SOMMAIRE Akoéman 1 Ambam 3 Angossas 5 Atok 10 Awaé 12 ...

Dans les années 60 et 70, ce fut même la principale zone de production du Robusta au Cameroun. ...... s'imprégner du quotidien des villageois, partager un verre de vin de palme ...... 1954 : Erection d'Eséka en commune de plein exercice .



un extrait du document




SOMMAIRE

Akoéman 1
Ambam 3
Angossas 5
Atok 10
Awaé 12
Awing 13
Bafia 15
Bafou 18
Bafoussam 19
Baham 20
Bakou 24
Bana 26
Banja 28
Banganté 31
Bangourain 34
Bangué 35
Banguem 37
Bankim 39
Bare Baken 43
Bacheo 49
Batié 53
Batoufam 55
Batouri 57
Batsenga 59
Bertoua 67
Betare Oya 71
Biamesse 73
Bibemi 74
Bipindi 77
Biyouha 80
Bokito 85
Bonaberi 88
Bonayamsi 93
Bonjo
Botmakak 93
Bum 97
Buea 98
Campo 100
Dargala 104
Diang 108
Dibombari 110
Lokoundjé 116
Dimako 117
Dizangué 123
Djoum 126
Douala 128
Dzeng 130
Dzigui Lao 133
Ebebda 137
Ebolowa II 140
Ebolowa 142
Eboné 146
Edéa 147
Ekali II 152
Ekoudou 154
Elig Mfomo 157
Endom 131
Eseka 167
Esse 174
Evodoula 176
Figuil 179
Foumbot 181
Guider 184
Kadang 186
Kaélé 287
Kaya 188
Kekem 188
Kentzou 1890
Kobdombo 193
Kousséri 196
Kribi 201
Kumba 209
Kyè Ossi 211
Lagdo 212
Lembé Yezoum 213
Lindoi 215
Lokoundjé 216
Lolodorf 1218
Lom Pangar 224
Loum 225
Ma’an 227
Makak 231
Mamfé 235
Maroua 235
Massock Songloulou 244
Matomb 252
Mbanga Pongo 254
Meiganga 256
Melong 259
Memvele 269
Mengang 264
Mengong 265
Menji 267
Minta 272
Mobilong 274
Mombo 274
Monatélé 279
Mora 281
Mouanko 282
Mouken 285
Mouko 285
Ndikinemeki 286
Ndom 288
Ngambe 283
Ngang-Ha 297
Ngaoundéré 298
Ngong 306
Nguelemendouka 310
Niete 316
Nkoabang 217
Nkolfoulou 318
Nkolmetet 320
Nkongsamba 321
Nkoteng 327
Ntui 329
Obala 334
Obili 340
Okola 342
Okoukouda 343
Otélé 343
Penka Michel 349
Poli 350
Pouma 353
Roum 357
Sa’a 357
Salapoumbé 361
Sangmelima 363
Santchou 371
Soa 376
Souza 378
Tiko 382
Touroua 384
Yabassi 388
Yagoua 389
Yaoundé 393
Yokadouma 399
Zoétélé 401




PREFACE
de Eméran ATANGANA ETEME

Le village est la cellule de base de la vie sociale, le point de rattachement majeur de chacun. C’est la première famille politique de l’homme. Il est antérieur à la constitution de l’Etat. La ville n’est que le niveau de développement suprême du village.
Mettre en réseau les données des villages et des villes du pays dans un ouvrage, c’est sublimer l’économie nationale qui s’élève d’une économie inconsciente en une économie consciente; c’est sortir du jourdainisme économique antérieur à une économie juste.
Un Etat comme le Cameroun ne contient pas un peuple, mais deux cents qui diffèrent par la conception de la vie, de la mort, par la façon et le moment d’organiser les obsèques, par le système de parenté. Il va de soi que dans ces conditions, l’attitude à adopter face à un phénomène dépend de la localité. La connaissance de la donnée ou de la contrainte locale avant un voyage, facilite le déroulement du voyage. La connaissance de la disposition des choses dans une localité à visiter contribue à minimiser l’incertitude. C’est ce que j’appelle l’économie juste, débarrassée des déperditions.
La construction des objectifs se fait par la connaissance d’attentes, lesquelles résultent d’un certain nombre d’indicateurs indiquant les signes du manque ou du . A partir de ces indicateurs, on peut formuler les objectifs. Si l’indicateur est la route bitumée, l’objectif est d’avoir partout des routes bitumées. Si l’indicateur est le nombre de villages desservis en électricité ou en téléphone, l’objectif est le développement local. En tout état de cause, les indicateurs ne sont que l’expression ou le symptome des objectifs.

De A comme Afanloum à Z comme Zoetele, ce hors serie ne prétend pas tout apprendre au lecteur, mais s’efforce d’apporter une réponse à un maximum de questions sur les villages et villes du Cameroun.








A
ABANG MINKO’O
Tous les samedisBanane plantain,
Patate douce, bâton de manioc, manioc, macabo, plantain

Afanloum :


Accessibilité
A partir de Yaoundé : Gare routière Mimboman-Terminus ou face stade omnisport
Distance 82km
A partir d’Esse : Voyage recommandé en mototaxi
Coût du transport : 1000 francs Yaoundé-Esse
Esse-Afanloum : 1500 francs
Etat de la route : non bitumée
Hébergement : Aucune structure
1993 : Création du district d’Afanloum
1995 : Création de la Commune
Superficie : 170km2
Population : environ 5000 habitants
Groupes ethniques : Mvele avec comme clans : Djom, Yemba, ebanga, Evoundja, Eba’a, Ebemla.
Statut
C’est un ancien district du département de Mefou et Afamba, située à moins d’une centaine de kilomètres de Yaoundé.
origine du nom
Afanloum renvoie à « une forêt touffue et riche, qui abritait beaucoup de sangliers… »
Limites territoriales Cette unité administrative est mitoyenne du district d’Edzendouan au Nord-Est, de l’arrondissement d’Esse au Sud, Mbandjock et Lembe Yezoum au Nord.
Il est difficile aujourd’hui de maquiller les faiblesses de cette localité, dont l’habitat, au centre urbain, se limite à une poignée de maisons. Dans les environs, aucune réalisation attrayante pouvant retenir le regard du visiteur. Si le réseau de distribution d’eau potable est à renforcer, celui de l’énergie électrique attend encore d’être mis en place. Le gouvernement fait cependant des efforts, palpables, dans le domaine de l’éducation, avec la création d’établissements scolaires, dont le collège d’enseignement secondaire, qui accueille, cette année, cinquante six élèves. Les mêmes efforts sont à fournir, en ce qui concerne la dotation en médicaments du centre de santé, et l’affectation, en son sein, d’un personnel qualifié.
Comme si elle voulait montrer son côté véritablement rural, la petite agglomération propose, en permanence, un spectacle amusant de divagation des bêtes. Ces dernières détruisent les plantes et, dès la tombée de la nuit, elles vont, l’œil clos, ruminer dans les salles de classe…



AKO
AKOEMAN

Accessibité
Yaoundé (Mvan) – Mbalmayo : 500 F Cfa.
Gare routière de Mbalmayo – Akoéman : 1 000 F Cfa
Route non bitumée (sur 22 Km, embranchement après le pont sur le So’o)
Distance : 43 Km de Mbalmayo

Statut administratif : chef lieu d’arrondissement du même nom

Date de création : 24 avril 1995 par décret présidentiel
Population : environ 12 000 habitans
Principal groupe ethnique : Bene

C’est un coin un peu difficile d’accès, il faut l’avouer. Coupé de Nkolmet et par sa route principale, Akoéman a su trouver les solutions intermédiaires.

Si vous voulez provoquer un accouchement, ne cherchez plus. Foncez à Akoéman. En fait, foncez sur la route d’Akoéman. Cahots par ci, secousses par là, il n’y aura plus qu’à tendre les mains pour recevoir le nouveau-né. La route qui mène à Akoéman, que d’aucunes ont vite fait d’appeler piste cacaoyère, est un chemin sinueux et étroit. Où les branches des arbres en bordure vous tutoient, vous chatouillent et parfois, avec la vitesse, vous envoient des gifles retentissantes. On s’y engage à un embranchement, juste après le pont sur la rivière So’o. Après une vingtaine de kilomètres sur le bitume, il faut en parcourir une autre, avant de déboucher à Akoéman. Une bourgade comme on en compte de nombreuses au pays. Mais avec une certaine joie de vivre qui se déage des couleurs vives du sol sabloneux. Quand il n’a pas plu bien sûr. Et un peu comme au bout du monde, on arrive à Akoéman, qui pourrait vouloir dire : le bout du rocher, là où la pierre se termine, là où on a barré la route aux allemands.
Akoéman est une presqu’île, encerclée par la rivière Fala, qui constitue la limite naturelle avec Ngoulemakong et Mengueme. A l’entrée Nord, c’est la So’o qui tient lieu de frontière avec la commune de Mbalmayo.
La commune est en cours d’électrification, un projet qui prend beaucoup trop de retard, au goût de tous, maire et concitoyens. Il est aussi prévu l’aménagement d’une vingtaine de puis, et bien d’autres projets. Tout ceci va être rendu réalisable grâce à l’énergie débordante du maire qui a décidé de prendre sur lui, la modernisation du district d’Akoéman. La commune compte une bibliothèque communale, une cité municipale pour le logement des employés, un marché qui n’a rien à envier à celui du Mfoundi, à Yaoundé.
Akonolinga 
Ressources humaines
ProfesseurRobert NKILI, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale ;
Boniface NGOA NKOU, DG SIC ;
BEKOLO MBANG, Directeur SOCAEPE ;
Pius ONDOA, Ancien ministre
Akom II

Département de l’Océan
Province du Sud
Date de création de la sous-préfecture : 1962
Nombre d’habitants : 25000 environ
Maire de la commune : Mme Eva Minette
Communes voisines : Commune rurale de Nyete, Commune rurale de Kribi, Commune rurale d’Ebolowa, Commune rurale de Bipindi
Principaux villages : Biyeng, Nkolmekak, Assok, Bibouleman, Adjap, Mvie, Akom III
Principaux clans : Essakoe, Ndong Yendjok, Esambita, Esangok, Biyeng, Yemeyema, et pygmées Bagyelis
Attractions : Parc naitonal de Campo Ma'a
Akom II. Mme Minette Eva
Le pays oubli de Martin Paul Samba
Le chef-lieu de l’arrondissement dont est originaire Mebenga M’Ebono, plus connu sous le nom de Martin Paul Samba. « Il n’ ya rien à Akom II. Pas de route, pas d’eau potable, pas de téléphone, pas de journaux, pas de radio, rien, rien, mais alors rien !». Difficile de contredire le constat de l’édile.
Le centre-ville ressemble à un gros village. Hormis la sous-préfecture, l’hôpital de district et la recette des Finances, Akom II est un agrégat de vieilles bâtisses en très mauvais état.
Une ville sans vie, où l’affectation d’un fonctionnaire prend des allures de sanction disciplinaire.
C’était une zone forestière rattachée à la région de Kribi. Un jour, on a demandé aux populations de quitter la brousse pour venir s’installer ici.
Origine du nom
La ville d’Akom II est née, avec un nom qui est en réalité celui de l’un de ces gros arbres de la forêt équatoriale qui abondent ici.
Se rendre à Akom II est une véritable course d’obstacles. La route (très fréquentée par les grumiers) qui mène à ce chef-lieu d’arrondissement situé à 83,19 Km d’Ebolowa et à 85,38 Km de Kribi, est boueuse en saison de pluies. En saison sèche, elle est poussiéreuse et cahoteuse.
Signal télé absent.
Toutes choses qui coupent pratiquement l’arrondissement du reste du monde. Les populations Bulu d’Akom II, Biyeng, Nkolmekak, Assok, Bibouleman, Adjap, Asok, Mvie, Akom III (où la Kienké prend sa source) en payent le lourd tribut. Peu informés sur la marche du monde, ces villageois bavent pour écouler leurs marchandises vers les marchés d’Ebolowa et de Kribi.
A Akok, l’un des villages qui composent la commune rurale d’Akom II, se trouve le berceau de martin Paul Samba. Ses descendants vivent encore ici. L’un de ses neveux, Samba Ntoutoumou ancien préfet, y a érigé une imposante bâtisse, la plus belle certainement. Maison de retraite que beaucoup aimeraient voir transformer en musée à la mémoire de l’illustre résistant.
Lieu de tourisme vanté par Minette Eva, le village Ebemvok abrite la tombe et le palais d’Oba Beti, grand chef réputé dans la contrée que Mekoulou Memba a remplacé sur le trône, en essayant de préserver legs, us et traditions anciennes qu’il acceptaient volontiers de partager avec le touriste curieux.
Les pygmées de l’arrondissement ne sauraient être une curiosité. Malgré les désagréments causés par certains Bantous qui n’hésitent pas à les spolier et à leur nier toute citoyenneté, leur modèle d’organisation, leurs rapports avec la nature et leur maîtrise des éléments, sont des trésors accessibles.
Certaines élites travaillent pour leur intégration et la valorisation du patrimoine pygmée. D’autres se préoccupent davantage du développement de la commune, de son désenclavement et de modernisation. Du coup, les villageois comptent sur l’élite qui vit souvent dans « la lumière de la capitale à Yaoundé », si loin là-bas.
Ressources humaines
Les colonels Akem Zollo et Jules Ngom ;
Jean Claude Ayem,
Professeur Paul Henri AMVAM ZOLLO, Recteur Université Ngaoundéré ;
EVA Joseph, ancien directeur de l’Organisation du Territoire, Responsable à PMUC ;
NKPWANG, Directeur Général Adjoint SODECAO ;
Laurent MINDJA, Ancien Préfet, Conseiller Technique MINATD ;
Ageline MINDJA, Ancien Sécrétaire Général du Ministère du Tourisme

AKONO
A voir aussi dans la région, la cathédrale d’Akono, l’une des toutes premières de l’Afrique noire francophone, à une vingtaine de kilomètres de Mbalmayo, le site d’Ebogo, où l’on peut se rendre en pirogue en pirogue pour chasser ou pêcher, ou bien encore les grottes d’Abouma, et d’Okombe et celles plus célèbre d’Akok Bekoé.

AKWAYA
ALAGARNO

A 30 min environ de Guirvidig se trouve le village d’Alagarno. Situé au Nord de Guirvidig, ce village isolé vivant de l’agriculture et de l’élevage. Mérite un petit détour ; les enfants. Comme souvent dans la région, accueillent joyeusement les visiteurs et les guident dans le village pour leur montrer leur habit traditionnel et la source. Si précieuse, qui alimente le village et les cultures en eau. Pendant la saison sèche, le point d’eau se réduit à une simole mare mais il reste un point de ralliement pour les animaux.


ALOU
AMBAM
Localisation
Ville frontaliere et carrefour de trois pays (Gabon, Guinée équatoriale, Cameroun), Ambam est à 106 km d’Ebolowa sur une route bitumée.
Statut
C’est le chef-lieu du département de la vallée du Ntem.
Y aller
A partir du Gabon :
A 35 km de Kye Ossi, par Oyem, Bitam, grace à la route CEMAC entierement bitumée.
A partir de la Guinée équatoriale :
En passant par Kye Ossi
A partir d’Ebolowa :
A 91 km de route bitumée
Cout du transport : Entre 1000 ET 1500 francs et 2000 francs pour les petits véhicules.
A partir de Yaoundé :
BUCA VOYAGES basé à Mvan et le cout du transport Yaoundé Ebolowa est de 1500 francs.
A partir d’Ebolowa :
Coût du transport : 1500Fcfa
Durée du voyage : environ 1h30 mn
Distance : 90 kilomètres, sur une route bitumée.
1952 : Création de la commune d’Ambam.
Superficie : 2795 Km2
Population : 30 000 habitants
Principaux groupements ethniques :
Ntoumou, Mvae
Chef-lieu du département de la Vallée du Ntem, limitrophe du Gabon et de la Guinée-équatoriale, la ville d’Ambam dispose de nombreux atouts. Au rang de ceux-ci, figurent, notamment, le marché frontalier d’Abang-Minko et de nombreux sites touristiques qui ne demandent qu’à être valorisés.
Soucieux de donner à cette cité-carrefour une configuration digne de son statut, le gouvernement a fait des sacrifices, ces dernières années. Après le bitumage de la route Ebolowa-Ambam et la construction des ponts sur le fleuve Ntem, les pouvoirs publics investissent, à l’heure actuelle, au niveau de l’installation des services départementaux. Ainsi que l’atteste la livraison récente de la nouvelle préfecture d’Ambam. D’autres projets sont annoncés, comme la création d’un hôpital de référence et le passage d’une ligne de chemin de fer. Autant de perspectives qui devraient inciter les forces vives d’ici à se mettre ensemble, et à travailler davantage.
Depuis la construction des axes routiers Ebolowa-Ambam-Eking frontière Gabon, et Ebolowa-Ambam-Kyé-Ossi frontière Guinée-équatoriale et la mise en service des ponts sur le Ntem à Ngoazik et Eboro, Ambam respire.
Certes, des problèmes cruciaux à résoudre demeurent. Notamment celui de l’approvisionnement permanent de la ville en énergie électrique. Pour le moment, l’énergie électrique distribuée à Ambam provient d’un générateur.
Mais l’Etat croit que cette localité a un avenir encore plus reluisant. D’où l’implantation dans le département de la vallée du Ntem, de grands projets, notamment la mise en place d’un barrage hydro-électrique, et la construction, annoncée, d’un hôpital de référence à Ambam.

Depuis la constructrion des axes routiers Ebolowa-Ambam-Eking, frontière Gabon et Ebolowa-Ambam-Kyé-Ossi, frontière Guinée équatoriale, on atteint facilement le chef-lieu de la vallée du Ntem. Le voyageur peut partir d’Ebolowa, à bord d’un car de transport en commun, et être sûr d’arriver à destination au bout d’une heure et demie, si l’on excepte les pannes mécaniques et les contrôles au niveau des postes de police et de gendarmerie.
Sur le trajet Ebolowa-Ambam, on a notamment la possibilité d’admirer le lycée de Nkoemvone, le centre de santé de la même localité et sa chapelle. Quelques structures de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad) de Nkoemvone, les belles plantations de Mbellmam, le lycée de Meyo-Centre et la station de pesage d’Ambam. Cet axe routier bitumé a la particularité d’être marqué de nombreux virages. Face à ces courbes parfois accentuées, la prudence est de rigueur. Surtout que, par endroits, ce bel axe routier est entamé par quelques nids-de-poule. En dehors de ces obstacles, le parcours Ebolowa-Ambam est dans l’ensemble agréable.
Le voyage d’Ambam est aussi un plaisir parce qu’il donne l’opportunité de se rapprocher des pays voisins que sont le Gabon e tla Guinée équatoriale. Pour se rendre vers le premiers pays cité, il suffit d’emprunter l’axe Ambam-Eking-frontière Gabon, franchir le pont sur le Ntem, à Eboro, et remplir les conditions d’entrée au pays d’Ali Ben Bongo Ondimba. Pour se rendre en Guinée équatoriale, il faut emprunter l’autre axe, traverser le pont sur le Ntem à Ngoazik et déboucher à Kyé-Ossi. Bon voyage !
Les week-ends a ambam sont agréables et conseillés.
ANDEK

ANGOSSAS
Y ALLER
A partir de la gare routière d’Abong-Mbang
DISTANCE : 30km
COUT DE TRANSPORT : 1 000 f en voiture et 1 500 en mototaxi
Pas d’auberge

DISTRICT : 5 octobre 1992
COMMUNE : avril 1995
SUPERFICIE : 600km
POPULATION : 17 000 habitats
GROUPE ETHNIQUES : maka en général et une poignée d’allogènes
Le district de MBOANZ dont le chef lieu est angossas n’oubliera pas de si tot la ZAPI de l’EST des années durant au rythme de cette entreprise agricole, a battu le pouls de la localité.
C’est donc en 1992 que le choix est porté sur Angosas face aux autres bourgs (Mpoundou, Mayos, Esseng, Beul …) en plus, il est logé à égale distance de ses deux extrêmités Bagoloul et Asseng) située sur l’axe Abong-Mbang –Nguelmedouka qui le traverse. Près d’une vingtaine d’années après, l’unité administrative ne s’affirme qu’à travers ce que lui a légué cette entreprise régionale de développement appelée ZAPI (zone d’actions prioritaires intégrées), créée le 2 septembre 1972 par un décret présidentiel, et dont le siège était à Bertoua. La ZAPI de l’Est, tout comme la ZAPI centre-sud, était chargée de la promotion et de la gestion de toutes les opérations de développement à portée économique et sociale, de la programmation et de la réalisation des actions techniques, économiques, sociales, pédagogiques, commerciales de transformation. Un accent particuliuer était mis sur l’intensification des actions d’encadrement, en vue de favoriser l’augmentation de la production cacaoyère et caféitière, principales sources de revenus des habitants.
Les planteurs qui ont presque délaissé les cultures de rente se vantent d’avoir bénéficié des crédits scolaires, des ristournes, des tôles reçues dans les coopératives à des prix homologués, des engrais, pesticides et outils de travail. Autant d’avantages perdus qui, avec la chute de cours des cultures de rente sur le marché international, ont réduit leur bien-être. Les élites préfèrent les palmeraies aux cacaoyères et caféières, malgré la relance de la filière cacao-café par l’Etat. Tandis que les jeunes mettent les plantations en location et boivent de l’alcool avec les revenus qu’ils en tirent. Néanmoins, les planteurs de cette époque souhaitent la résurrection des CODEVIL (comité de développement des villageois) initiés par la défunte ZAPI.
Celles-ci se rétrécissent avec la proximité de l’arrondissement de Doumé qui compte des villages à quelques encablures de là. D’où les litiges fonciers à Metsheboum, Mekouangué, Mpoundou , Abonis et Kek. L’état de la route et la rareté des moyens de locomotion effritent le dynamisme des réseaux d’associations et de groupes d’initiative commune (GIC), ce qui ne facilite pas l’écoulement du manioc, plantain, macabo, concombre, arachide, ananas etc.
La construction en cours du réseau électrique Abong-Mbang-Angossas, la réalisation des forages, la réhabilitation des adductions d’eau Scanmater du centre urbain et de Kek, la rêve d’une téléphonie rurale… l’a l’attente la plus récurrente reste le bitumage de la bretelle Manpang-Angossas à partir de la nationale numéro dix (Ayos-Bonis).
Les populations se rappellent de cette route «  Ndjong koulou » reconnue comme moteur économique et qui sombré sans entretien. Par ailleurs, Angossas reste parmi les localités les plus scolarisées du département du haut-Nyong malgré le manque d’enseignants. L’ADM y a toujours laissé ses marques (bourses, construction des salles, prise en charge des vacataires). Angossas compte 26 écoles primaires et maternelles que complètent un lycée et un Cetic, en attendant celui accordé et à construire à Esseng.
Sur le plan sociologique, Angossas est une commune homogène qui n’est peuplée que des Maka, même si l’hospitalité est légendaire. Cela réduit les tensions sociales. Sur le plan géographique, la zone est marécageuse et n’a pas assez de terres cultivables, ce qui limite la mobilité de ceux qui veulent exploiter la terre.
La commune dépend à 90% des centimes additionnels. Le district de Mboanz est taillé à la dimension des ambitions de ses populations. Leurs préoccupations restent la construction des salles de classe l’hydraulique villageoise, l’électrification rurale, l’amélioration du cadre de vie et de l’habitat, l’entretien des routes rurales etc.
Nous n’avons pas de redevance forestière la route est l’obstacle numéro un de la zone. La route s’étant dégradée, les populations pourtant laborieuses, sont découragées et ont abandonné leurs vastes plantations, que les jeunes mettent aujourd’hui en location. Le point fort reste l’ADM (association pour le développement de Maka Mboanz), véritable structure de dialogue a permis d’améliorer la production agricole et l’habitat.
Angossas retrouve sa place de quartier latin et de leader dans la région sur le plan agricole et surtout intellectuel.
Aux dires des habitants d Mpoundou, village situé à sept kolomètres d’Angossas et une vingtaine du chef de département,ce végétal ligneux fortement ramifié qui est entré dans l’histoire vers 1930 est une symbolique. Une autre phase de la maladie du sommeil qui a terrassé la région du sud-est du pays et qu’à vaincue le Dr Eugène Jamot, médecin chef des colonies arrivé au Cameroun en 1922 et décédé en France le 24 avril 1937. Son œuvre lui a valu deux stèles élevées en sa mémoire à l’hôpital central de Yaoundé et devant l’annexe du ministère de la Santé publique. La forte présence des maladies à Mpoundou a attisé la méfiance des habitants des zones voisines. Personne ne contait fleurette à ses filles, tandis que ses fils étaient rejetés et condamnés au célibat. Les pieds ne trouant plus leurs pointures, la pérennité de la tribu ne pouvait passer que par l’inceste. Ainsi, les patriarches ont organisé un conseil ordonnant les mariages entre les quatre familles de cette tribu Maka. «  balle à terre », ainsi appelait-on cette solution impudique, qui sera matérialisée par le repiquage de deux arbrisseaux de « Ntoumb », symboles d’un couple. En signe de bénédiction, relate-t-on, le plus âgé du village a fait couper et jeter un doigt dans l’un des trous creusés. L’arbre porterait ce jour les vertus de la mythologie Maka Mboanz.
Aujourd’hui, Mpoundou est l’un des villages les plus prolifiques du district d’Angossas, avec plus d 1500 jeunes. «  Aux grands maux,les grands remèdes », disaient les anciens.


Petite commune rurale au cœur de la province de l’Est, à quelque 207 km de Yaoundé, Angossas est une constellation de 30 villages encastrés entre Ayos et Abong-Mbang.
Ses coins fétides, c’est d’abord cet arbre immense nommé Tsoumb, qui se dresse fièrement sur la place du marché du village Mpoundou un arbre qui, selon la légende, serait le repaire de tous les sorciers du village. Mais à bien y regarder, il s’agit en fait de deux arbres représentant l’homme et la femme, qui ont été plantés dans les années 30, au plus fort de la maladie du sommeil qui sévissait dans ce village plus que partout ailleurs dans la région. C’était lors d’un rite traditionnel, qui devait permettre aux jeunes gens des quatre familles qui composent le village de pouvoir se marier entre eux. Ces deux arbres se sont tellement entrelacés qu’aujourd’hui ils n’en font plus qu’un seu1.
Nous voici à Mpalampouam, « le village de l’aigle et du boa », celui de sa belle famille dont la curiosité est son chef, un homme éclectique qui, à plus de 80 ans. Spectacle inattendu, le seul endroit de toute la commune à posséder un réseau résiduel téléphonie mobile est un point précis, sur la devanture du maire. Toute la journée durant, on voit ainsi défiler des gens qui viennent passer un coup de fil, notamment le seul «call-boxeur» qui avance doucement, juché sur son fauteuil roulant, suivi de ses clients à qui il vend l’impulsion à 350 Fcfa.
Les habitants de Mayos, peut-être plus férus de football que les autres, ont édifié une statue à la gloire de Roger Milla avec son numéro 9 mythique et un ballon. Statue touchante, qui trouverait bien sa place au musée Grévin en France, tellement elle ressemble au mythique goléador camerounais. M. l’ambassadeur itinérant ne leur a pourtant jamais fait l’honneur d’une visite. Mais ils espèrent.
Ressources humaines
Jean-Baptiste Bokam, SED, Pca de la Bicec,
Lazare Mpouel Bala, secrétaire général du Minepia ;
René Olinga Meke, directeur des ressources humaines du Minesec.
ASSAMBA
ATOK
ATok, village ou ville ? Question fort embarrassante pour celui qui découvre ce chef-lieu du district de Bebeng, un peu plus d’une décennie après sa création.

Y aller
A partir de Yaoundé : véhicule à destination de Bertoua ou Abong-Mbang
Distance : 169 Km
Coût du transport : 2000 F
Structures d’accueil : 2 auberges
Création du district : le 5 octobre 1992
Population : 17.000 habitants
Superficie : 561 Km2
Groupes ethniques : Maka Bebend et quelques ressortissants du grand Nord camerounais.

Le district érigé en Arrondissement dispose de 25 villages tous relevant du canton Maka Babang qui contient 55 villages dirigés par un chef du 1er degré nommé par arrêté présidentiel

On est bien surpris en y arrivant, après avoir traversé le pont sur le Nyong et de vastes bosquets de verdure : pas de coquettes maisons ni de villas cossues ; pas d’énergie électrique. Trois bâtiments seulement attirent les regards ici : l’hôtel de ville, la chapelle catholique et celle de l’EPC. Vous êtes à Atok, chef-lieu du district de Bebeng, situé au bord de la route Ayos-Bonis, bitumée. Malgré cette route bitumée qui traverse le district sur 60 kilomètres, il est difficile d’établir une différence entre la physionomie de la zone urbaine et les vingt-cinq villages que compte l’unité administrative créée en 1992. Dans cet emplacement également, le visiteur découvre le centre médical d’arrondissement sans équipements, la brigade de gendarmerie dotée d’un véhicule amorti, une demi-douzaine d’échoppes et de débris de boisson constituant la partie commerçante de la ville. Ceci, alors que les pouvoirs publics sont déterminés à désenclaver l’ensemble du district, comme le démontre les projets de réflexion des routes rurales Mbama-Massamena et Nyimbé-Ntolok. Les Maka, qui composent la principale tribu ici, accueillent de nombreux allogènes depuis le 29 juillet 2005, date de la pose de la première pierre des travaux de bitumuge de l’axe. La société Panktechniki, en charge des travaux, ses ouvriers et ses engins ont modifié les habitudes de vie à Atok. Onze écoles primaires, deux maternelles et un CES. Ce collège d’enseignement secondaire, qui souhaite bien être érigé en lycée, compte, cette année trois enseignants pour 200 élèves !

Notre commune ne vit que des centimes additionnels. Elle ne bénéficie pas de redevances forestières. On ne compte même pas dix commerçants dans tout le district pour percevoir l’impôt libératoire.

Du canton Maka Begeng, on n’a que trois professeurs. Nous sommes obligés de fonctionner avec des enseignants vacataires et d’aller au-delà des heures d’astreinte. Nous avons six salles de classe dont deux en cours de construction sur fonds du BIP 2008, deux autres ont été offertes et équipées par l’association Nkoul Bebang, tandis que nos bureaux sont logés dans les locaux de la mairie. Atok qui abrite la société chargée du bitumage de la route Ayos-Bonis.
Toussaint Vicent Effoudou, 74 ans, marié à quatre femmes, 45 enfants et 25 arrières petits fils, a été nommé chef du 1er degré Maka Bebeng par arrêté présidentiel en date du 28 mars 1988. Le village Atok a désormais une chefferie du premier degré reconnue après l’organisation des chefferies traditionnelles du 15 juillet 1977. Les Maka, nombreux dans la région de l’Est sont divisés en sous-groupes familiaux : Mboanz, Bebeng, Besouw. Le texte du président Paul Biya a nommé le chef de Maka Bebeng, dont le territoire s’étend au-delà du distict d’Atok. Au-delà du manque d’infrastructures et autres signes de progrès, l’on dénonce à Atok certains fléaux, Sorcellerie, paresse, oisiveté, consommation abusive de l’alcool, des stupéfiants. Le chef Effoudou qui reconnaît bien ces maux déplore le manque d’électricité et la paresse des jeunes. « Tous ceux qui veulent émerger sont éliminés », s’accrocher sur l’association Nkoul Bebeng (la force des Bebeng) qui compte quelques élites telles que
Le district d’Atok n’est pas électrifié. Aucun poteau ni fil électrique n’est visible. Point d’images de télévision. Cinq groupes électrogènes seulement, dont deux appartenant aux élites fonctionnent ici. Les ronflements dans la nuit noire ne proviennet que de la résidence du chef de district, le presbytère des pères polonais de la paroisse catholique et du site qu’occupent les grecs de la société pantechniki chargée du bitumage de la route Ayos-Bonis. Certaines réalisations ont u le jour depuis l’érection du district. Il en va ainsi du collège d’enseignement secondaire, de l’Hôtel de ville et du centre médical. L’achèvement du bitumage de la route Ayos-Bonis pourrait ouvrir d’autres opportunités au développement des infrastructures même si on voit rien venir du côté de la commune.
Ressources humaines
le général Claude Laurent Angouand ;
M. Georges Ekodeg, vice-recteur à l’université de Douala Ekodeg, Bertrand Effoudou, Sous-préfet et bien d’autres.

AWAE

Erection en district : le 24 mai 1967
Errection en arrondissement : 26 janvier 1970
Création de la commune : 30 000 habitants
Superficie : 750 km²
origine du nom
Ce qui fait des populations environnantes d’excellents marcheurs qui choisissent cette localité comme point de repos, d’où le nom d’Awae en langue ewondo.
AWING

La bande à discorde
Les premières échauffourées éclatent en mai 1999. on prépare la célébration de la fête de l'unité cette année-là. Mais, l'unité est loin d'être scellée entre Baligharn et Awing, deux villages qui sont pourtant obligés de partager les mêmes frontières.
Une sortie qui s'achève avec la mort de quatre personnes, dont un prince de la chefferie Baligham. Il a été brûlé vif par des assaillants. Tout comme 69 cases ont été incendiées. Les dégâts sont partagés. On a du mal à comprendre les raisons de ce soulèvement. A l'époque, une première commission est mise sur pied et présidée par le préfet de la Mezam. Elle a pour tâche de régler ce conflit. Trois à quatre séances de travail sont organisées, avec pour objectif de déterminer le propriétaire d'un terrain d'environ 2500 m2, situé au quartier Gahyeba, entre les rivières Kucti (proche de Awing) et Nkwanmifi (dans la périphérie de Baligham). Les protagonistes ne s'entendent pas. Les Baligham pensent que cet espace leur revient. Pour soutenir leur thèse, ils brandissent un document signé de l'époque coloniale. Ce document porte la griffe de M. Ripert (chef de la circonscription de Dschang) et Hawkesworth (adjoint du district de Bamenda). On y retrouve également la signature de M. Dou (adjoint au chef de la circonscription de Dschang et par- ailleurs chef de la sous-division à Foumban. Le document qui date de 1926, montre les levées topographiques et les limites.
En face, les Awing ne sont pas convaincus. Ils sortent à leur tour un document cadre intitulé Ngemba Mojamow area, signé le 16 avril 1926, pour dire que Baligham n'existait pas à l'époque. Et que ce sont eux qui, par pitié, ont permis aux Baligham de s'installer sur leur terre. Entre vérités et contre-vérités, l'administration actuelle se perd dans les dédales des textes coloniaux. Qui a finalement raison ? Difficile d'y apporter une réponse. En 2006, un second conflit entre les deux villages provoque la constitution d'une seconde commission. On croit que tout va s'arranger,
surtout que les morts continuent à tomber. La commission nouvellement créée décide d'effectuer une descente sur le terrain. Chaque village doit contribuer à hauteur de 125.000 FCFA. Un peu moins que la première fois. 250.000 francs. Pourquoi ces commissions tardent-elles à rendre leur copie? Le Fon de Awing pense qu'elle est confrontée à un seul aléa: "La véritable cause c'est l'affectation régulière des autorités administratives. Quand un sous-préfet arrive nouvellement et veut s'enquérir les mouvements dans la préfectorale font qu'il abandonne notre dossier pour son successeur. Et c'est comme cela tout le temps. Le premier forme une commission qui est différente de celle mise sur pied par le second, et la chaîne recommence. Chacun d'entre eux forme des commissions qu'il faut revoir ", soutient S.M Foro n.
Au fil des jours, et à écouter les individus d'un camp comme de l'autre, l'administration est accusée d'entretenir le flou. Elle qui ne veut pas prendre une décision idoine pour éviter des sorties du genre de la semaine dernière. L'administration publique de son côté ne se reproche de rien. " Je ne peux pas cautionner le fait des lenteurs. Vous savez que dans ce genre de conflit récurrent, je ne peux pas penser à une len
teur administrative. Je pense plutôt à la mauvaise foi. Parce que, je ne peux pas imaginer deux chefferies traditionnelles vieilles de longues dates ne puissent pas s'accorder. La lenteur administrative est justifiée par le fait que, chacune des parties, exhibent des arguments contradictoires. Bien que invoquant la même référence de plan cadastral colonial", soutient le préfet de la Mezam, Bertrand Mache. Ce dernier en a même contre certaines personnes : " Il Y a aussi une forte dose d'intoxication entretenue par des ~lites tapies dans l'ombre, qui compliquent la situation. Je dois dire que j'ai été surpris de constater qu'entre dêUX chefs traditionnels voisins, il n'y avait même pas de contact, ne serait-ce qu'informel. Cela ne m'a pas surpris cette fois-ci. J'ai eu l'occasion de descendre sur les lieux lors d'une tournée de prise de contact, pour me rendre compte du niveau d'intolérance que des gens peuvent se vouer. Alors qu'il est établi qu'il y a des mariages intercommunautaires dans cette zone ".
Quelles sont les solutions envisageables ? Le patron de la Mezam en propose deux: " La première ,'oudrait que les deux chefs traditionnels puissent se retrouver, aller sur le terrain pour s'entendre sur une ligne de démarcation à proposer à l'administration pour une mise en application immédiate. Les deux n'ont pas accepté cette proposition. La deuxième consistait pour eux de me fournir ce qu'ils considèrent comme étant leurs cartes. Là, je me ferai le devoir, avec mes services techniques, de retrouver sur la base des références la carte coloniale, de manière à envoyer des géomètres sur les lieux pour la démarcation. Je leur ai dit que j'espère qu'en acceptant sans pression cette seconde voie, demain l'autorité administrative ne sera pas taxée de tous les noms, parce que l'une des parties n'aura pas trouvé son compte ", a conclut Bertrand Mache. TI revient aux principaux protagonistes de jouer la carte de l'apaisement.

AYOS
Ressources humaines
BEKOLO EBE Bruno, Recteur de l’Université de Douala ;
BETI ASSOMO Joseph, Préfet du Département du Mfoundi ;
AMBA SALA Patrice, Maire d’Ayos ;
ABADA ASSOMO, Journiste, celcom MINATD ;

B
BABADJOU
Ressources humaines
TChoffo Jean, Ancien conseiller technique du PM, actuel sécrétaire…..
BABESSI
BAFANG
Comment s’y rendre
A partir de Douala
2500 frs cfa pour Centrale voyage
A partir de Yaoundé
A la gare routière d’Etoudi, Centrales voyages
A partir de Bafoussam
Prendre l’une des agences à destination de Douala ou de Limbe
Ressources humaines
Eken, PDG de Centrales Voyages, Président de la Chambre de Commerce.
BAFIA

On pourra se ravitailler en essence à Bafia, gros bourg endormi, tout en longueur. Cette ville-carrefour se développe le long de la N°4. Juste avant la station TOTAL, on prend sur la droite pour entrer dans la ville. On y trouve des banques, pour un change éventuel, et de nombreuses boutiques de chaque côté de la rue principale, en pente. Au sommet s’étend un petit marché où l’on trouve de tout. Hormis l’indispensable bureau du PMUC et l’Hôtel New Palace, il n’y a pas de grandes curiosités à Bafia. A la sortie de la ville, on croise un petit hôtel, le Fidji Hôtel, très petit, mais à des prix défiant toute concurrence et très peu fréquenté. Le confort y est sommaire. Le village et la campagne sont intimement liés. Les maisons, en effet ne sont pas regroupées de manière à constituer un village, mais éparpillées. Les zébus pâturent paisiblement sur le moindre petit bout de verdure. On peut trouver de quoi manger à Bafia même. Sinon, à la sortie de la ville, en quittant la N°4, de nombreux vendeurs s’agglutinent autour du poste de péage et proposent des arachides, des mangues, des citrons, des ananas ou des noix de cola. Sur le bord de la route, cacao, manioc et maïs sèchent au soleil. Le cacao dégage d’ailleurs une odeur bien particulière, assez désagréable et en tout cas bien différente de celle d’un bon chocolat chaud au petit déjeuner. A la sortie de Bafia, des nuées de papillons viennent se jeter sous les roues et s’écraser sur les pare-brises, phénomènes étonnant et impressionnant. Après Bafia, en continuant vers Bangangté, le relief s’élève, des collines et des montagnes entourent la route. Les grandes et belles maisons que l’on aperçoit au milieu de nulle part appartiennent aux citadins qui ont suffisamment réussi dans les affaires pour s’offrir un pied-à-terre à la campagne. Ils y passent très peu de temps, gardant ces demeures pour leurs vieux jours.



Y aller
Gare routière Tongolo Yaoundé
Route bitumée
Transport 1300 francs aller simple
Hébergement : Hôtels et auberges (85 00 francs à 20 000 la nuitée)
Histoire et toponymie
Une légende locale raconte qu’un paysan nommé Bofia rencontra des colons Allemands, qui lui demandèrent le nom de la localité où ils se trouvaient. Le paysan croyant qu’on lui demandait son nom, leur répondit qu’il s’appelle « Bofia ». Les colons, croyant avoir été compris, inscriront sur leur carnet de voyage le mot « Bafia », comme étant le nom du lieu.

L’histoire orale revèle qu’un certain BINKIRA serait le patriarche BEPWAK (Bafia) dont les cinq fils auraient fondé les clans actuels regroupés au sein des différents cantons. Ces cinq fils , ancêtres présumés de toutes les familles « BEPWAK » auraient pour noms :
NGAM à BINKIRA (canton NGAM) ;
KORRO à BINKIRA (canton KORRO) ;
GOUIFE à BINKIRA ( canton GOUIFE) ;
YAKAN à BINKIRA (canton YAKAN) ;
ROUM à BINKIRA
Statut : Chef-lieu de département (Mbam et Inoubou)
Erection en commune 1920
Population urbaine : 100 000 habitants
Activités principales : Administration générale petits élevages, artisanat, commerce
Chiffre
1949 : Date de la mort du chef supérieur Machia , décédé lors d’un pèlerinage à la Mecque
Située au cœur de la savane, aux confins de la forêt du Sud-cameroun, point courants de l’histoire, mosaïque des peuples et des religions, Bafia, n’a jamais été une ville tout à fait comme les autres. Point de jonction entre le Cameroun islamique et judéo-chrétien, le chef-lieu du département du Mbam et Inoubou, par sa richesse et sa diversité culturelle, religieuse et démographique, se targue à juste titre, d’être le Cameroun en miniature. C’est ce qui fait de Bafia son chef-lieu une ville différente. Une vile administrative, sans prétention, où ilfait à la fois bon vivre et travailler. En d’autres termes, Bafia offre déjà la configuration et les capacités d’accueil d’une ville qui ambitionne d’être plus qu’un simple chef-lieu départemental.

Erigée en unité administrative dans les années 20, après la seconde guerre mondiale, l’agglomération « Mbamoise » a eu une croissance tellement spectaculaire que, aujourd’hui, avec une population avoisinant les cent mille habitants, Bafia, de par son âge, son niveau d’urbanisation, ses services et ses populations, revendique légitimement d’être la seconde ville de la Région du Centre, après Yaoundé.
Aux autochtones se mêlent des compatriotes issus d’autres régions du Cameroun et des immigrants des pays voisins, installés de puis longtemps sur cette terre d’accueil. Si bien que Bafia, qui revendique également d’être le Cameroun en miniature, est devenue, au fil des ans, un creuset de langues, de cultures, de religions et différentes mœurs.
Bafia offre presque tous les moyens de transport, habituels d’une ville africaine moderne. Quittant à peine le carrefour sur la route de l’Ouest, le nouvel arrivant est tout de suite envahi par des grappes de moto-taxis se faufilant avec une étrange agilité dans les embouteillages, conduisant leurs passagers dans des destinations souvent boudées par des taxis.
Même s’ils perturbent quelque peu la circulation, les moto-taxis sont un gagne pain pour plusieurs centaines de familles et un moyen de transport incontournable pour une large majorité de citadins. Chaque jour, des centaines qui font la navette notamment entre la gare routière du marché Jumba et le cœur commerçant de la ville. Peu gourmande en énergie, la moto convoie, journellement, des milliers de personnes vers des villes et des villages avoisinants, même si le confort n’est pas toujours au rendez-vous.
Ville essentiellement administrative, Bafia ne possède aucune industrie.
Car faut-il le redire, Bafia, est une mosaïque de viallges, un archipel de communautés.
Entre les tables sélectes, les restaurants ethniques où l’on peut déguster le fameux « numpeu » (vin de palme), chacun a rendez-vous avec l’aventure.
Le département du Mbam et Inoubou, né de l’éclatement du département du Mbam par décret n°92/186 du 1er septembre 1992, se situe à l’Ouest de la Région du Centre. Il est limité à l’Est par le département du Mbam et Kim ; à l’Ouest par le département du Ndé et du Nkam, au nord par le département du Noun, au Sud par le département de la Sanaga Maritime et le fleuve Sanaga qui sert de limite avec le département de la Lekié. La ville de Bafia, chef-lieu du département du Mbam et Inoubou a successivement été chef-lieu de la Région du Mbam de 1935 à 1959, chef-lieu du département du Mbam de 1969 à 1992 et chef-lieu du département du Mbam et Inoubou depuis le 1er Septembre 1992. La superficie approximative du Mbam et Inoubou est estimée à 7 300 km2 om vivent harmonieusement 250 000 habitats soit une densité de 35 habitants au km2.
La ville de Bafia peut sans fausse modestie, se proclamer le Cameroun en miniature. Car, en outre les tribus que l’on appelle affectueusement les « Mbamois » qui regroupent essentiellement les Alinga, Bafia, Balon, Banen, Bagong, Bapé, Bekke, Ndikoko, Sanaga, Yambassa (Gounou-Kedia-Lemandé-Yangben), Yambetta, l’on rencontre de fortes colonies Bamileke, Beti, Bassa, Sawa, Tikar, Haoussa-peuls etc. avec une hégémonie des Bassa sur les autres. Ces populations s’occupent principalement de l’agriculture, du petit élevage, du commerce et de l’artisanat. Les populations principalement catholiques protestantes et musulmanes.
Lancement du e-school à Bafia
Au serveur, 25 ordinateurs et une connexion Internet. Voilà la capacité du centre multimédia ouvert à Bafia. Pas un centre comme il en existe déjà dix neuf ans dans le pays. Il s’agit plutôt de l’initiative e-schools du NEPAD. Un projet né de la volonté des chefs d’Etat africains et qui vise à développer et mettre en œuvre un programme majeur d’intégration des TIC dans les systèmes éducatifs africain, comme on l’explique du côté du nouveau partenariat africain pour le développement économique (NEPAD).

Outre le lycée classique de Bafia, le projet prévoit cinq autre centres sur l’étendu du territoire : les lycées bilingues de Buea et Kribi, le lycée classique d’Edeéa et les lycées techniques de Bamenda et de Mbalmayo.

