trouver tout de suite des informations sur des livres par exemple. De plus, ils peuvent accéder plus rapidement à des autres sites Internet concernant le sujet médical. Par ailleurs, le fait d’avoir un calendrier sur le site permet de savoir à l’avance si un cours est annulé.

CONTRE
C’est un gros investissement financier mais également au niveau du temps. En effet, il faut d’abord choisir une plate-forme qu’il faut payer afin de créer le campus virtuel ; puis il faut tout le temps le mettre à jour. Une ou plusieurs personnes doivent continuellement s’occuper du campus pour modifier les informations ou en mettre de nouvelles. Comme l’écrit Dillenbourg (2000) : « When web sites grow, if information has not been carefully structured, maintenance becomes very heavy : maintaining links, removing obsolete information, … The cost of maintaining a web site may become higher that the costs of creating the site ! And despite this, it is rarely included in the budget » (p.3).
On y trouve beaucoup de documents, mais lire à l’écran n’est pas toujours agréable et on ne peut pas annoter les documents.
On manque de socialisation, on a besoin du contact avec d’autres apprenants afin de discuter, de collaborer, … « L’esprit classe » reste important.


6.4. Conclusion
Il est difficile de parler de campus virtuel pour une institution car, comme son nom l'indique, le campus virtuel s'adresse plutôt à des universitaires en cours de formation. Nous pensons donc que ce serait plutôt du ressort de l’école de soins infirmiers et de sages-femmes de créer ce genre de site. Il serait plus profitable pour tous les apprenants que pour une simple institution.



Vision

Suite à l’étude des six approches, nous sommes parvenues à la conclusion que dans l’institution des Châtaigniers, EMS pour personnes âgées, le didacticiel, le collecticiel ainsi que l’hypertexte paraissent les plus pertinents à être intégrer.

Nous allons tout d’abord vanter les mérites du didacticiel pour répondre aux besoins de formation d’une institution de la sorte, puis nous étudierons les collecticiels et enfin les hypertextes.

Le didacticiel
Il nous est paru que le didacticiel permet de rendre l’apprentissage plus stimulant. Il sollicite la participation de l’apprenant. Celui-ci intègre une dimension de différenciation qui respecte l’apprentissage de chacun dans ses différences. Chacun peut apprendre à son rythme. Nous avons remarqué que dans cette institution la maîtrise des instruments ou des machines n’est pas homogène.

Le didacticiel peut être utilisé à de nombreuses reprises et à n’importe quel moment de la journée contrairement à l’intervention d’un formateur extérieur qui donne une formation ponctuelle. En outre, le formateur sera déchargé de certaines tâches rébarbatives et répétitives car l’apprenant travaillera de manière plus indépendante. Il ne faut pas négliger néanmoins que le didacticiel serait mis en place afin de renforcer le travail du formateur et non pas pour le remplacer.

Le coût peut paraître élevé quant à l’acquisition de ce didacticiel mais il permet de décharger l’enseignement du formateur qui n’a pas besoin de revenir plusieurs fois. Par ailleurs, il serait indispensable et bénéfique que le financement puisse se faire en commun avec d’autres institutions romandes. L’investissement serait ainsi plus rapidement amorti.

Les horaires de travail sont très irréguliers et variés dans un EMS. Cela peut poser des problèmes lorsqu’il est question de rassembler tout le monde pour une formation commune. Sur un plan logistique, le didacticiel qui est un entraînement autonome et individuel peut être un moyen de palier à ce problème.


Le collecticiel
Nous pensons que le collecticiel pourrait être adapté à l’institution les Châtaigniers pour différentes raisons.

Le collecticiel est intéressant dans une profession de l’humain puisqu’il permet une communication ouverte à tous. La parole est ainsi légitimée et n’entraîne pas de répercussions. Le dialogue est donc permis sans distinction de statuts.

Dans le domaine de la santé, le plus gros du travail s’apprend en pratiquant. L’échange et la communication sur les pratiques sont des moyens de se transmettre ces savoirs. Le collecticiel offre cet espace. Il est bénéfique à tous car c’est un enseignement partagé. En outre, les échanges entre les différentes personnes travaillant pour cette résidence permettent de s’entraider, de gérer des tensions et d’avoir différents avis sur un même sujet. Par ailleurs, l’anonymat proposé dans ce collecticiel nous semble constructif car il préserve la spontanéité et la neutralité.

Nous nous sommes rendues compte que dans cette institution, il y a beaucoup de bruits de couloirs et de tensions entre le personnel. Les non-dits sont fréquents entre les différents statuts (médecins - infirmières/infirmières – aide - soignants). Ce collecticiel permettrait ainsi de pallier à cela.