« Le premier mérite de Mbam’Art est d’exister »
Ressources humaines
Camille Mouthe A Bidias, DG FNE
Matsang Seyi Mama : Député
BAFOU
Contexte et objectifs

Mais pourquoi un festival culturel Bafou ? Ce groupement est le plus vaste et leplus peuplé des groupements du département de la MENOUA. Il est avec Bandjoun et le Sultanat Bamoun (Foumban, l’une des premières chefferies traditionnelles de la Région de l’Ouest. Il est situé dans l’arrondissement de Nkong-Ni, département de la Menoua, Région de l’Ouest. Il a une forme très allongée environ 4 fois plus longue (40km) que large (10km). Il couvre une superficie de près de 386km2 et connait une des plus fortes densités de l’Ouest Camerounais, avec plus de 400 habitants au km2 par endroit. Bafou a des frontières communes avec huit villages Bangang (Bamboutos), Baleveng, Bamendou, Fotema, Foto, Fongo-Tongo (Menoua), Fossimodi et Bamunouk (Sud-ouest). Ce groupement est caractérisé par une intelligentsia divers et dignement représentée dans tous les compartiments de la société, ainsi qu’une élite économique importante. Les peuples des autres groupements lui envient son immense patrimoine culturel. Citons entre autres : les danses (Mezong, Azing, Ngouh, Tio’oh, Akana, Mendifo), les sorties des sociétés secrètes (Kouhgang, Akag Fonoka’a etc.) les importantes œuvres d’art (masques et statuts des différents villages du groupement) ; les sites touristiques, terres des traditions, séculaires et les exploitations agroindustrielles.
BAFOUSSAM
Bafoussam, considéré aujourd’hui comme le quatrième centre urbain du Cameroun derrière Douala, Yaoundé et Garoua, est une ville vallonnée et entourée de jolies collines recouvertes par la savane herbacée. A l’origine, trois groupes ethniques assez proches les uns des autres formaient la population de la ville : les Bafoussam, qui lui donnèrent leur nom, les Baleng et les Bamoungoum. La ville, qui bénéficie d’une situation de carrefour a connu un rapide développement économique (même si les infrastructures n’ont pas vraiment suivi) et joue un rôle commercial et industriel non négligeable dans l’économie camerounaise. Elle est bien desservie par le réseau routier (les grands axes, notamment ceux vers Douala et Yaoundé, sont bitumés et en bon état) et l’on y trouve sans difficultés les produits et les services les plus courants.
Bafoussam est une ville très vivante et quelle que soit l’heure de la journée, les rues sont bondées, surtout dans les environs du marché où règne en permanence au milieu des couleurs et des odeurs de fruits, une belle pagaille. Les épiceries et les étals restent ouverts jusque tard le soir, on peut donc boire un verre ou se restaurer à toute heure ou presque, d’autant plus que les habitants de Bafoussam, et de l’Ouest en général, ont la réputation d’être très accueillants. Au petit matin, avant l’ouverture des magasins et des banques, il n’est pas rare que des queues de plusieurs dizaines de mètres se forment dans la rue.
On ne peut pas dire qu’il existe de nombreux centres d’intérêt à Bafoussam mais c’est un passage incontournable pour quiconque désire connaître l’Ouest camerounais, et les environs de la ville vous réservent d’agréables surprises….
Transports
Comment y aller/en partir ?
En voiture.
Les routes qui mènent à Bafoussam sont en très bon état et s’y rendre à son véhicule est envisageable sans que l’on ait à prendre des précautions particulières. En arrivant de Douala, 4 postes de péages jalonnent la route et demandent un droit de passage de 500F. Avoir de la monnaie dans ces conditions est préférable même s’il est toujours possible d’en faire grâce aux vendeurs ambulants dès que voiture s’apprêtent à franchir le poste de contrôle.
Louer une voiture avec un chauffeur pour rallier Douala à Bafoussam est également possible pour 40000F.
En avion.
La ville possède un aéroport qui assure la liaison avec Yaoundé et Douala (environ 40000F pour un billet aller-retour avec la CAMAIR). Les vols pour l’Ouest sont généralement programmés pour le week-end.
En taxi brousse.
C’est le moyen le plus simple de s’y rendre, au départ de Yaoundé, Douala ou bien encore Bamenda, Dschang, Bafang… La gare routière se trouve à l’entrée de la ville, en venant de Douala ou Yaoundé. La région étant très visitée surtout le week-end (car c’est à ce moment qu’ont lieu les grandes cérémonies funéraires) et entre Novembre et Mars, les agences de voyages qui proposent les circuits dans l’Ouest et le Nord-Ouest du Cameroun ne manquent pas.
Et les merveilleuses collines de l’Ouest font oublier la longueur et l’inconfort du voyage. Après Nkongsamba, la rivière Nkam, mince filet d’eau, marque la frontière entre le Littoral et l’Ouest. Peu à peu, au travers des plantations de bananes et de verdoyantes forêts, la route se lèvent et l’on voit se teinter de rouge, au fil des kilomètres, les parois des montagnes. Tout au long du trajet, les étals de bananes (petites et délicieusement sucrées) et les maisons en construction se succèdent. Les Bamilekés comme les Bamoun ont dans le sang la vocation de bâtisseurs. A travers l’édification de leur maison, ils accèdent à un rang social supérieur et perpétuent la tradition de leurs peuples.

Quelques distances kilométriques
Bafoussam/Yaoundé : 290 kilomètres, 3000 à 3500 francs
Bafoussam/Bamenda : 80 kilomètres
Bafoussam/Douala : 245 kilomètres, environ 3500 francs
Bafoussam/Foumban : 75 kilomètres
Bafoussam/Bandjoun : 15 kilomètres
Bafoussam/Dschang : 45 kilomètres
Bafoussam/Bangangté : 50 kilomètres
Bafoussam/Bafang : 60 kilomètres
Bafoussa/Nkongsamba : 100 kilomètres.
Ressources humaines
Njitap Gérémie, International de football.
BAFUT
C’est une petite ville rurale importante sur le plan touristique, pour son architecture et sa chefferie, qui siège au palais du Fon (chef coutumier). Toutes les parcelles de terre des environs sont cultivées, on y trouve des haricots, des tomates (très présentes dans l’ouest et le nord-ouest du pays) ou bien encore du maïs. La pierre est largement employée pour les piliers des maisons et les soubassements. A l’entrée de la ville, une maison d’habitation a en effet été transformée en petite station. Au fond du village, une fois passé un poste de contrôle vide, on s’engage sur un chemin aux ornières profondes. On arrive au bout d’une piste complètement défoncée de deux km où l’on est obligé de rouler au pas. Cette piste donne sur la place du marché. Le marché, l’un des plus importants de la région, se tient tous les jours. Le centre n’est plus très loin : on prend le chemin de gauche qui longe le marché, on s’enfonce à nouveau dans un sentier, on tourne sur la droite pour arriver au cœur du village où se trouve l’église, beau bâtiment colonial érigé au milieu des bananiers. Le site est très agréable, il y flotte une atmosphère de sérénité évoquant une époque lointaine.




BAHAM
Histoire et toponymie
Selon la légende, le fondateur du village était un chasseur. Avant sa disparition, il aurait désigné Pouomouogne, un de ses fils, comme successeur. Par la ruse, Kamogne, son frère jumeau, aurait réussi à enfermer le successeur légitime dans un local et l’aurait sommé d’abdiquer en échange sa liberté. Pris au piège, Pouomouogne aurait renoncé au trône en s’écriant : ”Bohom“. Ce qui signifie en langue locale, ”ceux qui enferment les gens dans les maisons.” D’où l’appellation actuelle de Baham. Le souverain déchu quitta le village et s’installa avec ses fidèles dans la localité de Bayangam réputée pour ses criquets.
Y aller
De Bafoussam : gare routière ou ramassage par taxi
Longueur du trajet : 22 kilomètres
Etat de la route : goudronnée
Coût du transport : 500 francs
Structures d’hébergement : 2 hôtels et 3 auberges
Prix de la nuitée : 5000 francs, négociables

Population : environ 32 000 habitants
Principal groupe ethnique : Baham
Création du district : Décret N°61-166-Int-APA du 30/09/1961
Erection en arrondissement : Décret N°81448 du 4 novembre 1981
Superficie : 80 km²

A 22 kilomètres à peine de Bafoussam, Baham a longtemps vécu à l’ombre de la métropole provinciale de l’Ouest avant de se voir ériger en chef-lieu du département des Hauts-plateaux.
Pour autant, les problèmes demeurent. Face à l’exigüité de l’espace, à la pauvreté des sols et à l’exode rural, les forces vives au dynamisme incontestable, doivent encore batailler dur pour faire reculer la pauvreté. La puissante élite du groupement est particulièrement interpellée.

Autrefois partie intégrante de l’ancienne grande Mifi, le département des Hauts- Plateaux n’a pas du tout usurpé son nom. Sur cet espace densément peuplé, le relief particulièrement accidenté, favorise une grande promiscuité. Avec une population de 32 000 habitants environ, Baham porte fièrement sa triple casquette. D’abord chef-lieu du département, il est également un des trois arrondissements des Hauts-Plateaux. En dehors des fonctions administratives, c’est par ailleurs une communauté placée sous l’autorité d’une chefferie traditionnelle à l’instar des huit autres groupements du département. Baham a eu une histoire tumultueuse parsemée parfois de drames et de larmes. D’autres histoires aussi cocasses qu’invraisemblables, existent sur Baham et ses populations. Réputé intelligent et rusé, le Baham aurait une agilité mentale à nulle autre pareille. On le dit âpre au gain et imbattable dans des négociations d’affaires, avec un art
A première vue, la cité ne paie pas de mine. Le centre ville semble étroit. Juste quelques bâtiments alignés le long de la Nationale N°4 qui la traverse, puis, presque plus rien, Il faut emprunter l’axe central menant vers le quartier administratif pour changer d’avis. Des résidences cossues et d’autres bâtiments imposants construits récemment donnent fière allure à la cité, malgré leur extrême dispersion spatiale. Ceci tiendrait au fait qu’ici comme ailleurs en pays bamiléké, on construit en priorité dans la concession familiale.
Il n’est pas facile de faire vivre 30 000 personnes sur 80 km². D’où l’ampleur des conflits fonciers exacerbés par des querelles de succession. Par ailleurs, la surexploitation des sols peu engraissés, contribue à leur appauvrissement et par ricochet, à celui des populations qui vivent exclusivement du travail de la terre. Une bien curieuse vocation pour une localité qui possède une puissante élite composée d’opérateurs économiques, d’enseignants d’université, d’officiers supérieurs, etc. La carte scolaire est assez diversifiée avec deux lycées, un CES, un CETIC, cinq collèges privés, une trentaine d’écoles publiques et privées. La couverture sanitaire n’est pas en reste avec neuf structures sanitaires. Avec autant d’atouts, Baham regarde l’avenir avec confiance.
22 kilomètres à peine. C’est la distance qui sépare Baham de Bafoussam,. Le voyage est une question de minutes sur une route parfaitement bitumée.
Le voyage peut être éprouvant pour les jambes du fait des surcharges. Pour rentrer préalablement dans leurs frais, les petits véhicules qui font la navette entre les deux localités transportent fréquemment jusqu’à six passagers sur les quatre places normalement prévues.
Quand vous interrogez les chauffeurs, ils évoquent invariablement le coût élevé du carburant et autres "frais de route" à débourser aux multiples postes de contrôle. Le temps de s’en rendre compte, on est déjà à Bandjoun, cité intermédiaire en pleine métamorphose. Seuls les véhicules qui ont des passages à déposer au centre ville y font halte. Au niveau de l’échangeur, la plupart des véhicules en partance pour Baham empruntent directement l’embranchement donnant sur la route de Douala.
Voyager, c’est découvrir et ici, les surprises ne manquent pas pour les yeux. Ce qui frappe d’emblée le visiteur qui débarque pour la première fois, c’est la densité de l’habitat et surtout la mise en valeur intensive des terres. De Bafoussam à Baham, il n’y a pratiquement pas d’espace vide. Tout au long du parcours, des résidences somptueuses alternent avec de pittoresques constructions aux toits coniques. Tout autour, s’étendent à perte de vue des parcelles de maïs, d’arachide, de haricot ou de choux dans un espace où la végétation arbustive est entretenue avec un soin particulier. On appréciera particulièrement l’abondante végétation qui recouvre un relief très accidenté. Aussi loin que porte le regard, il est attiré par de curieux scintillements qui perforent la verdure. Accrochées au flanc des collines, les maisons se signalent ainsi grâce aux reflets des toits en aluminium. On imagine à peine les efforts déployés pour s’installer à des endroits aussi inaccessibles.
Pour les mordus du ballon rond, le mot Fovu renvoie invariablement à l’équipe de football de Baham qui évolue depuis quelques années dans le championnat d’élite de Première division. Peu de gens savent en revanche que le club porte-fanion du département des Hauts-Plateaux a plutôt emprunté son nom à un lieu mythique du village Baham : Fovu, "rocher sacré" en français. Principale curiosité de la localité, le site ne figure pourtant pas au calendrier des visiteurs et pour cause I Lové dans une espèce d’entonnoir naturel, il ne s’offre pas facilement au regard. Par ailleurs, aucune plaque ne signale sa présence. Pour s’y rendre, Il suffit d’emprunter la route principale qui mène au quartier administratif. Après la Sous-préfecture la Préfecture et la mairie, la voie bifurque. En suivant l’embranchement à gauche, on abou1t à un petit promontoire à partir duquel on a en vue un véritable spectacle féerique.
a localité s’est faite une spécialité : le perlage. Il consiste à recouvrir une calebasse, un tabouret ou tout autre objet de perles ou de cauris à partir des motifs conçus à l’avance. Un savoir-faire séculaire transmis de générations en générations.
Ressources humaines
Entreprises de l’empire FOKAM KAMEGNE

July Voyages
Vox Africa
Sitracel
Cenainvest
Afriland First Bank Cameroon
Afriland First Bank Guinnée Equatoriale
Afriland First Bank Paris
Afriland First Bank Sao Tome e principe
Afriland First Bank Congo
Afriland First Bank Chine
SAPA qui compte dans son portefeuille Afrédit, SAPI, SAAR, AGES, ALC, AFRIMAR, CFP, ESG, GEODIS Cameroon, Everdit-Maisonneuve et Larose


La chaîne de télévision panafricaine émet de façon effective depuis janvier 2008 depuis Londres, la Capitale britannique.
Elle est l’une des plus grandes agences touristiques au Cameroun. Ceci grâce à de nombreux moyens mis en œuvre par son promoteur.

La chaîne de télévision est à la conquête de près de 600 millions de téléspectateurs potentiels sur le continent africain.


Jully Voyages fait donc partie de l’une de ses nombreuses agences qui ont pour but de promouvoir l’image du Cameroun à travers le tourisme. Raison pour laquelle elle a mis un accent particulier sur ce secteur du développement. On dénombre donc une multitude de produits offert dans ce sens. Il s’agit des circuits bénéficiaires qui sont des voyages organisés avec pour principaux pôles d’attraction la mer, l’océan et le fleuve, des safaris qui sont des voyages organisés dans le but de satisfaire la curiosité des touristes dans le domaine de la faune ; des circuits cynégétiques qui sont des itinéraires basés sur la chasse dans les parcs, des circuits culturels des montagnes qui sont des itinéraires basés spécifiquement sur la découverte des montagnes et des chaînes montagneuses et le trecking, qui est une forme accompagné d’une randonnée pédestre sur les montagnes. Jully voyages porte le prénom de sa promotrice qui n’est personne d’autre que Mme KAMOGNE, l’épouse de M. KAMOGNE

BAKOU
Cette unité administrative créée il y a 36 ans n’a qu’une doléance prioritaire : la route de bafang – bakou- Nkondjock . Avec bitumage, les déplacements seront facilités et l’agriculture pourra se développer. Situé à 11 km de bafang ,bakou se bat pour sortir du sous-développement et gommer l’image d’une simple bourgade à qui il manque, en plus de l’électrification rurale , des adductions d’eau et des établissement d’enseignement technique.
Les populations de cette localité du département du haut –nkam ont su braver un relief
Accidenté.
Comment s’y rendre
*De Yaoundé, gare routière de Tongolo
*De douala, à akwa ou bonaberi unique destination, bafang, d’où partent les cars et clandos pour bakou
COUT DU TRANSPORT : 3500f à partir de Yaoundé et 2500 de douala.
BAFANG- BAKOU : 4000f et 1000 f en saison de pluies
*HBERGEMENT : une seule auberge à 3000 f la nuitée
-District le 3 février 1961 sous le nom de petit DIBOUM
-1977, devient le district de bakou
-Arrondissement le 28 mars 1991
- Population : 12000 habitants
- superficie : 210km2.

Situé à 11 km de bafang sur la route non bitumée qui mène à nkondjock, cet arrondissement ne devient attrayant que si on y séjourne . Calme, sécurité, propreté et une certaine sympathie des populations le caractérisent.
Bakou reste le passage obligé du voyageur qui se rend à nkondjock, 44 kilomètres plus loin .le souvenir de l’opération yabassi- bafang à travers la sodenkam ( société du développement du kam ) en dit long . Le village s’appelait Diboum quand il devient le district de bakou en 1961. A la suite d’un litige avec ce s’appelle grand diboum dans le kam. Le commerce est presque inexistant dans cette petite localité ou le marché se tient une fois par semaine .l’unique auberge ne vient que d’ouvrier les portes.
On appelle affectueusement ‘ pecos’.
Les populations de bakou fondent tous leur espoirs sur le projet de route bafang – bakou – yabassi . non seulement cette localité sera désenclavée ,, mais aussi l’exploitation des zones agricoles deviendra plus intense et bénéfique .
BALEVENG
BALI
BALIKUMBAT
BAMENDJOU
Jours de marché
- Bamenjou
Tous les 8 jours
Mais, banane, macabo, plantain, légumes, carottes, haricots verts et rouges, pommes de terre, volailles, café pendant la saison, ignames

BAMOUGOUM
BAMUSSO
BANA
Yaller
Yaoundé : de la gare routière de Tongolo.
Douala : les agences de voyages d’Akwa et de Bonabéri.
Coût du transport : 3500F à partir de Yaoundé et 2500F de Douala. Prix revus à la hausse le week-end à cause des funérailles.
Hébergement : hôtel et auberges.
Nuitée : de 5000 à 40 000F.
1907 : district sous les Allemands.
1916 : Arrondissement et chef lieu de la circonscription de l’Ouest.
1938 : le chef lieu de l’unité administrative qui était à Bana est transféré à Bafang sous les français.
Population : 10 000 habitants.
Superficie : 250km2
Située à 10km de Bafang, la ville de Bana dans le département du Haut-Nkam étonne d’emblée le visiteur par les prouesses architecturales réalisées par ses élites extérieures. Toutefois, cette localité qui possède une importante classe d’hommes d’affaires ne dispose malheureusement pas d’industries qui auraient pu contribuer à lutter localement contre le chômage. Résultat, à l’ombre des résidences cossues, les populations vivent durement les réalités du quotidien.
On l’appelle « petit Paris ». Cette localité où l’on a pu braver le relief fortement accidenté en y construisant des résidences cossues. Tandis que tout à côté, dans les bas-fonds, sont bâtis des taudis qu’entourent quelques cultures vivrières. Ce qui fait de Bana, un arrondissement à contrastes.
Cette ville est touristiquement belle à voir. Située à 34 kilomètres de Bangangté et à 11 de Bafang, l’arrondissement de Bana a une histoire. Unité administrative en 1907 sous les Allemands, elle passe sous le contrôle de l’administration française en Août 1916 et devient à la fois chef lieu d’arrondissement et celui de la grande circonscription de l’Ouest. Très tôt, Bana devient riche en potentialités humaines et économiques, malgré l’étroitesse de sa superficie et l’infertilité de ses sols. Le nombre de grosses pointures-intellectuel et d’opérateurs économiques lui vaut le respect dans la province de l’Ouest. N’ayant pas le choix, les habitants de Bana ont modifié les données naturelles en créant leur propre paysage.
L’arrondissement de Bana a un problème de routes. L’entretien routier est resté ne affaire des privés. Bakassa-Bana par exemple. Les élites réalisent des activités qui développent la zone. 2coles, maternités, centre de santé, routes, adductions d’eau. Les établissements scolaires sont sans enseignants. Le maire de la commune rurale, Joseph Kadji Defosso, a offert un bel édifice comme hôtel de ville, ainsi qu’une grande église.
On dit de l’homme Bana qu’il est orgueilleux, individualiste, suffisant et têtu. Pour lui, le matériel prime sur tout. Cependant, il a l’esprit de partage. Malheureusement certains opérateurs économiques de Bana n’investissent qu’à Douala, Yaoundé et Limbé. Surtout en industrie, en import-export et en hôtellerie. Raison pour laquelle le commerce est presque inexistante dans la zone. Tout le respect est à la chefferie traditionnelle (Bana, Bakassa, Badoumkassa, Batcha et Soupou). Selon certaines sources, ces vielles chefferies qui datent du 14e siècle ont été acquises parfois par la ruse ou la violence. Cet esprit belliqueux persiste, d’où les nombreux litiges fonciers : Bana contre Bamdouba, Batcha-Batchingou, Bana-Banka, etc.
Cet arrondissment qui a pour voisins le Noun, le fleuve Nkam, Ndikinimeki et Dschang, porte un nom issu du mot « nnee » qui signifie force, et qui est devenu Bana, (les gens de nnee). C’est tout dire ! « L’arrondissement de Bana foisonne d’élites qui participent de manière multiforme au développement.
L’on y vit une douce euphorie qui découle de trois grands événements, à savoir le nomination de M. Jean-Bernard Sindeu au poste de ministre de l’Eau et de l’Energie, l’inauguration de l’hôtel de ville, la création de la nouvelle section RDPC du Haut-Nkam-Est. Le lycée compte 855 élèves et connaît une pénurie d’enseignants que cet arrondissement accuse du retard, parce que n’ayant aucune activité économique pour assurer le travail des jeunes.
C’est sur un splendide plateau ensoleillé que se trouve le centre hôtelier et touristique de Bana. Ce qui y impressionne le visiteur est bien la qualité des objets d’arts. Pattes d’éléphants, têtes de lion, colliers, bracelets, sculptures, etc qu’il y a très peu de rencontres des élites dans la localité, même si les événements heureux et malheureux les réunissent assez souvent. Le regroupement des élites bute sur les égoïsmes et la volonté de puissance. Ce qui a crée deux groupes de réflexion et d’action, respectivement appelés « deuxième samedi » et « troisième samedi », jour prospère. Comme toutes les autres populations du coin, Taboue il parle de la route Bana-Bakotsa qui compte des terres fertiles et dont les produits vivriers pourraient bien servir toute la province de l’Ouest. Ce qui en plus, lui permettrait de développer ses exploitations agricoles (banane plantain). Meinkam Taboue il ne manque pas d’ambitions. Il souhaite que Bana soit érigé en chef-lieu de département et qu’on y crée une université, annexe de celle de Dschang. Comme tous les autres opérateurs économiques de Bana qui ne réalisent leurs affaires que dans les grandes villes, ce jeune homme réside à Douala.

BANDENKOP, LA SUISSE SUR DES HAUTS PLATEAUX…D’ARGENT

Les Bandenkop sont réputés riches. Une richesse que beaucoup, dans la province de l’Ouest, disent être le produit du «famla», une pratique de sorcellerie courante dans la région. Un phénomène que Ernest Chegang, l’enfant du village, reprend avec un humour noir tiré d’une anecdote : «Un chef Bandenkop à dit un jour qu’il ne voulait pas de pauvres parmi ses sujets. Et, pour sortir de la pauvreté, il leur a suggéré que chaque chef de famille vende un ou deux enfants au famla.» Le polytechnicien, ingénieur de génie civil et patron du bureau d’études techniques Pyramides Inter, rappelle que, dans sa chanson à succès intitulé «Chaque village a un défaut», l’artiste Saint Bruno, parlant de Bandenkop, petit bout de terre juché sur les collines situées entre 1 500 et 700m d’altitude, s’est appesanti sur le phénomène du famla.
Vérité ou ragots ? Toujours est t-il qu’aujourd’hui, les Bandenkop sont connus pour être un peuple ouvert vers l’extérieur. A titre d’illustration, Ernest Chegang évoque des statistiques qui démontrent que 45% des familles ont en leur sein au moins un ressortissant d’une autre communauté et que, sur une population d’environ 18.000 âmes, près de 13.000 vivent hors des limites de leur territoire. Ils sont à la recherche de fonds nécessaires pour développer l’un des 108 groupements recensés qui forment l’ethnie bamiléké.
Situé dans l’arrondissement de Bangou, dans le département des Hauts plateaux, à une trentaine de minutes le Bafoussam, chef-lieu de la province l’Ouest, et à un pas de Bangangté, Bandenkop a la particularité d’avoir vu naître sur ses terres les premiers promoteurs de boulangeries au Cameroun. Le premier d’entre eux, Timothée Yimo, va entraîner dans la filière bon nombre de ses «frères». «A un moment donné, les Bandenkop étaient les rois de la boulangerie au Cameroun. De la distribution de la farine à la réparation des fours, tout le secteur était entre leurs mains», se rappelle Ernest Chegang. Les Bandenkop vont faire fortune dans la filière qu’ils marqueront de leur empreinte. A Bafoussam, Douala et Yaoundé, Socabo et autres ont pignon sur rue.
D’après les traditions historiques, le fondateur de la chefferie Bandenkop est Mbouagang, un chasseur immigrant qui, après des négociations avec ses voisins, a fini par s’installer sur une parcelle de terre. Une autre histoire rapporte que la chefferie était initialement installée à Djimgou, un site voisin, avant d’être transférée sur son site actuel, non loin du marché périodique.
A Bandenkop, l’on parle de la présence de tranchées qui marquent la période du conflit foncier entre Bandenkop et son puissant voisin, Bangou. C’est de cette guerre, gagnée par la ruse des Bandenkop, que de grandes figures de l’histoire telles que Mèfé Meutou’ et Mbah Tinguemté graveront leurs noms dans la mémoire collective de leur peuple. Plus près nous, l’histoire du Cameroun retient que Bandenkop a abrité le quartier général de ‘Armée nationale de libération du Kamerun (c’est ainsi que les Upécistes écrivent Cameroun), dirigée par Martin Singap. Avec lui, plusieurs milliers de combattants payeront de leur vie pour l’indépendance du Cameroun.
Les Bandenkop rappellent en effet qu’en septembre 1959, des populations furent tuées par l’armée coloniale appuyée par deux avions qui tiraient sur tout ce qui bougeait. Les rescapés de cette boucherie humaine, selon légende, n’auraient eu la vie sauve que grâce au génie des ancêtres, qui auraient fait tomber la nuit en plein jour, paralysant ainsi l’action des chasseurs-bombardiers. Par beau temps, Bandenkop offre un paysage constitué de nombreuses collines à peine recouvertes d’herbes. A leur pied, s’étend à perte de vue une végétation dense composée en grande partie de bananiers, de palmiers, de kolatiers et de caféiers. Un panorama que les Banenkop, grands voyageurs, aiment à comparer à la Suisse, ce pays d’Europe centrale qu’ils veulent pour modèle. «  Nous sommes les Suisses de l’Ouest. Nous avons les mêmes caractéristiques de petitesse du territoire et de richesse des hommes», explique Ernest chegang, qui affirme que les Bandenkop sont propriétaires de la moitié du quartier Bastos à Yaoundé. Mais là ne s’arrête pas la comparaison comme la se, Bandenkop revendique la neutralité de sa culture dont l’authenticité taille une place de choix à travers festivités de «La Fé Bou’agang», un événement que l’on doit à Sa Majesté Marcel Feze Ngandjong, un homme t le nom aura marqué l’histoire de Badenkop parce que issu de la dynastie Bou’agang à Bandenkop, mais en même temps 11è et 13è du rang de la dynastie Bou ‘agang.
C’est que, intronisé chef des Bandenkop en 1955, alors qu’il n’avait que 19 ans, Marcel Feze Ngandjong mêle très vite son nom à la mouvance indépendantiste qui secoue alors le pays. Acquis aux thèses de l’Union des populations du Cameroun (UPC), il est rapidement contraint à un exil qui le mènera en Chine et dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. Ses études achevées, il trouve un point de chute en Guinée Conakry où il officie comme cadre dans une unité industrielle. A la faveur d’une amnistie générale décrétée par le présidnet Paul Biya en direction des exilés politiques, il regagne le Cameroun en 1985.
Marcel Feze Ngandjong est resté populaire malgré l’exil. Le 26 mai 1989, sous la pression des populations, il reprend les commandes de son groupement. Une fois au trône, il institue un festival des arts et de la culture du peuple bandenkop. «Là Fé Bou’agang» est ainsi censé resserrer l’identité culturelle de son peuple. Chaque édition fait ainsi revivre le village qui compte aujourd’hui trois grands quartiers (Tsèlà, Denkeng, Tsèmeuhia), un marché hebdomadaire appelé Liegang, un centre de santé développé, des auberges, des hôtels, des boulangeries et même un complexe sportif pour le bien-être physique de ses populations.
A l’abri de l’air pollué et du vacarme la ville, le climat frais et sa source à l’eau limpide font de Bandenkop un cadre idéal pour le repos et la réflexion. Les Bandenkop, qui prospèrent dans les affaires à divers endroits la République, se livrent une concurrence féroce dans l’immobilier à qui érigera la plus belle maison village. Une impitoyable compétition qui, selon Ernest Chegang, avait provoqué plusieurs faillites de boulangers bandenkop qui ont laissé des fortunes dans le béton. Au point se laisser battre dans la filière par Grecs, plus solidaires et mieux organisés.
Le groupement Bandenkop se trouve dans la pointe sud du département des Hauts Plateaux. Il s’étend entre le 5°14 et le 5° 17 de latitude nord, et 10° l8et 10° 21 de longitude est. Il a comme villages limitrophes, au nord Baham, au sud Bapouata, à l’est Bangou et à l’ouest Bapa et Bametchetcha. La principale activité des populations est l’agriculture (maïs, haricot, arachide, macabo, banane plantain, manioc...). Elles pratiquent également l’élevage du petit bétail (porcs, chèvres, cobayes...) et l’artisanat. Avec environ 18.000 habitants Bandenkop, un bourg de l’arrondissement de Bangou qu’aucun cours d’eau ne traverse, est un village de montagne dont le point le plus élevé est à 1 705m d’altitude. Les infrastructures scolaires primaires et secondaires du village sont sous- employées, aucun établissement n’ayant le nombre d’élèves minimal requis. A titre d’illustration, le Collège adventiste de Bandenkop, qui est l’un des mieux équipés du département des Hauts Plateaux dans le domaine technique, ne comptait que 64 élèves pour l’année académique 2006/2007. Le collège d’enseignement secondaire (Ces) de Bandenkop, qui avait 255 élèves en 2005/2006 (effectif insuffisant pour prétendre devenir un lycée), n’en comptait plus que 249 l’année suivante.
Bamenda
De Bamenda jusqu’à Limbé, avec des arrêts réguliers pour aller voir un village ou une cascade ou toute autre curiosité, le trajet ne dure pas moins de 9 heures. Ce temps de parcours diminuera considérablement lorsque les travaux d’aménagement du réseau routier seront entièrement terminés, vœu pieux quand l’on connaît la prégnance de l’opposition dans la région.
En allant vers Bamenda, le paysage qui défile est étonnant, on est en effet dans une région de montagnes avec végétation rase. Le paysage est différent à chaque détour, à chaque virage. A gauche, le relief est imposant, dominant le site. La montagne crée des paysages plutôt inhabituels pour le Cameroun. La végétation est de plus en plus rase, les seuls arbres sont des pins et des eucalyptus. Ces arbres, cultivés pour leur forme rectiligne, sont utilisés pour fabriquer des poteaux électriques et téléphoniques, Avant Bamenda, la route redescend, offrant de magnifiques panoramas. La ville, construite au pied d’une falaise, s’étend donc au fond d’une cuvette.
0n la découvre, en l’englobant d’un regard, depuis la route. La ville, chef-lieu de province du Nord-Ouest, a été fondée 1901 par les Allemands. Elle est divisée eux parties la partie basse et la partie haute. La partie basse, Manton Town, regroupe, entre autres, Mankon, le centre commercial et les chefferies nommées «Palace». C’est aussi là que l’on trouve les principaux hôtels de la ville. La partie haute quant à elle, Bafren-Manton, est le centre administratif de la vile regroupe la plupart des services publics, Elle se situe à l’entrée de la ville. Bamenda est entourée de nombreuses montagnes. Dans les vallées, on trouve des forêts d’eucalyptus et de raphia, l’une des principales matières premières de l’artisanat local, utilisé aussi pour la production du vin de raphia.
Transports
Il n’y a pas de difficulté pour se ravitailler en essence à Bamenda, les stations-service sont nombreuses. Pour rejoindre la ville, ou la quitter, voici quelques compagnies de bus qui proposent, entre autres, des trajets vers Douala, Yaoundé, Bafoussam.
Le marché de Bamenda se tient le mercredi, la sorite de la ville, il est très impressionnant.

BANDJA
Histoire et toponymie
D’abord, connu sous le nom compagny, l’arrondissement situé dans le département du Haut-Nkam, a vu le jour au lendemain de l’indépendance (septembre 1960). Sa dénomination actuelle est née du décret du 28 avril 1977.
Y aller
De Yaoundé : Deux agences de voyage sont en service au quartier Tongolo. On peut également emprunter des cars au lieu dit Biscuiterie (après marché Melen).
De Bafang : De nombreux taxis font la navette entre les deux localités
Etat de la route : goudronnée
Coût du transport : 3500 à partir de Yaoundé et 300 francs à partir de Bafang.
Longueur du trajet : 328km à partir de Yaoundé et 18km à partir de Bafang.
Hébergement : 3 auberges de 2500 francs la nuitée.
District company créé par décret N°60/276 du 31 décembre 1960.
Arrondissement de company créé par Décret N°62/DF/338 du 17 septembre 1960.
Arrondissement de Bandja créé par Décret N°77/109 du 28 avril 1977.
Superficie : 213km2
Populations : 45000 habitants
Principales communautés : Bandja, Fotouni, Babouantou, Fondjomekwet, Fondanti.
Principales activités : Agriculture, élevage, petit commerce.
Longtemps connu sous le nom de « company », l’arrondissement de Bandja dans le département du Haut-Nkam, est l’une des plus anciennes unités administratives de la province de l’Ouest, puisque crée à l’orée de l’indépendance. Situé à une vingtaine de kilomètres de Bafang, c’est également l’une des plus cosmopolites. Pour autant, la localité et ses populations ne semblent pas avoir tiré profit de leur prééminence historique. L’économie locale qui reposait notamment sur la culture du café, a beaucoup souffert de l’effondrement des prix et de la hausse vertigineuse du coût des intrants agricoles, aggravant du coup la pauvreté ambiante. Confrontée à l’incivisme fiscal, la municipalité entend naviguer avec délicatesse dans les méandres du développement. Avec le concours des pouvoirs publics et des populations.
Le voyageur qui débarque pour la première fois, ne s’en rend même pas compte et pour cause : le centre ville est plutôt difficile à identifier. Le carrefour de la poste qui en tient lieu n’a rien d’impressionnant. Juste un immeuble à un niveau, inachevé du reste, quelques échoppes et de nombreux débits de boisson qui constituent d’ailleurs les principaux lieux d’attraction. Il faut quitter l’axe central bitumé en direction des quartiers, pour découvrir des édifices imposants construits par des élites fortunées. La petite cité ne saurait pourtant se plaindre de l’enclavement qui donne tant de souci aux nombreuses localités de l’arrière pays. Toutes les routes bitumées ou presque mènent à Bandja. A partir de Douala, en passant par Nkongsamba et Bafang. De Yaoundé, en transitant par Bafang ou par Bafoussam.
Avec une superficie de 213km2 et une population d’environ 45 000 habitants, l’arrondissement est composée de nombreux et villages comme Bandja, Fotouni, Babouantou, Fondjomekwet, Fondanti, Balafi, etc. Les populations locales cohabitent avec les ressortissants du Littoral, du Centre, du grand nord, des provinces anglophones, etc.
La ville elle-même n’est pas très étendue. Quand on arrive par le nord, du côté de Batié, les premières maisons apparaissent subitement, dès le franchissement du fameux col. Sans crier gare, la localité se présente, dans un relief en cul de sac cerclé de montagnes. Les maisons sont situées soit au flanc des collines, soit dans les bas-fonds. Là où le relief en donne la possibilité, quelques concessions familiales s’étalent le long de la route bitumée Douala-Bafoussam qui traverse la localité. Ici, l’essentiel des activités se concentre sur deux pôles : la place du marché et le carrefour de la poste. Si Bandja-village, siège de la chefferie traditionnelle, est quelque peu excentré, le bureau de poste, seul bâtiment public visible à partir de la grande route, sert de point de convergence. C’est ici que les transporteurs marquent une halte, pour déposer des passagers ou pour se restaurer. A partir d’ici, on peut emprunter un taxi de ramassage pour les localités voisines ou une moto pur se rendre dans l’un des quatorze quartiers de la ville.
La première menuiserie a ouvert ses portes très récemment. Les jeunes sont confrontés à un chômage sévère. Pour les populations qui l’avaient réclamé, le changement du nom de la localité devait aller au-delà du symbole en donnant une nouvelle impulsion au développement. Selon des informations dignes de foi, le mot « Bandja », littéralement « les gens de la hache » en dit long sur la dénomination qui anime les esprits d’ici. On peut toutefois se demander si la hache du développement a été déterrée ou plutôt enterrée.
L’arrondissement de Bandja est un des rares de la province de l’Ouest, à ne pas disposer d’un comité de développement. Une élite ayant travaillé sur la question avouée s’être heurtée à des résistances farouches, au point que le projet est toujours en sommeil. Le Sous-préfet, Hilaire Marie Tohou.
La commune de Bandja s’étend sur une superficie de 215km2 sur lesquels vit une population d’environ 46.000 habitants.
Se rendre à Bandja ne constitue pas en soi un parcours du combattant. Bien au contraire, le parfait état de la route entière goudronnée n’offre aucun sujet d’inquiétude.
Qu’importe. Au départ de Yaoundé, les moyens de transports pas. Plusieurs agences de voyage offrent leurs services. Les plus connues sont basées au quartier Tongolo et au lieu dit « Biscuiterie » après le carrefour Melen. Certains transporteurs ont prévu des départs nocturnes afin de permettre l’arrivée aux premières heures de la matinée. Pour le voyageur, une précision vaut la peine : il ne trouvera jamais un véhicule l’amenant directement à la destination finale. Il faut au préalable marquer une halte à Bafang, le chef-lieu du département et de là, emprunter un taxi à 300 francs pour rejoindre Bandja.
Il faut compter en moyenne cinq heures de temps pour parcourir une distance de…

BANGANTE
Histoire et toponymie
On raconte que le terme « Nde » est une expression qui signifie la limite et que le feu chef supérieur MACHIA , au cours d’un périple dans le secteur actuel de Makénéné se sentant fatigué, a marqué un arrêt pour se reposer et récupérer. Il aurait alors prononcécemot de Ndé » qui serait la limite entre le département du Mbam et celui du Ndé.
BANGANTE a longtemps traîné l’image d’une cité assoupie, et même endormie. Et à juste titre, tant l’ambiance tranquille, débonnaire et pépère qui y régnait et le bonhomie de se populations, tranchaient avec le mouvement des autres cités d’égales importance de la province de l’Ouest. Aujourd’hui, la capitale du Ndé entend sortir de sa torpeur.
Y ALLER
De Bafoussam : gare routière ou ramassage parb taxis brousse.
Longueur du trajet : 40 kilomètre
État de la route : goudronnée
Coût du transport : 600 francs.
Structures d’hébergent : .hôtels, motels, auberges.
Population : un peu plus de 200 000 habitants
superficie : 800 km2
Le voyage dure un peu plus de trente-minutes sur une route bitumée en assez bon état, et on ne voit pas vraiment passer le temps. Première escale au sortir de Bafoussam, Bandjoun où on peut admirer les villas cossues des élites du coin, avec un arrêt tout spécial au lieu dit Tobeu, où les grilleurs et braiseurs de porcs font merveilles et recettes. On remarque d’ailleurs à cet endroit une certaine affluence de gens de toutes classes venant de Bafoussam, Bayangam et autres bourgs déguster ou faire provision de quelques bons morceaux de porc. Après Tobeu, place à, l’échangeur qui vous mène à Baham pour les uns et à Banganté pour les autres, avec tout à côté une petite mosquée qui pousse lentement, mais sûrement de terre. Une véritable curiosité à cet endroit, c’est Bayangam que vous voyez défiler. Ici aussi, des résidences côtoient de modestes demeures. Le marché a perdu de sa superbe depuis que le péage a été déplacé à Batoufam. On ne garde pour trace de son existence ici, que les « dos de chameau » du fait de leur grosseur. L’ambiance s’est donc déportée du côté du péage, sans dos de chameau à Batoufam. Là, vous êtes littéralement assailli par des vendeuses et vendeurs d’arachide, de cola, de banane, de prunes noires etc. tandis que sur le bas côté de la chaussée, des femmes vous proposent des seaux de pommes de terre, des choux. Viennent ensuite Bandrefam et Banwa, deux bourgades tranquilles avant Banganté.


La commune de Banganté, c’est un territoire de près de 800 km2 pour un peu de 200 000 habitants qui s’organisent autour de sept villages (Banganté, Bamea, Bahouoc, Bangoulap, Bangang-Fokam, Bachingou, Bangoua).
Dormir au premier banc ? Non, je ne pense pas que chaque chose arrive à son temps. Banganté d’aujourd’hui n’est pas la ville d’il y a 10 ou 15 ans. Je prends l’exemple du marché Pastèque ou vous trouvez des vivres frais en abondances. Les populations se sont beaucoup investies dans l’agricultures et après les étapes de la cultures et de la vente, on va arriver à celles de la transformation et l’exploitation.
Pr MAMPUZA MA MEIZI
L’université des montagnes n’a plus grand-chose à démonter


BANGOURAIN
Situé à quelques encablures de Jakiri (nord-ouest), l’arrondissement de Bangourain a mal à son potentiel infrastructurel : route, eau, électricité etc. En somme, tout ou presque reste à faire. Et pourtant, ce n’est pas le potentiel qui lui fait défaut : cohabitation harmonieuse des populations, agriculture, élevage, pêche et petit commerce en plein essor, implication des pouvoir publics. Des atouts à capitaliser pour des lendemains meilleurs, malgré la menace persistante des coupeurs de route.
Y aller
Gare routière : départ de Foumban (face hôpital)
Mode de transport : en « clando »ou pick- up.
Coût du transport : 1 000 francs CFA à partir de Foumban
Route non bitumée
Hébergement : auberges
Coût de la nuitée : 1 000 à 2 000 francs CFA
Arrondissement depuis juillet 1993
Superficie : 974 km2
Population : 45 000 habitants.
Le voyageur qui arrive pour la première fois à Bangourain ne s’en rend pas compte. Ici, pas de plaque vous indiquant que vous êtes à destination. La gare routière et le marché se disputent le même espace, grouillant de vie le jour du marché (lundi) et pratiquement désert le reste de la semaine. Lorsqu’on est à Foumban, chef-lieu du département du Noun et qu’on veut se rendre à Bangourain, une précaution s’impose : se munir d’une couverture ou d’un grand foulard afin de se protéger de la poussière omniprésente sur cet axe non-bitumé long d’une quarantaine de kilomètres. Surtout si vous comptez parmi la quinzaine de passagers qui doivent faire le voyage à l’arrière de la pick up le véhicule de prédilection ici.
Pour le voyage, vous payez la somme de 1 000 frs. A la sortie de Foumban, les policiers assis à l’ombre d’un sapin, devant une maison en construction, attendent patiemment les chauffeurs leurs complices pour le « contrôle ». Premiers gros bourg, Koupa Matipi, sa mosquée et sa place du marché. Devant la barrière de pluie, un gendarme, fusil entre les jambes et suçant la canne à sucre. Viennent ensuite les villages Kouhouat et son marché, Bangambi, sa grande mosquée et sa banlieue peuplée, Massan et ses maisons blanches. A la sortie de Massam, vous entrez dans Manki Bangourain. Le cours d’eau Nanfoumba charrie ses eaux. Les populations alentour y lavent vêtements, moto et font provision en eau. Bangourain n’est plus alors qu’à un jet de pierre. Vous y débarquez à la place du marché, rouge de poussière pour ceux qui n’ont pas pris les précautions d’usage. Vous découvrez alors Bangourain, une ville paisible où les populations, malgré leur cosmopolitisme, vivent en Harmonie.
L’existence des structures actuelles comme le centre de santé, la sous-préfecture, la brigade de gendarmerie, le Lycée bilingue, la station d’eau Scanwater bien qu’en panne, l’électrification est un témoignage éloquent de la volonté de développement de Bangourain pour qui a connu cette ville il y a quelques années.
Le spectacle est saisissant et tout voyageur qui débarque à Bangourain ne peut s’empêcher de capter l’image. De très longs bambous de chine sont plantés aux abords de la majorité des domiciles et porteurs tant bien que mal le signe télé.
En bonne place parmi les attitudes des habitants de Bangourain, leur capacité à s’exprimer dans les deux langues officielles que sont le français et l’anglais. Une attitude qui s’explique par la proximité avec la province du Nord-Ouest. On n’insiste pas trop sur le respect des canons propres à chaque langue, mais c’est déjà çà que de sauter le pas sans crainte d’irriter les tympans des puristes.
Les populations du Noun ne savent plus vraiment à quel saint se vouer pour échapper au phénomène des coupeurs de route. La solution tient peut être en cette remarque d’un habitant de Bangourain :si sur une route vous faites 15 à 20 minutes , sans rencontrer un véhicule , arrêtez-vous et patienter jusqu’à ce que cet autre véhicule arrive. Il vous renseigne alors sur la situation. Pas si bête, mais reste que si vous êtes le premier à tomber dans une embuscade, vous aurez bien du mal à mettre en pratique cette parade.


BANGUE
Routes dégradées, mentalités rétrogrades

Bangue c’est où ? de fait, nombre de gens parlent de Maképè, Kotto, Bonamoussadi pour la simple raison que ces noms incarnent les quartiers chics du Nord d’Akwa grâce auboom de l’urbanisation. Mais Bangue c’es où ? C’est un petit village composite. Chacu des clans est venu d’ailleurs on y trouve les Bonalanga, les Bonamulema, les Bonasenga et les Bonamadengue. Le père fondateur de Bangue fut papa Ndemba Langa de Ndogmbè (Lendi).
Ce village a connu trois chefs jusqu’ici : Sass’a Betembè, après sa mort vint Njoh Edimo, lui aussi Bonamulema le chef actuel dudit village.
Il y a deux voies qui débouchent fin goudron Bangue jusqu’au village à l’Eglise Evangélique. Beaucoup des autochtones de ce village viennent de Ndog-hem (Bedi-Bassa) de Mussoke. Le doyen d’âge présent est le patriarche Sassa’a Langa.
« Là où la route passe, le développement suit ». Dans les années 2000, ce petit village blotti après Bonamoussadi n’était qu’un hameau. Oublié enclavé et sans accès. Le goudron s’arrêtait juste à Bonamoussadi après quelques pouces de distances des Blocs M et L de la société immobilière du Cameroun (SIC). C’est en février 2003 pendant le règne de Mme Françoise FONING à la tête de la commune de Douala 5e que les travaux de cette route avaient été amorcés. Et la légende a toujours voulu qu’aux préludes des municipales, les candidats quêtés dans les suffrages ont eu chacun à embobiner la population. C’est la société Ketch qui avait été sollicitée pour le terrassement de cette route après ces travaux qui avaient pris deux mois. Aujourd’hui, cette localité est dotée de deux routes. Par ces temps de pluies, ont ne peut vraiment y circuler aisément. Que se soit en voiture ou en moto l’accès est quasiment difficile.
Pendant la saison des pluies, entrer ou sortir à Bangue reste une gageure. Il y a tellement de « lacs » tant et si bien qu’on est astreint à plier son pantalon, à ôter ses souliers et à avoir l’insigne courage de patauger. Les trombes d’eau ont raviné toute la voie et tous ces ruisselets endommagent systématiquement tout le long du passage. Après la pluie c’est le beau temps comme dit l’adage. Mais alors Bangue en dépit de ses routes dégradées ? C’est le sable le dernier vestige. Il y en a à profusion, il suffit de se courber pour en ramasser. D’ailleurs l’activité principale de ce village est la carrière. Tous l es hommes vivent du sable et par le sable. Et ses produits dégradés dans le Wouri sont de diverses qualités. Selon Manjounga un des exploitants de cette carrière on y trouve : du gravier, du tranchant, du sable fin etc. cela dit pour extraire ce sable il faut : des pirogues conçues spécialement pour cette besogne, et des seaux en galva où on fait une espèce de lame d’acier dentelée pour faciliter l’excavation. C’est un dur labeur, mais qui nourrit bon an mal an son homme.
Des gens y ont laissé leur vie. Parfois pour trouver du gravier il faut aller à une certaine profondeur. Parmi les acteurs de cette carrière, on dénombre une importante majorité de nordiste qui conduisent ces énormes pirogues. La précarité et le goût de l’aventure les y obligent. Quand le malheur arrive, ils sont les premières victimes. N’eut été l’audace et la volonté de l’ancien délégué du gouvernement en la personne de M. Joseph POKOSSI DOUMBE quand ce fils du pays était encore aux commandes de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) animé par un souci de méthode avait pu électrifier ce village.
L’électrification et l’adduction d’eau potable sont des œuvres pendant qu’il était encore en fonction. Le plus douloureux d’alors est qu’on ne boit pas l’eau de la SNEC/CAMWATER) depuis un bail. Cela à cause des désagréments dus au faible débit.
Côté urbanisme, il faudrait que le protocole d’accord de la société HYSACAM et la Communauté Urbaine de Douala soit paraphé pour la réfection de la route Kotto-Bokombolo, qui devra relier dans un futur proche Bangue à Ngombe. Mais ceci est une autre paire de manches.

BANGEM

Statut administratif
C’est le chef-lieu de tout un département, celui du Kupe-Manenguba.
Ce statut, à lui tout seul, constitue un motif de fierté et de… frayeur. Des vieilles légendes dont on aurait du mal à situer l’origine et encore moins la véracité circulent en effet au sujet d’un lieu mythique que d’aucuns situeraient dans la contrée : le mont Kupe présenté volontiers comme le lieu de célébration des rituels païens. Vraie ou fausse, la réputation « magique » de site naturel a depuis longtemps débordé les deux rives du Moungo, à tel point que certaines expressions font désormais partie du vocabulaire courant.
La localité a pu bénéficier de certaines commodités qui agrémentent la vie moderne. Il en va ainsi de l’électricité, du téléphone, du signal de la télévision nationale, des écoles et des hôpitaux. En dépit des progrès reste encore longue.
Le dynamisme des hommes est mieux illustré aux deux bords de la route Banguem-Melong.
Le tronçon de 34 km qui va de Melong dans le Littoral à Banguem, peut s’avérer le plus fatiguant des voyages pour les étrangers non habitués au réseau routier camerounais. Mais, sans avoir causé aux habitants, l’on observe qu’il ya beaucoup à découvrir pendant le voyage.
Pendant que vous roulez de Melong en traversant les villages Mbuku, Mwakwe, Muanjikom, Muayet (vers Banguem), des portions de terre contiennent des cultures vivrières commerciales.
L’environnement onduleux, à la beauté scénique captivante n’est pas en jachère. De larges plantations de café, cacao, plantain, maïs sont une preuve palpable que les habitants, dont la principale activité est l’agriculture, sont en passant, travaillant fastidieusement dans leurs plantations.
En fait, devant la majorité de maisons, des vivres sont exposés pour vente. Dans un environnement ou presque tout le monde est cultivateur, il y a peu d’acheteurs, sauf les jours de marché où les étrangers fusent.
A moins que ce soit une voiture personnelle, le voyage ne peut être le meilleur si vous embarquez dans un véhicule commercial ou une moto. Huit passagers (y compris le conducteur) sont pressés dans une voiture commerciale tout bringuebalante, faite pour cinq au plus.
Une moto transporte trois, y compris le conducteur. Le voyage dure une heure à moto et plus en voiture. Curieusement, les conditions de voyage ne constituent pas le souci principal des populations locales ; leur préoccupation majeure est d’arriver à destination a tout prix.
Lac Kupe Manenguba mâle
Entouré de mysticisme, le lac est une attraction tant pour les populations locales que pour les touristes.
Une visite à Banguem ne peut être un succès sans un tour au lac scénique Kupe-Manenguba mâle. A motocyclette pendant la saison sèche, le trajet du centre de Banguem au lac dure à peine 15 minutes ou plus lorsqu’il pleut.
La route est non bitumée et cahoteuse.
Température
La moto est reine
Le moyen le plus rapide de se déplacer dans et au tour de Bangem et sans avis contraire, la moto. Pendant la saison sèche ou pluvieuse, la moto reste une composante indispensable dans la vie quotidienne des gens. La moto vous transporte à 100 francs ou plus (fonction de la distane). En l’absence d’industries, la majorité des jeunes au chômage s’autoemploient grâce à la moto. Ce n’est donc pas inhabituel de voir des motos de retour des champs et transportent des sacs de cacao et de lourds régimes de plantains.
Le climat froid de Bangem, particulièrement la nuit, fait de la ville un lieu hostile à la reproduction des moustiques. Peu de gens ont des moustiquaires ; et ceux qui en ont l’ont pour palier aux éventualités.
Peur sur la route Melong-Bengem
La route non bitumée Melong-Benguem pourrait ne pas être la pire au Cameroun. Et elle ne décourage pas les gens qui ont des contrats d’affaire ou qui vont aux marchés hebdomadaires. Ce qui fait frissonner les gens ce sont les bandits de grand chemin armés qui ont fait de la route un lieu interdit dangereux après 19 heures. Les gangs attaquent surtout les jours de marché et disparaissent dans les forêts voisines.

BANGOU
BANKA
BANKIM
La première sensation du visiteur est toujours ce lourd parfum de carburant qui flotte dans l’air. C’est le « zoua-zoua », acheté au Nigeria voisin qui se trouve à un jet de pierre. L’on retrouve des « stations » d’essence à tous les recoins de ce grand village. Le litre de carburant frelaté coûte 600 francs.
En face, une vingtaine de conducteurs devisent tranquillement. Le « zoua-zoua », qui vient du Nigeria met plus de temps dans la moto que le carburant du Cameroun, explique un moto-taximan. Un collègue, juste à côté, indique pour sa part n’avoir jamais acheté un carburant autre que ce liquide de contrebande, depuis un an qu’il a acheté son engin.
Bankim est situé à moins de 30mn du Nigeria. Le canton de Songkolong, qui fait partie de la commune, partage plus de 35km de frontière terrestre poreuse avec ce pays, matérialisée par une piste naturelle.
Situé à près 100km de Foumban et à quelque 500km de Ngaoundéré, la capitale régionale dont elle dépend, Bankim, un arrondissement du département de Manyo Banyo, est un grand village. Le côté positif du barrage, c’est cependant la forte présence de poisson, qui ici est consommé braisé, frais, séché ou fumé.
Jour de marché : le vendredi.
Selon les historiens, Bankim a été fondé dans les années 1 300. Les Mboums, peuple autochtone de l’actuelle région de l’Adamaoua, partis du Soudan, arrivèrent sur le plateau de l’Adamaoua au XIVème siècle. Ils créèrent leur capitale à Ngan-Ha, vers l’ouest. Les patriarches racontrent qu’à la mort d’un chef, une princesse, Ouamten, se vit refuser la parole alors qu’elle voulait se prononcer sur la succession de son géniteur. Frustrée, elle s’en alla avec son « gérant» (mari) et certains de ses frères à la tête d’un impressionnant cortège. Elle s’établit à Bankim, à côté de la rivière Mbi (l’eau, en mboum). L’un des membres de l’équipée alla s’installer au Nord-Ouest où se forma le royaume banso, l’autre à Foumban où se créa le royaume bamun. A Bankim, Ouomten forma une grande chefferie dont les vestiges sont encore visibles. Il y rencontra les Ntoumou, les mêmes qu’on rencontre aujourd’hui dans la vallée du Ntem, au Sud du pays et qui sont les véritables autochtones de ce village.
La chefferie est actuellement gérée par Gah II Ibrahim, sur le trône depuis le 25 mars 1980. On lui prête d’excellents rapports avec ses parents, basés à Ngan Ha (Adamoua). Bankim est divisé en trois grands quartiers : Nguinklo, qui abrite la chefferie, Ngnawé, le cimetière des chefs entouré de baobabs géants et, de l’autre côté du fleuve Mbi, se trouve les quartiers Newton et Wumchim.

BANKIM EN CHIFFRES :
Village fondé en 1 300 ;
Superficie : 2 700km² ;
Populations : 100 000 habitants ;
Villages limitrophes :
Au Nord : Commune de Nwa (Nord-Ouest),
Au Sud : Ngambé-Tikar (limite, c’est le fleuve Mbam).
A l’Ouest : Commune de Magha (Noum).
A l’Est: Mayo Darley (Banyo)

Principales ethnies
Les Tikar (oust), dans le canton Bankim et Badam, les Nkouandja, dans le canton Yamboya les Mambila (à Somié et Sonkolon), et une forte de populations allogènes telles que les Yamba, les Bamun, les Mbororos, les Bansos, les Kotokos, les Musgums, les Maliens, les Nigérians, les Ghanéens, etc.


Principaux atouts : terre fertile et cours d’eau poissonneux.
BANYO
Exception faite des aventuriers qui rejoignent le nord du pays par la route, peu, voire très peu de touristes s’aventurent jusqu’à cette petite bourgade hors du temps. Niché en plein pays Tikar, au pied des monts Gotel, Banyo illustre les paradoxes africains. Profondément musulmanne, sans route bitumée et bien souvent privée d’électricité, la ville semble vivre pour le football… français.
Les principaux matchs de Ligue 1 sont régulièrement retransmis, via le satellite, dans le « cinéma » de la cité, salle où des dizaines de bancs s’agglutinent devant une ridicule petite télévision. Sur tous les murs des échoppes de la gare routière ou des gargotes, plastronnent des images des joueurs de football du championnat de France.
Et dans une ville profondément musulmane, chacun doit se se faire sa religion, l’OM, l’OL ou le PSG. Prononcer le nom d’un de ces clubs autour d’une bière permet de gentiment enflammer un bar, voire d’assister à un débat philosophique : devient-on ou naît-on supporteur d’une équipe ? » Telle est la question… la ville présente bien entendu d’autres points d’intérêts moins « footballistiques ».
La région a été théâtre de la guerre qui a opposé les Nyem-Nyem aux troupes allemandes. Et ce n’est pas sans fierté que certains habitants expliquent que Lamido Nyem Nyem fut le premier à tuer un homme blanc au Cameroun. Sur les collines alentours, subsiste un cimetière et quelques ruines de bâtiments allemands. De nombreuses grottes où les Nyem Nyem se réfugièrent demeurent dans les environs.


BANWA


BARE BAKEM

Statut : Arrondissement
Date de création de l’arrondissement : Décret présidentiel n°92/206 du 05 octobre 1992.
Superficie : 200 km²
Population : environ 40.800 habitants
Principaux groupes éthiques : Mbo, Bamiléké, ressortissant du Nord, Béti, Bamoun, Tikar, anglophones, étrangers.
Principales activités : agriculture, petit commerce.
Histoire et toponymie
Bare-Bakem fait aujourd’hui partie des onze arrondissements du département du Moungo. L’arrondissement a vu le jour le 5 octobre 1992, suite à l’éclatement de l’ancien arrondissement de Melong. la création d’une nouvelle unité administrative s’imposait pour faire face à l’accroissement démographique et rapprocher davantage l’administration des populations. Selon certaines sources, il s’agirait même d’un juste retour des choses car, sous l’autorité française, Bare fut même un centre administratif, avant d’être évincé en 1923 au profit de Nkongsamba.
Le nom de l’arrondissement fait la synthèse des deux cantons traditionnels qui le composent et qui sont des chefferies de deuxième degré : le canton Bareko qui abrite le centre administratif et les services publics, le canton Bakem, situé plus en profondeur sur la rive du fleuve Nkam. Selon la légende, les premiers habitants seraient venus de la Bouche du fleuve Congo et se seraient installés sur les versants du Mont Manengouba. A la suite d’une éruption, ils se seraient déplacés pour gagner Bareko, le site actuel. Quant au premier peuplement du canton Bakem, il serait issu des groupes ethniques de l’arrondissement de Dibombari et du département du Nkam. Littéralement, le mot «  Bakem » se traduirait par «  les gens du refus » ; « Kem » signifiant refus. Les Mbô constituent les premiers habitants. Attirés par les riches terres volcaniques, d’autres populations sont revues s’installer dans la contrée : les Bamileké, les Tikar, les ressortissants du Nord-ouest, du Centre et du Sud, les «  Haoussas » qui sont en réalité des Nigériens, etc. au fil des années, l’arrondissement de Bare-Bakem, qui s’étend sur 200 km et abrite plus de 40 000 habitants, est devenu un lieu de brassage des populations d’origines diverses. Si la cohabitation est pacifique dans l’ensemble, les frictions entre individus ne manquent pas, notamment lors des échéances électorales, avec les luttes de positionnement qui s’en suivent.

Comment s’y rendre
De Yaoundé : les deux agences de voyage les plus régulières situées à Tongolo et au quartier Omnisports.
De Nkongsamba : ramassage par taxis et moto-taxis
Longueur du trajet : 396 km à partir de yaoundé, 10 km à partir de Nkongsamba
Etat de la route : bitumée
Durée du trajet : cinq heures environ
Coût du transport : 4000 francs à partir de Yaoundé, 200 francs à partir de Nkongsamba
Structure d’hébergement : pas d’auberge ni d’hôtel.
Pour les puristes, le nom traditionnel, c’est Bareko. Pour certains nostalgiques, Bare est restée l’appellation courante de la localité. Mais pour les plus jeunes, Bare-Bakem s’impose de plus en plus dans les conversations et le discours officiel, surtout depuis la création en 1992 de l’arrondissement regroupant les cantons Bareko et Bakem. La localité, qui vivait jusque –là à l’ombre de Melong et surtout de Nkongsamba, tente péniblement de s’émanciper.
Bare, alors partie intégrante de l’arrondissement de Melong, était au départ une zone essentiellement agricole abritant les vastes plantations industrielles de café. Les grands propriétaires fonciers résidaient alors pour la plupart à Nkongsamba, la grande ville située à une dizaine de kilomètres. On venait surtout ici pour cultiver la terre et repartir. Ce qui expliquerait en partie la précarité de l’habitat et les lacunes en matière d’aménagement urbain.
La principale activité économique dans l’arrondissement est la culture et la commercialisation du café. Dans les années 60 et 70, ce fut même la principale zone de production du Robusta au Cameroun. De Gortzounian à Manouchia, tous les grands acteurs de la filière étaient présents. Par la suite, de grandes exploitations, titrées pour la plupart, ont été cédées aux nationaux. Aujourd’hui, l’ère des vaches grasses n’est plus qu’un triste souvenir. Suite à l’effondrement des prix sur le marché international, les exploitations ont été abandonnées pour l’essentiel. Le secteur tente timidement de sortir la tête de l’eau, le sac de café étant passé de moins de 5000 francs à plus de 20 000 francs. Mais avec le renchérissement des intrants, la pente est difficile à remonter. Pour échapper à la sinistrose, certains paysans se sont reconvertis avec plus ou moins de bonheur dans les cultures vivrières avec le maïs, le manioc ou le palmier à huile.
Dans un tel contexte de crise, on mesure la taille des défis à relever par la commune. En dépit de son érection en arrondissement, Bare-Bakem a du mal à se mettre dans les habits d’une véritable cité où il fait bon vivre. Pour beaucoup, elle affiche plutôt le visage d’un village. Sur place, le voyageur chercherait en vain une auberge ou un restaurant digne de ce nom. Au niveau de l’habitat, la promiscuité et l’insalubrité tendent à favoriser de nombreuses maladies.
Pourtant, tout n’est pas sombre à Bare-Bakem. La route principale menant au centre administratif vient d’être carrossée grâce au concours du ministère du Développement Urbain et de l’habitat (MINDUH). Les pouvoirs publics ont engagé plusieurs actions en faveur de l’éducation et de la santé. L’arrondissement compte ainsi 25 écoles primaires, un lycée, un CES ainsi que deux collèges privés. Côté sanitaire, on dénombre trois centres de santé intégré et un centre médical d’arrondissement où officie un médecin. D’autres structures administratives sont à mentionner : un Poste forestier, une Délégation d’arrondissement d’agriculture, une inspection d’Education de base. L’arrondissement est également servi au niveau de la communication audiovisuelle avec une radio rurale et un télé-centre communautaire avec connexion à Internet. Un centre de formation professionnel des jeunes aux métiers de l’habillement et des arts ménagers est également opérationnel. Malgré ses moyens limités, la commune s’engage à étendre le réseau d’adduction d’eau potable et se doter d’un nouveau siège sur un site déjà identifié au plateau administratif. Mais au-delà des réalisations ponctuelles, Bare-Bakem semble avoir besoin d’une reconversion des mentalités pour exorciser définitivement la malédiction du café.
On ne peut se rendre à Bare-Bakem sans marquer une halte à Nkongsamba. Au départ de Yaoundé ou de Douala, la plupart des transporteurs mettent directement le cap sur le chef-lieu du Moungo. Si en journée le voyageur peut descendre au fameux carrefour Yimo, la nuit, en revanche, il n’a guère d’autre choix que d’aller voir ailleurs, car Bare ne dispose ni d’auberge, ni d’hôtel ni de restaurant.
A Yaoundé, deux agences de voyage, situées respectivement à Tongolo et face au stade omnisports, assurent régulièrement le transport des passagers. Il faut compter cinq heures de voyage en moyenne pour arriver à destination.
Sous quel visage se présente aujourd’hui l’arrondissement de Bare-Bakem ?
Le nom de l’arrondissement fait la synthèse des deux cantons qui le composent : le canton de Bareko et le canton de Bakem, tous les deux des chefferies de deuxième degré qui couvrent un ensemble de 22 villages. Tous les services administratifs et les activités commerciales sont concentrés à Bareko.
L’arrondissement s’étend sur une superficie de 200km avec une population de 40 000 habitants environ. Le peuplement est très cosmopolite. En dehors des autochtones Mbo, la plupart des habitants sont originaires principalement de l’Ouest et du Nord-Ouest. On dénombre également quelques « Haoussa » qui sont en réalité des ressortissants nigériens.
L’arrondissement de Bare-Bakem n’est pas particulièrement gâté en curiosités naturelles, si l’on exclut les inévitables collines qui concernent L’horizon. Les mythiques chutes d’Ekom Nkam constituent heureusement une exception. Véritable miracle de la nature, les chutes attirent principalement les touristes qui débarquent généralement en fin d semaine. Pour rejoindre le site à une dizaine de kilomètres de la route nationale n°5 (Douala-Bafoussam), il suffit d’emprunter l’embranchement après le petit marché de MelongII et de suivre la piste de 11 kilomètres qui mène au village d’Ekom. Mais attention ! la route est peu praticable en saison pluvieuse. Mais, compte tenu des merveilles à découvrir, on ne perd rien à attendre le moment propice. Une fois sur place, le spectacle qui s’offre aux yeux du visiteur est simplement féerique. Le fleuve Nkam qui fait la frontière entre les provinces du Littoral et de l’Ouest, se jette d’une hauteur de 80m. Imaginez une énorme masse d’eau dévalant les collines, puis s’écrasant dans un vide vertigineux. En retombant dans un réceptacle naturel aux contours mystérieux, les eaux déclenchent un tourbillon de vapeur qui forme un nuage difficile à dissiper. Les incessants mouvements des vagues ricochant sur des pierres en contrebas sont de nature à vous donner du vertige.
Situées presque au carrefour de trois département (Haut-Nkam, Nkam et Moungo), les chutes d’Ekom- Nkam méritent le détour. Il ne serait pas exagéré d’affirmer qu’il s’agit de la principale attraction touristique de toute la contrée. Sa réputation a même franchi depuis longtemps les frontières. Il s’apprend que les chutes ont servi de cadre au tournage, il y a près d’un quart de siècle, à certaines séquences du célèbre film de Hugh Hudson intitulé « Greystoke : la légende de Tarzan, seigneur des singes », avec comme acteur principal, Christophe Lambert. Le succès a été planétaire : dix nominations aux Oscars à Hollywood !
Le ministère du Tourisme a compris tout l’avantage qu’il y avait à viabiliser ce sanctuaire auquel on attribue des pouvoirs mystiques. L’Etat a donc investi principalement dans l’aménagement du site, la construction des Boukarous et la réfection de la piste d’accès. Un opérateur économique local a également édifié à proximité un lieu de repos doté de toutes les commodités d’une vie moderne et agréable.

BASCHEO

Jeune unité administrative située dans le département de la Bénoué (Nord), le district de Baschéo a visiblement mal à son développement. L’effondrement du pont qui la reliait à la République sœur du Nigeria a prouvé la chute drastique des recettes douanières qui plaçaient Baschéo parmi les postes de douanes les plus rentables de la province. Et depuis lors, les autorités administratives locales s’attèlent à relancer les activités économiques dans cette localité. Voyage au cœur d’un village aux potentialités énormes.
Y aller
A partir du marché central de Garoua, derrière la BEAC de Garoua à Baschéo
Coût de transport : 3 000 FCFA
Moyen de transport : Petite voiture, moto-taxi
Etat de la route : non bitumé
Distance : 70km
Durée du trajet : 1h 30mn
Structures d’hébergement : inexistantes

Repères
Date de création du district de Baschéo : décet n°92/2006 du 05 octobre 1992
Superficie : 775 km²
Population : 25 000 habitants environ
Principaux groupes ethniques : Peulh, Fali, Djerem, Kangou, Guidar
En moins d’une heure de trajet, nous avons pu parcourrir les 70 km qui séparent la ville de Garoua à celle de Baschéo. Autrefois consideré comme l’une des unités administratives du Nord la plus pourvoyeuse de recette, Baschéo est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Le pont sur la Mayo-Tiel, la seule porte d’entrée du Nigeria vers la ville, s’est effondré en 2005. Depuis lors, il y a une sorte de ralentissement de l’économie de la localité, créant un grand manque à gagner aux services de la douane et à la municipalité.
Avec une superficie de 775km² et une population estimée à 25 000 âmes environ, Baschéo doit encore faire beaucoup de chemin pour devenir une vraie métropole digne de ce nom. Ici, vivent en harmonie plusieurs groupes ethniques, notamment les Peulh, Fali, Djeren, Kangou et Guidar, ainsi que des immigrants venant de la province de l’extrême-Nord à savoir les Toupouris, massa, Moundang, Mafa, etc. ces derniers se sont même installés dans les zones fertiles favorables à l’agriculture, devenant les moteurs des activités agricoles de la localité.
L’économie de Baschéo est essentiellement agro-pastorale. Les populations tirent près de 80% de leurs revenus de l’agriculture et de l’élevage.
L’activité commerciale, quant à elle, se pratique principalement dans les marchés périodiques que sont Baschéo-centre, Daram et Bougour. L’artisanat est aussi timidement présent dans le secteur de Bougour, constitué essentiellement du tissage t de la poterie.
Sur le plan culturel, le groupe de danse Fali, d renommée internationale, est présent dans sa région. Son promoteur, un certain Maoudétobi, ne cesse de multiplier les astuces pour mieux faire connaître cette danse.
La localité de Baschéo connaît beaucoup de difficultés qui freinent son envol. L’on évoque entre autres, l’insécurité permanente dans les campements des éleveurs de bétail, mais la principale préoccupation des populations demeure la situation du pont sur le Mayo-Tiel à Baschéo. L’effondrement de cet ouvrage à causé la rupture du trafic avec le Nigeria. Ce qui a fait chuter considérablement les recettes douanières de Baschéo.
Du côté du patrimoine routier, certaines localités sont presque coupées du reste du district en raison des pluies. Il s’agit des axes Baschéo-Djalingo-Belel à 17km du Nigeria, Baschéo-Bougour-Kobossi, Baschéo-Mboulmi-Baldayem-Doundéré.
Le problème d’eau potable n’est pas en en reste. La plupart des localités en manquent.

La moto constitue le principal moyen de locomotion pour se rendr à Baschéo
La distance qui sépare la ville de Garoua de la localité de Baschéo est estimée à 70km environ. Pour s’y rendre, il faut s’armer de beaucoup de courrage. Des petites voitures d’une certaine époque transportent les voyageurs jusqu’à cette localité, sur une route en latérite et en état de dégradation avancée. L’on débourse généralement 2 500, voire 5 000 FCFA pour les frais de transport. Le trajet s’effectue en deux étapes, avec une escale à Gaschiga, soit pour un ravitaillement en carburant, soit pour une visite technique.

Vive le pont
L’histoire du pont sur le Mayo-Tiel à Baschéo, est tout simplement rocambolesque. En 2004, la localité bénéficie d’un joyau architectural sur le fleuve grâce au budget d’investissement public (BIP). Les populations riveraines, toutes fières d’avoir bénéficié de ce cadeau, ne cessent de remercier les donateurs. Malgré heureusement, leur joie sera de courte durée, puisque le pont cède suite à la pression de l’eau pendant saison pluvieuse de juillet 2005. Une situation désastreuse qui plonge la localité dans une sorte d’enclavement et léthargie. Baschéo est alors coupé du Nigeria, pays voisin avec lequel des transactions commerciales étaient fréquemment effectuées. Le trafic sur cette rivière est interrompu et les commerçants sont obligés d’emprunter d’autres voies pour faire rentrer les produits manufacturés au Cameroun. Plus tard, la population sera informée de la situation juridique de ce pont. La société qui a réalisé l’ouvrage avait donné tout juste une garantie d’un an. Un temps bien calculé. Et le pont ne va durer que le temps de cette garantie. Depuis lors, plus personne n’évoque le sujet au village. De 2005 à nos jours, les activités économiques de la localité tournent au ralenti, à cause de l’inactivité de cette route.
Cependant, la rupture d’une activité appelant la naissance d’une autre, des jeunes de la localité vont se créer d’autres tâches sur cette rivière. Chaque matin, ils sortent de chez eux spontanément et aident les usagers à traverser la rivière moyennant une rémunération. 100F, 200F ou 500F. les objets les plus fréquents à cet endroit sont les marchandises qui viennent du Nigeria, pour entrer au pays. Il s’agit entre autres des produits manufacturés, des pièces de rechanges et surtout des motos.
Il s’apprend en effet que la moto constitue le principal moyen de transport, les petites voitures de brousse se faisant bien rares. La loi de l’offre et de la demande aidant, la hausse vertigineuse du coût du transport n’en est que plus évidente. Il faut débourser 3000 à 5000 francs pour parcourir à tombeau ouvert, les 70 kilomètres de distance.
Quinze ans après sa création, le district a du mal à abandonner ses oripeaux de gros village sans ambition manifeste l’électricité est également une denrée inaccessible bien que disponible. On peut compter sur les doigts d’une seule main les localités qui en sont dotées.
En dépit de ce tableau sombre, Baschéo ne manque pas d’atouts. L’économie locale est essentiellement agro-pastorale. Grâce à la fertilité des sols, le district produit une vaste gamme de denrées alimentaires. L’élevage des bovins, des caprins, des porcins et de la volaille prend de l’ampleur. Prend de l’ampleur.
Le district est limité au Nord par l’arrondissement de Mayo-oulo, au Sud par le district de Dema, à l’ouest par la République fédérale du Nigeria et à l’Est par les arrondissements de Dembo et Pitoa. Il est situé à 70km au Nord de la cité capitale du Nord.
BASSAMBA
BATCHAM
BATIBO
BATIE

Qui ne connaît le fameux col de Batié, rendu populaire par les courses cyclistes des années 70 et même après ? Symbole d’endurance et de détermination, cette voie escarpée tracée à flanc de colline, aura beaucoup contribué à faire connaitre la contrée qui l’abrite. Erigé en district en 1992, Batié a pour ambition de passer d’un simple groupement villageois à un véritable chef lieu d’unité administrative. Traversée par la route nationale N°4 et avec des populations dynamiques, la localité ne manque pas d’atout même si l’infertilité des sols, la pression démographique et la montée de l’insécurité plombent encore les efforts de développement.
Histoire et toponymie
Elles ont su tirer en elles même les ressources pour y faire face. Il se raconte que l’établissement sur le site actuel s’est fait de haute lutte. Selon un patriarche local le nom même de la localité en dit long sur les épreuves subies au fil de l’histoire. Le terme « Batié » Signifie en langue locale, « ceux qui repoussent ». Ce nom ferait référence à l’époque des guerres de conquête, lorsque les populations s’étaient forgées une solide réputation de « repousseur » d’assaillants. Selon le chef supérieur de groupements, sa majesté TCHOUAINKAM DADA Théodore, les luttes incessantes contre l’adversité ont contribué à forger cette mentalité de bulldozer que l’on reconnait volontiers à l’homme Batié. Ici, on sait depuis plusieurs lustres, affronter et surmonter les obstacles et on renonce rarement à l’objectif fixé quelque soit le prix à payer pour l’atteindre. L’exceptionnelle réussite économique de certaines élites dans divers secteurs d’activité, notamment le commerce de la « fripe » ou la grande distribution vient confirmer ce trait de caractère bien ancré.
Batié est un groupement phare du département des hauts plateaux. Sa position sur l’axe Douala-Bafoussam constitue un atout indéniable. Son nom campe déjà son identité profonde dans notre langage. Ce nom signifie « ceux qui poussent ». Naturellement les Batiés sont remuants, expansionnistes, détermines dans tout ce qu’ils entreprennent.

Comment s’y rendre
De Bafoussam : Gare routière ou ramassage par taxis
Longueur du trajet : 32 Km
Etat de la route : Goudronnée
Coût du transport : 600 F
Structure d’ébergement : 2 hôtels
Prix de la nuitée : 5000 F négociable
Population : environs 15000 Habitants
Principal groupe ethnique : Batié
Création du district : décret présidentiel N° 92/206 du 05 Octobre 1992
Le Chiffre
10 Le nombre de village composant le groupement Batié
Avec une superficie de 90 km2 et une population d’environ 15000 habitants, il occupe une position géographique stratégique. Traversé par la route nationale N° 4 (Douala-Bafoussam), Batié est une cité carrefour, mieux un nœud de communication à partir du quel on peut se rendre dans d’autres groupements comme Bamenjou, Bapa, Badenkop, Bagam, Bangou. Cette position privilégiée a aussi son revers. Selon certains observateurs, la montée de l’insécurité que l’on déplore ici serait surtout liée à l’extrême mobilité des personnes étrangères à la localité.
Confronté depuis toujours à l’adversité, les populations au dynamisme avéré, se consacrent pour l’essentiel à l’agriculture, à l’élevage et au petit commerce. La pauvreté des sols et leur nature caillouteuse ne sont guère propices aux rendements élevés. Toujours est t’-il que grâce aux techniques de fertilisation, la contrée est réputée pour sa production maraichère, notamment celle des choux dont la récolte est exposée le long des routes.
Depuis la création de l’unité administrative certaines structures ont été mises sur pied comme le siège du district et de la mairie. La carte scolaire est assez diversifiée avec un Lycée, un CETIC, deux collèges privés, 16 écoles dont 10 publiques. Sur le plan sanitaire on compte un centre médical d’arrondissement trois centres de santés intégré et un hôpital confessionnel. Elles rappellent à l’envi e les difficultés qu’il y avait au paravent pour aller suivre par exemple un dossier administratif dans l’arrondissement voisin de Bamendjou. De l’absence d’eau potable aux coupures d’électricité, les désagréments ne manquent pas.
Au départ de Yaoundé, il faut compter par car, environ 5 heures avec une halte obligatoire à Bafoussam. Le temps de changer le véhicule pour emprunter l’un des multiples taxis qui relient la capitale provinciale de l’Ouest au groupement qui porte fièrement ses attributs de district depuis un quart de siècle. Peu d’occasions de se plaindre sur un parcours entièrement goudronné. Sur la trentaine de kilomètre que l’on parcourt entre Bafoussam et Batié on s’ennuit rarement, tant il y a des choses à voir. Des localités animées et gaies se succèdent sur un relief qui moutonne en permanence entre la colline escarpées et les vallées profondes. Ici et là les parcelles de cultures vivrières alternes avec les habitations.
Avant nous appartenions à l’arrondissement de Bamendjou et l’enclavement relatif de cette localité rendait difficiles les déplacements d’ordre administratif. Le groupement compte 10 villages. Dans la semaine Bamiléké qui compte 8 jours. Batié étant un grand carrefour nous sommes de ce fait confrontés à l’insécurité du fait des malfrats qui viennent de partout pour opérer ici.

C T Encart N°119, 26 Septembre 2007

BATOUFAM


Jean Ngougo
Samuel Wanko dans la broussaille
Le Ndzou'ou aura une envergure particulière, cette année à Batoufam : le roi en personne l’exécutera. Le Ndzou'ou est une danse initiatique commune à plus peuples de l’Ouest du Cameroun. Il symbolise l’achèvement, l’atteinte du piédestal social. Jean Ngougo l’appelle « le chemin de prestige des Batoufam », et chaque Batoufam aspire à l’emprunter. Le symbolisme est partout présent dans cette communauté. La société est très subir une épreuve pour accéder au niveau supérieur. Par exemple, le jeune homme subit le Ka’ak pour devenir un adulte. Il faut, en quelque sorte, traverser un poste de péage à l’instar de celui situé à l’entrée de la cité, sur l’axe Yaoundé-Bafoussam (RN 4).
Un autre symbole est la forêt sacrée. Une forêt dense, où l’on ne doit pas couper du bois au risque de ne pouvoir retrouver son chemin et où auraient vécu des lions. La figure du félin est d’ailleurs présente partout, signe de la puissance de Batoufam et de son roi, Nayang Toukam Inocent.
Au sujet de la royauté, il semble qu’une malédiction pesait jadis sur la communauté parce qu’un autre que l’héritier légitime, avait été investi. Le Prince, frustré, s’en alla avec les attributs du pouvoir. Leur restitution a levé le sort et rétabli l’harmonie des familles. De tous ces symboles, els emblèmes de Batoufam sont le signe de rassemblement, et la double cloche celui de l’unité et de dualisme (jumeaux).
Cet éclectisme de batoufam remonte à ses origines. Vers le 18ème siècle, Nakep, un chasseur ancêtre de Bo'ogouong Soup Chiwe (pilier) Ngoupo Jean, partageait le fruit de son activité aux passants qui étaient de divers horizons. Les bénéficiaires revenaient avec une telle régularité qu’ils finirent par s’installer et fonder un village dont le nom, Tse Fap, signifie littéralement « en haut des champs ». Son origine multi culturelle et le caractère grincheux de ses ressortissants, valent à Batoufam le nom des « Etats-Unis de l’Ouest ». En outre, son marché hebdomadaire à des jours alternatifs regroupe des commerçants venus de toutes les autres régions de l’Ouest Cameroun.
De même, la langue (Batoufam) est un mélange d’autres langues. Le village a son parc public, son aire de jeu multisports et son « carrefour de la joie », le carrefour kamma.
L’instruction est le fait de trois écoles publiques et deux confessionnelles, d’un collège d’enseignement secondaire (Ces) et d’une section artisanale rurale (Sar). Deux centres de santé procurent les premiers soins aux malades. Deux quincailleries existent, de même qu’une boulangerie et une auberge, sans oublier le centre culturel.
Dans le domaine politique le RDPC, le SDF et l’UNDP, quoi que n’étant pas les seuls, sont les partis politiques les plus en vue. Le christianisme a également eu raison de l’animisme. L’Eglise catholique, protestante se partagent les fidèles. L’Eglise évangélique du Cameroun (EEC) se taille la part de l’hostie, avec environ 85% d’ouailles. Mais l’œuvre missionnaire n’est pas que religieuse. L’élite locale multiplie les actions de développement. Jean Ngougo, le président de l’élite Batoufam, cite entre autres la route bitumée de la chefferie (2km), la construction de points d’eau et le soutien aux églises locales.
Les 256 Km séparant Yaoundé de son village n’empêchent pas le chargé des questions techniques à la communauté urbaine de Yaoundé, de s’y rendre pratiquement tous les week-ends. Il affirme que l’insécurité qui règne dans certaines des 16 quartiers est le fait de quelques jeunes, et que l’élite peut y mettre fin avec un peu de volonté.
A côté l’insécurité et de la qualité de l’eau, Batoufam se préoccupe du sujet Samuel Wanko. Ce héros de l’indépendance du Cameroun, ressortissant de la localité, a été assassiné dans son village. A l’endroit, un monument fut érigé mais depuis le temps, la stèle de pierre est dans la broussaille. Sa restauration n’est évoquée que timidement, certains évoquant des raisons politiques…
Au-delà de ces zones d’ombres, Jean Ngougo, tout en relativiosant les éloges qui le présentent comme l’un des plus illustres architectes camerounais, nourri le vœu de voir son village prospérer avec le commerce du chou, de la pomme de terre et surtout de la Kola, le café n’étant plus d’actualité. Il roule aussi pour la cohésion et l’intégration des ressortissants Batoufam. Il promet également de poursuivre son soutien, qui se décline en termes d’encadrement des activités de développement, et invité fièrement, du haut de sa posture de premier prince, tous ceux qui le désirent à assister à l’apothéose du 24 novembre 2007 avec la fin de l’initiation du roi Batoufam, commencée en 1989 et qui s’achève par la danse Ndzou'ou.

BATOURI
Histoire et toponymie
 Batouri est une déformation de Gbatouli, qui désigne, en langue Gbaya, grand cours d’eau noir ». D’après le député, lorsque les Allemands, armés de fusils, débarquent dans la localité vers la fin du XIXe siècle en provenance de Doumé, qui fut leur capitale régionale, ils rencontrent sur les rives du fleuve Kadey un certain Gbatouli à qui ils demandent le nom du lieu où ils se trouvent. Ne comprenant pas la langue germanique, l’indigène croit que les visiteurs lui demandent son nom à lui. « Gbatouli », leur rétorque-t-il. Les arrivants croient plutôt avoir entendu « Batouri ».
Ce peuple avait déjà connu d’autres guerres sur son chemin depuis le Sud Soudan, d’où il est parti. Peu avant les Allemands, il venait de repousser deux tentatives d’invasion des peulhs à Koundi (actuel Gambo, Boulaï) qui, sous la conduite de Gambo, ont tenté de les islamiser avant l’installation définitive des Kakos à Nola, quartier où réside actuellement le préfet de a Kadey. Sans oublier les autres attaques perpétrées à Ndélélé, autrefois appelé Bolessé par les Yanguélé, ou les Mbessebos à Kambélé, son loin de là. Tous ces événements, l’ancien maire de Batouri les tient de ses ancêtres Voui, Haman et surtout de son père Menguessa, qui ont eu la sagesse de les lui raconter afin que lui aussi, à son tour, les transmet aux générations suivantes.
Avec la défaite allemande lors de la première Guerre mondiale, le Cameroun passe sous mandat de la Société des nations (SDN) avant de devenir protectorat français et anglais au lendemain de la deuxième Guerre mondiale. L’administration française dans la partie orientale du Cameroun, va faire de Batouri le chef-lieu de la région de l’Est. ‘Pour des intrigues avec Marigo Mboua (le tout premier président de l’Assemblée nationale du Cameroun de 1961 à 1972, un fils du coin, Ndlr), Mbongo Mounoumè, alors inspecteur fédéral, déplaça le chef-lieu de la région pour Bertoua au début des années 60 », se rappelle Philémon Adjibolo.
Aujourd’hui, ces ces Kakos partis de Koumbou Kula (la forêt de Kula, dans le sud Soudan) revendiquent une parenté avec feu le leader soudanais John Garang, mais aussi avec Jean-Pierre Bemba Gombo, le leader du Mouvement pour la libération du Con démocratique (Mldc), malheureux candidat face à Joseph Kabila à la dernière présidentielle congolaise.
Sans rancoeur aucune, les Kakos restent j un peuple accueillant. La preuve, Batouri est depuis des décennies une ville cosmopolite où des communautés ethniques venues d’horizons divers cohabitent en paix. Malgré les influences culinaires étrangères du fait de la modernité, les Kakos restent très attachés à leur sauce de gombo ou de koko assaisonnée à la viande boucanée ou au poisson fumé, de préférence accompagnée de couscous de manioc (appelé kamo) bien élastique. Philémon Adjibolo en est d’ailleurs friand: il n’hésite pas, au clair de lune, à retrousser les manches de sa veste et à prendre place sur une natte à même le sol, aux côtés de ses frères, lorsque Nicole, son épouse, lui concocte ce mets avec ses vingt-quatre enfants.
Grâce à sa position au sein de l’appareil politique, Philémon Adjibolo dit avoir contribué à la création de nombreuses unités administrative dans le département de la Kadey ont les districts de Nguélébok et et Kentzou. Maire de la ville de Batouri pendant une quinzaine d’années, il y a créé certains quartiers, à l’instar de Meyopo (la joie de vivre, en kako) dont il a contribué à la viabilisation grâce à l’extension du téléphone, l’adduction d’eau et l’électrification. Le chef-lieu de la Kadey peut aussi se targuer de faire partie des villes aujourd’hui connectées au reste du monde par te biais de l’Internet, du téléphone fixe, des réseaux de téléphonie mobile. « Mais beaucoup reste à faire», reconnaît modestement Philémon Adjiholo. Une vingtaine d’établissements d’enseignement maternel, primaire et secondaire s’emploient chaque jour à la formation d’une jeunesse sans cesse croissante. Avec en bonne place, te collège catholique Bary, créé le 19 octobre 1966 et où sont passés comme enseignants Emmanuel Bondé, actuel ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative ou encore Bernard Wongolo, le gouverneur de la province du Sud.
Outre le petit commerce, la population de Batouri, estimée à près de 60.000 habitants, vit de l’exploitation forestière à travers la Société de transformation des bois de la Kadey (Stbk). La culture du tabac, vulgarisée par l’implantation de ta Compagnie d’exportation des tabacs camerounais (Cetac), permet aux agriculteurs de créer de vastes plantations à leur propre compte et de se faire un peu d’argent. A Kambélé, une bourgade située à 5 kilomètres sur la route de Vokadouma, une unité de transformation du manioc en amidon dirigée par des Chinois depuis 4 ans, emploie, grâce à ses 200ha de plantations, à une vingtaine de personnes, même si beaucoup se plaignent de la faible rémunération (moins de 30.000F le mois parindividu).
Batouri aurait pu être d’accès facile si la piste d’atterrissage de 2000m sur 45 était fonctionnelle et entretenue. Elle est aujourd’hui à la merci des eaux de ruissellement et des herbes folles. Même la tour de contrôle de cet aérodrome, qui de loin semble témoigner d’une activité normale, tombe progressivement en ruine.
Par contre, s’il y a un lieu touristique qui pourrait attirer les foules, c’est le mont Pandi. Un sommet de près de 1.000m d’altitude et dont ont dit qu’il est Souvent le théâtre de phénomènes extraordinaires que personne n’arriverait à expliquer. Selon des sources, à l’approche d’un événement de grande importance (décès d’une grande figure de la localité, visite d’une haute personnalité, comme ce fut le cas lors de la visite de l’ancien Premier ministre Simon Achidi Achu en 1995, etc.), il se dégage au sommet de Pandi une ambiance de fête sans qu’on ne sache qui en est l’initiateur. On entend ainsi des battements de tambours et de tam-tams. Paris, de près, il est difficile pour le visiteur de voir le sommet du fait de l’épaisse couche nuageuse qui l’enveloppe des jours durant. Même les photographes téméraires et les plus futés du coin redoutent l’endroit, qu’ils jugent assez dangereux et d’accès difficile.
Philémon Adjibolo

BATSCHENGA
Histoire et toponymie
Le destin de Batschenga semble intimement lié à l’eau et aux ressources qu’elle renferme. De nombreuses références historiques sont liées à l’eau. Même si l’agriculture demeure la première activité, loin devant la pêche pratiquée surtout par des ressortissants Maliens et Nigérians. Il se raconte que c’est en remontant le cours du fleuve Sanaga à la recherche des sources, que l’Allemand Nachtigal découvrit le site abritant les fameuses chutes qui portent son nom. Littéralement abasourdi par le spectacle féerique, il ne manqua pas, jusqu’à la fin de ses jours, de magnifier ce trésor de la nature. Quelques années plus tard, son compatriote Major Dominik, lors de ses pérégrinations en 1922, fit la rencontre du patriarche Ateba Ledzoa en pleine partie de pêche. Piqué par la curiosité, l’Allemand se renseigna sur la nature des poissons pêchés. « Be-Tseng », répondit le vieux. Ce qui signifie « des petits poissons très huileux » en langue Sanaga. Cette expression fort imagée, deviendra par la suite Batschenga, le nom actuel de la localité.

Comment s’y rendre

De Yaoundé : ancienne SHO à côté du Parc Repiquet, par car sur route goudronnée
D’Obala : gare routière, par moto sur route non goudronnée
Coût du transport : 1000 F à partir de Yaoundé et 500 F à partir d’Obala.
Durée globale du trajet : 1 h 45 mn
Longueur du trajet : 62 km
Hébergement : trois auberges à 5000 F la nuitée.

Repères
District crée le 02 septembre 1992 par décret président
Population : 15 000 habitants
Superficie : 216 km²
Principales ethnies : Batschenga et Benyagda

Traversée par la Nationale N°1, la localité de Batschenga a eu par le passé, ses années de gloire et joué un rôle de pionnier dans de nombreux domaines. Ici, la colonisation a laissé des traces encore visibles. Introduite dès le début du siècle dernier, la culture et le conditionnement du tabac, a attiré pendant des décennies, beaucoup d’étrangers venus chercher fortune. La fermeture des installations de la société camerounaise de tabac (STC) a plongé la localité dans un profond désarroi. En l’absence d’autres activités génératrices de revenus, les populations qui se consacrent pour l’essentiel à l’agriculture, fondent beaucoup d’espoir sur le bitumage de la route Obala-Nkoteng et la construction du barrage hydroélectrique de Natchigal sur la Sanaga.