L’introduction du collecticiel requière qu’un membre du personnel endosse le rôle de régulateur. Il serait charger de relancer les débats, de modérer les ardeurs et d’orienter les discussions. Cette réalité ne doit pas être négligée.

L’hypertexte
Nous avons opté pour la présentation de l’institution au travers d’un Cd-rom destiné au nouveau personnel afin qu’il se familiarise avec toutes les ficelles de l’institution. Les atouts de cet hypertexte se situent principalement dans la masse d’informations qu’il offre.

Nous avons constaté que les infirmières sont très rarement disponibles pour présenter en détail l’institution aux nouveaux venus. Le manque de temps à consacrer à cette présentation nous a convaincu de l’utilité d’un hypertexte. En effet, il donne des informations générales sur l’établissement et propose les présentations de chaque service.

De plus, cet outil est facilement utilisable et ne demande aucune connaissance particulière en informatique. Le Cd-rom peut aussi être consulté à domicile.

Il faut ajouter que la création d’un tel dispositif ne donne pas lieu à des frais excessifs. Il est même possible de le rééditer avec des informations plus actuelles sans investissement financier important.


Durant ce travail, nous avons dû faire preuve de beaucoup d’imagination. En effet, cette institution n’accorde pas une grande place à l’utilisation des outils informatiques en ce qui concerne la formation professionnelle du personnel soignant. Elle préfère miser sur un apprentissage par imitation de la pratique.

Les ordinateurs sont utilisés uniquement pour tout ce qui concerne l’administration (salaire, gestion des horaires…). Le personnel soignant n’a pas accès à ces ordinateurs hormis l’infirmière en chef. Ceci fait n’est pas dû à une résistance face aux nouvelles technologies mais plutôt à une conception de l’apprentissage différente : Les métiers de l’humain et plus particulièrement de la santé doivent s’acquérir par l’action sur la réalité. Cela nécessite une réelle prise sur la réalité, donc un apprentissage pratique.

Si l’institution voulait réellement intégrer des outils informatiques, il y aurait des moyens à mettre en place. Tout d’abord, l’institution devrait s’équiper en ordinateurs et trouver une salle pour les installer. Ceci nécessiterait évidemment de débloquer des fonds pour s’équiper.
Une formation continue devrait être dispensée afin de permettre au personnel de s’initier aux technologies modernes. De plus, il faudrait instaurer un lien direct avec un helpdesk qui répondrait aux questions des utilisateurs.

Bibliographie :

De Jong, T. & Wouter, R. van Joolingen, (1996). Scientific Discovery learning with Computer Simulations ef Conceptual Domains. Netherlands : University of Twente.

De Jong, T. & Van Joolingen, W. R. (1998). (Trad.) Scientific Discovery Learning With Computer Simulation of Conceptual Domains, in Review of Educational Research, Vol. 68, No 2, p. 179-180.

Dillenbourg, P. (1984). Courants actuels de la recherche en matière de E.A.O.. Université de l’Etat à Mons.

Dillenbourg, P. (2000). Virtual Learning Environments.

.Dillenbourg, P., Baker, M., Blaye, A. & O’malley, C.(1996) The evolution of research on collaborative learning. In E. Spada & P. Reiman (Eds) Learning in Humans and Machine: Towards an interdisciplinary learning science. (Pp. 189-211). Oxford: ElsevierWord)

Dillenbourg P. (1999) What do you mean by collaborative leraning?. In P. Dillenbourg (Ed) Collaborative-learning: Cognitive and Computational Approaches. Elsevie (Word)

Dillenbourg P. (1985). Efficacité de l'EAO. Document Deste (papier)

Guskey, T.R (1996) Mastery learning. in E. de Corte et F.E. Weinert (Eds) International Encyclopedia of Developmental and Instructional Psychology. Pp. 362-367. Elsevier, Oxford, UK.

Mendelson, P., LOGO: Qu’est-ce se développe? TECFA-FPSE Université de Genève, conférence donnée dans le cadre du colloque LOGO et apprentissages

Preece (1993) Hypermedia and Human factors in Interactive Multimedia, Practice and promise, (pp. 135-164) ed. Kogan Page London.
Hypermédia, multimédia et facteurs humains (résumé d'un article de Jenny Preece).

Rouet, J.-F. (2001), Hypermédias et individualisation des apprentissages: pré-requis cognitifs et précautions pédagogiques. in Le Français Aujourd'hui, 129, 9-18.

 Dillenbourg P.(1984), Courants actuels de la recherche en matière de E.A.O., Université de l’état à Mons, p.2.

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