Situé à 62 kilomètres de Yaoundé, la petite localité de Batschenga est traversée d’un bout à l’autre par la route National N°1 construite sous la colonisation et qui fut longtemps la principale voie de communication reliant le Sud à la partie septentrionale du pays. Plusieurs décennies avant la construction du pont sur la Sanaga à Ebebda, c’était même l’étape incontournable pour se rendre au Tchad ou en Centrafrique. Aujourd’hui encore, cet axe routier est très fréquenté, surtout par des grumiers, des camions citernes et autres gros porteurs qui marquent souvent une halte ici avant de poursuivre un long et éprouvant trajet. Littéralement les premiers « explorateurs » européens qui débarquèrent ici à la fin du 19e siècle furent littéralement subjugués par la beauté des paysages et la fertilité des sols. Une ambitieuse politique de mise en valeur des terres fut engagée avec la création des vastes plantations agricoles qui donneront naissance plus tard à la Société Camerounaise des tabacs (SCT) dont la liquidation semble avoir beaucoup affecté les populations.
La contrée est peuplée par deux principales ethnies : les Batschenga et les Benyagda. Selon une vieille légende transmise de père en fils, leur ancêtre, le chef Medjana Odjogo, serait venu u Soudan. Installé momentanément dans l‘actuelle province de l’Extrême-Nord puis dans l’Adamaoua, il descendit vers le 17e siècle face à la conquête musulmane, en longeant le cours de la Sanaga. C’est en montant avec ses sujets sur un tronc d’arbre flottant sur le fleuve et qui se transforma en serpent, qu’il aurait regagné l’autre rive de la Sanaga.
Par sa position géographique exceptionnelle mais aussi des atouts historiques indéniables, ce hameau d’environ 15 000 habitants, avait tout pour réussir. C’est ici que le colonisateur lança dans les années 1914-1915, la culture du tabac qui allait devenir le principal secteur d’activité de la région. Sa réussite attira par certaines d’autres camerounais et même des ressortissants des pays voisins. Malgré la fermeture de la société, beaucoup d’anciens ouvriers sont restés sur place, profitant de l’hospitalité légendaire des populations locales. Il s’apprend qu’avant la construction du pont sur la Sanaga à Ebebda, l’essentiel du trafic routier en partance de Douala ou de Yaoundé en direction de l’Ouest et du Nord passait par ici. Pendant des décennies, on a extrait ici le sable nécessaire à la construction de tous les grands bâtiments de Yaoundé dont le Palais des Congrès.

Recul
Malgré des multiples atouts et l’existence d’une nombreuse élite, la localité semble aller à reculons. Sur place, on cherche en vain un centre urbain digne de ce nom et des constructions d’envergure. L’essentiel de la vie tourne autour du carrefour « Etoile Bar », non loin de la gare routière pratiquement vide. Ici, l’essentiel du transport est assuré par des motos. En l’absence d’un quartier administratif, les rares services publics sont logés au gré des opportunités, certains occupants des bâtiments abandonnés par des entreprises en cessation d’activité. Il en va ainsi du siège du district ou de la brigade de gendarmerie. Si on compte sur place trois formations sanitaires et une dizaine d’écoles primaires, l’enseignement secondaire est peu représenté en dehors du lycée classique. Ils sont nombreux à souhaiter l’ouverture d’un collège d’enseignement technique et des établissements privés.
Les populations interrogées ne manquent pas de souligner les désagréments de la vie courante : difficile accès à l’eau potable, fréquentes coupure d’électricité, mauvais état des routes, manque d’emplois pour les jeunes. La question foncière est une préoccupation récurrente. La création en son temps d’une vaste exploitation agro-industrielle a privé progressivement de nombreuses populations de l’accès de la terre. Or l’agriculture est de loin la principale activité pratiquée ici. On peut en juger par la variété des produits vendus sur le marché. « Batschenga n’a pas d’eau. La vie est très difficile ici. Depuis l’époque coloniale, on nous a arraché nos terres. En 1915, c’étaient des Allemands. Dans les années quarante, les Français vont prendre le relais avant de passer le témoin au gouvernement ». A voir la physionomie actuelle de la ville, on a e la peine à croire qu’elle a abrité une grosse société comme la SCT. Même des localités récentes comme Mbadjock sont plus avancées dans beaucoup de domaines. La concrétisation de certains projets annoncés comme le barrage hydroélectrique et le bitumage de la route Obala-Nkoteng est porteuse de belles promesses pour l’avenir.
Le district de Batschenga, dans l’arrondissement d’Obala a été crée par décret présidentiel en septembre 1992. Dans le passé, la localité a joué un rôle économique de premier plan. Elle abritait en effet une grande unité agro-industrielle, la Société Camerounaise des T abacs, qui offrait beaucoup d’emplois et qui est malheureusement en liquidation. J’ai été tout de suite frappé par le dynamisme des populations. Très attachées au travail de la terre, elles tirent profit de la grande fertilité des sols. La production agricole est très variée, notamment des tubercules comme le manioc, l’igname ainsi qu’une large gamme de produits maraîchers. Très réputés, les ananas de Batschenga sont même exportés en Europe. On note également un réel développement du petit élevage. Il existe sur place une unité de production de 600 poussins d’un jour. La pêche sur le fleuve Sanaga est pratiquée par les autochtones et surtout par des ressortissants étrangers comme des Maliens et de Nigérians. L’exploitation du sable sur la Sanaga fait également vivre quelques familles.
Il y a beaucoup de curiosités touristiques à découvrir, à l’instar des chutes, mais l’accès aux sites est parfois difficile. Il fait néanmoins bon vivre à Batschenga où le climat n’est ni trop chaud, ni trop frais. Le week-end, l’ambiance monte d’un cran chez Mme Bodo.
La Haute Sanaga, de la Mefou et Afamba et du Mbam et Kim.
Le district compte deux principales ethnies : les Batschenga et les Benyagda qui ont toujours vécu en bonne intelligence. La cohabitation entre différents groupes ethniques est pacifique. En dehors de quelques conflits fonciers opposant des individus, on n’a pas enregistré jusqu’ici d’affrontement violents entre communautés.
Les populations attendent avec impatience le démarrage des travaux de réhabilitation de l’axe routier Obala-Nkoteng qui va certainement contribuer à la redynamisation du secteur économique à travers la création d’emplois et la relance des transactions commerciales. On attend également beaucoup du futur barrage hydroélectrique de Nachtigal. C’est un projet de grande envergure aux retombées économiques et sociales indéniables.
« N’oubliez surtout pas de faire un tour aux chutes ». Il n’y a pas meilleur conseil pour le visiteur d’un jour, ni meilleur endroit à découvrir. Pas de doute là-dessus : les Chutes de Nachtigal sur la Sanaga constituent la plus grande attraction touristique du département de la Lékié et même au-delà. Il se raconte que lorsque l’explorateur allemand qui a donné son nom au site débarqua sur les lieux à la fin du 19e siècle, il ne put retenir ses émotions, captivé qu’il était par la beauté sauvage de la nature. Située non loin des chutes, la résidence construite par l’Allemand aurait été rachetée il y a quelques années, par un prospère homme d’affaire de la région. Aujourd’hui encore, la fascination qui s’empare du visiteur est irrésistible.
Une fois débarqué sur place, la surprise est de taille : on cherche en vain les chutes dans un océan de verdure. Le clapotis des vagues les annonce plus bas, là où la broussaille envahissante masque le regard. Il faut emprunter un petit pont en bois tut branlant. Quelques garde-fous auraient été enlevés récemment par des vandales en quête du bois de chauffage. Ce qui reste du modeste ouvrage à de quoi effrayer le visiteur le plus téméraire. Mais quel spectacle une fois l’obstacle franchi. Aussi loin qu’il puisse porter, le regard est captivé par une masse d’eau impressionnante qui dévale d’une pente façonnée par le cours tumultueux du fleuve. A cet endroit, les eaux sont particulièrement agitées. Soulevées violemment par un mouvement constant, des vagues giclent au contact d’énormes rochers, formant une vaste nappe d’écumes blanchâtres. De peu, on se croirait sur la Sanaga à Edéa, tant la ressemblance est frappante. Visiblement, la construction du barrage hydroélectrique prévue en ces lieux n’est pas le fait du hasard. Dans cette contrée sinistrée, beaucoup attendent monts et merveilles de l’ouvrage. Peut être se dit-on viendra combler les lacunes du secteur touristique. Il reste à souhaiter que le projet ne défigure ps complètement un cadre naturel aussi exceptionnel.
De nombreuses légendes circulent sur les chutes. Selon l’un d’elle, c’est ici que se trouverait le refuge de « ngan media », l’énorme serpent-tronc qui aurait permis aux anciennes populations du Grand Mbam de gagner l’autre rive de la Sanaga. La mystérieuse disparition du mois de mai 2007, d’un élève au beau milieu des chutes ravivé des vieilles rumeurs. Selon d’autres sources, quelques initiés peuvent apercevoir le monstre qui se manifesterait dans des circonstances exceptionnelles. Vraie ou fausse, cette histoire ne peut qu’accroître du site. Il est tout de même déplorable qu’un trésor qui fait partie du patrimoine touristique du pays, soit presque à l’abandon. Situé à quelques encablures de Batschenga sur la route menant au bac, le site n’accueille pas grand monde. Seuls quelques rares touristes occidentaux s’y hasardent, surtout le dimanche matin. Il faut dire que la piste qui y mène est dans un état déplorable. Juché sur une moto, il faut accepter de braver les nids de poule et la poussière pour s’y rendre. Dans une contrée qui manque cruellement d’emplois rémunérés, un aménagement conséquent du site abritant les célèbres chutes peut s’avérer économiquement rentable.

Une soixantaine de kilomètres de route. Et vous y voilà, non sans avoir ingurgité une bonne dose de poussière ou patiné sur un gigantesque bourbier, selon la saison. Obala est derrière. Le voyage aurait été plis paisible si le bitume, long de 53 km, construit entre 1955 et 1956, n’avait pas été purement et simplement détruit. Avec le temps. Il semble qu’en 1987, le gouvernement ait envisagé la reconstruction de cette voie vers une région dont le tabac, jadis, apporta tant au développement du Cameroun. Seulement, la crise économique qui sévit de plein fouet au Cameroun va briser le rêve des populations. La route est devenue une piste agricole. Quelques croûtes de goudron, visibles par endroits, attestent d’une gloire perdue dans le temps.
Puis vint la construction annoncée du premier tronçon Obala-Nkol Essong long de 80 km et qui entre dans le cadre du bitumage de la route Obala-Bouam. Un espoir qui renaît avec, peut-être, la promesse d’effacer la désolation et le dépit. Mais le voyage vers Batchenga n’est pas que crevasses, pièges, secousses, boue et poussière. C’est aussi une vraie randonnée, un vrai voyage à travers plein de paysages et de découvertes contés par Casimir Djodo, enseignant de lettres à la retraite. Son récit est traversé par des formules distillées. Habile narrateur, l’ancien conseiller culturel du Cameroun dans les pays du Benelux (pendant onze ans) parle avec la même passion qui l’habite lorsqu’il évoque ces moments de bombance à l’ancienne université de Yaoundé. Les souvenirs de ses matches de foot avec Protais Ayangma et autres Emmanuel Mvé, ceux de son enfance passée au village font oublier le calvaire de la route. Le périple, en lui-même, est entrecoupé de multiples arrêts. Très populaire dans le coin, l’ancien proviseur du lycée Joss de Douala ne manque pas une occasion de s’arrêter dans chaque village ou presque pour échanger, s’imprégner du quotidien des villageois, partager un verre de vin de palme avec eux, écouter leurs doléances avant de reprendre sa route. Sur la vingtaine de kilomètres entre Obala et Batchenga, le voyage va durer plus d’une heure.
Le maire veut, sur ce parcours, s’assurer de la bonne tenue et du bon entretien des dix puits d’eau construits en 2004 dans certains villages, avec le soutien du programme national de développement participatif (PNDP), dont la contribution, selon Casimir Ndjodo, a été de 42 millions de francs sur les 45 millions nécessaires pour l’investissement. Le reste ayant été versé par la municipalité. Un partenariat qui vise, dans les jours à venir, la division du district de Batchenga en dix communautés de développement.
Avec la construction du pipeline, Batchenga a hérité de cinq forages, d’un terrain de football, de bâtiments qui abritent aujourd‘hui les services du chef de district et de l’inspection de l’Education de base. Tout comme elle a bénéficié de la réalisation de la route de Nkokpali, longue de 8 km, qui s’ouvre sur la Mefou-Afamba. Il y a aussi la réhabilitation de la route d’Ebang Minala. Depuis le 11 février 2007, la localité s’est offert une nouvelle place des fêtes, dont l’inauguration, ce jour-là de fête de la jeunesse, par le ministre délégué aux Finances chargé du Budget Essimi Menyé et du secrétaire d’Etat aux Domaines Jean Claude Etogo, en présence d’une foule de jeunes venus des quatre coins du département, a fait de la petite ville la capitale de la Lékié, le temps d’une journée.
Grâce à la coopération canadienne, les conseillers municipaux et les femmes de Batchenga ont bénéficié d’une formation en management et au leadership. Avec l’arrivée de l’équipe Ndjodo à la tête de l’exécutif communal en 2002, la municipalité a pu s’acheter un ensemble immobilier de deux hectares (propriété à l’époque de la Société camerounaise de tabac – Sct) où sont désormais logés les services de la mairie. La commune a aussi épongé sa dette de 46 millions de francs vis à vis du Feicom. Ambitieuse, elle rêve d’une localité qui retrouve son prestige d’antan. Qui avance. Qui se modernise. Vivant de son sol si abondant en trésors divers qu’il suffit de mettre en valeur. Notamment, ces plantations de tabac abandonnées avec la fermeture de la Stc qui avaient fait de Batchenga une cité cosmopolite, un vivier économique.
Devenu maire pour fédérer autour du développement communautaire, Casimir Ndjodo a convaincu ses frères de travailler dans ce sens, désenclavant, basant le travail sur des plans pensés et réfléchis, œuvrant pour déchirer le voile noir qui a longtemps recouvert sur cette destination parmi les plus touristique du Cameroun.
Un pays de merveilles à explorer. Les célères chutes de Nachtigal, situées à une douzaine de kilomètres du centre ville. L’eau qui ruisselle et se jette de manière fougueuse sur l’impressionnant rocher. De l’inondation à certains endroits, même en pleine saison sèche. Un spectacle merveilleux.
Il y a aussi la Sanaga. Fleuve gigantesque et plein de légendes, frontière naturelle et impressionnante qui sépare la commune de Batchenga dans la Lékié à celle de Ntui dans le Mbam et Kim. Sur les eaux, un bac. Il va et vient au quotidien depuis 1934 – soit dix années avant la naissance de Casimir Ndjodo-, embarquant et débarquant des milliers de voyageurs sur les deux rives du fleuve. « Avant la mise en place du bac, les véhicules traversaient ce fleuve à bras d’hommes », révèle Casimir Ndjodo, qui se souvient qu’avant la construction de l’actuel axe Yaoundé-Bafoussam, cet ouvrage devenu monument fut la voie obligée de tant de personnes et de marchandises.
Ce fleuve fut, à un moment si poissonneux qu’on le disait béni des dieux à cet endroit. Le temps a passé. Le poisson s’est progressivement fait rare. Les pêcheurs, ici, accusent une société sucrière située en amont qui déverse ses déchets chimiques dans l’eau, de décimer le poisson. Dont celui qui, selon Casimir Ndjodo, a donné son nom à la localité. « Le nom de cette localité viendrait d’un poisson appelé Tchenga que l’on trouvait dans la Sanaga », soutient ce fils du village. « Etant donné que cette ressource était en très grande quantité, l’on y ajouté ‘Ba’ qui est la marque du pluriel. C’est l’association de ‘B’ et de ‘Tchenga’ qui aurait donc donné Batchenga ».
A Nji, sur la route qui mène à Nanga-Eboko, à douze kilomètres de là, se dresse, au bord de la Sanaga, la résidence abandonnée du feu président Ahmadou Ahidjo, construite dans les années 60 : une bâtisse qui, progressivement, tombe en ruines. Pourtant elle a reçu, en 1969, l’ancien président français Georges Pompidou et son homologue camerounais, arrivés par train spécial. L’imposante bâtisse inhabitée- certains veulent la voir transformer en musée – est gardée par des gendarmes qui, de là, doivent apercevoir le toit de la gare ferroviaire. Un lieu d’histoire qui, mis en valeur, pourrait constituer un poste de recette pour cette commune qui en a besoin pour développer ses infrastructures.
Avec ses 10 000 habitants et ses 216 km² de superficies, Batchenga doit surtout sa réputation à l’implantation ici, à l’époque coloniale, d’une entreprise d’exploitation de tabac. Dirigée d’abord par les Allemands, l’entreprise va passer aux mains des Français au lendemain de la première guerre mondiale, suite à la débâcle allemande. Avec l’accession du Cameroun à l’indépendance en 1960, cette entreprise devient franco-camerounaise. La création de la société nationale d’investissement (Sni) l’intègre au portefeuille de l’Etat, sous l’appellation de société camerounaise de tabac (Sct). Elle a fermé ses portes depuis la fin des années 80, dans une ville qui veut revivre, comptant sur ses élites et sur sa gare ferroviaire, escale importante du transcamerounais, qui s’est installé, depuis une dizaine d’années dans le train de la reconstruction du prestige perdu.
TINA MESSOMO Etienne, DAF SIC ;
ESSOA ELOI Gabriel, Sous Préfet de l’Arrondissement de Soa ;
NKOULOU Hubert, Ancien Ministre ;
ETOGA Alexis, Major Général Armée de l’Air ;
ETOGA ETOGA Joseph, Maire de la Commune de Batchenga.
BAYANGAM
BAZOU
BEKA
BELABO

BELEL

BELO
Nkwain Johnson, Interptrete à la Présidence de la République ;
Baba Ahmadou Dan Poulo ;
Njong Eric, Directeur Général de BUNS ;
Dr Timti, Directeur général de SOCAPALM.

BENGBIS
BERTOUA
Bertoua est la capitale de la province de l’Est. Elle est située à la limite de la zone de la savane et de la forêt tropicale. On y rencontre moins de touristes qu’ailleurs (même si la ville possède tout de même un bon hôtel, le Mansa, et un autre de moindre capacité, le Fanga). Ici, l’atmosphère semble plus authentique que dans les zones du pays attirants le plus de touristes. Les habitants de la ville sont les Bayas, vivant sous la conduite du chef Aïba Ndiba. La majorité des industries installées dans a région sont spécialisées dans l’exploitation du bois. Longtemps isolée, la ville a été progressivement désenclavée grâce au développement du réseau routier, qui relie le Cameroun à la République Centrafricaine notamment, et à l’inauguration en 1976 d’un aéroport régional. La ville ne présente pas en elle-même de véritable intérêt touristique. Celui-ci se trouve dans la forêt alentour, mais de nombreux point d’intérêts sont difficilement accessibles, comme la réserve de Pangar Djerem ou le Lac Mobéké.
On traversera sur la route plusieurs villages qui sont toujours agencés selon le même mode : des maisons rectangulaires, alignées le long de la piste, et habitées par les Bantous, connus pour leur talents de cultivateurs. Dans chaque village, on trouvera des habitants qui, protégés du soleil par des sortes de petites tonnelles en bambou, proposent le long de la route des ananas, des bananes plantains, des macabos ou des avocats.
Dans les environs de Bertoua., on pourra visiter quelques villages de pygmées sédentarisés, comme les campements de Mayos et Mbiang. Les pygmées sédentarisés ne forment pas la majorité puisque nombre d’entre eux préfèrent garder leur mode de vie traditionnel et vivent encore dans la forêt des produits de la chasse, de la pêche, de la cueillette et des cultures. Ils restent d’excellents musiciens mais surtout de grands connaisseurs des plantes et de leurs pouvoirs.
Nombreux sont encore sont les camerounais, faute de moyens ou de confiance dans la médecine « occidentale », qui préfèrent avoir recours aux guérisseurs pygmées, Bertoua, chef-lieu de la province de l’est, dispose d’un aérodrome où atterrissent des avions-taxis ainsi que les petits avions privés des sociétés d’exploitation forestières.
Comment s’y rendre
Gare voyageur :
Yaoundé-Belabo……….(4700)

Par car :
Belabo-Bertoua : ……(1000Frs)
Gare routière Mvan :
Yaoundé-Bertoua ………….(4800Frs)

Statut
Région de l’Est
Département : Lom et Djérem
Communauté urbaine de Bertoua
Superficie : 3500 Km2
Population : 200000 habitants
Composantes sociologiques :
Baya, maka, Pôl, Képéré, Bamvele, Bororo, Bamiléké, Foulbé
Chiffre
La communauté urbaine de Bertoua est constituée de deux mairies : Bertoua 1er et Bertoua IIème
Bertoua, la chrétienne a sa cathédrale, implantée en plain centre-ville au rond-point de la poste et son archevêché blotti au cœur du quartier Nkol-bikon, à un jet de pierre du collège Teerenstra Bertoua, la musulmane, avec son quartier haoussa qui vous propose les marchandises les plus insolites. Bertoua, ville éducative, qui déploie une impressionnante carte scolaire, comportant 30 écoles primaires, 11 maternelles, 10 secondaires, une université Internationale Catholique (UIC), et deux écoles de formation (ENIEG et CENAGES). Une carte sanitaire composée de cinq centres de santé et d’un hôpital régional bien équipé et apparemment bien gérés. Bertoua, ville olympique a son stade et son complexe sportif au quartier Tigaza. Bertoua, ville marécageuse avec ses étangs, véritables nids de moustiques où il faut batailler dur la nuit contre des bestioles pour espérer trouver le sommeil. Bertoua, des couche-tard, et ses amoureux qui s’en donnent à cœur joie dans la pénombre des bars dancing pleins à craquer. Bertoua la mal famée avec ses belles de nuits savamment adossées à l’arrière cour des boîtes de nuits…Bertoua, Bertoua, c’est vrai….

Le rail et les bagages
Parmi, les nombreux utilisateurs du train, il existe une catégorie d’usagers particulièrement défavorisés : ceux qui ont des bagages sous les bras. Voyager avec les bagages que ce soit à des fins personnelles ou de travail n’est pas simple. Les premiers déboires commencent à la gare de départ, notamment à Yaoundé où, faute d’une bonne signalisation, la plupart des non-initiés perdent un quart d’heure à dénicher le lieu d’enregistrement des bagages, pour ceux-là, le train est probablement raté. Autre épreuve : les tickets. Si ceux-ci n’ont pas été pris, quatre ou cinq heures avant l’heure prévue pour le départ, le train est cette fois bel et bien raté… A moins de jouer les gros bras aux guichets surpeuplés. Restent l’enregistrement et le chargement. Parfois, on refuse que les valises voyagent aux côtés de leurs légitimes propriétaires, sous prétexte qu’ils provoqueraient des encombrements dans les voitures, ou bien que le personnel chargé de les convoyer dans les wagons est absent. Quant à la tarification, elle est variable, en fonction du poids. Mais le plus souvent au pif ou à la tête du client. Vient alors le moment d’acheminer les bagages sur le quai. Il arrive que le voyageur soit autorisé à effectuer lui-même cette manœuvre, mais cela peut aussi lui être formellement interdit. Dans ce dernier cas, les dégâts matériels commencent, les valises étant larguées pêle-mêle avec d’autres bagages.
Dernière épreuve : sortir de la gare. Si une voie est occupée par un train à l’arrêt ou si la sécurité l’exige, il faut enjamber les wagons ou faire un détour d’au moins 400 m les bagages sous les bras !


Emmanuel BONDE : Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative
Badel Ndanga Ndinga : Ministre de l’Industrie, des mines et des nouvelles technologies
Jean Baptiste BOKAM : Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, PCA de la BICEC
Joseph MATTA Roland : Secrétaire Général au Ministère des Forêts et de la Faune
WONGOLO Bernard : Gouverneur de la Région du Sud
Joseph Anderson LE : Directeur Adjoint du Cabinet Civil du Président de la République
Dieudonné NGUELE : Directeur Général de l’ANAFOR
Christophe MABION : Directeur Général Adjoint de la MAGZI
René ZE NGUELE : Président du Conseil d’Administration de la MAGZI
Isabelle TOKPANOU : Président du Conseil d’Administration du Palais des Congrès
Jean Marie ALEOKOL : Président du Conseil d’Administration de l’ARSEL
Lazare BALLA MPOUEL : Ambassadeur du Cameroun en Guinée Equatorial
Mme NGUELE VIANG née BILOUNGA : Secrétaire Générale du Contrôle Supérieur de l’Etat
René OLINGA MEKE : Secrétaire Général de l’Education de Base
Claude Laurent ANGOUAND : Général d’Armée
Monique OULI NDONGO : Secrétaire Général du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales
Patrick NDOUM NDONGO : Commandant de l’ENSP
Félix SABAL LECCO : Président du Conseil National de la Communication
Hubert SAMBOUNG NDE : Directeur Général de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF)
Joseph Charles NDOUMBA : Ambassadeur itinérant, PCA de la SODECAO
Charles SALE : Ancien Ministre
Benjamin AMAMA AMAMA : Ancien Ministre
Joseph AOUDOU : Ancien Ministre
Paulin ABONO MOAPAMB : Ancien Ministre en prison

Les députés de la présente législature
ADJIBOLO Philémon
BANGOUI BATADJOMO Gervais
DANATA Paul
EMAMA Marius
Ibrahim Antoine Désiré
KOMBO GBERI
MEBANDE Brigitte
TALA TALA Blondeau
MBANGUELA NACKOU2 Germain
ESSOLA ETOA Roger

Surtout que l’UIB est implantée dans une région présentée à raison comme un paradoxe économique aux richesses naturelles indéniables mais dont les populations continuent de croupir dans une pauvreté extrême.
Ces facultés viendront s’ajouter à celles déjà existantes à savoir, l’économie et le management, la théologie et les sciences religieuses et les sciences de l’éducation.



BETARE OYA
La vieille mairie ne roule pas sur l’or

La ville de Bétéré Oya grandit tout doucement. Ces dernières semaines Me Justin Adamou Iya huissier de justice et maire de la commune rurale s’échine à achever sur t fonds propres l’établissement hôtelier de douze chambres que l’exécutif municipal bâtit sur les hauteurs de la ville. La bâtisse, achevée aux trois quarts, s’impose déjà dans le paysage pittoresque de Bétaré Oya.
«C’est pour urbaniser la ville», dit-il d’entrée de jeu, pour expliquer un projet qu’il espère bien achever d’ici quelques mois. Créée en 1929 par l’administration coloniale française, Bétaré Oya n’a pas encore achevé sa transformation en cité urbaine.
Conscient de cet état de choses le maire de cette commune rurale, sise au nord du département du Lom et Djérem, à 1 70km de Ber toua et à 100km de Garoua Boulaï, veut accélérer les choses.
Un plan de développement communal a déjà été élaboré à cet effet avec le concours de la SNV, l’agence de coopération néerlandaise. L’édile a pour cela recensé une série de projets devant être réalisés dans les quinze prochaines années.
Mais la commune rurale de Bétarè Oya, d’une superficie de 12 000 Km2 et qui abrite quelques 65 000 habitants et 63 villages, a de nombreux besoins. D’abord en infrastructures routières. Malgré le bitume qui connecte Bétarè Oya-ville à Bertoua, l’arrondissement demeure très enclavé. Pour le démontrer, Justin Adamou Iya cite les axes routiers Bétaré Oya-Mbitom, Doyokongolo, Bétaré Oya-Mbangbel, Bétaré Ngoura, Mbangbel Gaorua, Boulaï, Mbangbel-Kissi-Moïnam, avec des routes en très mauvais état et non entretenues. Pis, la commune rurale, faute de pont sur le Lom à Tourakè, à 10 Km de Bétaré Oya, est coupé en deux. Le bac qui desservait l’autre rive du fleuve, a coulé , il y a quelques mois sous le poids d’un grumier appartenant à la société Tagne Djodom, qui exploite une forêt dans la région. «Notre combat est qu’une route joigne Mbitom en passant par Bétaré Oya, pour nous rapprocher de Bélabo qui est plus près de chez nous que Bertoua. Et nous éviter de longs détours. Les populations du canton de Mbitom, dans l’arrondissement de Bétaré Oya, sont aujourd’hui préoccupées par l’enclavement qui compromet considérablement le développement de leur localité.» Faute de route les reliant à la ville de Bétaré Oya, le chef-lieu de l’arrondissement, les habitants de Mbitom et de ses environs, pour 1a plupart de dynamiques agriculteurs et éleveurs, éprouvent d’énormes difficultés à écouler leurs produits. Elles espèrent le désenclavement de la zone, par la construction de la route Mbitom-Bétaré-Oya. Cette voie est attendue avec d’autant plus d’intérêt qu’elle ouvrirait aussi le canton et les villages voisins de la République centrafricaine et du Tchad à la voie ferrée Bétaré-OyaNgaoundéré.
La commune rurale de Bétaré Oya, c’est aussi les problèmes d’approvisionnement en eau potable qui fait cruellement défaut dans la contrée, mais aussi et surtout l’absence de toute 1forme de communication téléphonique. A Bétaré Oya et ses environs, ni Camtel ni Orange, encore moins MTN, ne sont visibles. Plus grave, les populationssont privées de tout signal Crtv et télé. Ce à quoi il faut ajouter l’incivisme fiscal, les commerçants se faisant prier pour s’acquitter de l’impôt libératoire.
Heureusement que l’or abonde dans la région, plus précisément dans la rivière Mbal où se concentre principalement l’exploitation. «Les villageois ne vivent que de ça. Paradoxalement ça freine le développement de la région», se plaint le maire de la vil le Car l’exploitation de l’or se fait dans l’anarchie la plus totale. Et mobilise tous les bras les plus forts, qui délaissent tout pour l’orpaillage. Une entreprise coréenne « Afco » s’essaye dans l’extraction moderne Les atouts économiques, Bétaré Oya (Bétaré Ouaya» en gbaya, du nom du patriarche fondateur du village qui vivait sur l’actuel site de la mairie) n’en manque pourtant pas. Située à mi-chemin entre le Grand Sud et grand Nord du Cameroun, la commune rurale est un terreau fertile du manioc, de l’arachide, du maïs et du café. C’est également la terre de prédilection des éleveurs peuls et bororo, qui viennent y faire paître leurs troupeaux en saison sèche. Sans heurts avec les Bayas (90% de la population), les Haoussas et les Képérés. De grands marchés de bétail, qui constitue l’essentiel des recettes municipales et dont Ndokayo est la plus grande illustration, abondent d’ailleurs dans la zone. Parmi les potentialités du coin, le maire de Bétaré Oya cite volontiers les forêts et les sites touristiques. Les chutes du Mali, de Pangar, les grottes de Monaï, les marchés périodiques, la mission catholique Notre Dame de Lourdes (Bétaré Oya), les plages du Lom sur lesquelles paissent à longueur de journée les hippopotames, les collines à la végétation luxuriante, etc. sont susceptibles de séduire le touriste le plus exigeant. «Ici encore, se pose l’épineux problème de l’accès à ces si tes», se plaint le maire.
BETARE OYA EN BREF
Situation géographique :
Bétaré –Oya est situé dans le Nord du département du Lom
Et Djérem. Il est limité au Sud
Par l’arrondissement de Bertoua, au Nord par le département
Du Mbéré, à l’Ouest par Bélabo, à l’Est par l’arrondissement
De Garoua Boulaï et la République centrafricaine.
Exécutif
Municipa l (Rdpc)
Maire : Me Adamou Iya Justin; 1er adjoint : Gado NdoyamaJean,
2ème adjoint : Sanda
Hamadjoulde
Population : 650 000 habitants environ avant le dernier reecensement, composée 90% de Bayas puis de Haoussas, Peuls, Bororos, Képérés.
Administration territoriale : sous-préfecture de 63 villages
Principaux villages : Bétaré-Oya, Ndakayo, Mboroungou, Bouli, Mararaba, Kolongo, Mbitom, Dang Patou, Tête d’éléphant
Education : 33 écoles primaires, 4 écoles maternelles, un lycée d’enseignement général, une technique industrielle et commerciale
Santé : 1 hôpital de district, 5 centres de santé.

BIAMESSE
Y aller
Statut administratif  : village de l’arrondissement de bafia
Village de montagne très accidenté
La végétation est faite de forêtet de savane.Le climat est un peu froid.L’économie est dominée par les cultures vivrières et le cacao.
Du point de vue géologie, Biamesse repose sur le socle d’un massif granitique pouvant être en une gigantesque carrière.
BIBA
Ressources humaines
Pierre Désiré ENGO, Ancien Ministre ;
MVONDO BINDJEME, Directeur Général Adjoint CICAM ;

BIBEMI

Y aller
A partir de Pitoa
En voiture les jeudi et vendredi
Prix du trajet : 2000 F
Ou à moto les autres jours : 3000 F
Distance : Environ 80 km
Structure d’hébergement : Aucune

Repères
Arrondissement de Bibémi
Création : 1982 comme district et érige en arrondissement le 22 août 1983
Superficie : 2 535 km
Population : 136 000 habitants
Groupes ethniques : Moundang, Foulbé, Lame, Mambaye et Dama (considérés comme autochtones) Toupouri, Massa, Guidar, Guiziga.

Chiffre
200 :
C’est le nombre de chefferies traditionnelles de troisième degré reconnues dans l’arrondissement de Bibémi.

Il y a des endroits gâtés en tout par dame nature. Bibémi est l’un de ces endroits-là. En effet, cette localité est recensée parmi les unités administratives qui regorgent de nombreuses potentialités agro-pastorales et touristiques mais qui, du fait de leur enclavement, restent sous-exploitées. Situé à environ 80km de Garoua, Bibémi, le chef-lieu de l’arrondissement du même nom, doté de trois unités de gendarmerie et deux de police, n’a plus grand-chose à prouver pour devenir le chef-lieu d’un département. Ses laborieuses populations, grâce à l’appui des pouvoirs publics, pouvaient sortir de l’ornière si l’insécurité due au phénomène des coupeurs de route ne faisait pas son lit dans cet arrondissement.

Lorsque l’on s’engage à visiter pour la première fois l’arrondissement de Bibémi, une peur vous habite. Celle de se faire casser sa voiture sur cette route rocailleuse dotée de multiples raiders. Ou de se faire agresser par une bande de coupeur de route qui dictent leur loi dans cette contrée frontalière du Tchd. Tout le long du trajet, le visiteur, comme en villégiature, se délecte de ce spectacle incessant de troupeaux de bœufs et d’ânes qui barrent la route ou ces huttes légendaires dont ne se débarrassent pas encore les populations. La tristesse se dissipe au contact du grand marché de bétail d’Adoumri, l’un des plus grands d’Afrique centrale, à une cinquantaine de kilomètres de Garoua et à une quinzaine de Bibémi. Là, tous les jeudis, de grands commerçants en provenance de Garoua, Guider, Maroua, du Tchad et du Nigeria viennent enlever les plus gros taureaux contre des billets pas toujours craquants. Plus de deux mille bêtes y arrivent et plus de la moitié changent de propriétaires chaque semaine. Adoumri, par ce marché, est devenu la plaque tournante, le point de concentration d’une population cosmopolite dont la moitié est tchadienne, et le poumon économique de l’arrondissement de Bibémi. Ce marché, bien clôturé et mieux géré, pourrait faire de Bibémi, la municipalité la mieux nantie de la région, financièrement parlant. A cette destination touristique, il faut ajouter le lac poissonneux de Kakou, à environ 70km de Bibémi, où fourmillent lamantins, hippopotames et canards sauvages.
Bâti autour de cinq pôles (Adoumri, Padarmé, Mayo-Lopé, Boula-Ibib et Bibémi), l’arrondissement de Bibémi, vaste de 2 535 km² et peuplé de plus de 130 000 habitants, aspire à devenir un chef-lieu de département. Le complexe municipal, présenté comme « la future préfecture », fait de Bibémi, la mairie la mieux construite de la zone. L’ensemble abrite, outre les services de la mairie.
Mais étant la deuxième municipalité de la province du Nord par l’importance de ses recettes (après Touboro), Bibémi devrait faire l’objet d’un plan d’urbanisation et d’investissement capable de changer son aspect de village développé ou de ville rurale.
Situé au Nord-Est du département de la Bénoué, l’arrondissement de Bibémi partage une longue frontière avec le Tchad voisin. Une proximité qui est bien gérée par les autorités administratives de part et d’ature de la frontière, mis à part le phénomène des coupeurs de route qui ont décidé de faire fortune sur le dos des populations riveraines. Le sous-préfet de Bibémi, Christian Limbouye Yem, l’a bien compris. Puisque le 20 mai dernier, il a invité ses homologues des arrondissements tchadiens de Guegou et de Lagon aux festivités à Bibémi.
Il reste que, pour donner des chances à sa demande d’érection en département, Bibémi doit préalablement réaliser le minimum pour une ville. Le tout premier de ces défis se situe au niveau de son accessibilité. En dehors des jeudis et vendredis (jours des marchés d’Adoumri et Bibémi) où l’on peut embarquer à bord d’un minibus en provenance ou à destination de Garoua, la moto constitue le seul moyen de locomotion. Un point d’honneur devra également être mis sur la construction des structures d’hébergement et de restauration qui font cruellement défaut aujourd’hui. L’avènement, il y a quelques jours, de la téléphonie mobile pourra changer les habitudes des populations se livrant il y a peu à la recherche d’un hypothétique filon de réseau.
Sur les berges du Mayo Kebbi qui arrose l’arrondissement, les cultures de contre-saison s’étendent sur plusieurs hectares.
Les jours ordinaires, Adoumri, localité de l’arrondissement de Bibémi, située à environ 50 km de Garoua et 15 km de Bibémi, n’a rien de particulier par rapport aux autres bourgades de cette unité administrative. Il faut attendre jeudi, jour du marché, pour voir qu’elle constitue le poumon économique de l’arrondissement. Si ce marché, en général, est une véritable plateforme pour l’offre des denrées alimentaires, notamment les céréales produites en qualité dans cet arrondissement, c’est davantage le marché de bétail qui fait la réputation de cette localité. Chaque jeudi, des milliers de bêtes, notamment les taureaux et taurillons venant du Soudan, du Tchad, de la RCA et de certaines localités camerounaises. Les grands commerçants de bétail en provenance de ces pays étrangers, du Nigeria et des localités camerounaises de Garoua, Guider, Maroua, Bogo, y font fortune depuis plusieurs décennies. Les prix oscillent entre 200 000 FCFA pour les bêtes moyennes et 500 000 FCFA voire 600 000 FCFA pour les plus gros taureaux. L’argent circule tellement dans ce marché qu’il est devenu le plus grand pourvoyeur de ressources à la commune de Bibémi. La taxe de transit (500 F par bête) et le droit de place (1000 F par tête) constituent des ressources non négligeables pour cette municipalité.
La réputation de ce marché a fini par donner de l’importance à la localité d’Adoumri. La localité attire une population cosmopolite composée essentiellement de commerçants. Une forte colonie tchadienne y vit, et l’essentiel de leur activité est tournée vers le commerce. Adoumri, par ce marché, est devenu l’endroit le plus fréquenté de l’arrondissement de Bibémi, même si l’eau potable y manque encore pour le moment.

Le lac poissonneux de Kakou
Situé à environ 70 km de Bibémi, ce lac constitue une véritable destination touristique.
C’est que, ouvert sur l’arrondissement de Figuil et celui tchadien de Léré, le lac de Kakou est un véritable port pour cette localité (du même nom) peuplée en majorité des Mambaye. « Nous traitons beaucoup plus avec l’arrondissement de Figuil qu’avec Bibémi », lance Amadou, un jeune de Kakou. En toute saison, les habitants de Kakou font leurs transactions à Figuil, situé à 15 km de là. D’ailleurs, contrairement au reste de l’arrondissement de Bibémi, Kakou et ses environs sont connectés au réseau de téléphonie mobile grâce aux antennes de deux opérateurs installés à Figuil.
Mais le lac de Kakou est d’abord une véritable destination touristique. Situé en contrebas de la petite chaîne de montagnes qui l’entourent et affichent un paysage pittoresque, le lac constitue une véritable merveille touristique unique en son genre. En dehors des lamantins, des hippopotames et des canards sauvages, cette étendu d’eau est le point de concentration d’une intense activité piscicole.
BIBEY
BIKOK

BIPINDI

Y aller
A partir du centre ville de Lolodorf
Les motos sont le moyen le plus usuel
Tarif négociable. Au bas, 4000 francs CFA aller-retour en moto
Route non bitumée
Longueur du trajet : 45 km
Structure d’accueil : une auberge, "La Clairière"
Prix de la nuitée : 3000 francs CFA
Repères
Population : 11 345 habitants en 2002
Principaux groupes ethniques : Ewondo, Ngumba, Fang, Bassa, pygmées Bagyeli
Principale date : 1er septembre 1992, érection en arrondissement
Superficie : 1 70 km2
Densité : 10,31hbts/km2

Le chiffre
29
C’est le nombre de villages que compte l’arrondissement de Bipindi

Bipindi fut un centre cosmopolite, une sorte de Tombouctou du temps des protectorat, mandat, et autre tutelle. Mais aujourd’hui, tout cela est terminé. Le chef-lieu d’arrondissement n’a plus rien à offrir aux villages qui l’environnent. De Bipindi, l’ex-courtisée, fleuron du commerce colonial, il ne reste qu’un petit bourg.
Bipindi. Un malentendu colonial. Un dialogue de sourds. Des désaccords linguistiques. Ainsi, du temps de la colonisation, euh pardon du protectorat allemand, les compatriotes de Goethe, en transit pour on ne sait où, furent frappés par la beauté de ce lieu à eux inconnu. Ils s’enquirent donc du nom de cette cité enchanteresse auprès des autochtones et premiers occupants des lieux, les Bassa. La barrière de la langue aidant, leurs hôtes, ayant compris que les Allemands demandaient le nom du bois d’ébène, répondirent "Bibinè". Les étrangers poncèrent Bipindi, plus facile à leur goût. L’attrait des internationaux pour Bipindi venait de connaître son prologue.
Bipindi en d’autres termes, ce fut un grand comptoir colonial. Une contrée cosmopolite. Le commerce y était florissant. Hollandais, Français, Allemands bien sûrs, s’y installèrent. Sans oublier les proches voisins Nigérians, les Ghanéens, Togolais, Béninois et autres. Une véritable marée humaine envahit la ville, qui appartenait plus aux étrangers qu’à l’administration. Et l’individu à l’origine de ces mouvements humains extérieurs fut un Allemand, August Georg Zenker, qui s’installa dans la ville et contribua à son développement à l’époque. Mis Bipindi mourut en même temps que Zenker, les étrangers allèrent. Laissant une grande désillusion derrière eux.
Bipindi aujourd’hui, une timide plaque vous accueille à l’entrée de la ville. Et pour y arriver, tout un calvaire. D’abord, les voitures n’y vont presque pas. Le moyen de locomotion est donc, inévitablement, la moto. Et c’est parti pour près de deux heures sur une route non bitumée. On s’abreuve abondamment de poussière sur 45 km. Des cailloux vous passant très près des yeux pendant le voyage, soulevés par les pneus du deux-roues. Les cachots de la route donnant parfois envie de vomir ses entrailles. Et le meilleur du voyage, c’est sous la pluie. Il faut se cramponner au conducteur, mais avec assez de douceur pour ne pas finir, comme certains, sur la terre glissante et boueuse. Claquant des dents au rythme des trombes d’eau qui se déversent sur votre pauvre corps endolori.
La ville, mot démesuré pour le lieu, pourrait tenir dans la main d’un nourrisson. LA grand-place de la petite bourgade, paysage pittoresque, est une véritable, est une véritable photo de carte postale, digne d’un grand village sud-américain pris d’assaut par les trafiquants de drogue. Mais des trafiquants, il n’y en a nulle part. L’assaillant ici est plutôt la décrépitude dans laquelle a sombré la ville. Pas de lumière, parfois des plaques solaires. Pour l’eau, quelques adductions qui ne satisfont même pas toute la population. Le secteur de l’éducation n’échappe pas au sinistre. Le Lycée manque de professeurs, les programmes scolaires ne sont pas entièrement couverts. Alors, même s’il y a des notes d’espoir avec un projet de construction d’un complexe englobant la gare routière et le marché de Bipindi, cela ne suffirait pas. Parce que le principal problème de la ville reste la route non bitumée, que l’on vienne de Lolodorf, que l’on aille à Kribi. Par où passera le développement ?
Bipindi au bon vieux temps. C’était tout de même l’une des principales régions de la cacaoculture. Après que Zenker l’y ait introduit.
Mais Bipindi comme dans les autres régions du pays, le rendement est devenu plutôt faible, vu qu’il n’y a pas une bonne politique de renouvellement des cacaoyers, qui sont déjà vieux. La production stagne donc, comme celle du pays, depuis les années 60.
Au départ, Bipindi était un grand centre commercial, mais qui dépendait de Lolodorf, qui était l’unité administrative. Mais en 1192, quand il y a eu création de l’arrondissement de Bipindi, il y a eu division. La différence entre les deux villes naît du fait qu’auparavant, il y avait les populations qui sortaient d’Afrique de l’Ouest, il y avait aussi des occidentaux qui se sont installés ici, grâce notamment à la présence de Georg August Zenker, un Allemand. Il a introduit plusieurs cultures dans la région, dont celle de l’hévéa. La ville prospérait. Mais, après la mort de Zenker, quand ils n’ont plus eu leur intérêt, tout ce beau monde est parti. Et la ville a quelque peu sombré. Elle s’et même rétrécie par rapport au passé. Cela aussi est dû au départ des populations étrangères.
On a l’impression que Bipindi reposait entièrement sur les étrangers.
On remarque qu’il y a un manque d’eau et d’électricité qu’autant des populations étrangères, il n’y avait pas déjà toutes ces nécessités ?
Il y en avait. Mais en fait, ces populations avaient un groupe électrogène qu’elles utilisaient dans le temps. Quand elles sont parties, elles ont emporté leur système d’électrification.
Ce qui freine un peu le développement de cette cité, c’est le problème d’électricité. Ce sont la difficulté majeure. Nous avons certaines activités qui peuvent normalement être menées, mais sans électricité, ce n’est pas possible, parce que c’est un facteur important de développement. En plus de cela, il y a le problème de la route. Pendant les grandes pluies, il y a un bourbier qui rend le transport pratiquement impossible.
Il y a des sites touristiques, par exemple, la hute de Bidjouka, et bien d’autres.
Les Bassa et les Ngumba
La source majeure de revenus ici, c’est l’agriculture. On cultive du macabo, du manioc, du plantin, de l’igname, entre autres. En fait, la principale difficulté de cette activité réside dans le convoiement des vivres récoltés dans des zones commerciales.
Les campements pygmées
Les campements de Lala (moins intéressants que ceux de l’Est-Camerounais cependant), dans la région de Log-Batindi, et du village de Bipindi, à 70 kilomètres environ de Yaoundé, peuvent à l’occasion d’une promenade agréable dans la région. Les pygmées de Bipindi sont particulièrement réputés pour leur savoir-faire artistique et de leur médecine traditionnelle, qu’ils se transmettent de père en fils.


Ressources humaines
Déclaration des forces vives de Bipindi
Mandeng Celestin : Opérateur économqiue
Zoa Zibi Emmanuel : Elite MINESEC
BIYEMEND Gabriel : Elite
S. M. MIENLAM Vilmorin : chef traditionnel 2e degré –Groupement Ngoumba/Fang

BIYOUHA
Comment se présente Biyouha ?
La commune de Biyouha s’étend sur 300km2 pour environ 10 000 habitants. Elle regroupe dix villages : Bangnsombi, Biyouha, Memel, Nsonga, Somapan, Song-Bayang, Song-Dibong, Song-Nkoumondo, Song Poua et Toumngog. Composé sociologiquement en majorité en majorité des Bassa’a et limitrophes des communes de Dibang, Messondo, Eséka et Pouma (Sanaga Maritime). Le conseil municipal compte 25 conseillers municipaux (RDPC). Pour être complet et vous rafraîchir la mémoire, la commune a été créée par décret présidentiel n°95/082 du 24 avril 1995 du Président de la République. C’est donc une fille du Renouveau. Elle compte cinq écoles primaires à cycle complet et un collège d’enseignement général, un centre de santé intégré, environ 156 km de routes en terres, impraticables à 95% et zéro kilomètres de route bitumée.
Il est également important de signaler qu’il n’existe aucune infrastructure de communication (téléphone, bureau de poste, etc), que nos villages restent éclairés par les lampes tempêtes communément appelés « ancien SONEL »,

Paul Henri NGUE
Notre déplacement à destination de Biyouha a été à maintes reprises reporté, en raison des caprices de la météo. Le trajet Sombo-Biyouha, long d’une dizaine de kilomètres à partir de l’axe lourd Douala-Yaoundé, est peu recommandable et boudé par tous, automobilistes et mototaxis, confondus. Le mauvais état de la piste est tel que, même les moto-taximen réputés les plus intrépides, n’osent s’y aventurer, surtout en saison des pluies.
Il va sans dire que, les négociations engagées avec les nombreux conducteurs de mototaxis de la localité de Sombo, ont été particulièrement ardues, aucun conducteur de deux roues ne voulant se rendre à une destination que tous considèrent à juste titre comme étant une sorte de « casse-pipe ».
Usant de patience, rusant avec les mots, appâtant avec l’argent, nous avons réussi à convaincre un certain Pascal B. Un jeune motocycliste filiforme, au teint sombre. Le jeune homme s’est résigné à nous transporter pour la modique somme de 5000 francs. Il faut rappeler qu’en tant normal, le coût d’un aller-retour, Sombo-Biyouha, est de 2000 Fcfa. « C’est à prendre ou à laisser », décidera unilatéralement, Pascal B. d’un ton sec, en nous rappelant qu’en cas de panne, nous supporterons tous les frais y afférant.
Le voyage s’est déroulé sous un interminable crachin. Su les pentes abruptes, il nous fallait, chaque fois, descendre pour faire avancer l’engin par ma force des mollets ; sur une piste complètement détrempée, transformée en patinoire et presque rétrécie par la broussaille. Malgré le temps maussade, nous admirons en passant, le bel alignement des palmeraies.
Après une descente particulièrement périlleuse, nous nous retrouvons nez à nez avec la « Kelle », l’une des deux rivières dont le département du Nyong et Kelle tire son nom. Contre toute attente, nous franchissons un pont apparemment peu utilisé et en bon état. Après un peu plus d’une heure et demie de calvaire, nous atteignons Biyouha. Soulagés de n’avoir à déplorer aucune panne ni une malencontreuse chute.

Ndjeng Alain Montant, chef traditionnel
« Un village atypique »
Le village Memel fait partie intégrante de l’arrondissement de Biyouha. Il a été créé en 1942 et le premier chef fut sa Majesté Ndjeng Mapan Petro. Je suis le 5e chef de la dynastie, Ndjeng Mapan. Le village Memel s’étend le long de la route, Pouth ville-Meml, Biyouha-Bogso. Il est limité au Nord par le village Pouth-Kelle, au Sud par la rivière Kelle, à l’Est par le village Biyouha. Il compte 1200 âmes. Ici, l’activité économique dominante est l’agriculture, les cultures du palmier à huile et du bananier plantain. Cependant, le petit élevage prend de l’ampleur, l’élevage industriel y est représenté par une ferme. Nous avons une école primaire à cycle complet. Un forage d’eau fonctionnel se trouve à Memel-centre. C’est à peine s’i travaille tout le village.

Nkot Nlend Suzanne, présidente sous-section OFRDPC
Le problème d’enclavement est réel.
La sous-section OFRDPC de Biyouha Nord a environ 250 militantes reparties en cinq comités de base : Biyouha-Mandengue ; Bihouha centre administratif ; Memel Song Dibong ; Toun Ngog et Song Konmondo. Le RDPC, parti au pouvoir, est majoritaire dans notre localité. Les femmes de notre parti se sont organisés en petits groupes de travail communautaire. Nous excellons dans la culture des produits vivriers. Mais faute de débouchés, certaines d’entre nous ont tendance à baiser les bras. Le problème d’enclavement est réel. Nous avons toutes les difficultés pour écouler notre production agricole vers les grands centres de consommation.

Nyemeck Marc, enseignant
Il faut équiper le CES
Créé en 2005 et ouvert en Août 2006, le CES de Biyouha est un établissement public de premier cycle du secondaire. Il est doté d’un bâtiment de deux salles de classe depuis 2005. Ces deux salles de classe ont été compartimentées en matériaux provisoires par l’association des parents d’élèves, afin de contenir tous les enfants, de la 6e à la 3e. Cette année, l’établissement fonctionne avec 80 élèves. Ce taux de fréquentation est ba, parce que beaucoup d’élèves de la localité préfèrent aller ailleurs, à cause du manque d’enseignants à Biyouha. Dans ce registre, il faut se féliciter de l’action conjointe menée par l’APE et une élite de la place, dans le but de prendre en charge le paiement des salaires des enseignants vacataires. Ces enseignants vacataires ne sont pas à négliger, le CES de Biyouha ne comptant aucun au professeur fonctionnaire ou contractuel. Il convient aussi de signaler que le poste de surveillant général y est vacant depuis sa création, que le corps administratif se limite au directeur et à l’économie. Ces deux responsables n’ont pas de bureau, l’institution ne disposant pas encore d’un bloc administratif ».

Y aller
Au départ de Yaoundé :
Gare routière Mvan, jusqu’à la localité de Sombo sur une route bitumée
Coût du transport : 1500 francs

Au départ de Sombo-Biyouha
Route en terre
Coût du transport : 1500 francs en aller simple. Seuls capables d’affronter le mauvais état de la route, les motocyclistes de la ligne vous exigeront 5000 francs pour un aller et retour, en saison des pluies.
Hébergement : Biyouha ne dispose d’aucune structure d’hébergement.

Repères
1992 : Erection en district
12 mai 2008 : un décret présidentiel élève la localité au statut d’arrondissement
Population : 10 000 habitants
Structurellement parlant, Biyouha est la plus petite unité administrative du département du Nyong et Kellé. C’est aussi l’une des plus jeunes. D’où, peut être, l’excuse qu’on pourrait lui trouver, par rapport à son grand dénuement en équipement de base. Dans cette localité d’environ 10 000 âmes, dont tout au plus quelques centaines d’habitants dans ce qui tient lieu de centre urbain, l’eau potable est une denrée rare. L’on s’éclaire encore à la lampe tempête. Tout est donc à bâtir. Mais si cet arrondissement souffre d’abord de son enclavement, il n’en demeure pas moins riche de ses ressources naturelles et d’une population laborieuse. Des atouts qui font de Biyouha, une terre attelée au train du progrès. Il suffit de la doter, par exemple, de routes et d’exploiter ses abondantes ressources, pour que ça roule.

A 100km de Yaoundé en allant vers Douala, il faut quitter la route principale et s’abandonner aux détours initiatiques d’un petit chemin qui serpente dans la forêt : c’est la desserte qui conduit à Biyouha, ancien district, érigé en arrondissement lors du dernier découpage territorial de 2008. Erigé en unité administrative dans les années 90, Biyouha, est demeurée un gros village typiquement Bassa. Le hameau étale au grand jour, sans honte, mais on sent la fierté qui habite naturellement ses natifs, son grand dénuement et ses potentialités. Le tableau est plutôt sombre. Tout presque, est à bâtir. La ville, s’y l’on ose l’appeler ainsi, n’a aucun équipement de base. Il va sans dire que, structurellement parlant, Biyouha se recense parmi les unités administratives moins nanties du département du Nyong et Kellé.
« Lorsqu’un fonctionnaire est affecté à Biyouha, il commence par se demander quelles fautes commises dans son précédent poste, l’excluent de cette manière et pour plusieurs années, des villes ou des localités dites civilisées. » Ces propos arrachés à un fonctionnaire de la place, ne sont pas exagérés. C’est peut dire que, le retard accumulé par Biyouha est criard. Le bled, n’a ni eau ni électricité. Les rares services, en l’occurrence la sous-préfecture et la gendarmerie, sont logés dans de petites cases en semi-dur apparemment conçus pour l’habitat familial et non pour abriter des bureaux. L’une des chabrettes affectées à la gendarmerie tient lieu de logement à l’un des trois sous-officiers qui y sont affectés. La sous-préfecture, elle, a installé son siège dans les locaux de l’ancien poste agricole. La direction du CES, faute de bâtiment administratif, squatte dans une pièce de la mairie. L’école publique, à cycle complet, a tout au plus deux ou trois maîtres qualifiés. Sur le plan sanitaire, la couverture médicale est inexistante. La bourgade n’ayant ni hôpital ni dispensaire ! La couverture sanitaire souffre d’une telle carence que l’on observe, selon le sous-préfet, la résurgence de certaines maladies presque éradiquées ailleurs. Le centre médical d’arrondissement dont la carcasse se dessine à un jet de pierres du CES, est l’unique service officiel en chantier dans cette localité où apparemment tout reste à bâtir. La mairie, assez belle bâtisse, tutoie la place des fêtes.

Enclavement
Malgré tout, Biyouha dispose d’importants atouts pour son développement, mais connaît aussi d’énormes problèmes qui en contraignent l’exploitation. Potentiellement riche, cette localité accuse cependant un grand retard dans son développement, à cause de l’enclavement. Les routes et les pistes secondaires qui desservent la localité sont dans une impraticabilité notoire. En conséquence : certains villages sont en permanence isolés. La question des voies de communication constitue le principal problème dont les conséquences néfastes, pèsent sur l’ensemble de l’activité économique et sociale. C’est pourquoi, le récent conseil municipal accordé la part belle aux opérations de désenclavement. Le programme d’action du maire Paul Henri Ngué et son équipe, vise aussi à briser tous les obstacles qui bloquent la mise en valeur des atouts existants. Des richesses importantes existent e effet, et pourraient contribuer à l’accomplissement du bien être de la population.
BIWONG BANE

BLANGOUA
A 120 km au nord de Kousseri se trouve la petite ville de Blagoua, sur les rives du Chari, à proximité immédiate du Tchad et du grand lac du même nom.
Situé à l’extrême-Nord du Cameroun, dans une région de basses terres particulièrement chaude et sèche, au bout d’une piste poussiéreuse mal indiquée sur les cartes routières, ou de figure d’ailleurs aucun panneau de signalisation et qui est impraticable pendant la saison des pluies. Blangoua offre un dépaysement complet.
Le long de la route, on peut voir quelques champs de mil et des points d’eau ou viennent se rafraîchir les animaux. Il n’est pas rare non plus de croiser dans la région des nomades du peuple Choa et leurs campements saisonniers en paille. Si vous décidez de tenter l’aventure et de vous rendre à Blangoua, équipez-vous de plaques de désensablement, de plusieurs litres d’eau et de jerricanes d’essence. Vous devrez en outre prendre deux bacs avant de parvenir à destination. Une véritable expédition qui vous laissera certainement des souvenirs impérissables.
Le lac Tchad et son ballet de pirogues, avec à leur bord les habiles pêcheurs Kotoko,  offrent un spectacle fascinant. Idem pour le marché de Blangoua ou se rendent les habitants de tous les villages voisins ainsi que de nombreux Tchadiens et Nigérians chargés de toutes sortes de marchandises. Certains Nigérians proposent ainsi de l’essence, que les camionneurs de passage s’empressent en général d’acheter pour la revendre deux ou trois fois son prix sur d’autres marchés.



BOGO
BOKITO
BOMBE
Y aller
Au départ de Yaoundé, la gare routière de Tongolo offre au voyageur un large choix de transporteurs : des agences dont les véhicules s’arrêtent à Bafia, et celles qui assurent la liaison Yaoundé-Bafoussam, ou Yaoundé-Bafang. Jusqu’à Bafia, le voyage dure environ 1h30mn. Le prix du titre de transport varie entre 1000 et 1500 FCFA.
De Bafia à Bokito, la route, longue de 25 kilomètres, est bitumée. Le déplacement vous coûtera 500 FCFA.

Dormir
A Bokito, le développement des structures d’hébergement est très lent. A ce jour, la localité ne dispose que d’un hôtel partiellement fonctionnel. La capacité d’accueil qu’il offre actuellement se limite à une dizaine de lits. Certains propriétaires de débits de boisson essaient d’alléger la souffrance des visiteurs, grâce aux chambres aménagées dans leurs établissements. Pour une nuitée, vous paierez entre 2000 et 5000 FCFA.

Manger
Des restaurants et des gargotes existent. Ces endroits proposent généralement des mets traditionnels, de la viande de gibier et du poisson d’eau douce.

Repères
1957 : Bokito devient un poste administratif dépendant de la subdivision de Bafia. A cette époque, Ombessa fait encore partie du territoire de l’unité administrative nouvellement créée.
1959 : érection en arrondissement
Superficie : 1692km²
Population : environ 50 000 habitants
Chiffre : 5
L’arrondissement de Bokito compte cinq cantons : Elip, Gounou-Sud, Lemandé, Mmala et Yangben.

Sur touts les plans, le retard qu’accuse Bokito n’est pas un vague croquis : la faiblesse et l’insuffisance des infrastructures s’ajoutent à une voirie urbaine dégradée, malgré les efforts accomplis pour la rendre praticable en toute saison. L’absence d’un réseau d’éclairage public se joint à la fréquence des coupures de courant, pour donner au visiteur, l’impression d’être descendu dans un petit bled perdu qui tarde à quitter sa configuration rurale. Mais derrière cette image décadente, se dessine une volonté réelle de donner un nouveau visage à la ville que cerne une végétation hospitalière. Des projets d’embellissement sont annoncés, tandis que, dans le domaine économique, naissent des espoirs autour, notamment de la reprise des activités de l’industriel locale de transformation du tabac, et du regain de vitalité manifesté par le comité de développement de Bokito, plus que jamais déterminé à poser des actes concrets.

Il suffit de traverser le pont. Celui d’environ 20 mètres de protée qui enjambe la rivière Okolé. Et vous êtes au cœur de Bokito. Depuis quatre ans, une véritable révolution secoue la petite ville qui accueillit, en 1959, Farine Bernard, son premier administrateur colonial placé par la France : tous les champs de maïs et de manioc qui y maintenaient une configuration typiquement rurale ont été détruits, puis transformés, progressivement, en espaces verts. Après une vallée ou fonctionne l’unique hôtel du coin, le centre commercial présente ses bars, ses restaurants, ses alimentations. A côté d’une plaque géante décrivant des travaux envisagés de réfection de quelques routes en terre reliant certains villages enclavés, un moulin à écraser lance des pétarades, ce lundi matin.
A Bokito, cette journée de lundi est celle qui draine le plus de monde, parce qu’elle correspond à la tenue du marché hebdomadaire.
C’est un texte signé le 7 juillet 1957 par André Marie Mbida, alors Premier ministre, qui crée, à Bokito, un poste administratif relevant de la subdivision de Bafia. Depuis son érection en chef-lieu d’arrondissement en 1959, Bokito tarde à épouser les contours du développement. Au niveau des infrastructures, par exemple, la stagnation crève l’œil, si l’on considère le cas du bâtiment abritant les services de la sous-préfecture : construit trois ans avant l’indépendance de 1950 par l’administration coloniale, cet édifice n’a reçu que l’année dernière, sa première couche de peinture ! la cité dont le nom viendrait d’une déformation du mot « Bourguido » ou « Bogido » signifiant « Pignon d’une maison ou d’un immeuble » (selon un document datant de la colonisation), quitte timidement ses vieux habits.
Mais les « Bokitois » attendent davantage l’envol économique. Et ils fondent leurs espoirs sur la reprise des activités de l’usine de traitement du tabac installée à l’entrée de la ville. Depuis environ un mois, des techniciens activent à l’intérieur, pour revoir les installations. A l’époque où elle tournait, cette structure industrielle procurait 2000 emplois directs et faisait vibrer toute la concentration urbaine. Ils comptent, en outre, sur ce projet dont on parle avec insistance : le bitumage de la route allant jusqu’à Boumnyebel. A l’instar d’Ombessa, son ancien canton ayant profité du passage de l’axe lourds Yaoundé-Bafoussam, Bokito espère rattraper son retard de croissance à partir de cette infrastructure.
Un constat est fait par presque tous les visiteurs qui arrivent à Bokito : cette ville érigée en chef-lieu d’arrondissement en 1959 stagne, par rapport à Ombessa, qui fut un de ses cantons. Que faut-il faire pour sortir de cette absence de progrès ?
Je ne suis pas d’accord avec ceux qui tiennent ce discours. Je ne suis pas d’accord sur le fait que bokito stagne par rapport à Ombessa ou à d’autres arrondissement du Mbam et Inoubou. Je crois qu’il y a un certain nombre d’avantages liés au passage de l’axe lourd Yaoundé-Bafoussam. C’est ce qui a avantagé Ombessa. Le cas de Bokito, qui est une des premières entités administratives du département n’est pas spécifique.
Les populations de Bokito, les Yambassa, sont connues comme étant une race de travailleurs acharnés.
Notre arrondissement produit du cacao de bonne qualité, ainsi que du tabac. Les tabaculteurs vont retrouver le sourire, après la reprise annoncée des activités de l’usine de transformation mise sur pied à Bokito par un baobab originaire de cette unité administrative. La proximité de Bafia constitue aussi un atout. Nous ne négligeons pas la proximité de Boumnyebel. Entre Bokito et ce centre commercial dépendant du Nyong et Kellé, existe une route de 74 kilomètres. Nous attendons le bitumage de cet axe, qui permettrait à notre localité de devenir une zone d’implantation de petites et moyennes entreprises. Après le pont d’Ebebda, vers Ombassa, vous traversez le canton Elip, qui dépend de Bokito.
Le vendredi, c’est quoi d’habitude ? le début de week-end, oui. Les frémissements de bonheur à l’idée des passements de bonheur à l’idée des pas de danse qu’on va exécuter pour célébrer deux jours de repos, oui. Réjouissances donc. Souza ne déroge pas à la règle. Mais c’est toute autre chose que des trémoussements sur une piste de danse. Un vendredi à Souza, c’est un arrêt à un carrefour, une petite entrée vers les us de la localité. Vendredi, c’est le jour consacré au marché. Jour de fête, jour de retrouvailles. L’ambiance est bon enfant, on s’embrasse, on se raconte quelques cancans du terroir.
On va d’un vendeur à un autre. Sur les étagères, on tâte, on pèse, on soupèse. Les vivres débordent : manioc, igname, patate, banane, plantain, les incontournables noix de palme, les gens viennent de partout se**********.
La ville de Bokito ne rassure pas. A cause de ses nombreux consommateurs de chanvre indien, cette zone de repli des malfaiteurs peut, à tout moment, connaître un glissement vers la grande criminalité.
Ce rocher se dresse à environ 800 mètres d’altitude, à une dizaine de kilomètres de la ville de Bokito.
La beauté du paysage constitue une autre curiosité, à Bokito : presque partout, et surtout le long des cours d’eau, une savane péri forestière entrecoupée de bouquets d’arbres retient le regard. En effet, la végétation de cette zone semble marquer une transition entre la grande forêt équatoriale du Sud et la savane du Nord. Ce décor féerique s’enrichit de chaînes de montagnes, du côté de Lamandé.
Au programme de votre randonnée à travers cette terre qu’habitent des personnes affables, vous inscrirez un détour au palais de Yamben et un arrêt à la carrière de sable d’Ebebda. Cette carrière baptisée « Faya Largeau » dépend de Bokito. Ses activités permettent à la commune de collecter plus de 20 millions de francs par an.

BONABERI

Commadant Dibiè Doualla
L’ombre de l’Allemagne sur Bonabéri

Il vit sur terre. Mais il semble avoir toujours la tête dans les airs. Lorsque Commandant Ebénézer Dibiè-Doualla ballade le visiteur dans Bonabéri, son village, il retrouve facilement son chemin.
Mais dans son regard fugace toujours à l’affût d’un repère, persiste comme une insatisfaction « vu du ciel, Bonabéri offre une carte très intéressante où je me retrouve très facilement. Je distingue distinctement les différents villages du canton Bélè-Bélè. Lorsque j’étais encore en activité, je prenais du plaisir à voler en basse altitude sur le village et je passais devant la maison de mon grand-père maternel au niveau du grand Baobab » se souvient l’ancien pilote âgé aujourd’hui de 62 ans, les cheveux et la barbe blanchie par l’âge.
Fils de Jean not Doualla-Dibiè Ekamè, fonctionnaire international qui travaillait dans les services de l’Afrique équatoriale française et dans les services de la sécurité, Dibiè-Doualla ne connaît pas de frontière. Son métier de pilote d’avion lui a forgé un caractère de bohémien. Né le 25 mars 1945 à Fort-Archambault (actuelle ville de Sarh au Tchad), le jeune Ebénézer grandit tour à tour à la frontière tchado centrafricaine, Maroua, Bonabéri, Edéa et Yaoundé où il obtient son baccalauréat, option « sciences expérimentales » en 1966. Diplômé de l’école de la météorologie et de l’Aviation civile de Toulouse en 1970, Ebénézer Dibiè-Doualla va pendant trente ans, sillonner plusieurs capitales africaines et mondiales. Pendant douze ans, il sera notamment instructeur à l’Ecole de l’aviation civile de Niamey, commandant de l’aéroport de Garoua avant de finir commandant adjoint de l’aéroport de Douala. Ce parcours de globe-trotter lui permet de parler une belle brochette de langues Il parle couramment le sango de la Rca, le fufuldé, le Duala, le bassa, le jerma du Niger (Niamey où il a fait 12 ans), le mina du Togo (il a épousé u Togolaise en 1977 à Paris avec qui a eu un garçon, Emmanuel, cadre Camrail, et une fille Anne-Marie, qui est à Swiss-Yaoundé). Commandant Douala Dibiè comprend le wolof du Sénégal, le bambara du Mali. « comme langues internationales, je parle français, l’anglais et l’allemand. L’allemand, je le parlais dès l’enfance car mon grand-père maternel, Reinhardt Ndoumbe Koum Mbappé, était fonctionnaire dans l’administration Allemande et ne parlais que cette langue et le duala. « Lorsque j’étais au lycée, j’avais un plus en allemand par rapport à mes camarades » annonce, un brin vantard, le pilote retraité qui confie avoir piloté toute avoir catégorie d’avion.
Ebénézer Dibiè-Doualla dépose sa valise dans son village à Bonabéri en 1992, lorsqu’il est affecté commandant adjoint de l’aéroport de Douala, après une quarantaine d’années passées hors de son terroir. Fonction qu’il a occupée jusqu’à sa retraite en 2000.
« Lorsqu’on a fait tout ce temps hors de son terroir, au retour, on a l’impression que les gens n’ont pas la fierté de vous voir. Comme si vous veniez prendre leur place. Des fois, j’ai vraiment le sentiment de n’appartenir à une communauté qu’en étant à l’extérieur (Cote d’ivoire, Congo, Togo) où les gens m’accueillent à bras ouvert» regrette-t-il.
Pourtant, lorsqu’il se ballade dans les rues de Bonabéri, il est salué par les populations avec la révérence due à son âge (62 ans) mais surtout du fait de statut de prince de la famille régnante à Bonabéri. Un canton duala dont commandant Douala maîtrise bien l’histoire. Selon les traditions duala, les Beli (Bali, Bonanjo, Bonapriso, Bonadoumbé...) et les Bélè-Bélè (Bonabéri qui comprend dix villages\Bonassama Bonambappé, Bonamikano, Bonéndalè I et II, Bojongo, Sodiko, Bonatumba, Jébalè I et II) ont le même ancêtre, Bélèdoo. L’un des fils de ce patriarche traversera le wouri, à la rive gauche, pour fonder le canton Bélè-Bélè dont l’appellation sera déformée par le colon qui l’appellera Bonabéri. L’ancêtre fondateur du canton Bélè-Bélè (littéralement les gens de Bélè) s’appelle Mbappé-Bélè. Mbappé-Bélè succeda à son père Bélè-Doo et devint 1er souverain des Bélè-Bélè (1 804-1 846). De ce fait, Bonabéri est le prolongement du canton BelI (Bonanjo, Bonapriso, Bali...). Aujourd’hui, les deux familles régnantes à Bonabéri sont Bonakum et Bonamujongè dont est issu Paul Milord Mbappé Bwanga, le dernier chef supérieur de Bélè-Bélè en fonction depuis 2002.
L’histoire des Bélè-Bélè, ainsi que de Douala, reste profondément marquée par la colonisation allemand (1883-1919). Cette période Commandant Dibiè l’appelle l’occupation ». Bien qu’il soi né en 1945, c’est-à-dire à la fi de la seconde guerre mondiale l’ancien pilote se souvient de la domination allemande « face à la résistance des Bélè-Bélè à l’occupation étrangère, les allemands bombardèrent la chefferie de Kuma Mbappé. Ainsi décapité, les Bélè-Bélè se soumirent à l’occupant. Toute infraction contre l’autorité allemande par le indigènes étaient sanctionné par le Finfundzwanzig, c’est-à-dire 25 coups de fouet sur la place publique ». A l’époque, le « grand baobab » dont les restes aujourd’hui ne sont constitués que d’un tronc. « Le grand baobab » était la place de fête de Bonabéri. Toutes les réunions s’y tenaient. Près d’un siècle après, les stigmates de la colonisation allemande sont encore bien visibles à Bonabéri. En visitant les différents villages du canton Bélè-Bélè, on voit encore de nombreuses habitations avec des toits rouillés en forme de trapèze. Parmi les bâtiments historiques du coin,
On cite l’Union des églises baptistes du Cameroun construite sur les berges du wouri depuis 1935 (et son école qui a formé la majorité des premiers cadres du canton Bélè-Bélè), les mausolées des chefs Kum’a Mbappé et Bwanga Kum (situés près du « grand baobab »), les mausolées Mbappé Bwanga et Nen Kum Enis (situés près de « petit baoba »). Deux monuments de référence qui ont annuellement visités par les chefs traditionnels à chaque cérémonie du ngondo. Bonabéri, c’est aussi un village truffé de mythes des mystères et d’anecdotes. La chronique rapporte que sa majesté Nen Kum Enis, père de l’actuel roi, est décédé de manière mystique. Il serait entré dans “le ventre” (une grotte) du grand baobab, le « bogongi », qui est le totem des Bélè-Bélè avec un plus grand nombre d’initiés (environ 40 personnes). Un fait qui aurait courroucé les ancêtres qui auraient « jeté» des gouttes de sang sur le monarque qui mourra une semaine plus tard. Commandant Doualla-Dibiè lui- même garde un souvenir du mysticisme du peuple des berges du wouri. « Un jour, j’avais 9 ans et je me lavais dans le Dibolo la bessesse (la rivière bessesse), un cours d’eau qui se jette dans le wouri. J’ai senti une main me tenir pour tirer mon pied vers e fond de l’eau. J’ai crié et mon grand-père est venu à mon secours. Il m’a tenu par la nain, a grondé et menacé toutes les personnes tout autour et m’a poussé dans l’eau en disant qu’on touche à un cheveu de mon petit-fils et on verra de quel bois je me chauffe. J’avais peur, mais je suis rentré dans l’eau je n’ai plus jamais eu un incident dans l’eau » raconte le prince Bélè-Bélè. Le md baobab et ses géantes branches, lieu mythique et mystique, lui-même fut détruit un jour de décembre 1993 après un violent orage ponctué de grondement de tonnerre. Un désastre que les habitants de Bonabéri expliquent par la colère des ancêtres.
Aujourd’hui, les anecdotes sur le mysticisme ne courent plus les rues à Bonabéri métamorphosée en véritable poumon économique de Douala et one industrielle du Littoral. Les plus rosses entreprises industrielles de Douala sont basées à I3onabéri. Un développement qui se fait sous l’œil de commandant Doualla Dibiè, qui bien e retraité depuis sept ans, ne vit pas acore des fruits de sa pension: «je us fatigué de suivre mon dossier au ministère des Finances. Mon dossier est complet, mais il n’a jamais abouti. Aujourd’hui, je suis fatigué d’attendre, dehors au Minefi, sous le soleil. Il y a des messages de lutte contre la corruption affichés partout sur leurs bâtiments alors qu’ils ont transformé la corruption en mode de gestion là-bas » lâche, dépité, l’ancien pilote qui vit du soutien de ses enfants. Pour meubler son temps, commandant Dibiè-Doualla s’occupe à enseigner l’allemand et l’anglais à ses petits-fils et à rédiger deux livres sur l’aviation civile.

Prisonniers des travaux
Faut-il en rire ou en pleurer ?
Les populations de Bonabéri sont dans ce dilemme depuis que les travaux de réhabilitation de l’Ancienne et de la nouvelle route ont commencé. Satisfaits de la perspective de voir des routes dignes de ce nom traverser dans un avenir proche leur cité, ils sont en même temps mécontents des désagréments que causent les travaux. Les embouteillages qui avaient été oubliées depuis l’ouverture du pont sur le Wouri et l’élargissement partiel de la nouvelle route ont repris de plus belle.
L’ancienne route est barrée par des endroits, obligeant tous les véhicules à emprunter la nouvelle. Celle-ci est aussi très peu praticable à partir du lieu –dit cimetière, jusqu’au niveau des rails. La chaussée a été raclée, mais le remblai n’a pas encore été fait, encore moins la pose du bitume. La pluie est donc venue transformer cette chaussée en un mélange de nids de poule et de dos d’âne, obligeant les véhicules à faire du sur place sur près de deux kilomètres. Les habitués de cette route évaluent à 4h le mis actuellement pour aller au rond point Déido au Château d’eau aux heures de pointe, une distance de moins de 10km en pleine ville.
Manque à gagner
En conséquence, les taxis rechignent à faire la ligne, et ceux qui acceptent l’aventure montent les enchères. Les usagers doivent débourser ainsi 100f cfa de plus. Les motos taxis se frottent aussi les mains dans cette situation, eux qui n’hésitent pas à demander 500f cfa pour conduire un usager de l’autre côté du pont. Et ce ne sont pas les usagers de la route qui trinquent. Les commerçants payent aussi le prix fort dans cette situation. A l’ancienne route, les commerces qui se trouvent le long du tronçon barré passent la journée à se tourner les pouces. « on a l’impression de vivre la période des villes mortes, c’est tout ce que je peux vous dire » dit un mécanicien installé à cet endroit. Il doit d’ailleurs être le plus touché, car aucun véhicule ne peut arriver dans son garage, et il ne sait surtout pas jusqu’à quand va durer cette disette.
Les boutiquiers non plus n’ont pas la possibilité de se ravitailler en produits, et voient leurs échoppent se vider progressivement. Les vendeurs de gaz par exemple sont obligés de faire recours aux pousse-pousse pour acheminer les bonbonnes dans leurs boutiques, ce qui entraîne des rais supplémentaires qu’ils sont malheureusement obligés de supporter dans leurs marges bénéficiaires. Nous ne pouvons pas augmenter 100 fcfa sur le prix d’une bouteille, sinon on va crier à l’arnaque et les contrôleurs de prix vont tomber derrière nous. Nous sommes obligés de passer ces frais supplémentaires par perte et profit, se plaint un vendeur.
Les industriels ne sont pas en reste. Les camions qui sortent des usines mettent des heures pour rallier le centre ville, ou pour s’engager sur la route de Yaoundé, ce qui rallonge le temps de livraison et entraîne les frais supplémentaires de locations des camions, des jours de missions etc. dans tous cas, les populations pensent que les entreprises (Satom et Razel) qui font les routes auraient pu s’organiser pour minimiser ces désagréments.
BONAMANGOLO 
Rebecca NDEDI, Contrôleur Financier du MINDUH
BONANYAMSI
Peuplement
Le village est habité par les Bodiman.
Ressources humaines
Professeur MOUKOKO MBONJO ; ancien ministre, PCA de CIMENCAM
Monsieur NGALLE ; ancien conseiller technique au MINDUH, chef du canton …..




BONJO











La Vallée du Wouri est une région qui se situe dans le bassin du fleuve Wouri/Nkam, en amont de Douala, capitale éconorrrique et principale métropole du Cameroun et en aval de la ville de Yabassi, chef lieu du département du Nkam. Au cœur de cette belle Vallée
Se trouve île Wouri. Sur cette île, à une vingtaine de kîlomëtres de Douala., l'on découvre le gîte de Bonjo Wouri.

La Vallée est un vaste espace naturel où l'eau et la flore se rencontrent dans une harmonie, une alliance, et un équilibre singuliers.
C'est un véritable musée naturel aux trésors riches et variés. Les eaux sont propices à la baignade et au ramassage des coquillages, surtout en saison sèche.
En remontant le fleuve, le visiteur sera impressionné par les activités d'intrépides chercheurs de sable. Ils pourront admirer les villages pittoresques des pêcheurs Nigérians établis sur les rives. Ils apprécieront la richesse de la faune au cours de randonnées permettant de suivre de prés le gazouillement des oiseaux, les acrobaties de colonies de singes sur les arbres aux frondaisons luxuriantes. De grands baobabs et de fromagers aux mensurations impressionnantes vous offriront leur ombre pour un pique-nique.. De même profiterez-vous de la générosité des terres les plus fertiles et les plus généreuses du littoral camerounais dans des plantations artisanales où poussent, avec une facilité prodigieuse, des cultures vivrières et maraîchères, des arbres fruitiers, des cacaoyères etc.
L’exploration de la Vallée du Wouri mène à la rencontre de paysages de rêve qui ont une vertu apaisante et d'oxygénation sur l'esprit humain.

Y aller
Transport public
A partir de Yaoundé : prendre le bus Yaoundé-Douala et de Douala au rond point Ndokoti, prendre un véhicule pour Tondé .Embarquement dans des pirogues à moteur à Tondé.
Durée du voyage : maximum 45 minutes à partir de Tondè.
A partir de Douala, embarquement dans les pirogues à moteurs sur les berges de Bonamouang Akwa-nord par Bonamouang.
Durée du voyage : 25mn à une heure et demie.

Voiture personnelle :
A partir de Yaoundé
Yaoundé-Edéa par l’axe lourd. Edéa-Bonépoupa ;
Bonépoupa-Tondè carrefour ;
Tondè carrefour-Tondè village.
Etant donné que la route Bonépoupa-Tondè carrefour est en mauvais état, il est conseillé de passer par Douala.
A partir de Douala
Voie de contournement après Yassa par Mbanga-Ndokotti-vers Tondè par PK 14
Comment y accéder ?
Commodités
Opérateurs de téléphonie mobile : MTN et ORANGE
Absence d’électricité
Peuplement : l’île est habitée par les EWODI





















Ressources humaines :
Professeur MOUELLE KOMBI Narcisse ; Directeur de l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC)
Monsieur MAPOKO MBONGUE Henri ; Directeur de l’architecture et de l’habitat (MINDUH)

BONJOCK
BOT-MAKAK
Y aller
Gare routière : Au départ de Mvan (Yaoundé), descente à Boumnyebel. De Mokolo (Yaoundé), le véhicule arrive au centre-ville
Coût du transport : 1000 F jusqu’à Boumnyebel et 600 francs de Boumnyebel à Bot-Makak
Route bitumée : Jusqu’à Ngog-Mapubi, non bitumée sur 10km
Hébergement : Auberges
Coût de la nuitée : 2000

Repères
Arrondissement en 1958
Commune créée le 26 décembre 1962
Superficie : 2500km2
Population : 30000 habitants
Située à quelques encablures de Boumnyebel, l’arrondissement de Bot-Makak souffre de ses routes, du manque d’eau et d’électricité. Il attend toujours les infrastructures de base. A partir de Bot-Makak, on peut accéder aux provinces du Littoral et de l’Ouest. Ses sites touristiques sont attrayants, et ses performances agricoles satisfaisantes.
Un potentiel à exploiter pour des lendemains qui chantent.
La route est bitumée de Yaoundé à Ngog-Mapubi. Il faut ensuite parcourir une dizaine de kilomètres de route en terre pour découvrir Bot-Makak. A l’entrée du chef-lieu de l’unité administrative une plaque indiquant diverses destinations. On peut lire Bafia : 110 km. En en quelques minutes, l’on a déjà parcouru le centre urbain, du marché au quartier administratif. Très peu d’investissements à contempler, en dehors des atouts naturels (forêts, collines rocailleuses, fraîcheur…)
Située dans le département du Nyong-et-Kelle, Bot-Makak compte parmi les arrondissements les plus vastes de la province du centre : 2500km2 de superficie. D’où la création du district de Nguibassal. C’est une zone essentiellement agricole avec des cultures vivrières insuffisamment écoulées à cause de l’enclavement (manioc, plantain, arachide, igname, macabo, maïs, agrumes), et deux de rente (le cacao et le palmier à huile). La pêche, le petit élevage et la chasse ajoutent des grains de sel au repas quotidien des habitants. La forêt, la faune riche et de nombreux produits forestiers non ligneux restent des richesses peu exploitées. Touristiquement, la localité est viable, d’où la création d’un office du tourisme communal. On peut y découvrir quelques lieux d’histoire : les refuges des nationalistes lors de la guerre d’indépendance, les rochers, le pont sur la Sanaga à Mbébè et sa carrière de sable, le palais du chef supérieur, l’artisanat et les activités culturelles.
La bonne promotion de ce secteur passe par la construction des structures d’hébergement qui manquent ici.
Selon son Maire Aron Elie Gwet Hiob ; il s’agit de créer un cadre et des conditions propices au développement.
Un protocole existe avec le PNDP (Programme National de Développement Participatif) qui a déjà financé 13 points d’eau.
L’exécutif communal a mis sur pied un plan de développement quinquennal (2003-2007), à travers un processus de consultation des populations, permettant de préciser les axes prioritaires d’intervention pour un développement économique et social durable. Par ailleurs, un protocole de jumelage a été signé avec la ville d’Esparregue située à 35 km de Barcelone. Un centre multimédia fruit de la coopération, a été réalisé à concurrence de 25 millions pour soutenir la jeunesse, qui bénéficie également d’un championnat de vacances. Ce centre appelé Kunde Mahol", face au développement", en bassa, est le deuxième après celui d’Ebolowa. Il offre une ouverture au monde par Internet.
Un château d’eau sort aussi de terre.
Depuis le 19 août 2006, les élites ont décidé de se mettre ensemble et de regarder dans la même direction.
L’association pour le développement de Bot-Makak (ADB).
L’arrondissement de Bot-Makak est assez vaste. Je suis son vingtième Sous-préfet. Il est paisible malgré quelques coups de vol. A partir de Bot-Makak on atteint la province de l’Ouest en passant par le département du Mbam et Inoubou. Il est par ailleurs entouré aux trois quarts par la Sanaga. La population est paysanne. C’est le vivier du département du Nyong et Kelle, avec ses cultures vivrières et le cacao qui s’est développé grâce à la SODECAO. Le palmier à huile gagne du terrain. Il n’y a pas d’industrie.
Nous avons des villages situés à plus de 60 km de la ville. Les pistes qu’entretenait la SODECAO, aujourd’hui abandonnées en saison de pluies, certaines localités sont inaccessibles.
La représentation de Bot-Makak dans la haute sphère administrative est très faible. On n’a pas de routes n d’écoles. Notre développement contraste avec notre dynamisme.
On peut relever les disputes internes à l’UPC qui a trois tendances. Kodock, Hogbe Nlend et la tendance des 48. Cette dernière qui se réclame des statuts de 1948 vit au passé et viole les lois avec la tenue des réunions non déclarées. Sinon, la mairie qui est à 100% UPC.
Le département du Nyong et Kelle comporte six arrondissements et trois districts. Mais il n’abrite que deux chefferies de 1er degré. Celle d’Eséka et celle de Bot-Makak.
La principale marque de cette dernière est le palais construit en 1926 par le premier chef supérieur Mayi ma Mben, qui régna de 1913 à 1935. Ce monument qui perpétue le souvenir d’un personnage et d’une institution, sombre aujourd’hui dans la broussaille. De par sa beauté et son ancienneté.
Rassemblement et cohésion de toutes les forces vives de la chefferie de 1er degré de Bot-Makak c’est la devise de celui qui préside aujourd’hui aux destinées de la contrée.
Mbem Louis né le 29 décembre 1963, marié et père de quatre enfants, est ingénieur agronome et a occupé des postes de responsabilité au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural. Il est le 4e chef de 1er degré de Bot-Makak. Il trône sur une chefferie de 1260km2 avec 32000 âmes. En comptant le district de Nguibassa, bien sûr.
Il a été précédé par Mayi ma Mben (1912-1935à, Mbem Mayi Michel (1935-1958), assassiné pendant le maquis pour sa loyauté envers les colons, et enfin Mbem Louis. Ce dernier, père de l’autre, a régné pendant 47 ans avant de décéd Quels sont les principaux atouts de l’arrondissement ?
L’arrondissement de Bum était jusqu’à très récemment, parmi les cinq premières chefferies de premier degré de la région du nord-ouest. Ici, les gens aiment vivre dans la paix et la tranquillité. Bum dispose d’un site naturel d’une grande importance : la réserve animale de Kimbi. Il est toutefois regrettable que les conflits politiques d’hier entre certaines élites aient fait perdre à Bum son rang de chefferie de premier degré, à de Kom, Nso, Bali et Bafut. Nous espérons que la situation retournera à la normale dans le futur.
De sources concordantes, il s’apprend que cette zone abritant environ 60 000 âmes, occupe la moins enviable deuxième place en matière de pauvreté dans toute la province, juste derrière Furu Awa. On ne peut pourtant pas dire que tout fut compromis dès le départ. En remontant dans le passé, la localité eut ses moments de gloire, notamment sous la colonisation. Bum était alors reconnue comme l’une des cinq chefferies de la province du nord-ouest, aux côtés des chefferies de Kom, Nso, Bali et Bafut, avant d’être rétrogradée au second rang.
D’aucuns n’hésitaient pas à pointer un doigt accusateur sur les querelles politiques engendrées à la veille de l’indépendance. L’autorité traditionnelle qui aurait eu le malheur de prendre partie, a dû faire les frais de la lourde rivalité qui régnait alors entre les deux baobabs politiques de l’Outre Moungo. Selon certaines sources, les représailles furent à la hauteur de l’affront ressenti comme tel par un dignitaire local. Depuis lors, le développement de la contrée se conjugue au passé. Et comme un malheur ne vient jamais eul, la localité et ses environs ont particulièrement souffert lors de la catastrophe du Lac Nyos survenue en 1986 et qui fit de nombreuses victimes dans les villages de Subum, Buabua et Kibi tous situé dans l’arrondissement.
Malgré l’érection de la localité en chef lieu d’arrondissement, on cherche en vain quelque signe d’arrimage à la modernité. Dans cette localité « totalement négligée », aux dires même de l’association pour le développement de Bum (BDU) essaie de souffre particulièrement du manque d’infrastructures administratives de base. Résultat : certains services officiels sont en location y compris la municipalité qui squatte pour l’instant les locaux d’une association locale.
Néanmoins, Bum et ses populations conservent des atouts indéniables. La zone est réputée pour l’élevage du gros bétail et la variété de sa production agricole. Des produits comme le café, le maïs ou le haricot ont procuré jusqu’ici des ressources permettant d’atténuer l’impact de la pauvreté. Des efforts gigantesques restent toutefois à faire pour trouver des solutions à l’enclavement, à l’absence d’eau potable, à l’’insuffisance d’électricité et autres commodités qui agrémentent toute vie décente. er le 8 mars 2005.
Mbem Louis le fils a été installé le 22 avril 2006.
Bot-Makak est morose et terne de jour comme de nuit. Pas d’ambiance. L’enclavement et le manque de moyens de locomotion limitent les déplacements des populations. Il n’ ya quelques mouvements de personnes que les jours du marché périodique, le premier le troisième vendredi du mois.
BUEA
A 30 km au nord de Limbé, dans les brumes qui enserrent les flancs du mont Cameroun, siège Buéa (prononcer Boya). Capitale du protectorat allemand de 1901 à 1909 avant de devenir, entre 1961 et 1972, celle du Cameroun occidental, Buéa est à présent la capitale de la province. Nostalgique pour les plus optimistes, sombre pour les autres, l’atmosphère qui y règne est alourdie par le climat humide et le brouillard qui l’habite, surtout en saison des pluies.
Entourée de plantations de thé et de palmiers, propriété de la CDC. la ville abrite l’un des mouvements sociaux les plus déterminés. Le Bakweri Land Claim Committee (BLCC), comité qui lutte depuis plusieurs années contre la privatisation par le gouvernement de la CDC à Bota, à quelques dizaines de kilomètres de là.
Ce comité, très attaché à ses terres, chèrement conquises dans le passé, illustre les résistances locales à la politique du « tout privatisation » prônée par le FMI et appliquée par le gouvernement camerounais, d’autant que l’opacité dans laquelle se déroulent les opérations de cession nourrissent les rancœurs (la rumeur rapporte, entre autres, que des intérêts sud-africains se seraient emparés de la filière thé) à un moment où le Cameroun anglophone est de lus en plus secoué par des mouvement sécessionnistes.

Transports
Les taxis-brousse en provenance de Douala font le trajet (la route est en très bon état) pour 1 500 F en une bonne heure, bien moins si l’on arrive de Limbé. Ur place les taxis ne sont guère nombreux et sont pour la plupart collectif, le ramassage coûtant toujours 200F.
A l’entrée de la ville, la gare routière est noyée dans un flot de cybercafés, un aspect moderne qui détonne dans une ville qui paraît quelque peu à l’abandon.

LE MONT CAMEROLIN
Englué une grande partie de l’année dans la brume et le brouillard, le mont Cameroun s’apparente à un géant invisible, dont la présence pèse sans que jamais (ou presque) on le voie. Montagne fantomatique, 2e sommet d’Afrique du haut de ses 4 100 m, le mont Cameroun ou mont Fako (Char des dieux) est surtout un volcan à la fureur rare mais dévastatrice. La dernière éruption remonte à 2000. Une coulée de lave de 300 m de long a tout dévasté sur son passage, ravageant les palmeraies et plantations alentour, pour s’arrêter à quelques dizaines de mètres du Seme New Beach Hotel de Limbé. Saignée noire et fumante après chaque pluie, elle affiche en moyenne une hauteur de 10 m.
Les chutes d’Ekombe
A ne pas confondre avec la chute d’Ekm Nkam, située dans la région de Melong ; Bangwa et Bafang. Les chutes d’Ekombe se trouvent à une petite heure de route Buéa, près du village d’Ekondo Titi. Cette coulée d’eau en forme de demi-cercle, au milieu de la forêt vierge, s’étend sur près de 100m et tombe d’une hauteur de 30m, offrant un très beau spectacle au promeneur qui s’aventure jusque-là.

BUM
Bum : A la recherche d’un partenaire de développement viable
Bum est le nom collectif de la zone qui couvre l’arrondissement de Bum, avec Fonfuka comme le chef-lieu. Les sources administratives indiquent que les élites de la région ne s’intéressent pas aux problèmes de développement. Néanmoins, l’association pour le développement de Bum est un modèle d’efforts de développement. La crise de la chefferie peut aussi être tenue pour responsable du ralentissement du développement. L’installation de leur nouveau maire a récemment amené les fils et filles de Bum à s’associer pour avancer, dans l’espoir qu’en choisissant de voer le RDPC, parti au pouvoir, une meilleure attention pourrait être prêtée à Bum.

Accessibilité
Départ : Du chef-lieu de l’arrondissement de Fundong en passant par Buabua, Kimbi jusqu’à Fonfuka sur le « Bendskin » ou à pieds durant des jours ‘environn 110 km).
Par voiture à quatre roues de Fundong en passant par les départements de la Mezam, Ngoketunja, Bui et Donga Mantung (environ 300km).
Frais de transport : 10 000 frs par Bendskin en partant de Fundong et 8500 frs en passant par la Mezam, Ngoketunja, Bui et Donga Mantung.

Dossier de faits
Infrastructure routière : Aucune voie d’accès en partant du chef-lieu du département de Fundong.
Hébergement : Maisons d’habitation individuelles
Populations : Plus de 60000 habitants répartis sur les chefferies de Bum, Sawi, Nungong, Faat, Jul, etc.
Caractéristiques : Un peuple travailleur victime de l’acuité de l’enclavement.


De quelque coin qu’on se trouve, il est quasi impossible de louper le «Char des dieux» qui couvre la ville de son ombre majestueuse. Le mont Cameroun, qui culmine à 4100m d’altitude, est non seulement le principal repère à Buea, mais aussi le point le plus élevé du Cameroun. Sur son sommet, et même parfois partant de sa base, plane un épais brouillard. «Le mont Cameroun est devenu le principal attrait touristique de la ville. Nous sommes connus à travers le monde entier grâce à cette montagne, et nous faisons un faux intéressant de touristes à l’année», se réjouit le Pr Victor Julius Ngoh, vice-recteur chargé de la recherche et de la coopération avec le monde des entreprises à l’université de Buea.
Selon des témoignages concordants, l’université a joué et continue de jouer un rôle impressionnant dans le développement de la ville. «Avant, Buea n’était qu’un grand village que même l’Ecole supérieure de formation des interprètes (Asti) n’a pas réussi à faire décoller. Il a fallu l’arrivée de l’université pour voir le déclic. Plusieurs activités économiques se sont greffées autour d’elle», explique Victor Julius Ngoh, en service dans cette institution depuis sa création en 1993. Plusieurs autres établissements scolaires et universitaires privés ont poussé à l’ombre de l’université de Buea, avec autour une intense activité commerciale (photocopie, photographie, restaurant, cybercafé, secrétariat bureautique, prêt-à-porter, call-box, etc.).
Dans la même période, la principale artère qui traverse la ville montagneuse a bénéficié d’une extension. «Prenant conscience que c’est la principale route de Buea, le gouvernement a grandi la voie qui était jusque-là un sentier qu’une avenue. Elle est maintenant à double sens, avec turne sur 18km allant de Mile 17 Buea Town. Grâce à l’électrification de ce tronçon, Buea ressemble aujourd’hui à une ville moderne», se félicite M. Julius Ngoh. Mais cette expansion semble concentrée à un seul lieu : le quartier Molyko, qui comprend plus des infrastructures suscitées, le fameux stade éponyme qui point de départ et d’arrivée des s de l’ascension «La course de l’espoir».
A Buea, il est fortement déconseillé de construire à plus de trois niveaux à cause de l’activité volcanique latente du « Char es dieux ». Les multiples immeubles respectant cette disposition nt de mini-cités aux étudiants et même aux enseignants.
Pour retrouver les institutions administratives, il faut grimper jusqu’à Buea Town. Là trône «la province», l’édifice qui abrite les services du gouverneur. Plus loin, on peut voir quelques serviront de souveraineté tels que la légion de gendarmerie et le commissariat de Police. Beaucoup de délégations régionales du Sud-Ouest sont basées à ….Limbe, ville balnéaire sur les berges de l’océan Atlantique et située à pierre d’ici.
Buea est en effet la seule capitale régionale camerounaise dont la délégation du gouvernement est basée dans un chef-lieu de département ; même la préfecture se trouve à Limbe, où réside également le premier adjoint préfectoral. Ce qui fait dire à plusieurs personnes de Buea que Limbe est « la ville de fonctionnaire ». Et des affaires. Du coup, la marie de Buea ne bénéficie que de maigres recettes. Un argument souvent brandi par l’exécution communal pour justifier la faiblesse des investissements municipaux dans la ville. Cette situation, qui fait de Buea une « capitale démembrée », est souvent source de frustrations que beaucoup préfèrent vivre dans le silence. Buea a pourtant été triplement capitale du Cameroun.
Lorsque, le 12 juillet 1884, le Traité germano-duala est signé, c’est Buea qui est choisi comme capitale administrative du Kameron allemand. Mais la ville, construite sur les flancs du Mont Cameroun, est en permanence plongée dans les brumes mystérieuses du colosse… Le climat, frais et humide, est jugé propice par les colons. Aujourd’hui encore, Buea continue de porter les stigmates de son passé colonial. Sur les flancs du majestueux Mont Cameroun, quelques tombes toujours fleuries et des bâtisses à l’architecture massive rappellent encore la présence de l’occupant.
Après leur échec à la première Guerre mondiale (1914-1918), les Allemands laissent la place aux Français et aux Anglais, qui se partagent le pays. Limbe, la ville balnéaire avec son sable noir, prend alors des allures « Very british ». Les Anglais la baptisent Victoria.
En 1961, lorsqu’intervient la réunification, le Cameroun a ses parties orientale et occidentales. Buea sera la capitale du Cameroun anglophone jusqu’en 1972, année de l’unification, avant de devenir le chef-lieu de la province, puis de la région du Sud-Ouest alors que Limbe demeure le chef-lieu du département du Fako qui comprend Buéa. C ‘est le seul cas de figure au Cameroun.
Si Buea est complètement ouvert à la modernité, elle a aussi gardé les pieds dans la tradition. On y compte plusieurs « Chief », gardiens de cet ancrage au terroir. C’est le cas de « Chief » Molinge à Muea, ou encore le « Chief » Monono à Soppo. Mais de tous ces « Chief », c’est le « Paramount Chief » Endeley, le porte-parole des chefs, qui est le plus vénéré.
Au-delà de cet attachement à l’autorité traditionnelle, le Pr Victor Julius Ngoh déplore la dégénérescence des chefferies de plus en plus minées par des querelles intestines et des luttes de succession. C’est ce qui explique que le successeur « Chief » Bomaka, décédé il y a plus de cinq ans, ne soit pas encore désigné. Et c’est malheureusement des situations de plus en plus récurrentes. Mais ce que M. Julius Ngoh déplore le plus, c’est l’invasion du tourisme sexuel. Jadis ancré à Limbé, ce phénomène étend progressivement ses tentacules jusqu’au pied du Mont Cameroun. Sans doute que Dorothy Njeuma, P.M. Naklé, Njoh Litumbe et autre Dr I. M. L. Endely, qui ont occupé ou occupent d’influents postes de responsabilité au sein de l’administration camerounaise, auront à cœur de conjurer au plus vite ce fléau.
BUM
Ressources humaines
Gambo Mison Mohamadou, Sous Directeur MINDUH ;
Wanlo John, Maire de Bum ;
Mme Benigo Mathilda, Enseignante IRIC.
CAMPO
Campo est une petite localité située à 77 km de Kribi, à 700m de Rio Campo( ville guinéenne), à 16 km du parc national de Campo Ma’an et à 12 km de l’ile de Dipikar.
Yaller
De Yaoundé : départ à Mvan pour kribi (3000F)
De Douala : départ au careffour « deux églises » pour kribi (2000F)
A partir de Kribi (route en terre de 75km)
Départ en face la gare routière (2500F)

Dormir et manger
La ville de Campo commence à se doter d’infrastructures d’hébergement. Les structures existantes sont des auberges de taille moyennes (2500 à 4000F la nuitée). La restauration présente des limites. Pour éviter d’être soumis à un jeûne forcé, la sagesse commande de prévoir un viatique.

Repères
1921 : Campo devient poste administratif
1927 : Son territoire est amputé de Ma’an, sous l’administration française
1959 : Erection en arrondissement
Superficie : 3500km2
Principaux clans : Iyassa, Mvae, Mabea, Magyeli (pygmée)

Le chiffre
L’arrondissement de Campo, qui partage une frontière fluviale de 60 kilomètres avec la Guinée-équatoriale, compte 19 chefferies de 3e degré. Elles sont coiffées par deux chefferies de 2e degré (les groupements Mvae et Iyassa).
Vieille unité administrative dont le retard de croissance contraste avec son passé glorieux, Campo fut un comptoir commercial et un point de contact pour l’administration coloniale. Depuis sa création en 1959, l’arrondissement peine à décoller et amène ses visiteurs à ne retenir de son présent que des images d’hier. Des vestiges rappelant son statut de poste administratif acquis en 1927. Mais depuis peu la situation change : à son rythme, la ville intègre l’habitat moderne, qui préfigure le plan directeur d’urbanisme en cours d’étude. Les perspectives d’avenir s’avèrent plus grande dans le domaine économique. Le développement de l’écotourisme autour du parc national de Campo-Ma’an, l’accroissement des échanges commerciaux avec la Guinée-équatoriale voisine et la construction annoncée du barrage hydroélectrique de Memve’ele constituent autant de facteurs qui font rêver les populations.
Une autre destination de valeur existe : le rocher du loup, à 32 kilomètres de Kribi. Ce rocher d’Elombo présente un côté effondré. A Ebodjé (trois kilomètres plus loin), se dresse un deuxième rocher. Sa présence semble expliquer l’ébrèchement du premier : les deux rochers bagarraient, pour une femme « renseigne un initié. La visite en profondeur des lieux nécessite une autorisation préalable des notabilités. Normal : là-bas, il est possible d’entendre chanter des cops invisibles…
Campo à bout de souffle
Depuis la fermeture de la frontière de la Guinée Equatoriale, la localité jadis bouillonnante d’activités tourne au ralenti.
Vous êtes sûrs que c’est Campo Beach ? our celui qui n’est jamais venu à Campo Beach, mais en a beaucoup entendu parler comme une ville très animée, le choc est grand. Avec ses boutiques fermées, ses rues vides, la localité a plus des allures de ville fantôme. « que recherchez-vous, il n’ y a plus rien ici », demande un jeune venu avant de marquer son étonnement quand nous lui apprenons que nous sommes venus en reportage. « « c’est une blague ou vous n’avez rien à faire à Yaoundé ? il n’ y a rien ici depuis que la frontière est fermée, il fallait venir avant, vous auriez vu pleins de trucs » Ici, touts les activités sont à présent au ralenti ou mortes.
Josy Ekube, alias « Poisson d’eau », gagnait son pain en faisant traverser hommes et biens de l’autre côté. Depuis le début de janvier, moment de la fermeture de la frontière entre le Cameroun et la Guinée Equatorial, il est orphelin de son milieu naturel et noie son oisiveté dans un verre de vin de palme. « Voilà un bateau de l’autre côté. La traversée pour la Guinée Equatorial, c’était 500 f par tête. Quand les choses allaient bien, avant midi en général, j’avais 10000 f, et je passais la pirogue à une autre personne pour se débrouiller aussi », explique-t-il. George B., conducteur de moto taxi avoue ne pas être complètement au point mort : »en mi-journée, on avait les 3000 f de recettes journalière du patron. A présent, c’et un miracle de aire 2000 f. pour cette journée, il est 15 heures et je n’ai même pas encore 1500f. » Conséquence selon le jeune homme, beaucoup de propriétaires ont préféré garder leurs motos chez eux, au lieu de gaspiller du carburant. De même, beaucoup de jeunes ont préféré aller continuer l’activité à Kribi.
Christian Bessebou, notable du village confie son mal de voir la localité mourir à petit feu. « avant, on ne dormait pas ici, le coin était très animé. C’est triste de voir ce contraste. Nous sommes pris entre le marteau et l’enclume. D’un côté la frontière qui est fermée, et de l’autre, la route est en mauvais état. Pour joindre les deux bouts, une grande partie de la population s’est reconvertie dans les travaux champêtres. « Si vous regardez tout le long du chemin, vous verrez des champs, ce qu’il n’y avait pas avant. Si on ouvre pas vite la frontière, vous allez voir des choses », confie un brin hilare Bisso, chauffeur d’une ONG locale habitué de la région. C’est d’ailleurs le plus grand souhait des populations, afin que Campo retrouve son visage d’antan.

Comment se passe la vie à Campo Beach depuis la fermeture de la frontière avec la Guinée Equatoriale ?
Je vous assure que depuis ce moment, la vie est difficile ici. Toutes les activités sont arrêtées depuis quatre mois. Je ne sais même pas si je dois parler de ralenti. Nous n’avons plus de moyens pour tenir. Je ne vais pas dire que nous mourrons de fin, mais par exemple quand les frontières étaient ouvertes¸ nous pêchions du côté de la Guinée Equatoriale, car il y a beaucoup de poisson. Maintenant nous ne pouvons plus approcher de leurs côtés. Les activités primaires et commerciales comme la manutention sont complètement bloquées. Vous pouvez voir que les magasins et les boutiques sont fermés. Campo Beach regroupait beaucoup de populations qui venaient d’ailleurs, et qui arrivaient à trouver un travail ici. Il n’y a plus personne, ils sont tous partis. Certains se sont remis aux travaux champêtres principalement. Du côté de la pêche, c’est timide car il n’y a pas beaucoup de poisson de notre côté.

Vous avez complètement coupé les ponts avec les populations de la Guinée Equatoriale.
Nous continuons à communiquer, surtout par téléphone. On se pose mutuellement des questions pour savoir quand la frontière sera ouverte. En cas de maladie, ou de deuil d’une personne dont la famille se trouve de l’autre côté, nous demandons une autorisation aux autorités administratives locales, le sous-préfet en l’occurrence ici pour qu’ils permettent la traversée. Ceux de Rio Campo de l’autre côté de la frontière font de même. Dans ce cas, une pirogue amène le malade ou le corps. Nous sommes comme une seule personne, on ne peut pas s’ignorer. Certains ont de la famille de l’autre côté, et vice versa. Par exemple, le chef d’Edjabe le premier village de l’autre côté de la frontière est notre cousin direct. Il a fait ses études primaires ici avant d’aller continuer en Guinée Equatoriale. Donc les liens restent.

Quels échos avez-vous de l’autre côté de la frontière ?
La situation est aussi mauvaise de l’autre côté qu’ici, sinon pire. Nous leurs fournissons de la nourriture comme le couscous, le bâton de manioc etc. tout est bloqué et ils ne reçoivent plus rien également. Nous avons appris qu’une tomate se vend à présent à environ 500f, alors qu’avant la tomate coûtait autour de 200f. Eux aussi pleurent. Vivement que la frontière soit vite rouverte, pour le bien des populations des deux côtés.
Contrairement aux eaux de la mer de la région de Kribi, celles de Campo sont assez sombres, en raison du mélange avec les eaux du fleuve Ntem, dont l’embouchure se situe à l’extrémité sud de la ville. A voir dans les environs : la réserve éponyme. La faune et la flore de Campo, de même que celles des îles de Dipikar et de Madiogo, sont malheureusement menaces en raison de l’exploitation forestière intensive depuis de nombreuses années. La réserve de Campo Ma’an est donc le moyen de préserver, autant que faire se peut, la richesse naturelle de la région. Le parc national de Campo Ma’an. Localisée dans la province du sud, à proximité de la ville de Campo, la réserve de Campo Ma’an, d’une superficie de 260 000ha environ, a été érigée en parc national en 2000. L’un des objectifs visés est la protection de la diversité biologique de la forêt littoral contre les dégâts de la déforestation et ceux que pourrait engendrer la construction du pipe-line Tchad-Cameroun.


DARGALA.

L e district de dargala créé depuis plus d’une quinzaine d’années éprouve de difficultés à prendre le train du développement. Deux obstacles essentiels semblent lui empêcher d’effectuer le saut nécessaire vers son épanouissement : l’enclavement et le manque d’esprit d’initiative des populations. Pourtant, cette unité administrative regorge de potentialité qui, exploitées à bon escient, peuvent déclencher le bien - être de se populations.

Yaller
A partir de Maroua : Lieu dit ancienne gare routière de Dougoi
Distance : 35 km

Coût du transport
1000f en voyage par voiture
1500 à 200F voyage par moto

Repères
Le distrit de Dargala se trouve dans l’arrondissement de Maroua
Création du district de dargala par décret du 1er septembre 1992
Début du fonctionnement des services : janvier 1994.
Superficie : 442 km2
Population : environ 36500 habitants (Peul, Kéras, les Toupouris, Massas, Moundangs, Mouzouns, Bornois.)
Activité économique : Le coton est l’unique culture de rente. A côté de cala on cultive le mil, le sorgho, la maîs, le manioc et les oignons…
Elevages des bovins, des caprins et des porcins. Elevage de la volaille.

Chiffre
04 :
C’est le nombre de conditions qui composent le district de Dargala.

Dargala est fondé au 18ème siècle, vers 1758 par Haman Bossé un nomade Peul en provende de la région de Bogo.
Ce dernier voyageait en compagnie de ses autres frères. Arrivé à ce lieu où le sol est particulièrement généreux, Haman Bossé n’a plus voulu contitnuer et ce malgré les exhortations et les manipulation et les supplications de ses frères qui finiront par continuer leur marche sans lui. Il sera rejoint quelques temps plus tard par des arabes. Ces nouveaux venus vont se déployer dans la culture de mil et vont faire de récoltes très importantes. Ils nommeront alors ce lieu «  Dargala » ce qui littéralement signifie «  la maison du mil » en arabe. La longévité au trône es l’un des points caractéristiques des chefs traditionnels de Dargala.
Cette localité qui il y a huit cent ans n’était habitée que par les peuls et les arabes a connu l’arrivée d’autre tribus, notament les kéras, les Massas les Toupouri, les Mougoums.
Il n’y a qu’à faire un tour à Dargala un mardi, jour du marché hebdomadaire pour voir les richesses qui proviennent de cette unité administrative.
En réalité, Dargala dispose d’énormes atouts sui exploités rationnellement une tâche qui incombe au premier chef à l’élite, les pouvoirs publics ayant déjà mis en place des pistes de réflexion dont la moindre n’est pas la création, par décret présidentiel du premier septembre 1992 du district de Dargala dans le Diamaré.
Par le décret du 25 novembre 1993, le chef de l’Etat, Paul Biya y a crée une collectivité territoriale décentralisée, en loccurence la commune qui est puissant instrument de développement local. Aujourd’hui, la ville dispose d’un splendide hôtel de ville qui la fierté des populations. Un yoyau architectural qui, aux dires de maire Sehou Sidiki aura coûté près de 100 millions de francs. Aujourd’hui, il ne reste qu’à l’équiper pour parachever l’ouvrage.
Un collège d’enseignement scolaire à Dargala, le chef lieu du district.
L’un des soucis des populations est l’érection de cet établissement en un lycée, ce qui aurait le mérite de limiter les déperditions scolaires
Trois centres de santés sont mis en place pour subvenir aux besoins de santé primaire de population.
Dargala ne dispose pas encore d’adductions d’eau, mais les pouvoirs publics ont mis en place de nombreux forages, ce qui fait que les populations disposent du précieux liquide en toute saison. Le problème d’électrification ne se pose pas dans le chef lieu de district. L’extension du réseau s’est déjà faite dans certains villages de cette unité administrative.
Et dans cet ordre d’idées, il convient de saluer le geste de Dida Bakari, Opérateur économique Originaire de cette localité qui a gracieusement cédé sa résidence au chef de district.

LE MAYO FERNGOL-KALIAO: RIVIERE FASCINANTE
C’est donc ce cours d’eau qui fait la pluie et le beau temps des usagers de la route Maroua – Dargala pas nécessaire qu’il pleuve absolument
En général, ce sont les vieux car de transport de marque Saviem qui font la ligne de Dargala Et pour que le véhicule décille de Maroua, il faut passer de longues heures d’attente pour assurer le chargement. Pas nécessairement parce qu’il n’ya pas assez de passager, mais parce que le véhicule n’est jamais plein. Véhicule à étage pourrait-on dire, puisque certains passagers s’associent sur les bagages au dessus du véhicule, tandis que l’apprenti chauffeur s’accroche sur l’échelle à l’arrière du véhicule. Le voyageur a deux alternatives : soit accepter la surcharge ou alors emprunter une moto, avec ce que cela implique en terme de coût. Et s’il opte première hypothèse, il doit aussi être patient parce que le conducteur peut s’arrêter à tout moment pour saluer une connaissance.
Arrivé sur le MAYO FERNGOL-KALIAO, on vas vous prier de libérer le véhicule, et bonjour aux désagréments. Il faut s’attendre à retrousser son pantalon pour joindre l’autre rive, ou alors se faire porter moyennant rétribution. Pas de taux forfaire, mais cela se négocie entre 200 à 500 f suivant le poids du passager. Ces porteurs vous prennent entre 500 et 1000f s’il s’agit d’une moto et ceci se négocie selon la libre de l’engin. Les véhicules qui ont un tuyau d’échappement bas ne peuvent pas traverser quant il y a inondation .Il faut attendre de longues heures ou alors contourner par Bogo, Ce qui allonge le voyage.
Après avoir gagné cette bataille de la traversée du MAYO FERNGOL-KALIAO, l’autre difficulté reste l’état de la route. Les bourbiers jalonnent le reste du trajet. Il faut s’attendre à descendre à tout moment pousser le véhicule enlisé. Pas de vitesse .d’ailleurs, l’état de la route vous impose. Pour parcourir cette distance longue de 35 km, dans le meilleur des cas de transport met une heure et demie. En raison de sèche, le trajet est facile carrossable. Ce parcours du combattant finit quand vous atteignez yoldéo. La route est profilée, grâce aux moyens dégagés par Fonds routier. A l’entrée de Dargala, est construit un gigantesque pont qui permet d’enjamber la ville. Ici vous avez l’occasion de voir un soupçon de goudron avant et après ce marquable ouvrage d’art. Après plus d’une centaine de mètres de là, vous êtes dans les locaux abriant les services du chef de district et à quelques pas à de là, c’est la gare routière. C’est ici que l’on décharge les passagers les jours ordinaires, mais le mardi, jour du marché hebdomadaire, la gare routière se déplace à la place du marché.
C’est vrai que chez nos voisins, notamment dans les arrondissements de Bodo et de Moulvoudaye les populations sont de temps en temps secouées par les attaques des bandits de grand chemin, mais dans tout mon district, c’est la quiétude au sein des populations. Mes administrés sont pauvres. Ceci explique-il cela ? les marchés de Bogo et de Moulvoudaye sont très importants et beaucoup de commerçants s’y rendent, d’autres viennent même de Bangui en RCA et même d’autres localités pour venir travailler et la plupart des bandits sont concentrés sur las axes qui mènent à ces marchés.
Cette année les pouvoirs publics ont fait un geste hautement appréciable en rechargeant systématiquement tous les nids de poule sur l’axe Dargala – Maroua. L’épineux problème reste et demeure celui de Djoul-gouf autrement appelé Mayo Tsanga sur la national N° 12 quand il peut la traversée de ce cours d’eau est bien difficile, di les eaux ne sont pas en firie, vous pouvez traverser à pied ou alors vous faire porté et s’il arrive que l’eau inonde abondamment l’unique solution est de continuer par Bogo.Evidement ceci vas vous coûter du temps et des moyens puisqu’au lieu de parcourir 35 km pour rallier Maroua, vous serez contraint d’ajouter 25 km

Dargala est une zone essentiellement agropastorale.
On sait par exemple que le district Dargala est le grenier de mil, de sorgho et d’oignon, mais personne n’a de verger.
A Dargala certains parents refusent d’envoyer leurs enfants à l’école. D’autre parent qui les amènent généralement se posent les problèmes de paiement des frais d’examens.

Le mayo ferengol-kaliao : rivière fascinante
C’est donc ce tours d’eau qui fair la pluie et le Beau temps des usagers de la route Maroua-Dargala.
Quelles sont les sources des recettes propres de votre commune ?
Créee par décret N° 937/ 231du 25 novembre 1993, la commune de Dargala est encore jeune il n’y a aucune industrie dans cette collectivité territoriale décentralisée, ce qui revient à dire que nos sources de revenu sont limitée et tiennent sur le paiement des impôt libératoire, les droits de place sur le marché et les frais de location des boutiques construites dans le marché

Comme on peut constater, dans la ville de Dargala on circule sans peine, la commune a bouché tous les nids de poules. C’est vrai que pistes rurales qui desservent vos quatre cantons ne sont pas entretenues, mais c’est par manque de moyens.
A cette époque, Dargala dépendait de la circonscription électorale de Maroua.
Mais, la santé est un problème crucial. On n’a pas d’hôpital dans tout le district et en cas de maladie, le sujet est évacué à Maroua. L’autre problème qui nous ronge, c’est le manque de pistes à bétail ; il n’y a pas de pâturages et par conséquent, les conflits agropastoraux sont monnaie courante.
DARLE
DATCHEKA
DEIDO
DEIDO
Eyoum Ebele était, il y a bien k le roi des Deidos. Son petit i d’ailleurs Charley Deido. Il avait deux fils, bagarreurs comme savent l’être les Deido. Au cours d’une dispute, l’un d’eux trouva la mort. Le Ngondo, qui était alors l’instance traditionnelle la plus haute de l’époque, demanda au roi de lui livrer le fils meurtrier pour que lui soit administré le Dibombè, la loi du talion. Le King Deido Eyoum Ebele, surpris de cette injonction, s’exclama : «Na si ma tubea miso mabanèbunya bô !». Traduction : «je n’accepterai pas qu’on me crève les deux yeux le même jour.»
Ce refus du chef Eyoum Ebele fut considéré comme une déclaration de guerre. Le Ngondo, dans son ensemble, se sentit offusqué, et une guerre éclata entre les Bon’ébéla et les autres. Une rupture qui marqua la fin de l’allégresse au grand roi Akwa. Bon’ebela (Deido, d’appellation anglaise) est, depuis cette bataille historique, constitué de six villages: Bonantonè, Bonatenè, Bonamuti, Bonamuduru, Bonanjinjè, Bonatéki.
Bagarreur, comme ses cousins Bonatéki et ses oncles de Bonantonè, Charles Léa Eyoum l’est et aime à le rappeler. D’ailleurs, c’est la caractéristique principale des Deidos. Les Bonanjos sont connus pour leur noblesse, et les Akwas pour leur amour du commerce. Et malgré ce tempérament, Charles Léa Eyoum a gardé de bons rapports avec nombre de ses congénères: «J’ai de bonnes relations avec Milla, aucun problème avec jean Manga Onguéné, Paul Nlend, Emmanuel Mve, Jean Paul Akono. Essaka Ekwalla est le chef supérieur Deido. Il compte Charles Léa Eyoum parmi les fils du village dont il est si fier. Laurent Esso, l’actuel ministre des Relations extérieures, est lui aussi un illustre Bonantonè. Tobbo e Thomas Eyoum, ancien délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala arrive de Bonatenè, une des six familles Deido. Ben Decca est l’une des figures de proue de ce village, qui n’est village aujourd’hui que de nom. En effet, en dehors de quelques places mythiques telles que le mausolée Ekwalesak’ekwal’eassa, le grand fromager à Banajinjè Deido-plage, le grand baobab Wasabuma Bonamuti, le collège Alfred Saker, le marché du même nom et Deido-plage, sur les berges du Wouri où Saker débarqua en 1845, à Bonangando précisément ; en dehors de ces quelques lieux anciens, Deido s’est mué en un grand quartier de ville. L’époque de Douala et de ses deux principales agglomérations, Beil Town et Akwa Town, est depuis longtemps révolue.
Deido s’est installée, et s’est également imposée de manière progressive et spontanée comme troisième quartier de la ville. A ce jour, ce village est le symbole même de la joie de vivre. Ses rues sont célèbres et bruyantes: les fameuses «rues de la joie» où on trouve de j tout des filles de joie justement, du bon poisson braisé, des discothèques parmi les mieux animées de la ville, des Béninoises spécialistes de beignets et de haricot, un rond-point devenu célèbre à cause de ses inondations permanentes, des églises. Du bruit, beaucoup de bruit. Ce brouhaha quotidien, Charles Léa Eyoum a fini par en faire un compagnon, lui qui a bâti sa maison en plein carrefour de l’école publique. Il espère y vivre le plus longtemps possible et avoir de quoi finir ses vieux jours.
DEMB0
DEMSA
DEUK
DIANG
Y aller
Gare voyageur (yaoundé-Belabo) : 2700Frs
Route (Belabo-Bertoua) : 1000Frs
Route (Bertoua-Diang) 40Km : 1000frs
Hébergement : Auberges : 500Frs ‘la nuitée)
Repères
Statut : Arrondissement
Date de création : 1965 (district) 1991 (Arrondissement
Superficie : 2500 Km2
Population totale : 23000Habitants
Activités économiques : agriculture, artisanat, petit élevage
Autochtones : Makas, Bamvélés, Bobilis
En raison de sa situation géographique, Diang chef lieu d’arrondissement, peut être considéré comme la porte d’entrée de l’Est, par la pénétrante du Sud-Ouest de la province. 3000 âmes, à l’observation, la petite bourgade, à défaut de stagner, évolue à reculons.
Pourtant, Diang, regorge de ressources qui pourraient en faire un véritable pôle de développement dans la province de l’Est.
La tentation est grande pour qui débarque la première fois à Diang, de conclure que pas grand-chose n’a été fait dans cette unité administrative passé de district en 1965, en chef lieu d’arrondissement en 1961.
Si la destination de Diang, est boudée par des transporteurs, c’est en raison du mauvais état de la route. Y trouver un logement est une autre paire de manches : la presque totalité des hauts fonctionnaires résidents ont réquisitionné l’unique auberge de la ville où sont logés entre autres, le proviseur du Lycée, le secrétaire général de la mairie et l’ingénieur des eaux et forêts. Dans les quartiers, la réalité est plus triste. Les routes, faute d’entretien, sont obstruées par des broussailles et transformées en pistes piétonnes où il n’est pas rare de faire de mauvaise rencontre notamment avec des reptiles dangereux. A Diang, le problème d’eau est crucial : on recense tout au plus trois ou quatre puits, pour ravitailler une population urbaine de quelque 3000 âme.
Diang est une commune pauvre, qui ne manque pas d’atouts. Bouam, poumon économique de l’arrondissement, est un petit hameau de Diang, réputé pour son ambiance et sa vitalité. Tout y transite : gros porteur, camions citernes. C’est le point d’ancrage des routiers qui peuvent y trouver le gîte et le couvert.
La nuit tombée, Diang ne ressemble plus à rien. Les rares bistrots ouverts sont clairement voire vides.
Le collège Saint-Joseph, est un établissement confessionnel, crée en 1962 par Monseigneur Van Heygen, ancien Archevêque de Bertoua, qui en confia la gestion aux frères des écoles chrétiennes de la Congrégation, de la Salle. Cet établissement a conquis sa bonne réputation grâce à ses excellences résultats scolaires. Il se distingue dans la province de l’Est, un peu comme le collège Vogt dans le centre et à Yaoundé en particulier. Il offre trois régimes : internat, foyer et externat.
L’arrondissement de Diang a une superficie de 2500Km2 avec une population de 23000 âmes. Nous avons trois grandes composantes au niveau de la population. Le groupe majoritaire est constitué de Makas, du Nord avec un canton et dix-sept villages. En dernier, c’est le canton Bobilis, qui englobe six villages. Les populations vivent essentiellement d’agriculture. Elles pratiquent la pêche et la chasse. A cause de la faiblesse de la production agricole, l’activité économique est somnolente voire nulle dans certaines localités.
DIBAMBA
DIBANG
DIBOMBARI

Y aller
Douala, du Rond-point Deido ou de Bonabéri à Bomono
Gare : 500 F
A partir de Bomono Gare : 300 F
Taxis, clandos
Route non butimée (Bomono gare – Dibombari)
Longueur du trajet : 30 Km
Structure d’accueil : deux auberges
Nuitée : 5 000 F Cfa négociables.
Date de création : 1960, subséquemment à l’arrêté n°159 de 1956
Population : 60 000 habitants
Principaux groupes ethniques : Pongo, Bakoko
Ce fut l’une des premières unités administratives du Cameroun. Les sociétés industrielles s’y succédèrent. La plus connue et encore présente, la société camerounaise des palmeraies (Socapalm). Pourtant, la route menant au chef-lieu d’arrondissement n’a que du sable à perte de vue. Que s’est-il donc passé pour qu’après près de 50 ans, Dibombari ne soit qu’un pâle reflet du développement ?

Quel beau bitume ! On est à Bomono, en route pour Dibombari centre, plus exactement BWelelo. Les palmiers offrent un visage touristique au trajet. Et puis on arrive à Bomono Gare, toujours en route pour Bwelelo. Et là, au revoir le bitume, bonjour à 7 Km de sable, sur une route serpentant. La végétation est rousse par endroits, le soleil ne blague pas. Au bout de ces sept interminables kilomètres, le chemin étant maître de véhicule, cahin-caha, mais sans trop d’encombres on arrive.
Histoire et toponymie
Dibombari, en langue Pongo, qui signifie ‘‘voilà le paquet li钒. Le paquet lié, c’est les Pongo, auparavant essaimés en brousse, réunis sous ordre colonial pour être mieux gérés.
Près de cinquante ans après son érection en tant qu’unité administrative, l’arrondissement de Dibombari n’a de développement que la route nationale N°5, à la quelle n’est même pas relié le chef-lieu Bwelelo. BWelelo, cette bourgade, Dibombari intérieur, vu l’embranchement que l’on prend pour s’enfoncer quelque peu dans la broussaille.
Et pourtant, arrivé sur place, l’endroit est tellement beau, tellement tranquille, tellement colonial. Témoin, la bâtisse allemande qui sert encore de sous-préfecture. Tellement moderne aussi, un bureau des Postes et Télécommunications y est ouvert. Tellement termé pourtant, les étrangers y sont rares. Sur place, ce sont les Pongo. Les Bakoko, retranchés encore plus à l’intérieur des terres, ne sont pas très visibles. Bwelelo s’apparente, avec ses maisons en brique, certaines en planches, à un quartier de douala, avec le goudron en moins. Les journées, les autochtones les passent, pour certains, dans les plantations de palmier à huile, pour d’autres dans les champs de manioc. Les désœuvrés sont assis au bar ou sur les vérandas des maisons à bavarder. Du véritable farniente en somme !
Cependant, tout n’est pas que rose à Dibombari. Plutôt noir même parfois avec les incessantes coupures d’électricité. Sec avec les problèmes d’eau. Le marché, aux allures antédiluviennes, est quasiment impraticable en raison de pluies. Et le plus grave pour les populations, c’est l’état des sept kilomètres de route, sans bitume, qui se dégrade très vite, étant donné la qualité du sol sablonneux.
Pourtant, Dibombari avait tout pour être un fleuron du développement, l’une des premières unités administratives du pays, la première grande ferme d’Afrique Centrale, la Socaplam, comme le dit avec fierté un autochtone. Côté éducation, sur lequel personne ne s’est d’ailleurs plaint, il y a même une école technique d’agriculture, un collège privé technique. Plusieurs projets sont en chantier, plus suivis par la chefferie que par la municipalité : la construction d’une école internationale de football, celle d’une bibliothèque royale…

C’est vrai qu’on parle de chose et d’autres, qu’au comble de l’ennui, on va rendre visite à quelque parents à Douala, il y a même quelques bars ouverts, ainsi qu’une célèbre brasserie qui vend le litre de bière à 250 F, mais l’endroit est calme. Pas de salle de cinéma, pas de maison communautaire, aucune activité ludique dans les environs.
Et puis vient le week-end. Mais là, il faut attendre Dibombari by night ; seulement le samedi tout de même, parce que dimanche, il faut préparer le retour aux plantations. Les stars de cette soirée là sont deux. Deux bars dans lesquels se concentre toute la java de Dibombari. Presque des boîtes de nuit. On boit de la bière, des boissons non alcoollisées, même du vin de palme, spécialité du coin. On danse, pas que de l’Essewè ou quelque autre contorsion traditionnelle Sawa. On y trouve toutes les variétés, mais, le chauvinisme aidant, surtout du makossa. Même si certains affirment qu’il y a aussi du coupé décalé. Le samedi soir à Bwelelo, c’est un peu le bal du coin. Et qui dit bal dit drague. C’est l’occasion de faire aboutir les ‘‘affaires’’ avec telle ou telle autre demoiselle. Surtout que le jardin municipal n’est pas loin pour des transactions au calme.

Quand a fini d’avaler les sept kilomètres de sable qui séparent Bomono Gare du centre de Dibombari, Bwelelo comme l’appellent les autochtones, après une verdure pas franchement spectaculaire, on s’attend à trouver une ville quelconque. Mais … Oh stupeur : Il y a un jardin public à Dibombari. Oui, un jardin public. Un grand espace vert. Avec des bancs blancs, de grands arbres, des épicéas peut-être. Une herbe terriblement fraîche malgré le soleil aux rayons intolérants. Surtout qu’on ne voit nul arrosoir dans les alentours, et même que les habitants se plaignent du problème d’eau. Une herbe coupée un peu comme un gazon de stade, et le jardin public de Dibombari a justement les dimensions de ces petits espaces de foot de quartier. Le jardin se situe juste devant la mairie. Avec le château d’eau en arrière plan du tableau. Presque une carte postale, si le siège municipal avait autre chose que des austères couleurs blanche et bleu-gris. N’empêche, l’endroit vaut le détour.
Le jardin municipal, oui, parce que c’est la mairie qui l’a offert aux populations, et aussi à elle-même, pour égayer la grisaille de son environnement et s’assurer que tous ceux qui arriveront dans la ville jureront avoir vu la mairie. Le soleil de Dibombari est l’un des plus exécrables du Littoral. Et quoi de mieux que cette douce verdure, avec ses arbres aux longs bras. Quoi de mieux que ce lieu paisible, en accord parfait avec l’ambiance farniente du coin.

Théodore Totto Bekombo, chef supérieur de 1er degré du canton Pongo
D’abord nous ne sommes toujours pas reliés à la route nationale N°5, ce qui devrait l’être dans le cadre du plan de développement national qui a été décidé. Nous avons connu un essor lié à la présence ici de la première société agro-industrielle, la Sofinol et avec sa fermeture, l’arrondissement à un peu sombré. La solution s’inscrit dans un cadre qui intègre à la fois des pouvoirs publics. Dibombari se situe donc dans la logique d’un développement qui se fait attendre. Le plus en vue reste que cet arrondissement soit relié à la nationale N°5 dans les plus brefs délais. Aussi, tout récemment, nous avons procédé à la pose de la première pierre de l’école internationale de football de l’arrondissement de Dibombari. Nous intervenons dans le cadre d’une concertation avec les chefs locaux pour déjà voir, au niveau de l’arrondissement, les voies qui permettront plus tard de relier l’université, à Mankoulang ? à certaines zones développées de l’arrondissement. Nous menons une réflexion d’ensemble afin de savoir quels bénéfices nous pourrons tirer de l’arrivée de cette université et de l’implantation de l’école de football, d’autres infrastructures sont à venir, la création d’une bibliothèque royale d’ici la fin de l’année, et le Cetic, dont l’arrêté de création est effectif depuis le mois d’avril 2006.
Située à sept kilomètre de l’axe principal traversant la région, cette cité vieille d’un demi-siècle, est l’une des plus anciennes unités administratives du pays.
L’enclavement n’est pas uniquement géographique. Il se vit également sur le plan humain. A la différence de Souza par exemple, la localité ne brille pas par son cosmopolitisme. Les étrangers se comptent à peine sur les doigts d’une main, sans que l’on ne sache si cela résulte du repli sur soi. Quoiqu’il en soit, les ethnies Pongo et Bakoko s’efforcent de vivre cette intelligence.
Ici comme dans d’autres localités voisines, le palmier à huile est roi, avec surtout des plantations villageoises. On ne saurait également oublier le manioc qui fait vivre de nombreuses femmes qui se sont fait uns spécialité dans la confection du ‘‘mondo’’, le fameux bâton de manioc d’une élasticité exceptionnelle, qui accompagne un plat de ndolé ou de poisson braisé.
La société camerounaise de palmerais traverse une mauvaise passe. C’est un communiqué de presse du Conseil d’Administration de cette société qui l’annonce. L’on y apprend que le principal producteur de l »huile de palme a vu son chiffre d’affaires baisser de près de 35% au courant de l’année 2009, les stocks de la SOCAPALM ont augmenté de 55% par rapport à la même période en 2008. Même si les responsables de la société camerounaise de palmerais sont confiants quand à l’écoulement total de ce stock avant la fin d’année 2009, reste que le chiffre d’affaires annuel sera de 35 milliards Fcfa, bien en dessous des 38 milliards obtenus l’année dernière.
L’instance dirigeante de la SOCAPALM justifie cette contre performance par la baisse de la demande provenant de ses principaux clients que sont les savonneries et autres huileries en activité au Cameroun et même dans la sous-région Afrique Centrale. La SOCAPALM n’a donc pas été beaucoup sollicitée en 2009 par les principaux producteurs de savon et autres huiles raffinées. Un constat confirmé par un membre de l’association des transporteurs et producteurs d’huile de palme (ATPO). « Je puis vous assurer qu’aucune huilerie n’a fonctionné cette à plus de 60% de ses capacités habituelles. Le secteur a aussi été frappé de plein fouet par la crise économique mondiale. Voilà qui peut expliquer la baisse des premières commandes de la matière première chez les producteurs d’huile de palme… », explique un cadre de SAFCAM. Pour mieux illustrer son propos, cette source indique que la société africaine et forestière agricole (SAFCAM), autre producteur d’huile de palme, a vu son chiffre d’affaires au premier semestre 2009 baissé de 10,5% par rapport au premier semestre 2008.
« Par le passé, la SOCAALM privilégiait ses propres unités de transformation au détriment de certains gros transformateurs. Toute chose qui mettait à mal ces savonneries. Et certaines de ses sociétés, pour éviter la surenchère de la SOCAPALM ont préféré importer directement la matière première de l’Asie… », explique un cadre du Complexe chimique de l’Ouest (CCO) joint au téléphone par le Messager.Vu sous cet angle, le principal producteur d’huile de palme paierait ainsi le prix de son attitude vis-à-vis des savonneries. La contreperformance de la SOCAMAPLM arrive au moment où l’on pouvait déjà s’attendre aux retombées de son entrée en bourse à la Douala Stock Exchange (DSX).
Le 22 janvier, la SOCAPALM avait lancé un appel public à l’épargne d’un montant de 15 milliards de Fcfa. L’objectif de l’opération était d’obtenir les ressources financières à long terme pour financer partiellement son programme d’investissements essentiellement industriels d’environ 30 milliards sur la période 2009/2014, et réduire son endettement à long terme. Une opération bouclée avec succès. L’on espère que la SOCAPALM va bénéficier très rapidement des retombées de la reprise de l’économie mondiale, au grand bonheur des investisseurs détenteurs des actions SOCAPALM à la DSX.
La SOCAPALM est le premier producteur d’huile de palme du Cameroun. Elle regroupe cinq plantations de palmier à huile situées dans les provinces du Littoral, du Sud et du Centre. Grâce à ses quatre huileries, la SOCAPALM est le plus gros producteur du Cameroun avec environ 42% du marché de l’huile brute. Sa filiale, la SPFS, détient environ 24% du marché de l’oléine (huile raffinée) camerounais.
DIKOME-BALUE

DIMAKO

Création : depuis l’époque coloniale. D’abord district dès l’indépendance, puis arrondissement
Situation géographique : Est-Cameroun, dans le département du haut-Nyong à près de 300 Km de Yaoundé et à 30 Km de Bertoua. Vile carrefour entre bertoua, Doumé, Bélabo, Batouri et Mbang.
Villes voisines : Doumé et Bertoua
Superficie : 750 Km2 (pour l’arrondissement)
Population : 15 000 hbts avant le dernier recensement
Carte scolaire : 1 lycée d’enseignement général à cycle complet, 1 Sar-Sm, 1 Cetic en projet, 4 écoles primaires dont « les champions-Chantal Biya » inaugurée en Octobre 2000, deux écoles maternelles (centre-ville exclusivement).
Réseau téléphonique : Mtn
Population autochtones : les Bakoum
Cultures : arachide, manioc, igname, banane, tomate, concombre, ananas, macabo, maïs, gombo, tabac canne à sucre, etc.
Histoire et toponymie
Cette unité administrative, jadis, dépendante de Doumé, est relativement récente. La ville de Dimako, n’était a l’époque, qu’un hameau qui servait de gite d’étape aux porteurs de ballots de caoutchouc à destination du Fort allemand de Doumé. Après la première guerre mondiale, un groupe de famille Bakoum, l’une des composantes ethniques avec les pol, s’est détaché de la chefferie Ngolambelé pour s’installer sur le site actuel de Dimako, qui s’appelait alors Kwengue. Le nom de Dimako, ne serait apparu qu’en 1947, avec la création de la scierie par deux Français, Soubattre et gerberon, qui amènent des ouvriers kaka du département de la kadey.ceux-ci auraient alors donné le nom de Dimako à la localité, en souvenir de leur village d’origine. Bangda André, un neveu des Bakou fut le principal artisan de l’installation des deux Français de Dimako, grâce à sa politique d’ouverture.

Plus de sept ans après la fermeture de l’usine de la société forestière et industrielle de la Doumé (Sfid), le spectacle est plus que chaotique. Dimako, ville située à près de 300 Km à l’Est de Yaoundé, qui devait son essor à ce poumon industriel, est désormais en proie à la ruine. Ce chef-Lieu d’arrondissement du département du haut-Nyong qui a bercé l’enfance et la jeunesse de Chantal Biya, première dame du Cameroun, vit chaque jour un dépeuplement massif et continu. Des entreprises et des commerces dont le rayonnement était tributaire du fonctionnement de la Sfid, ont d’ores et déjà mis elles aussi la clé sous le paillasson. Comme pour confirmer la fermeture défintiive de la Sfid, « la commune rurale a déjà fait des offres de rachat du site », souligne Janvier Mongui Sossomba, fils et maire de Dimako.
Face à l’oisiveté et la misère ambiantes, nombre de gens vont chercher fortune ailleurs. Ceux qui restent, eux, très attachés à cette localité où ils ont passé le plus clair de leur vie, acceptent, malgré eux, les travaux des champs désormais comme activité principale et seul moyen de subsistance. L’habitat, dans son ensemble en bois, connaît un délabrement avancé. Même les quartiers tels que Mokolo, Madagascar, Ayéné ou le Camp nord, qui avaient du mal à contenir leur surpopulation à l’époque, sont aujourd’hui méconnaissables. Quelques cases perdues au milieu d’une broussaille galopante, croulent progressivement sous le poids de l’âge. Des cités comme Dakar et Hévéa, qui servaient jadis de résidence à une minorité de cadres de la Sfid et de fiefs pour filles aisées de la ville, sont devenues de véritables repaires pour bêtes en divagation. Le terrain d’atterrissage des aéroports qui servait de lieu d’invasion et de pique-nique tous les week-ends pour bien des amoureux, est aujourd’hui envahi par la mauvaise herbe. Cette piste, qui a accueilli en 1984, l’avion ayant à son bord la dépouille du lieutenant-colonel Guillaume Mbombak, l’époux de l’ancienne ministre de la Femme et de la Famille, est devenue une tanière pour hérissons, porcs-épics et rats.
Aujourd’hui, Dimako regarde, avec tristesse cet âge d’or qui appartient désormais à un lointain passé. Cette époque glorieuse où l’industrie du contreplaqué faisait rayonner toute une province, attirant des foules de demandeurs d’emploi venus de partout. Révolus donc, ces week-ends de paye des salaires où Dimako était la destination privilégiés de bien des fêtards de l’Est Cameroun. On n’entendra plus cette sirène de l’usine qui servait d’horloge à toute une ville. Encore moins admirer les vols planés de ce joli aéronef qui venait, quotidiennement, déposer le courrier de la Sfid et faisait rêver les tout-petits. Même la place du marché, qui connaissait une affluence et une ambiance foraine tous les matins, est désormais déserte. Le centre-ville, à l’époque lieu par excellence de forte concentration humaine la nuit tombée, respire la tristesse et l’ennui. Seules des lueurs de lampes-tempête de quelques vendeurs de beignets, d’arachides des et de maïs semblent donner un semblant de vie à cet endroit. Mais, pour quelques heures seulement, contrairement au passé où l’on y restait par plaisir jusqu’à une heure avancée de la nuit. Aujourd’hui, la nuit tombée, l’endroit est comparable à un village reculé de la République.
Les lieux d’ambiance, à l’instar de Talulu, Eldorado ou Aubuvon, qui ont jadis bercé les fêtards, laissent le nostalgique patois devant l’image de désolation qu’ils affichent. La gare routière, qui tient désormais lieu de centre-ville, connaît aussi une baisse d’activité remarquable. Portefaix, motocyclistes, boutiquiers et chargeurs tournent au ralenti. Même les bousculades et les files d’attente, qui avaient cours dans les chargements de taxis et autres minibus, restent un lointain souvenir. Mais, des coins comme Escale bar et La Taverne donnent encore la possibilité aux noctambules et autres fêtards r se souvenir du bon vieux temps autour d’une bière arrosée de la bonne musique d’ici et d’ailleurs.
Bien que reconnaissant l’impact social entraîne la fermeture de la Sfid en matière d’emploi, l’élite locale semble réjouir de cette nouvelle situation. Ce qui y voit un retour de conscience sein de la jeunesse. Selon janvier Mongui Sossomba, «cette fermeture est plutôt un déclic qui va amener les jeunes à réfléchir sur leur avenir. La Sfid était aussi un mal avec l’effet de l’emploi facile au détriment de l’école. Il y a eu une insouciance. Le vernis est parti. Il faut se reprendre en main et repartir sur de nouvelles bases.» En plus, «du fait de la centralisation de la redevance forestière, la commune rurale de Dimako ne bénéficiait pratiquement plus de rien depuis une dizaine d’années vu que celle-ci était redis toutes les autres communes au prorata de leur population, au titre des centimes additionnels communaux», ajoute-t-il.
Malgré tout, Dimako nourrit beaucoup d’espoir en l’avenir. «Avec 16.500ha de forêts exploitées voici deux années par la commune elle-même, cette dernière est passée de l 5.000.000Fcfa, il y a 10 ans, à plus de 100.000.000Fcfa de comptes aujourd’hui», renchérit-il. Des fonds qui ont permis, d’après lui, l’octroi de bourses d’études aux jeunes de la localité, du primaire au supérieur, l’amélioration de l’habitat en zone rurale, l’appui aux groupements d’initiatives communes, l’achat de vingt ordinateurs ainsi que le recrute ment d’enseignants vacataires et la formation des jeunes gens à la conduite automobile.
Située dans le département du Haut-Nyong, région de l’est, la ville de Dimako, érigée en commune à la suite de la création de l’arrondissement du même nom en 1982, n’a pas une histoire très ancienne. C’est une ville relativement jeune. Comme beaucoup de villes, Dimako est née de la présence d’une unité industrielle, la SFID (Société forestière industrielle et de la Doumé). Suite à la décolonisation de cette dernière, en 2000, la ville a connu quelques problèmes, après pratiquement un demi-siècle de prospérité. A son heure de gloire, la ville et son agglomération avaient atteint une population de 10 000 habitants. Après quelques revers, Dimako est en train de renaître grâce à la ténacité d’une équipe municipale volontariste et dévouée. L’avenir s’annonce radieux.
Y aller
Gare voyageurs
(Yaoundé-Belabo) : 2 700f
Route :
Belabo-Bertoua … 1000f
Bertoua –Dimako … 1000
Par bus, ( gare routière de Mvan)
Yaoundé-dimako … 4 000f
Distance … 310 km de Yaoundé
Région : Est
Statut : Arrondissement
Date de création : 1982
Superficie : 750km²
Population : 16 000 habitants environ
Population urbaine : 6 000 habitants
Autochtones : Bakoum, Pol, Baka
Activités économiques : Agriculture, artisanat, petit élevage, bois.
L’arrondissement de Dimako pour l’essentiel a une superficie de 750km². Il comprend 29 chefferies, dont une du 2ème degré. Peuplé de 16 00 habitants environ, il est formé de trois groupes éthiques dont deux principaux : les Bakoum et les pol qui constituent des populations d’origine auxquelles il faut ajouter les pygmées baka.
Choisir le bon itinéraire entre la route et le train constitue un véritable casse-tête pour celui qui veut se rendre à Dimako. Les deux itinéraires incontournables présentent à la fois des avantages et des inconvénients. Le voyageur prudent, sacrifiera a la rapidité du car, la lenteur «  rassurante » du train. Le trajet, assurément sera plus long et même parfois ennuyeux et assommant.
Mayo,campement des pygmées baka, situé à une dizaine de kilomètre de Dimako. A Mayos c’est l’émerveillement total : la réalité sur le terrain bouscule les images et les idées reçues.
Dans ce hameau d’environ 300 habitants, baka et bantou vivent apparemment en parfaite harmonie. A Moyos on trouve non seulmnt des habitations modernes, mais aussi des infrastructures modernes et des équipements dignes d’une ville en gestion.
DIR

DIZANGUE
Lac Ossa
A 18 km vers Dizangué, c’est en réalité un jeu de nombreux petits lacs créés par le bras mort du fleuve Sanaga et dont la richesse en ressources halieutiques est importante. Tout autour se dressent de grandes plantatvillage de pêcheurs, et la mission catholique de Marienberg, berceau du catholicisme au Cameroun, représentent des haltes intéressantes sur la route comme le vieux pont allemand, monument historique du XIX» siècle construit en fonte métallique que l’on peut observer à l’entrée de la ville.


Y aller
A partir de la gare routière d’Edéa
Route non bitumée
Distance : 13km
Coût du transport : 600 FCfa
Structure d’accueil : Deux auberges et le club Ossa
Coût de la nuitée : De 4000 à 5000 FCFa

Repères
Arrondissement 15 mai 1965
Population 30 000 habitants
Superficie 541km2
Principaux groupes ethniques : Ndonga, Yakalag, Malimba et Pongo. Originaires des autres régions du Cameroun et d’Afrique, majoritaires.

Dizangué. Passage obligé pour les négoces du sel et du palmiste avant l’indépendance, situé à un jet de pierre d’Edéa. Malgré son histoire et les agro-industries qu’il abrite depuis plus d’un demi-siècle, cet arrondissement semble faire du sur place. Il tarde à décoller, n’encourageant pas ainsi à y séjourner. Ce qui, bien entendu, n’éveille point l’intérêt ou la curiosité de ceux qui aimeraient bien y aller, pour découvrir ses sites touristiques merveilleux, après seulement 13 kilomètres de route, depuis le chef du département de la Sanaga Maritime.
On y arrive en traversant un pont. Une plaque fixée sur celui-ci signale d’ores et déjà la présence du Lac Ossa. Tout au long du parcours, entre Edéa et Dizangué, alternent, broussaille et Sanaga. Ce grand fleuve borde, sur 8 kilomètres, la route non bitumée qui est assez souvent réhabilitée par l’Etat. A première vue le quartier Beach n’offre rien d’attrayant. Si l’on n’excepte quelques vieilles bâtisses, la belle Mairie, une maison à un niveau en construction. Et un petit hangar, où l’on ne peut acheter que des mets de pistaches et d’arachide, servis avec des bâtons de manioc. Car à Dizangué, le grand marché périodique ne se tient que le dimanche. L’engouement et la passion des populations pour l’agriculture sont la chose la moins partagée. La pêche dans le Lac Ossa et la Sanaga, l’emploi dans les agro-industries occupent la majeure partie des habitants du coin. Il faut par conséquent se rendre à Edéa pour avoir du manioc, du macabo, du plantain. « On ne réussit pas à satisfaire la demande locale en produits agricoles, relèves le sous-préfet Benjamin Mboutou, qui précise par ailleurs qu’avec la déforestation, il n’ ya plus de gros gibiers. Les éléphants se sont retirés et Mouanko et Malimba.
Terre d’asile pendant le maquis, Dizangué est aujourd’hui une ville d’accueil. La population locale est active dans la pêche. A cette population-là, s’ajoute la main d’œuvre des autres provinces du Cameroun et de différents pays africains. Du coup, la localité est devenue cosmopolite et pluriculturelle. Ces déplacés pou emploi et parfois pour loisirs cohabitent avec les autochtones dans les villages et les campements (km3, km6, km11, Holland, V1, V2, V3, V5, Mbongo, Pitti Dibamba, Mbambou, Beach… Des campements construits par la SAFACAM (Société Africaine Forestière et Agricole) et la SOCAPALM (Société Camerounaise des Palmerais). Les aborigènes se répartissent en deux cantons. Les Yakalag au sud et les Ndonga au Nord. La circulation n’est que piétonne ou cycliste. Les mototaxis restent le moyen de transport le plus utilité.
D’un point de vue couramment partagé ici, Dizangué n’a pas évolué au même rythme que les autres cités coloniales similaires depuis l’arrivée de Monsieur Douglas, propriétaire minier à Berlin, en Allemagne. Il acquiert en 1987, par le truchement de la maison Woermann, 4000 hectares d’une forêt située sur la rive de la Sanaga, à la hauteur de l’île de Dibongo. C’est vers 1922 qu’arrive le Français Chamaulte Henri, Sénateur et député qui a remporté des trophées de chasse. Il se met au service de Dizangué qu’il développe en y introduisant des plantations d’hévéa et des palmeraies. Il réalise un pont à l’entrée de la ville. Durant le maquis, il instaure l’autodéfense pour un meilleur contrôle des « réfugiés ». Ses armes seront rétrocédées plus tard à l’armée camerounaise. Malade en France, il choisira de se faire inhumer dans sa région idyllique du Cameroun, où il meurt le 30 décembre 1957.
Dizangué dépendra de l’arrondissement d’Edéa jusqu’au 24 mai 1965. Avec la création de la commune de la Dibamba en avril 2007, le territoire de Diezangue pourrait subir quelques modifications. Son développement est au centre des préoccupations. Des établissements scolaires sont créés, l’eau et l’électricité atteignent progressivement la zone rurale. Dans le domaine de la santé, l’hôpital d’arrondissement, les centres de santé intégrés, les centres médicaux appartenant aux agro-industries et à la fondation médicale adlucem, s’occupent des malades. Tout en réfléchissant sur le combat à mener contre les « mout mout », ces nombreux moustiques à la piqûre irritante. Leurs larves vivent dans les eaux courantes et propagent l’onchocercose. « Les combattre reste un problème pour tout le département de la Sanaga Maritime. Il ne peut être résolu par le seule commune de Dizangué. Nous nous concertons et avons lancé la réflexion avec le gouvernement », précise le Maire Samuel Bikoe.
Dizangué n’est ni une ville, ni une campagne. Cette ville n’a pas de boîtes de nuit, de grandes boutiques ou de buildings, alors qu’elle a le privilège de disposer d’un réseau téléphonique et de l’électricité. C’est un véritable pôle économique. SAFACAM a un titre foncier sur la localité. C’est ainsi que les terres de Beach (quartier administratif) ont été rétrocédées à travers l’Etat. La plupart des villages comprennent des campements de la SAFACAM auxquels s’ajoutent Mbongo et Mbamou qui abritent la plus grande partie des plantations de la SOCAPALM. On peut donc parler de l’évolution en terme économique.
Dizangué a deux sociétés agro-industrielles de haut rang depuis plus d’une trentaine d’années a beaucoup régressé. Il est pourtant la capitale de l’hévéa en Afrique centrale depuis l’arrivée des allemands. Le Français Henri Chamaulte qui s’installe chez nous en 1922-23 continuera l’œuvre de ces derniers jusqu’à sa mort. Mais notre commune ne gagne pas grand-chose sur le chiffre d’affaires des deux agro-industries qu’elle abrite, estimé à plus de 19 milliards de Fcfa. Nous espérons qu’avec la décentralisation, les choses vont s’améliorer. Les richesses de Dizangué, ajoutées à sa proximité avec Douala, la capitale économique (60 km) Edéa capitale industrielle (13 km) et Kribi la cité balnéaire (120 km) sont des atouts très importants.
Nous allons d’abord exploiter le Lac Ossa qui regorge des crocodiles, des caïmans, des lamantins, de nombreuses espèces animales et végétales.
Entourée d’eau, notre unité administrative manque d’eau potable, tout comme elle compte des villages non électrifiés alors qu’il est à 13km du barrage d’Edéa.
L’arrondissement de Dizangué dispose de richesses naturelles dont l’exploitation peut permettre de développer l’économie et le tourisme de la localité.
Des richesses fruits de l’eau (les fleuves Sanaga, Dibamba, Mbongo et le Lac Ossa, des vastes plantations occupant 8000 hectares de terre auxquelles s’ajoutent des palmeraies réalisées par certaines élites.
Les réalisations de l’institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) constituent une autre fierté de Dizangué : cet organisme gouvernemental abrite en effet à Pitti-Dibamba, un programme national de recherche sur le palmier à huile (PNRH).
Recensé au premier rang de ses atouts, le Lac Ossa est appelé à donner tôt ou tard, plus de poids au potentiel touristique de cette ville gâtée par la providence.
Il est difficile de dire avec exactitude l’origine du nom Dizangué. Pour les populations Ndonga, il désignerait les petites crevettes qu’on pêche dans la Sanaga, « Medjanga », dont le pluriel est « lidjenga ». Faux, rétorquent les Malimba. Pour eux, la localité porte le nom de leur ancêtre appelé Njanga, et qui fut le premier occupant des lieux.
DJOHONG

DJOUM
Y aller
Au départ de la gare routière de Mvan, à Yaoundé
Yaoundé-Sangmelima (environ 178 kilomètres, sur une route bitumée)
coût du titre de transport : 2000Fcfa
Sangmelima-Djoum (route en terre, 108kilomètres) coût du titre de transport : 2500 FCFA)
Hébergement : des auberges existent au centre de la ville. Pour une nuitée, vous paierez entre 3000 et 5000FCFA.
Restaurant : de nombreux restaurants fonctionnement en plein air. Presque tous proposent du gibier, à des prix dérisoires.

REPERES
1921 : érection en unité administrative
Superficie : 6000km²
Population : environ 15000habitants
CHIFFRE 3
C’est le nombre de cantons que compte l’arrondissement de Djoum. Il s’agit précisément des cantons Bulu, Fang et Zamane.
Depuis des décennies, les charmes de la ville de Djoum sont restés liés aux vestiges de la colonisation, ainsi que le soulignent ces bâtiments décrépits étalant leur désuétude sous des rangées de palmiers. Grâce aux pouvoirs publics initiateurs de plusieurs projets de modernisation. Un voyage d’environ cinq heures d’horloge. Le chef-lieu de cet arrondissement crée lors du passage des Allemands était, au départ, fixé à Akoafim, une trentaine de kilomètres plus loin. A leur tour, en 1922, les français eurent l’idée de l’installer sur le site actuel, le premier étant jugé excentré par rapport à l’axe central Yaoundé-Sangmelima. Mais avant ce transfert, il fallait construire. En faisant appel aux hommes robustes, chargés du transport des briques. Tous les jours, à l’aube, des crieurs publics, parcouraient le secteur d’Aoafim afin de rappeler leur devoir aux porteurs concernés. Les « Medjumé, Medjumé » levez-vous ! que ces crieurs originaires de la province de l’Est lançaient en leur langue provoquaient l’énervement des autochtones. Pour eux, ces appels à la corvée de devenaient de plus en plus agaçants. « Tous les jours, devons-nous aller à Djoué ? C’est trop », tranchaient-ils en sortant du sommeil. « Telle est l’origine du nom de Djoum », précise Ondo Jacob Dieudonné, le premier adjoint au maire. Cet arrondissement est aujourd’hui peuplé d’environ 15 000 âmes. Cinq grands groupes s’y retrouvent : Boulu, Fang, Zamane, Kaka et Baka. Auxquels s’ajoutent quelques commerçants nigérians. Cette unité administrative a connu une évolution un peu difficile au début. Surtout pendant la période de l’indépendance. Des mouvements de rebelles venant généralement du Congo y entretenaient une insécurité sans nom. Maquisards avaient donné l’assaut sur l sous-préfecture, enlevant même le sous-préfet en place, en l’occurrence Mbarga Owono, Emile. Cet édifice porte encore des impacts de balles rappelant cette époque sanglante. Une époque « où l’on voyait des musulmans aller se réfugier dans une église », se souvient un adjudant chef de gendarmerie à la retraite.
Ces problèmes semblent avoir miné profondément le développement de la localité. Si quelque voyageur parti de là en 1960-1967 revenait, il ne trouverait que les mêmes palmiers, devenus, à vue d’œil, plus grands. En fait, rien n’a véritablement changé, si l’on excepte l’introduction de quelques maisons modernes et la création de nouveaux quartiers, à l’instar du quartier Accra et Adzap « Mais aujourd’hui, c’est une nouvelle donne pour le devenir de cette unité administrative et surtout de son siège. Le gouvernement a pris les choses en main, souligne Fréderic Guillaume Makene Tchallé, le 63e sous-préfet de Djoum, selon un tableau établi depuis la colonisation française. Comme l’urbanisation, le phénomène de l’exploitation forestière amène également à réfléchir. Sous un slogan mobilisateur : « Djoum ne doit pas subir le sort de Dimako, qui a sombré après la fermeture de sa scierie. Au cœur de ces stratégies devant sortir cette contrée de ses contradictions, il y a les pygmées qui, eux aussi, ressentent le besoin de s’émanciper et d’in d’intégrer l’économie moderne. Longtemps exploités comme chausseurs, guides de tourisme et ouvriers agricoles, ces Baka savent que leur vie peut s’améliorer derrière tant de changements en vue. Ils exigent déjà des semences d’arachides et des plants de palmiers à huile…En même temps, un vent de citoyenneté souffle dans les campements, incitant à l’établissement des actes de naissance et à la sécurisation des unions. Ainsi que l’attestait, récemment, le premier mariage officiel d’un couple de pygmées. Devant le maire en écharpe tricolore ! c’est aussi cela, les frémissements et les merveilles de Djoum, cette ville d’avenir célèbre pour son centre d’instruction militaire, ses motos taxis, sa horde de désœuvrés se droguant à « l’abquoiblar », une boisson locale à fort titre en alcool.
Beh Mengue, Président du Comité de développement de Djoum

A la suite de la dissolution de l’ADAD (Association pour le développement de l’Arrondissement de Djoum), et après la création de nouveaux arrondissements à Mintom et Oveng, les élites du reste de l’Arrondissement de Djoum ont mis sur pied, avec l’appui des aînés sur pied, avec l’appui des aînés (chefs traditionnels, …), le Comité de développement de l’arrondissement de Djoum (CODAD) depuis 2004. L’objet était promouvoir le développement de notre unité administrative, aux plans économiques, social et culturel, dans un cadre de solidarité fraternelle.
C T Encart N° 104 mercredi 06 juin 2007
DJOUM, UN « PAQUET » EN PROMOTION.
Les habitants de la bourgade en sont encore à rêver. Mais l’annonce de la construction imminente de la route transnationale Sangmélima-Djoum-Souanke (République du Congo) est de bon augure, pour le développement de la commune rurale située au carrefour de trois axes routiers. Djoum est distante d’environ 90km de la ville de Mintom, de 88km de la ville d’Oveng et de 105km de Sangmélima, le chef-lieu du département du Dja et Lobo. Une perspective de développement dont n’est pas peu fier Jean Claude Asso’o, président de la section Rdpc du Dja et Lobo IV, par ailleurs cadre à la Caisse autonome d’amortissement (Caa).
Les Fang, de loin les plu nom de la commune rurale, se retrouvent ainsi le long de l’axe Djoum Oveng, sur 42km ; les Bulu sur 27km sur l’axe Djoum-Sangmélima et les Zamane, sur environ 27km, sur la route Djoum-Mintom. A côté d’eux, une petite colonie de Pygmées baka et de Kaka se partage le reste des terres. Conséquence logique, Djoum, selon Jean Claude Asso’o, n’a jamais connu le développement auquel il aurait dû prétendre. «Cette foire veut rassembler et faire connaître le potentiel de Djoum, qui va se décupler avec la route qui s’annonce et qui ira jusqu’au Congo», rêve M. Asso’o. Parmi les autres potentialités économiques de la commune, le président de Djoum développement met en avant la circonscription agricole qui a toujours été parmi les plus grands producteurs de cacao du Cameroun. L’arrondissement dispose également d’une faune et d’une flore riches et diversifiées. Il a été pour cela divisé en unités forestières d’aménagement (Ufa), dont certaines sont déjà en exploitation.
Autant de richesse qui, judicieusement exploitées, permettraient sans doute à « Ndjom », (« le paquet ») ainsi qu’on appelle localement en bulu, fang et zamane, de retrouver le lustre que lui valait son passé allemand et dont la commune n’a presque plus de trace visible.
Situations n°




Ressources humaines
AKA’A Roland Maxime, Inspecteur au MINEPAT ;
MELO MEDJO, Ancien DGSN
EKONO NNA Albert, Ancien Gouverneur de province ;
Beh Mengue, DG ;
Pierre Minlo’o Medjo, Ancien DGSN.
DOUALA








Comment s’y rendre
Accès par mer
L’accès par mer est aisé, Douala abritant un des plus grands ports d’Afrique.
Accès par avion
C’est l’accès le plus important, plusieurs compagnies aériennes desservant la ville de Douala. L’aéroport de Douala est le plus important du pays.
Quelques tarifs :
Douala-Bafoussam : 3500frscfa ou 5,33 euro ;
Douala-Bamenda : 5000frscfa ou 7, 50 Euro ;
Douala-Foumban : 5000frs cfa ou 7, 50 Euro ;
Douala Bafang : 2850 frs cfa ou4,28 Euro ;
Douala-Banganté : 3500 frs cfa ou 5,33 Euro
Frénétique, chahutée, effervescente… africaine. Telle se veut Douala, capitale économique et plus grande ville du Cameroun. Une cité au développement aussi rapide qu’anarchique et à l’orientation incertaine. Ses longues artères, tentacules urbains, s’étirent jusque le long des routes et des grands axes de circulations voisins et Douala noie facilement le novice dans le flot de ses méandres, quartiers, échoppes. Son accroissement prend racine dans les années 1990, du fait de la dévaluation du franc CFA, des grèves et de la récession qui en découlèrent. Des milliers de camerounais issus de toutes les provinces touchées par le chômage vinrent chercher fortune dans la ville.

Histoire
Vu du ciel, on se demande ce qui a bien pu motiver les premiers colonisateurs du pays à établir une ville à cet endroit, au cœur du delta du Wouri, un immense marais parsemé d’îles et de chenaux naturels qui s’enchevêtrent, formant un labyrinthe connu des seuls pêcheurs, habitants des rares villages de la zone. Les premiers contacts entre Douala et les Européens remontent au XVe siècle, mais ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que ceux-ci vinrent s’y implanter. Les premiers colons furent des missionnaires (anglais) puis ce sont les Allemands qui prirent la place, baptisant la ville Kamerunstadt, capitale du Cameroun allemand. Ce n’est qu’en 1901 que la ville prendra le nom de Douala, du nom de l’une des principales tribus de la région, les Douala.
Transports
Avion
Le nouvel aéroport international de Douala (l’ancien, situé au bout de la grande avenue du Général-de-Gaulle, e été transformé en base militaire pour l’armée de l’air il y a plusieurs années) est le plus important du pays et de nombreuses compagnies aériennes proposent des vols réguliers vers cette destination, Il est également le point de départ de plusieurs vols régionaux vers d’autres villes camerounaises (Yaoundé, Garoua, Bafoussam, Bamenda, Maroua). L’arrivée dans un aéroport africain, qui plus est si c’est la première fois que l’on pose les pieds sur le continent noir, se révèle toujours déconcertante. Le hall d’arrivée, d’apparence calme, devient effervescent quand les bagages déboulent sur le tapis. Vient ensuite l’épreuve la plus éprouvante, choisir un taxi entre les dizaines qui vous aborderont. Bien que le centre-ville ne soit pas très éloigné, ml vous en coûtera entre 2 500 F et 3 000 F pour le rejoindre.

Quelques distances kilométriques
Douala/Yaoundé : 246 km
Douala / Nkongsamba : 130 km
Douala / Limbé : 70 km
Douala / Kribi : 160 km
Douala / Bafoussam : 245 km

Se déplacer à Douala
Les bus urbains. Des lignes de bus privés tels que ceux de la SOCATUR relient les grands quartiers de Douala (Akwa, Bonapriso, Bonanjo, etc.). Mais, depuis 2006, une compagnie privée dénommée Le Bus a déployé ses bus bleus sur différents axes reliant la périphérie de Douala au centre-ville. Ce moyen de transport permet de découvrir la ville de manière originale et économique (pour peu que l’on ait du temps).
La voiture. Les locations de voitures sont chères et peuvent vite se révéler être une source d’ennuis. Elles ne sont en outre pas vraiment utiles si vous comptez seulement vous déplacer en ville.
La motocyclette. Comme dans la plupart des villes et même des villages du Cameroun, la motocyclette, vulgairement appelée Ben skin » est le moyen de transport le plus répandu. S’il n’est pas rare que des Camerounais proposent gentiment (moyennant quelques centaines de francs) un tour sur leur petite moto... sans casque toutefois, les motocyclistes se sont organisés pour desservir tous les coins et recoins où ne peuvent accéder les véhicules. t lorsque le trajet est court, c’est sans doute a solution la plus pratique, amusante, et peu coûteuse pour éviter les embouteillages. Mais lie est relativement dangereuse malgré la faible vitesse de ces engins et étant donné le caractère désordonné de la circulation.
Le taxi. C’est de loin le moyen de transport le plus pratique, qui a en outre le mérite d’être très bon marché. Des taxis (de couleur jaune pour la plupart, sauf quelques-uns qui travaillent avec les hôtels en général) se trouvent à tous les coins de rues. Individuels ou collectifs, ils sont dans l’ensemble en relatif bon état, assez confortables, et les chauffeurs peuvent servir de guide (très utile pour découvrir la ville). Au premier abord, les chauffeurs (presque tous originaires de l’Ouest) ont tendance à gonfler les prix lorsqu’ils proposent leurs services aux Occidentaux. A titre indicatif, tout étant négociable en Afrique, le prix d’une course ne dépasse pas 1 500F (normalement 200 F au ramassage pour une personne, mais il ne vaut mieux pas trop y compter quand on arrive à Douala, à moins que des talents de négociateur ne se réveillent au fond des taxis) et la location pour une heure est de 2 500 F. Le soir, il est plus prudent de prendre les taxis qui attendent devant les hôtels et d’éviter de voyager seul.

Circuler dans Douala
Circuler dans Douala, comme dans la plupart es grandes villes du Cameroun d’ailleurs, est une véritable épreuve, qui peut parfois s’avérer dangereuse, surtout la nuit tombée.
Les routes sont souvent étroites, faiblement éclairées et mal entretenues, les marquages au sol sont quasi inexistants, les panneaux de signalisation routière et les feux tricolores (quand ils marchent) absents ou peu visibles, les noms des rues sont rarement indiqués et pour couronner le tout, le trafic, du moins pendant la journée, est souvent dense. La circulation est donc quelque peu anarchique, les voitures, peu visibles la nuit, se garent où bon leur semble, les piétons traversent n’importe où, les concerts de Klaxons sont fréquents, de même que les empoignades entre automobilistes.
Et quand les accrochages ou les fortes pluies s’en mêlent, cela devient vraiment épique.

Banques
AFRILAND FIRST BANK
B.P. 3484 / 3487, Bonanjo
Tél : 3 342 65 00 /62 78
Dans le quartier de Bonanjo, Afriland First Bank offre les mêmes services que les autres banques camerounaises.
AMITY BANK
Bonanjo Tél : 3 342 56 91/3 343 20 49
Fax : 3 343 20 46
BICEC (BANQUE INTERNATIONALE DU CAMEROUN POUR L’ÉPARGNE ET COMMERCE)
BP. 1925, Bonanjo Tél : 3 342 84 31
L’agence est ouverte du lundi au vendredi de 8h à 15h30, en continu, et fermée les weekends et jours fériés. Elle aussi change les chèques de voyages contre des francs CFA et possède dans ses locaux un bureau de Western Union pour des transferts d’argent. La BICEC possède également une agence dans le quartier d’Akwa, sur le boulevard de la Liberté, qui dispose d’un distributeur automatique de billets et qui reste ouverte e samedi matin.
CREDIT AGRICOLE-SCB CAMEROUN B.R 300,
BP. 300 Bonanjo Tél : 3 342 65 01/02
Fax : 3342 95 12
Filiale africaine de notre L.C.L., la SCB propose de changer vos chèques de voyages contre des francs CFA. Vous trouverez également une succursale du SCB-L.C.L. sur l’avenue de la Liberté à une centaine de mètres de l’hôtel Parfait Garden.
SGBC
B.P 4042, Bonanjo
Tél: 3342 7119/70 10/7084
Fax: 3 343 26 88
Situé à 2 pas d’Air France, en bordure du quartier Bonanjo, il est difficile de ne pas voir le grand immeuble de la SGBC. Cette banque accepte de changer vos chèques de voyages (Traveller’s cheques) contre des francs CFA mais aussi pour les touristes français titulaires d’un compte à la Société Générale ou à BNP de changer vos chèques contre des francs CFA. Noter aussi que l’agence possède un distributeur automatique ouvert 24 h/24, acceptant les principales cartes de crédit et à l’abri des passants.

Hôpitaux - pharmacies
HOPITAL GENERAL
Bassa BP 4856
Tél : 3 337 08 48/49/02 50/02 53/02 54
Pour les urgences, composer le 3 370248 — Fax: 33370146
POLYCLINIQUE DE BONANJO
Au coin de la rue Pierre-Loti et de l’avenue du Général-de-Gaulle
Bonanjo BP 103
Tél : 3 342 59 18/79 36/79 83/99 10/17 80
PHARMACIE BONANJO
Au coin de l’avenue du Général-de-Gaulle et de la rue Flatter à Bonanjo
PHARMACIE DE-GAULLE
Avenue du Général-de-Gaulle Bonapriso Tél : 3 343 37 29

PHARMACIE DE LA REPUBLIQUE
Boulevard de la République
Tél : 3 342 09 98
De garde, 24 h/24.
PHARMACIE DU PLATEAU
Rue Njo-Njo, Bonapriso
Tél : 3 342 05 80
De garde, 24 h/24.
PHARMACIE NJO-NJO
B.P. 1680, Bonapriso Tél : 3 342 64 57
«La plus belle pharmacie du Cameroun, allopathie, homéopathie, aromathérapie... Patrick de F, l’lsle-sur-Sorgue.
La rue de la joie
Elle se trouve au quartier Akwa-nord. Pourquoi l’appelle-t-on ainsi ? Un tenancier de bistrot nous répond tout amusé : « Ici, quand bien même vous affiliez triste, vous repartez joyeux. » En fait, il s’agit d’un étroit carrefour en croix, où se rejoignent donc - quatre rues. C’est certainement le plus grand concentré de débits de boisson, de grillades, de boîtes de nuits et de... filles de joie du Cameroun.
Pour les amateurs d’ambiance, séjourner à Douala et ne pas faire un tour à la rue j de la Joie s’apparenterait à un sacrilège. Les sons des haut-parleurs placés sur les vérandas sont assourdissants, les trottoirs inexistants car occupés par toutes sortes j d’étals de fortune et la chaussée, elle-même « mangée » par les tables et les chaises installées là pour accueillir les clients, laisse déambuler des filles « agressives aux - tenues provocantes. L’ambiance, ou mieux, la belle pagaille, y débute vers 23h, et ne se termine que le jour (le lendemain) levé.
La fête du Ngondo
C’est la fête traditionnelle des Sawa, peuple du littoral camerounais, qui se tient la première semaine du mois de décembre tous les ans. A l’origine, cette fête était un rassemblement des enfants sawa pour prendre des mesures de protection contre tout envahisseur. Mais au fil des années, le Ngondo s’est transformé en une grande cérémonie rituelle pour communiquer avec les ancêtres et les génies de l’eau, les « jengu », qui, selon la légende, vivent dans eau, et pour demander leur protection. Le jour de la rencontre avec les ancêtres, les chefs et leurs notables se rendent sur les berges du Wouri, en tenue d’apparat (chemise blanche, pagne noir, un foulard autour du cou pour les hommes et un kaba, robe traditionnelle, pour les femmes). Le message des ancêtres est recueilli par un plongeur dans un vase sacré et lu à toute l’assemblée réunie sur la rive du fleuve. Cette cérémonie est également l’occasion d’élire la Miss Ngondo, d’organiser un spectacle de danses traditionnelles et une course de pirogues sur le Wouri.
Le lions Club Saphir a organisé un dîner débat sur le thème : « eau et environnement » vendredi 23 octobre 2009. La situation est alarmante.
70% des populations de Douala n’ont pas accès à l’eau potable. Elles se rabattent aux puits et aux forages qui ne respectent pas les normes élémentaires de creusage, notamment le périmètre de protection qui doit se situer à environ 20 mètres de toute activité humaine », s’accordent Mamert Florent Loe, directeur de l’urbanisme, de la construction et de l’environnement à la Communauté Urbaine de Douala (CUD) et François Eboumbou, conseiller stratégie à la Camerounaise des Eaux (CDE). Cela est dû au retard que le Cameroun a accusé dans l’investissement et la vétusté des équipements. On peut citer entre autres, les derniers travaux d’extension du réseau de distribution d’eau qui date de 1988, et le château d’eau de Koumassi qui date de 1936. Conséquence, la CDE qui a repris les volets production, transport, distribution et la commercialisation de l’eau potable dans un contrat d’affermage a pour l’année 2008, desservi 106 localités, soit le tiers des villes du Cameroun, pour un total de 260 000 abonnés. La CDE a ainsi hérité de la défunte société nationale des eaux du Cameroun (SNEC), des infrastructures de production et de distribution détériorées datant de 1935. d’où la volonté de remettre progressivement à niveau pour les inexistantes et de renforcer l’existant pour étendre la capacité de distribution et du réseau de distribution. Conséquence, la CDE ambitionne de porter à 800 000, le nombre de ses clients en fin 2010.
Ce déficit d’accès à l’eau potable a entraîné les populations à un approvisionnement archaïque, douteux et une forte activité génératrice de revenus au tour de l’eau supposée potable. Mais les experts estiment qu’elle est de plus en plus incontrôlée et très dangereuse. La délégation régionale de la santé du Littoral dit avoir recensé en 2008, 70000 puits à Douala à usage familial, voire communautaire. « Les tests effectués à l’institut pasteur sur la quasi-totalité des eaux vendues en sachets a révélé que ces eaux sont impropres à la consommation », affirme Dr Richard Esso, de la délégation régionale du ministère de la santé. Car les sources d’approvisionnement restent douteuses. Les puits sont construits à côté des latrines et eaux vannes (issues matières fécales et des tombes). Pis encore, ces eaux sont consommées sans avoir subi un traitement approprié. « C’est dire combien l’eau c’est la vie, mais également la mort, si on ne sait pas bien la gérer, car un certain nombre de comportements transforme l’eau en un danger, », souligne Mamert F. Loe.
Zone épidémiologique
Dans ce cas, la CDE n’est pas aussi épargnée. Elle se plaint de : la position de la décharge du génie militaire de Douala de la Société HYSACAM qui est située au bassin versant des stations de captages de Massoumbo et Japoma – de la construction du barrage de Lagdo qui a annulé la nappe d’eau d’approvisionnement, ce qui rend difficile le captage et le traitement de l’eau dans cette région – la ville de Yaoundé pour sa part ne dispose pas de station de traitement d’eau. Au-delà de la consommation, l’eau est aussi très dangereuse pour l’environnement. D’autant plus que son action peut rendre le sol instable, entraînant l’érosion, et par ricochet des éboulements. D’ailleurs, un contrôle de la nappe phréatique de la ville de Douala, effectué par l’agence internationale d’énergie atomique (AIEA) a déterminé que le sol de la zone Kotto est pestique (trait à une infection de la peste), par conséquence déconseillée au creusage de puits et forage, confie Dr Richard Esso. Avant de conclure que Douala est une zone épidémiologique. Elle est exposée aux maladies causées par l’eau : choléra, conjonctivite, méningite, maladies diarrhéiques…
En organisant le dîner-débat sur le thème de : « Eau et environnement », le Lion Club Douala Saphir avait pour objectif de « sensibiliser les populations sur les missions respectives des organismes et entreprises en charge de l’eau et de l’environnement », affirme Mme Crescence Nganti, la présidente. Les panélistes suscités auxquels il faut ajouter : Nouanjou Simon, de la SABC et Pierre Joël KAMNGA de la CDE,, sous la modération de Barbara Etoa ont également dans l’ensemble, fait un état des lieux des institutions respectives chargées en approvisionnement en eau, évalué les risques de la détérioration de la qualité à court et à moyen terme et de la problématique de la gestion des eaux usées.
Il est vrai que le Congo a un port à Pointe Noire mais c’est le port de Douala qui ravitaille la partie ouest du Congo.






DOUKOULA
DOUMAINTANG

DZENG
Elle le mérite, la petite localité, logée dans un écrin de verdure à 55 kilomètres de Yaoundé, dans le département du Nyon et So’o, semble n’avoir connu que des informations depuis sa création. Elle a vu son centre urbain se vider de ses bâtiments s’abîmer, ses quartiers concentrer les ficultés des grands ensembles.


Y ALLER
Gare routière Mvog-Mbi (face Siantou)
Coût du transport (1200 Fcfa)
Route bitumée et latéritique
Province : Centre
Statut : Arrondissement
Population urbaine : 800 habitants
Activité économiques : agriculture, artisanat, petit élévage
Après une heure et demie de route à bord d’un taxi de brousse communément appelée »opep » nous parvenons à Dzeng. Pas d’immeubles en vue, pas de villas dignes de ce nom, non plus. Plutôt une grande concentration de cases en terre battue, ruelles serpentant entre de vielles maisons délabrées, pas endroits quelques maisons coloniales aux murs défraîchis. La circulation est plutôt clairsemée en cette fin de matinée. Devant ce spectacle, nous n’éprouvons aucune surprise : les idées reçues nous ont suffisamment avertis du caractère du site, ses dimensions, ses ombres, ses lumières, l’ampleur du dénuement du périmètre urbain, etc.
Au demeurant, Dzeng, chef-lieu d’arrondissement du même nom, est une petite localité d’à peine 800 âmes situées à cinquante-cinq kilomètres de Yaoundé. La ville qui n’était qu’un banal poste agricole avant l’indépendance a été érigée en arrondissement dans les années 60. Depuis, cette petite bourgade, qui s’étire sur moins d’un kilomètre le long de l’axe central, n’a pas beaucoup changé. Ville essentiellement administrative, Dzeng est un réservoir de fonctionnaires qui abrite des services publics relativement bien logés, à l’instar de la sous-préfecture, du nouvel hôtel de ville à l’architecture futuriste. Le château d’eau qui jouxte la résidence du sous-préfet compte parmi les équipements de premier ordre dont cette localité est en train de se doter avec une certaine frénésie.
A l’instar des villes de sa taille, Dzeng cumule des handicaps de tous ordres. L’une de ses principales faiblesses est sa démographie. La ville compte à peine 800 habitants constitués en majorité de jeunes scolaires du lycée. C’est dire que pendant les vacances, elle se vide littéralement. Faute d’un marché périodique, les résidents sont contraints de se rendre à Yaoundé pour se ravitailler en denrées alimentaires.
Volontariste, le maire Emmanuel Nnemde n’en démord pas. Des projets prometteurs tels que la création d’une carrière, ou l’exploitation d’une forêt communale, pourraient peut-être renflouer les caisses de la commune et lui donner les moyens d’envisager l’avenir de sa commune avec optimiste.
Il faut d’emblée préciser qu’il s’agit d’une localité rurale sans importantes sources de revenus.
« Dzeng est un cul de sac. La route qui s’arrête au Nyong fait barrage : impossible de se mettre dans les départements et villes avoisinants. Il faut faire un grand détour par Yaoundé pour se rendre à Endom ville située à quelques kilomètres d’ici. D’une manière générale, le problème de communication est criard à Ndzeng. Même les opérateurs de téléphonie mobile semblent bouter cette localité. Les problèmes d’énergie sont exacerbés par des coupures intempestives d’électricité à durée indéterminée. D’où l’impossibilité de d’approvisionner et conserver éventuellement dans un congélateur, les denrées périssables. A cela, vient s’ajouter la vandalisation du réseau d’approvisionnement en électricité par des malfrats. On n’est bien être malgré la calme apparent »
Ressources humaines
Ferdinand KOUNGOU EDIMA, Ancien MINAT
NDOUNDA Pierre, Préfet Mefou et Akono


DZIGUILAO 
Dziguilao, le Chef de l’arrondissement de Taibong est à cheval entre la ville et la campagne. C’est une curiosité dans la province de l’Extrême Nord. Le marché tient lieu de gare routière. Au cœur de la ville, aucun édifice imposant. A l’exception des services administratifs, rien en réalité ne fascine. Des maisons à l’architecture simple trahissent un habitat spontané.
Histoire et toponymie
Cette localité ne date pourtant pas d’aujourd’hui. Elle a été fondée au 17ème siècle par un certain Debang. L’histoire révèle d’ailleurs que c’est suite aux multiples prises de bec des membres de sa famille que le fondateur de Dziguilao s’est installé à cet endroit, un territoire anonyme, à côté d’un lac. C’est même de Dzaklao-lac en langue Toupouri qu’est venu le nom Dziguilao. Le lac, est stagnant. Cet arrondissement de 36 000 âmes dont le chef-lieu est Dziguilao a été créé par décret présidentiel n° 92/2007 du 5 octobre 1992 ; son ouverture effective s’est opérée le 14 février 1994.
Y aller
De Maroua, pas d’agence spécifique qui dessert Dziguilao, mais le point de départ des véhicules est le lieu dit « Carrefour para » au quartier Djarengol à l’entrée de la ville.
Coût du transport : Véhicule 2000 FCFA départ pris à Maroua et 1000 FCFA à partir de Guidiguis.
Moto : 1 500F à partir de Guidiguis et 2 000 F en passant par Mindil
Longueur du trajet : 160 km de Maroua par Kaélé et 100km environ en passant par Mindil
Hébergement : une auberge en construction
Arrondissement de Taibong créé par décret présidentiel n°92/2007 du 5 octobre 1992, ouverture officielle le 14 février 1994
Population : Environ 36 000 habitants
Principales tribus : Les Toupouris (90%), Peuls et Moundangs
Principales activités : l’agriculture et l’élevage
Les populations autochtones sont constituées des Toupouris (90%), mais aussi des Moundangs et quelques Peuls. Sur le plan politique, c’est le fief du MDR. Côté éducation, l’école est bien implantée dans tous les 10 villages que compte cet arrondissement. On y dénombre 28 écoles publiques, deux établissements d’enseignement secondaire, notamment le lycée de Dziguilao et le CES de Goundaï. Les cinq centres de santé fonctionnels permettent un encadrement sanitaire des populations. Les élites qui disposent de moyens ne veulent pas investir chez elles. A Dziguilao, il n’y a ni eau, ni électricité. Les plus nantis utilisent des groupes électrogènes, la nuit tombée. On annonce l’électrification de la localité dans un proche avenir. L’entreprise chargée de faire ce travail a déjà commencé à implanter les poteaux électriques du côté de Tchatibali. Sa feuille de route prévoit justement l’électrification de Tchatibali. Le terminus à Guidiguis en passant par Dziguilao.
Taibong est sorti de l’anonymat suite aux tristes évènements d’enlèvements d’enfants. Qu’est ce qui explique cette insécurité ?
C’est qu’en mai 2008, il y a eu l’enlèvement de quinze personnes dans certains villages de cet arrondissement. C’est vrai aussi que par la passé les coupeurs de route ont donné des insomnies aux populations mais, pour le moment, la situation est sous contrôle. Il y a en bonne place l’alcoolisme. La consommation du « bil-bil », breuvage traditionnel, est la distraction favorite des administrés, tout comme la consommation du « arki », une autre boisson alcoolisée autrefois interdite mais qui est sortie du maquis.
Le vol du bétail. Il n’y a pas de logement à Dziguilao, ce qui fait que certains fonctionnaires sont obligés de se loger à Guidiguis, chef-lieu de l’arrondissement du même nom, puisqu’ici, il manque cruellement de structure d’hébergement. L’arrondissement n’est pas encore électrifié. Il y a au moins 20 marchés périodiques par semaine dans l’arrondissement et partout, l’alcool occupe une place de choix.
Nous avions adressé des correspondances au FEICOM et au PARFAR pour qu’ils nous appuient dans la construction du marché, mais aucun de ces deux organes n’a répondu à nos sollicitations. Présentement, nous sommes en train de monter un dossier à déposer au PNDP.
L’usager qui quitte la capitale provinciale de l’extrême-Nord et veut se rendre au Chef-lieu de l’arrondissement de Taïbong et ne disposant pas de moyen de locomotion doit savoir qu’il a à choisir entre deux éventualités. Soit emprunter la voie bitumée, soit suivre la piste rurale qui est en latérite.
Dans l’un et l’autre cas, il faut s’armer d’une patience à toute épreuve, car, il faudra affronter des nerfs. Le trajet est plus long quand il faut suivre la voie bitumée. En suivant cette voie, on passe inévitablement par la ville de Kaélé et c’est à Guidiguis qu’on laisse le goudron. Il faut révéler que l’usager est tenu de voyager un jeudi car c’est essentiellement ce jour-là que les véhicules partent de Maroua pour Dziguilao. Le point de ramassage est le lieu dit « Carrefour para » à l’entrée de la ville. Il faut savoir supporter la surcharge et les caprices du conducteur qui se soucie très peu du confort des passagers. N’attendez pas nécessairement un véhicule de transport public, mais jetez-vous dans tout ce qui est susceptible de se mouvoir, que ce soit un pick-up ou un camion. N’allez surtout pas croire que la montagne de bagages que vous voyez à proximité du véhicule, ou que cette marée humaine ne pourra pas partir. Attendez-vous aux multiples pannes, car nombre de conducteurs empruntant ce tronçon se soucient moins de la révision du véhicule avant de l’engager sur la route.
En suivant les pistes rurales, on passe par Mindif. Un parcours du combattant, que ce soit en saison des pluies ou en saison sèche. En saison sèche, il vous faut porter un accoutrement spécifique, car vous ferez face à la poussière de Maroua à Lara. En saison pluvieuse, la poussière cède place à la boue. Vous ne manquerez pas de patiner. Il est fort probable que vous vous enlisiez dans un bourbier. Dans tous les cas de figure, même si le conducteur du véhicule peut maîtriser l’heure de son départ, il n’en est pas le cas de l’arrivée ; elle est toujours incertaine. Il y a un autre obstacle en période des pluies, il s’agit des inondations. De Maroua à Lara il n’y a aucun pont. Rien que des radiers. Conséquence logique, la moindre pluie sur les montagnes remplit les lits des cours d’eau et empêche la traversée. Le véhicule est tenu de s’immobiliser de l’autre bord de la rive en attendant que le niveau des eaux baisse.
Le calvaire s’achève à Lara où on rejoint la route carrossable. On respire un peu bien, mais juste pour un temps puisqu’à partir de Guidiguis, on prend un embranchement non bitumé qui vous mène à Dziguilao, soit une distance d’une trentaine de kilomètres. C’est ici qu’on pousse un ouf de soulagement. Même s’il faudra autant d’endurance et voire plus, pour affronter le chemin retour, puisque les animaux à poils ou à plumes vendus ici à vil prix, trouveront eux-aussi place dans le véhicule de transport public.
La localité tient sa renommée de son marché. Le marché des vivres du chef-lieu de l’arrondissement de Taïbong offre un peu de tout aux visiteurs, des produits vivriers et ceux de l’élevage notamment. Voulez-vous des moutons et porcs bien dodus, on vous conseillera de faire le déplacement de cette localité. De même si vous désirez payer des poulets de chair et les pintades. Ce sont là les principales richesses dont regorge cette ville ; bien sûr, au côté du mil et des arachides, Ici, c’est la « braderie » de toutes les marchandises difficile de se mouvoir d’un bout à l’autre.
Sans que les populations attendent un décret spécial, le jeudi est un jour férié à Dziguilao.
Le nouvel an Toupouri célébré avec faste
A l’occasion de la fête du coq » 2009, le Lamido Ayang Luc a exhorté les jeunes à tourner le dos à l’alcoolisme, au vol et à la consommation des stupéfiants.
Le temps a suspendu son vol en cette fin de matinée du samedi 17 octobre sur la localité de Doukoula. Village toupouri. Chef-lieu de l’arrondissement de Kar-Hay, département du Mayo-Danay. En ce jour du sacrifice du coq, le silence règne sur cette contrée, Tout le monde converge chez le grand sacrificateur, le chef spirituel de la zone pour le sacrifice du coq. Sa Majesté Ayang Luc, le chef de canton (Lamido) a fait le déplacement de Yaoundé pour sacrifier à ce rituel annuel qui consacre la fin d’une année et le début d’une nouvelle. Il a troqué son costume du président du Conseil économique et social contre la grande gandoura traditionnelle pour présider les festivités marquant la « fête du coq) (Feo Kague). A ses côtés, les grands notables au grand complet et les vieux sages de la contrée, Le rituel consiste à passer l'année en revue et faire des projections sur la nouvelle. Occasion idoine pour régler les conflits qui ont émaillé la vie sociale dans la zone et sceller la réconciliation entre les « frères ennemis). Au passage, le chef spirituel et le lamido relèveront pour le déplorer la pratique de sorcellerie, la consommation excessive d'alcool et des stupéfiants par les jeunes et le vol Avant de passer au rituel proprement dit, ils imploreront le tout-puissant pour gratifier la communauté d'une bonne récolte et d'une bonne pluviométrie et de la préserver la contre les épidémies. Pour joindre l'acte à la parole, le chef spirituel répandra par telle le sang du coq immolé ainsi que le vin sacré (bil-bil) apprêter pour la circonstance. Les mêmes faits et gestes seront repris par tous les chefs de famille dans leurs foyers respectifs. Le grand tambour installé chez le chef résonne au loin.
Le ton est donné. Une nouvelle année a commencé. Les cris et autres signes jubilatoires suspendus depuis un mois sont autorisés. Cette étape terminée, le chef de canton et sa cour rejoignent la résidence ou la bière locale, le « bil-bil » est servie à la communauté. C’est un jour férié en pays toupouri. Les travaux sont suspendus.
Comme en pareille circonstance, la « fête du coq » donne lieu à des réjouissances populaires. C’est le moment privilégié pour le chef de communier avec sa population à travers un véritable bouillon culturel. L’esplanade du lamidat de Doukoula s’est transformée pour la circonstance en une séance de démonstration de danses traditionnelless, notamment la waiwa exécuté par les jeunes filles et garçons. Dans les autres grandes localités toupouri telles que Dzigalao, Touloum, Moulvoudaye, Goundaye, Tchatibali et Golonghini, la fête du coq a donné lieu à diverses manifestations culturelles bien arrosées au « bil-bil ».
EBEBDA
Yaller
De Yaoundé : gare routière à l’ancienne SHO, par car sur route goudronnée
D’Obala : gare routière, par taxis-brousse sur route goudronnée
Coût du transport : 1300F à partir de Yaoundé et 800F à partir d’Obala
Longueur du trajet : 87km à partir de Yaoundé et 45km à partir d’Obala
Hebergement : quatre auberges à 4000F la nuitée
Arrondissement créé par décret présidentiel N°92/187 du 1er septembre 1992
Population : 30 000 habitants
Superficie : 300km2
Principales ethnies : Manguissas et Etons
1020 C’est la longueur n mètres, du Pont sur le Sanaga à Ebebda
Dans une localité qui manque cruellement de lieux de souvenir, le Pont sur la Sanaga à Ebebda constitue, à n’en point douter, la réalisation la plus hardie en matière d’infrastructures de base. Situé sur la Route Nationale N°4, cet impressionnant ouvrage enjambe avec élégance le grand fleuve sur la distance de 1020mètres. L’inauguration date de 1982.
Le Pont est d’autant plus majestueux qu’il a été bâti à l’endroit où le lit du fleuve est le plus étendu. Ebebda est en effet le point de convergence de deux grands cours d’eau : le Mbam et la Sanaga. Le débit très élevé à cet endroit peut expliquer la longueur exceptionnelle de l’ouvrage.
La construction du pont a beaucoup contribué à raccourcir un trajet jusque là long et éprouvant. Plusieurs décennies après l’Indépendance, pour se rendre dans les régions.
Créé en septembre 1992, l’arrondissement d’Ebebda est relativement récent. Selon Djomeni Tchoumbou Joseph, le sous-préfet en poste depuis juillet 2006, l’unité administrative d’une superficie de 300km, compte environ 30 000 habitants. Les Manguissas et les Etons constituent les deus principales ethnies. La présence d’un axe routier de grande circulation a attiré ici de nombreux Camerounais originaires d’autres régions du pays, mais aussi des ressortissants étrangers, notamment des Maliens, des Nigérians et des Sénégalais. Les populations se consacrent surtout à l’agriculture. La nature marécageuse des sols le long du fleuve les rend particulièrement propices à la culture du mais, de l’arachide, du manioc, de l’igname et d’autre tubercules. La pression démographique engendre de multiples conflits fonciers que l’autorité administrative s’attèle à régler.
Il n’empêche que les services publics se mettent progressivement en place, l’instar de la sous-préfecture, de la perception du Trésor, du lycée, de la SAR/SM ou de la délégation d’arrondissement du Minader. Un stade de football est en construction. La carte scolaire de l’arrondissement est relativement bonne avec 27 écoles primaires et 5 établissements dont un ces de création recente.
L’offre de transport est particulièrement variée sur cette route où circulent des véhicules de tous calibres. Mais Ebebda étant une ville-étape, il est parfois difficile de relier directement la localité à partir de Yaoundé. Les grandes compagnies de transport qui travaillent sur des « lignes » précises apprécient peu la pratique du demi-trajet.
Pour aller plus vite et gagner du temps des passagers se rendent pour la plupart, à l’ancienne SHO pour emprunter la ligne plus régulière menant à Obala. A partir d’ici, on peut rejoindre plus facilement Ebebda grâce aux multiples véhicules « clandos » qui opèrent sur la ligne. Il faut toutefois avoir des côtes solides pour arracher l’un des sept places réservées aux passagers, au lieu des quatre normalement prévues. Apparemment sur de son bon droit, le conducteur sait toujours s’arranger avec les services du contrôle pour se tirer d’affaire.
Malgré cle danger qui guette à chaque tournant, le voyage est moins éprouvant compte tenu du parfait état du goudron, mais attention aux croisements avec des camions lourdement chargés ! Le véhicule lancé à toute allure, dépasse l’un après l’autre, les multiples hameaux qui jonchent le parcours. Ombolo Bingama, Nkoledouma, Efok, Yemkout, Nkolbiyem, Nkol Ewodo, Ekekam, Ebanga, Ezezang… sont autant de villages pittoresques à découvrir et qui agrémentent le plaisir des yeux. Le passager ne sent pas le temps passer, tant il y a des choses à voir le long de l’itinéraire.
C’est finalement avec un pincement au cœur que l’on voit apparaître les premières maisons d’Ebebda. Le carrefour à l’entrée de localité fait office de gare routière désespérément vide. Le voyage est terminé. Mais si on a envie d’aller plus loin pour découvrir d’autres curiosités de la localité. Le majestueux pont sur la Sanaga se trouve à deux kilomètres du centre. Non loin de là, on peut visiter le chantier d’extraction su sable et d’autres « trucs » sortant de l’ordinaire. Pour ce faire, il ne restera plus qu’à emprunter l’une des multiples motocyclettes en service.
Les pêcheurs de sable
A Ebebda, on traverse un pont, ouvrage d’art important qui enjambe la Sanaga. Ce fleuve est envahi par le sable, qui forme des couches d’une épaisseur impressionnante en certains endroits. Du pont, on peut d’ailleurs apercevoir les pêcheurs de sable en pleine action. C’est une vraie flottille de bateaux et de barges, avec à leur bord des pêcheurs armés de perches, poussant sur le fond du fleuve. Les barques comptent en général deux hommes. L’un plonge un grand panier au fond de l’eau afin de remonter le maximum de sable. Pendant ce temps, l’autre équilibre la barque, agitée par le courant, avec sa perche. C’est un travail très physique. Le sable ainsi récolté est ensuite entreposé un plus loin (on pourra d’ailleurs remarquer l’immense tas de sable sur le côté, à quelques centaines de mètres du pont, attendant les camions qui l’emmèneront sur les chantiers de Yaoundé). Ce spectacle peut facilement être observé depuis le pont. Il n’est cependant pas recommandé de s’y arrêter pour prendre des photos, car cela gène la circulation. En outre, vous vous mettriez vous-mêmes en danger car les camions qui passent roulent souvent à vive allure et le pont n’est pas très large. Le mieux est de garer votre véhicule un plus loin, après le pont, et de revenir à pied (soyez tout de même vigilant) pour regarder les pêcheurs de sable. Enfin, faites attention quand vous prenez des photos, les pêcheurs n’apprécient pas toujours.

Ressources humaines :
Mme ZOA Valentine, épouse du Ministre de la Jeunesse et Sports ;
M. BILOA Gatien, Inspecteur Général au MINADER ;
M. ZOA OLOA Emmanuel, ancien Ministre ;
Ancien Secrétaire Général du MINREX ;
M. FOUDA François, ancien DRFI au MINESEC ;
M. NDONGO ZINGA, Conseiller Technique ARMP
Ebodjé
Ce village se trouve au bord de l’océan atlantique, à cinquantaine de kilomètres environ de Kribi (attention, la route n’est pas bitumée), en direction de Campo, au Sud. Dans ce village de pêcheurs, les plages sont très belles et incitent à la promenade et à la brigade. Des excursions en pirogue sont proposées, en mer (pour pêcher le barracuda) ou sur la rivière Likodo.
Enfin, sachez qu’Ebodjé a récemment été choisie comme site de protection des tortues marines (qui viennent pondre sur les plages voisines entre novembre et janvier) par un projet régional.
A voir aussi dans les environs : le rocher de Magnangue (« qui ressemble à une tortue » en langue batanga). On peut aller voir les plantations d’hévéas et le complexe de l’HEVECAM, à une vingtaine de minutes de Kribi sur la route d’Edéa.

EBOLOWA
Statut
Chef lieu de la région du Sud, Communauté urbaine
Histoire et toponymie
Certaines sources affirment qu’un chasseur du clan Essawo’o, un des premiers occupants des lieux, aurait trouvé un chimpanzé pourri sur l’une des montagnes qui surplombent la ville.
D’autres sources relèvent plutôt que le chasseur aurait trouvé une femme du clan Essakoye disparue, morte et en état de décomposition sur la montagne.
Pour cacher le macabre découvert aux autorités coloniales, le chasseur prétendit qu’il avait plutôt trouvé un chimpanzé pourri. Toujours est-il qu’Ebolowo’o le chimpanzé pourri en langue locale) est devenue Ebolowa par la volonté des colons. Avant l’appellation Ebolowa, les noms des clans s’apparentaient aux clans qui les occupaient.
On retrouvait ainsi entre autres clans, ceux des Essawo’o, Essakoye, Etotan, Yidjock, et bien d’autres.
L’appellation d’origine aurait-elle eu une influence sur le retard qu’a connu le développement de la ville ? Pas forcément. Même si certaines personnes estiment que le nom peut influencer une personne ou une localité. Ces âmes sensibles auraient souhaité que le nom Ebolowa soit changé au profit d’un nom porte-bonheur.
Le patriarche Kouma Asse qui a longtemps exercé la profession d’enseignant, estime qu’à une certaine époque, Ebolowa fut considérée comme la troisième ville du pays après Yaoundé et Douala. Elle abritait alors les consulats de Grèce et du Nigeria.
Créée par arrêté n°3420 du 10 décembre 1947, la Commune d’Ebolowa a changé de statut et est devenue tour à tour l a commune mixte urbaine d’Ebolowa, la commune de plein exercice d’Ebolowa, la commune à régime spécial d’Ebolowa, le 25 novembre 1993.
Distances
Yaoundé-Ebolowa :145 km, rout entièrement bitumée.
A partir de Sangmélima, 115km, route praticable en saison sèche et par véhicule 4x4. Itinéraire : Sangmélima-Mefo-Mengong-Ebolowa.
Ou remonterjusqu’à Mbalmayo sur route entièrement goudronée, avant de prenre la route nationale Mbalmayo- Ebolowa. Ce trajet est plus long, mais plus indiqué pour les voitures de tourisme.
A partir de Kribi
Par Akom II,170 km, route en terre non praticable.
Comment s’y rendre
A partir de la gare routière de Mvan à Yaoundé : des bus de plusieurs agences de voyage assurent la liaison Yaoundé-Ebolowa
Prix du transport : Entre 1500 F et 2000 FCFA
Et de la route : bitumée
Longueur du trajet Yaoundé-Ebolowa : environ 160 Kilomètres.
Durée du parcours par car : 2 heures 30 minutes ou 3 heures
Date de la création de la commune d’Ebolowa 2e : le 24 Avril 2007.
Populations : 55 000 habitants environs
Principales activités : Agriculture, petit élevage, pêche, artisanat

Sites touristiques :
Le rocher Ako’akas situé à environ 40km au sud-est de la ville (sur la route qui relie Ebolowa à Mekomo).
Le spectacle que donnent ces immenses parois granitiques de plus de 100m de hauteur vaut largement les 4 heures de voiture aller-retour. Vous pourrez aussi vous rendre, toujours en 4x4, au gouffre de Mbi-Bekon, dit « Trou des fantômes » (il serait habité par un monstre enchaîné), à une vingtaine de kilomètres par la piste de l’Est, près du village de Nkoétyé. Dans la ville même d’Ebolowa, les vestiges du fort allemand représentent sans doute le seul point d’intérêt.
Pour ceux qui souhaitent rester une nuit ou deux à Ebolowa, vous pouvez essayer l’hôtel le ranch. (BP 690 Tel. 22 28 35 17) ou le centre touristique de Nkolandom (BP 432 Ebolowa).
Le parcours Yaoundé-Ebolowa est généralement facile. Et pour cause, l’axe est entièrement bitumée. C’est un tronçon d’une des routes transafricaines construites avec le concours des bailleurs de fonds pour faciliter les déplacements des populations de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. L’axe Yaoundé-Ebolowa se prolonge donc jusqu’à la frontière Ambam-Eking-frontière Gabon et Ambam-Kyé-Ossi-frontière Guinée-Equatoriale.
Les véhicules à destination d’Ebolowa sont disponibles à la gare routière de Mvan (Yaoundé).
20 minutes après avoir franchi Ngoulemakong, on se trouve à Mengong, l’arrondissement où les femmes sont aux commandes. En effet, le sous-préfet de Mengong, Catherine Ombgwa est une dame, le député, Céline Mendoua, est une dame, le maire, Rosette Minlo est une dame, le médecin chef de l’hôpital d’arrondissement est également une dame. Une trentaine de kilomètres seulement séparent Mengong d’Ebolowa. On arrive à Ebolowa, quinze minutes après avoir traversé Mengong.
La population est essentiellement constituée de Boulou.
Situé à 168 km au Sud de la capitale Yaoundé, Ebolowa est le transit obligé par la route pour la guinée Equatoriale et le Gabon.
Le département de la Mvila est composé de 5 arrondissements : Ebolowa, Ngoulemakong, Mengong, Biwong Bane et Mvangan.
La ville d’Ebolowa a une superfcie de 5600km2.
Population : environ 100000 habitants répartis dans les 24 quartiers qui composent la ville et dont les plus peuplés sont : New-Bell, Nko’ovos, Angalé, Mekalat, Yevol, EBolowa-SI 1 et 2, Abang 1 et 2.
Climat : Il est de type équatorial et donc humide. La moyenne de température est de 25°.
Les principales activités : l’agriculture, élevage, pêche, commerce.

Repères
Créée par arrêté n°3420 du 10 décembre 1947 portant promulgation de la loi du 18 Novembre 1947 réorganisant la régime municipal au Cameroun, la commune Urbaine d’Ebolowa changera de statut et deviendra tour à tour et au fil du temps :
Commune Mixte Urbaine d’Ebolowa
Commune de plein exercice d’Ebolowa
Commune urbaine d’Ebolowa
Commune Urbaine à régime spécial d’Ebolowa 1993 et
Communauté Urbaine le 17 Janvier 2008
Population : environ 200.000 habitants
Principales activités : agriculture, pêche, élevage, artisanat, commerce
Guy Roger ZO’O Olouman est la quatrième personnalité à assumer les fonctions de chef de l’exécutif municipal d’Ebolowa. Avant lui, il y eut
Charles ASSALE de 1958 à 1987
Samuel Enam Mba’a de 1987 à 1996
Joseph Blaise Abolo Abolo de 1996 à 2009
Guy Roger ZO’O Olouman a été promu délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine d’Ebolowa par décret présidentiel, le 06 Février 2009.
Depuis la construction des axes routiers Ebolowa-Ambam-Eking-Frontière Gabon et Ebolowa-Ambam-Kyé-ossi-Frontière Guinée-Equatoriale, il y a quelques années, la capitale régionale du Sud est devenue le passage obligé des voyageurs qui se rendent vers ces pays voisins par voie terrestre et l’un des grands carrefours de la sous-région. La cité qui n’a pas su tirer tous les avantages de cette marque de confiance de la communauté nationale et internationale devrait pouvoir rebondir avec l’impulsion du nouvel exécutif communal et l’organisation en 2010 du comice agro-pastoral.
De fait, une partie de la ville d’Ebolowa est prolongée dans l’obscurité durant la nuit. L’éclairage public mérite donc un véritable coup de fouet pour anticiper sur les conséquences néfastes que l’absence d’énergie électrique pourrait provoquer notamment dans les coins éloignés du centre urbain.
L’adresse des rues et des places publiques est également bienvenue car en dehors de quelques places bien connues, beaucoup de places et de rues n’ont pas de dénomination officielle.
En zone rurale, la construction des infrastructures de base telles les puits d’eau potable et les centres de santé apparaissent comme la réalisation d’une demande pressante.
La ville d’Ebolowa qui constitue un passage obligé pour les voyageurs qui se rendent au Gabon ou en Guinée-Equatoriale par voie terrestre et qui a été choisie pour accueillir le comice agro-pastoral de 2010.

EBONE

A Ebonè, bourgade située à une dizaine de kilomètres de Nkongsamba et à 120 Km de Douala, ils vous le diront tous : Isaac Mbella Essenguè n’avait jamais vécu au village. Fils du pasteur Jean Calvin Ewanè Essenguè, né le 24 octobre 1961 et décédé le 21 Août dernier des suites de maladie à l’hôpital général de Yaoundé. Comme, avant lui, son aîné Sebe Njoh, un ancien de la Radiodiffusion du Cameroun, l’ancêtre de la Crtv. Il manquera surtout à ces jeunes, nombreux, pour qui il était une source d’espoir. Dans l’arrondissement de Nlonako, où l’on parle invariablement le Dula et la Bakaka, la situation des jeunes est en effet qualifiée de désespérée. Particulièrement depuis la dépréciation des prix du café sur le marché. « Nous continuons à déployer d’immenses efforts pour envoyer nos enfants à l’école, mais ils finissement par revenir au village, faute d’emploi, et redevenir une charge pour les pauvres parents », déclare Gaston Ebellè, qui se considère comme « un des doyens d’Ebonè ».
Il parle avec passion de l’époque glorieuse de la caféiculture, des usines d’égrenage, aujourd’hui en ruine, de l’aisance financière et matérielle des cultivateurs, pour finir par regretter qu’Ebonè, en dépit de sa transformation en chef-lieu d’arrondissement, ne soit plus un des pôles éco nomique de la province du Littoral.
Ebonè, située sur la route menant à Yabassi en passant par Loum, est certes fier de ses élites, grâce à qui les populations disposent aujourd’hui d’une adduction d’eau, d’un lycée, d’une brigade de ‘gendarmerie ou encore l’un district de santé. Mais la bourgade reste nostalgique de son lustre d’antan. Moyennant quoi, l’arrondissement vote majoritairement Rdpc, «selon les consignes des élites». La région a pourtant manifesté quelque velléités opposition, du temps du Mouvement pour la démocratie et le progrès (Mdp), mais, indique Gaston Ebellè, « il n’y a plus d’opposition à Ebonè depuis la mort de son leader, Samuel Eboua, natif de Nkongsamba». L’homme insiste néanmoins pour préciser que «les jeunes sont désemparés, sans avenir ici».
L’entretien, du reste convivial et auquel prennent part une demi-douzaine de personnes, aurait pu s’éterniser, n’eut été l’intrusion d’un jeune homme, la quarantaine, qui s’énerve de ce qu’on veuille donner une image négative à son terroir. Ici, on cultive visiblement la phobie de l’autorité de l’Etat. «Nous ne voulons pas de problèmes à Ebonè. Il ne faut pas que les gouvernants pensent que nous voulons nous soulever. Ne retenez surtout rien de négatif, et, surtout, n’écrivez rien de tout ce que vous avez entendu», menace-t-il. Nous ne le ferons donc pas...
Ressources humaines
Robert MBELLA MBAPPE, Ancien Ministre ;
MANON Christol Georges Directeur Général MAGZI ;
MBELLA MBELLA Lejeune, Ambassadeur du Cameroun en France ;
Madame BAYECK née WONDJA EBWELLE, Inspecteur Général au Ministère du Tourisme ;
Madame EPOUBE Lydienne, Député
EDEA


Chef-lieu du département de la Sanaga Maritime dans la région du Littoral, Édéa occupe une position stratégique entre Douala et Yaoundé, les deux principales métropoles du pays, et sert de passage obligé vers la cité balnéaire de Kribi.


Généralement considérée comme le principal pôle industriel du Cameroun, Histoire et toponymie
Le nom d’Édéa proviendrait de la déformation de « Adié » qui est le nom des autochtones d’Edéa.

Édéa abrite autres , une grande usine d’énergie hydro électrique et un grand complexe métallurgique, confortant ainsi sa vocation de creuset d’activités de transformation de matière premières.
Avec des nombreux projets annonces dans les secteurs de l’énergie et de la métallurgie.
Comment s’yrendre
De Yaoundé : gare routière de Mvan. Plusieurs autres agences de voyage deservent l localité.
De Douala : agences de voyage, cars de ramassage ou taxis
État de route : goudronnée
Longueur du trajet : 170 km à partir de Yaoundé et 60 km à partir de Douala
Coût du transport : 2500 F à partir de Yaoundé et 1000 à partir de Douala.
Structures d’hébergement : une dizaine d’hôtels, plusieurs auberges.
1953 : création de la commune de plein exercée
1977 : création de la commune urbaine
1993 : création de la commune urbaine à régime spécial.
2007 : (24 avril) : création des communes d’arrondissement d’Édéa Ier et Edéa II
Population : 150 000 Habitants environ
Composantes sociologiques : les Bakoko ( Adé et Yassoukou) sont des autochtones. Ils cohabitaient avec les Bassa, Banen, Bamilékés Houassas, Bétis, ressortissants africains et européens.
C’est à Edéa qu’ont été implantés le premier poste administratif, le premier port, les premiers postes missionnaires avec l’inauguration en 1928 de l’actuelle Cathédrale du Sacré-cœur. » aux lendemains de Deuxième Guerre mondiale, la circonscription administrative sera érigée, tour à tour, en commune mixte urbaine ‘1950), en commune de plein exercice (1953) et en commune urbaine à régime spécial en 1993.
Autre particularité d’Édéa : la vocation industrielle. Créée en 1954, Alucam qui opère dans la filière aluminium, est l’un des rares complexes industriels intégrés en Afrique subsaharienne. Edéa abrite également une grande usine de production d’énergie hydroélectrique qui fournit avec sa voisine Songloulou, 80% de la demande nationale. L’usine fut implantée sur une île formée par un bras de la Sanaga pour profiter d’une chute d’eau. Édéa fut pour cette raison la première ville électrifiée du Cameroun. Quelques grosses unités spécialisées dans l’exploitation du palmier à huile, du caoutchouc ou du bois contribuent à la densification du tissu industriel. Au plan touristique, la zone abrite des curiosités comme la chute de la Sanaga à Édéa, la chute du Nyong à Dehane, le vieux Pont allemand, la Cathédrale Sacré-Cœur.
Les équipements sportifs sont rares dans une ville qui a produit des champions d’exception à l’instar de Massing ou des frères Biyik. Du côté politique, l’heure est à l’apaisement après les déchirements du passé.


A carte scolaire du département est très riche avec 238 écoles primaires, 73 écoles maternelles et 55 établissements d’enseignement secondaire.

Édéa est à l’image de toutes les grandes villes du Cameroun. On y trouve des populations de toutes les origines ; aussi bien des Camerounais que des étrangers. On peut citer autres, les Bamiléké, les Bétis, les Anglophones, les ressortissants nordistes, les Africains et les Occidentaux. Les autochtones ce sont les Adié, un clan du groupe Mpoo. Une bonne fontaine à pompage énergie solaire en plaine campagne. Le phénomène est suffisamment rare, voire insolite pour être relevée. Cette installation unique en son genre est située à Nkkanzok, un village du canton Adié à cinq kilomètres du centre ville dans la commune d’Édéa Ier. Al structure est composée de deux éléments : un château d’eau comprenant deux énormes réservoirs superposés et dispositifs de captage énergétique constitué de douze panneaux solaires.
L’endroit bénéficiant d’un fort ensoleillement, l’énergie est captée dans la journée et stockée. Elle sert essentiellement à activer une moto- pompe installée en sous-sol et qui fait remonter l’eau à la surface.
Édéa est une localité chargée de symbole. L’histoire a laissé ici des traces indélébiles. Les principaux points de fixation sont des ouvrages d’art et les bâtiments. Tous les voyageurs en portance pour Douala ou de retour sur Yaoundé connaissent certainement le vénérable pont métallique installé sur le bras mort du fleuve Sanaga. Édifié à l’époque allemande, l’ouvrage a conservé toute sa majesté malgré le poids des ans qui transparaît à travers la rouille omniprésente sur la structure sur toute la structure sans toutefois remettre en cause sa solidité.

Unique point de passage du train, des véhicules et des piétons sur une seule voie jusqu’u début des années 80, la voie a été aménagée par la suite en piste cyclable. A travers la ville, de nombreux autres ouvrages édifiés à l’époque coloniale portent sur leur fronton la marque du temps qui passe. Il en va tout particulièrement de certains bâtiments abritant les services administratifs et qui datent pour la plupart des années 30. a l’instar de al Délégation départementale des Domaines (1931), de al Préfecture (1934) et du Tribunal (1936). Un détour par le quartier administratif c’est un voyage dans les coulissent de l’histoire.

Avec sa bonhomie communicative et son port altier. L’homme a quelque chose de déconcentration dès le premier contact. De peu, on aurait de al peine à croire que SM Songue Théophile est bien le chef de troisième degré du village Nkakonzok dans le canton Adié à cinq kilomètres à peine du centre village d’Édéa. Rencontré à tout hasard lors d’une tournée administrative, cet ancien fonctionnaire habitué à jongler avec les chiffres et les dates n’ont pas eu trop du la à remuer des vieux souvenirs. «  Je suis né dans le village le 17 Septembre 1946. A l’époque, il n’y avait pas de route goudronnée. Pour se rendre pour se rendre à Douala au à Yaoundé, il fallait emprunter uniquement le train. Édéa n’avait ni route praticable ni eau potable. Des signes venus de la basse Sanaga traversaient toute la zone pour se retrouver dans notre village. Non loin d’ici, il existait une grande forêt vierge fréquentée par des troupeaux d’éléphants. Le nom Nkakanzok signifie littéralement le dos de l’éléphant », se souvient ce polygame, père de dix enfants vivants. Après des études primaires au village, il se déplace à Édéa où il décroche en 1960 le CEP à l’école St Dmominique Savio.
Pr. Joseph Mboui
Député de al Sanaga Maritime
Édéa est une citée industrielle à la réputation confirmée avec pour principale activité la transformation de l’aluminium.
Ville carrefour entre Yaoundé, la capitale politique, Douala, la capitale économique, et Kribi, la station balnéaire, Edéa est un centre industriel sans grand intérêt qui abrite le principal barrage hydroélectrique du pays et une usine de transformation de l’aluminium. Ville coloniale de près de 80 000 habitants, diverses attractions y attirent les touristes dont la principale est, pour les mordus de mangrove, la réserve de Douala - Edéa, à 1h de route environ.

C’est depuis 1954 qu’Alucam s’est installée dans le département de la Sanaga- Maritime à Edéa, à la faveur d’un partenariat entre la société d’Aluminium Pechiney et le Gouvernement de la république du Cameroun. Suite au rachat par des actionnaires successifs, Alucam fait partie aujourd’hui du groupe mondial anglo-australien Rio Tinto Alcam.
Sa production annuelle a évolué de 55 000 tonnes en 1957 à une capacité nominale d’environ 100 000 tonnes par an aujourd’hui, résultat palpable d’une évolution en technologie de production et de l’extension de l’usine en 1981. De par son ancienneté et par la qualité de son travail, Alucam est le fleuron de l’industrie lourde au Cameroun et pèse par ailleurs d’un grand poids dans l’économie du pays dont elle constitue à elle seule, 7% de la production industrielle, 5% des recettes d’exportation, 3% du PIB national et participe à hauteur de 53 milliards de Fcfa de manière directe et indirecte au budget de l’Etat. Elle emploie environ 800 personnes et génère aussi des emplois à travers u partenariat avec 1200 sous-traitants basés à Edéa et dans l’ensemble du pays.
Alucam est constituée de plusieurs entités :
Socatral (société Camerounaise de Transformation de l’Aluminium) unité industrielle intégrée à Alucam, assure la première transformation de 30% de la production d’Alucam en produits finis (Tôles ondulées, tôles bacs et tôles planes) et d’autres produits semi-fini (bandes et disques) destinés aux marchés national, sou-régional et international. L’essentiel de ses ventes est concentrée sur le Cameroun (70 %) avec un réseau d’onduleurs qui quadrillent bien le terrain au niveau national. Elle affirme également son leadership dans la sous région CEMAC, et est particulièrement présente au Nigeria, nouveau centre de développement de se ventes. Socatral a une capacité de production annuelle de 26 000 tonnes. Elle passera à 30 000 en 2010 à la fin d’un processus de modernisation en cours. son développement prévoit une capacité de 42 000 en 2014.
Alubassa une filiale basée à Douala qui fait une deuxième transformation en produisant à partir des disques fournis par Socatral les articles de ménage en aluminium pur que l’on peut classer en trois grandes catégories : les produits de cuisson adaptés à différents feux : Gaz, plaque électrique, bois et charbon ; les produits de transport et de conservation conçus pour garder l’eau et les aliments intacts et faciliter leur transport et les produits de présentation à table pour servir le repas et l’eau. Alubassa fabrique aussi des accessoires de fixation pour les tôles de couverture. Depuis quelques années, son réseau de distribution s’étend progressivement au-delà de l’Afrique centrale avec le Nigeria comme pôle principal.
Cité plus que centenaire étalée sur les bords du fleuve Sanaga, Edéa occupe une position exceptionnelle au confluent de trois agglomérations majeures : Douala, la métropole économique, Yaoundé, la capitale politique et kribi à la vocation touristique affirmée.
L’emplacement stratégique de la ville est d’autant plus évident qu’elle constitue l’un des rares points permettant le franchissement de la Sanaga. A Edéa, un pont construit par les Allemands a été jusqu’au début des années 80, l’unique point de passage du trin , des véhicules et des piétons sur une seule voie. La voie a été aménagée par la suite en piste cyclable. Autant d’atouts qui valent à Edéa la réputation de ville –carrefour, haut lieu de brassage des populations d’origines diverses. Les autochtones Bakokos (Aide et Yassoukou) cohabitent avec les bassa, les Banen, les bamilékés, les Beti, les ressortissants anglophones et nordistes. On trouve également des ressortissants africains opérant surtout dans la pêche, des Occidentaux actifs dans l’industrie et des indopakistanais très présents dans l’hôtellerie et le commerce.
La création de la ville remonte à 1890, sous l’administration coloniale allemande.
Depuis lors, la cité a connu une évolution soutenue. Elle s’est notamment affirmée au fil des ans comme la capitale économique, politique, intellectuelle et religieuse de toute la région. Le rôle pionnier de la cité n’échappe à personne : c’est en effet à Edéa qu’ont été implantés : le premier poste administratif, le premier port, les premiers postes missionnaires. L’évolution de la localité va connaître une accélération aux lendemains de la deuxième guerre mondiale. La circonscription administrative sera érigée tour à tour, en commune mixte urbaine (1950), en commune de plein exercice (1953), en commune urbaine (1977) et en commune urbaine à régime spécial en 1993.


Ressources humaines
M. BAPES BAPES Louis, Ministre des Enseignements Secondaires ;
M. METOUCK Charles, Directeur Général SONARA ;
M. MBOUI Joseph, ancien Ministre, Député RDPC ;
M. NDJAMBE Albert Moise société civile;
M. MBENOUN, Magistrat à la cour des comptes.
EDZENDOUAN
EKALI II
Dieudonné Elono Akomo. Le chef traditionnel de 3ème degré explique comment une communauté « allogène » a fait son nid dans le département de la Mefou et Afamba
Ils sont nombreux ceux qui trouvent curieuse la présence, à Ekali II, d’une importante communauté Ntoumou, dont le fief naturel se trouve pourtant à l’extrême-Sud du pays. Une présence quelque peu insolite, dans l’histoire même des grandes migrations africaines.
Tout part en effet de l’exode des Fang-Béti de l’Afrique du nord vers le Cameroun. Quand il a fallu traverser la Sanaga à dos de serpent, c’est Ntoumou, le troisième fils d’Afiri Kara, l’ancêtre Fang-Beti qui avec se descendance a traversé en troisième lieu. Il avait été précédé par les pygmées et les Ngoumba.
Une fois, l’obstacle naturel de la Sanaga franchi, explique Dieudonnée Elono Akomo, chef traditionnel de 3ème degré d’Ekali II, grand village situé à 32 Km de Yaoundé et à 10 Km de Mbalmayo, Ntoumou et sa descendance commencent un grand trek. Dans un premier temps, ils s’installent à Eloundene, un village de l’actuel arrondissement d’Okola, non loin de Mbankomo.
Mais les Ntoumou ne semblent pas à l’aide en pays Eton. Ils entament un nouvel exode et s’installent à Abegle, contrée de l’ex district de Nkolafamba, non du lieu dit « Hélice Avion », puis continuent vers Nlo-Kie par Dzeng pour enfin s’établir à Nkilzok, à quelques encablures de Mfou. Entre-temps, d’autres membres de la grande famille Ntoumou, en quête de sel, font route vers l’Océan Atlantique et la région de Kribi. Peu avant l’arrivée des Allemands au Cameroun, une notabilité Ntoumou de Nkilzok se détache et vient prendre racine à Ekali II. C’est le début du fondement du grand village. L’arrivée des Allemands entraîne l’avènement des chefferies traditionnelles. Dans le souci d’organiser les populations autour de grands villages, les Ntoumou de Nkilzok sont priés par l’administration coloniale d’aller s’établir à Ekali II. La chefferie traditionnelle devient une réalité ici à l’aube de la colonisation. Enyougou Nke devient alors le premier chef de la communauté Ntoumou, qui se retrouve imbriquée entre les Bene (Mvog Manga, Mvog Onomo, Otoloa, Mvog-Amougou). Cette proximité leur fera peu à peu perdre leur langue originelle et adopter l’éwondo, plus dans la région ; mais ils auront réussi malgré les brassages, à garder un fort sentiment d’appartenance aux Ntoumou « Esakoran ». malgré la distance qui les s épare, les Ntoumou d’Ekali II entretiennent des rapports plus que cordiaux et intimes avec leurs frères Essakoran qui sont actuellement établis dans le département de la Vallée du Ntem (région du Sud), notamment à Meyo-Centre, Ambam, Assandjick, Olamze et même en Guinée Equatoriale.
« Nous nous fréquentons lors des évènements heureux ou malheureux. Nous nous connaissons bien. Il suffit de préciser que vous êtes originaires d’Ekali II, ou vice versa, et vous êtes chaleureusement accueilli », ajoute Dieudonné Elono Akomo, qui n’est pas peu fier d’être, depuis bientôt trente ans, le chef
- le septième de la lignée – d’un village qui bouge dans tous les sens du terme.
Grâce à une élite inférieure et extérieure dynamique et cornaquée par Luc Evariste Etogo Mbezele, Ekali II dispose de nombreuses infrastructures sociales. On y retrouve ainsi un centre de santé intégré, une école publique, une école maternelle, un collège d’enseignement technique, un poste agricole, un noviciat… C’est déjà beaucoup, mais bien peu pour un chef qui rêve encire pour sin village et ses quelque 3000 âmes, qui y vivent de l’agriculture et de l’artisanat, très développées ici, d’un meilleur accès à l’eau potable, mais aussi d’un marché de vivres et de bien d’autres commodités.

EKOUDOU
(Bastos)
Ekoudou est une destination quasi-inconnue des habitants de Yaoundé. Tout le monde parle, par contre, plus aisément de Bastos. Dans la réalité, les deux appellations renvoient au même quartier. Tout commence 1943 (ou 1936, selon les sources), lorsque le Français Jean Basos crée une usine de fabrication et de commercialisation de tabac qui porte son nom au village Ekoudou. C’est une zone de savane que quelques uns nomment «quartier désert » et ses habitants les «désertiques». « On y voyait même des animaux sauvages se balader», se souvient aujourd’hui Pierre Ekobena.
La société de tabac devient rapidement un pôle industriel. Ainsi, bien que ses cadres soient des expatriés l’entreprise recrute de nombreux jeunes. La moyenne d’âge de ses quelques 200 employés est de 32 ans en 1950, et sera déterminante pour l’installation de nouvelles populations. Elle attire des personnes venues d’horizons à la recherche comme l’a chanté André Marie Talla, «d’une vie meilleure».
Ce mouvement de personne entraîne l’émergence de plusieurs activités. Le commerce prend pied avec deux bars dont «Parapluie où le jeune Pierre Ekobena exerce alors comme serveur en période de vacances scolaires. Il y a aussi une boulangerie, tenue par un Grec qui prétend cacher du pain dans son ventre pour expliquer son obésité.
Le commerce du sexe voit égale ment le jour. La nuit tombée, de jeunes filles flânent dans la zone de l’actuel Carrefour Bastos à la recherche de «clients». Progressivement, «la savane» s’urbanise. Les autochtones, expropriés pour les besoins de la cause, sont dirigés vers d’autres sites tels que Nlongkak, Ntougou, Tsinga, Djoungolo...
Les premières missions diplomatiques s’installent au lendemain de l’indépendance (vers 1965). Pierre Ekobena explique ce phénomène par le fait que des résidences avaient été construites dans la zone pour les dirigeants de l’usine Bastos. L’implantation des premiers Occidentaux a un effet d’entraînement. A telle enseigne que les autres «Blancs» qui arrivent au Cameroun, à la faveur de l’établissement de relations diplomatiques avec le nouvel Etat, sont orientés vers Ekoudou qui devient, rapidement, le quartier des ambassades qui, à ce jour, serait le seul où l’on retrouve autant de représentations diplomatiques en Afrique centrale.
Le coin continue d’attirer des populations, ces ambassades ayant de plus en plus besoin de main d’œuvre. Progressivement aussi, l’usage fait que le nom «Bastos», qui désigne au départ la seule usine du même nom, est élargi aux résidences des cadres, à celles des diplomates, aux ambassades et plus tard à tout le quartier. Ekoudou s’éclipse ainsi au profit de Bastos : la savane cède la place à la ville.
Bastos est un quartier multiculturel, multiethnique et multiracial dans lequel cohabitent des populations venues de tous les horizons. Initialement rattaché à Nlongkak, Bastos n’existe comme chefferie autonome que depuis 1965. Pierre Ekobena estime que les relations entre les habitants se déroulent en bonne intelligence. Il en veut pour preuve le fait que certains de ses notables ne sont pas Tsinga (originaires d’ Ekounou).
L’usine qui a donné son nom à Bastos n’existe plus, mais ses locaux sont occupés par une autre entreprise de tabac. Les résidences des cadres ont été rachetées par privés, et certaines servent de siège à l’organisation non gouvernementale World Wild Fund for Nature (Wwf).
A coté des ambassades et autres résidences cossues qui font sa renommée, Bastos est aussi connu pour ses restaurants chinois. Par ailleurs, l’inflation immobilière atteint des sommets à Bastos il arrive que le mètre carré y plafonne à 50 000 francs, voire plus. Pierre Ekobena. relativise l’opinion qui voudrait que les autochtones de Bastos soient riches car, par le passé, les terrains n’étaient pas vendus mais cédés en échange de nourriture et de boissons. Aujourd’hui, le terrain est certes coûteux mais, malheureusement, il est aussi rare. Celui qui veut s’enrichir doit désormais vendre sa propre portion ou sa maison. En ce qui le concerne, le chef désigné il n’est pas officiellement installé) confie n’avoir jamais participé à me transaction de vente de terrain «A 48 ans, je n’ai même jamais assisté à une négociation. J’ai toujours les problèmes fonciers de parce qu’ils sont la source de grandes querelles.»
Les problèmes, le quartier résidentiel le plus connu de Yaoundé et même du Cameroun en connaît. A coté des litiges fonciers souvent s à la double vente de terrains par des familles divisées, l’anarchie dans les constructions a poussé, il ya quelques semaines, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine à procéder à une campagne de déguerpissement. Les constructions dans les bas-fonds ont également entraîné une «verticalisation» du quartier, exposant les populations aux inondations et aux éboulements de terrain, en même temps qu’elles portent un coup au plan d’urbanisation du quartier.
Les résidents commencent aussi à se plaindre de l’insécurité grandissante, qu’ils expliquent par les nombreux débits de boisson qui attirent toutes sortes d’individus. Pierre Ekobena, par ailleurs juriste et chargé d’études assistant au ministère de l’administration territoriale, espère que l’œuvre de déguerpissement du gué Gilbert Tsimi Evouna permettra d’embellir le quartier et de le débarrasser de certaines personnes à la moralité douteuse.
Il émet néanmoins des réserves quant aux modalités et mécanismes de cette opération : « Demander à des gens de partir après 30 ans, pour certains, sans leur proposer des solutions de rechange peut être dangereux pour la paix sociale ». Pierre Ekobena souhaite qu’un dialogue soit engagé entre les pouvoirs publics et les populations. Au plan personnel, « Peco » dit sa volonté de connaître physiquement des administrés, de savoir qui est qui et d’inviter les uns et les autres à des discussions visant à entreprendre des activités d’éveil de la communauté. Il projette de répartir Bastos en blocs avec des responsables en charge de recueillir les attentes des populations.
Au rang de ses besoins, le chef Ekobena déplore le manque d’aires de jeu ou de loisirs, dont l’inexistence favorise le vice au détriment de l’émulsion culturelle. Parlant de culture, le destin de Bastos semble désormais lié au gigantesque projet de construction d’un centre multiculturel au nom d’Africréa, engagé il y a 9 ans et qui est le symbole même de l’éclectisme du quartier. Son initiateur, Malet ma Njami (Mal Jam), originaire de la Sanaga Maritime, est un notable de bastos et un ami du chef, qu’il soutient dans ses efforts de dialogue et de cohabitation pacifique des communautés. Il se dit convaincu que Bastos, avec Pierre Ekobena comme chef et des patriarches tels que Philibert Edzoa et Antangana balla en appui, a son avenir devant lui.
Ghislain Ayina

Tsinga, une histoire de migration
Les Tsinga, comme plusieurs autres communautés du Cameroun, apparaissent comme un peuple migratoire. Ce clan, explique Pierre Ekobena, vient de la région du Mbam (on en retrouve encore à Mbangassina). La légende parle d’une histoire de serpent, sur le dos duquel les Tsinga ont pu traverser le fleuve Mbam pour migrer vers d’autres régions du pays. Ils iront s’établir sur la route de Mbalmayo, ou encore dans les actuels quartiers Nlongkak, Ekoudou et Tsinga.
A propos de Tsinga, deux versions s’affrontent concernant l’installation des populations. Le chef désigné de Bastos pense que l’implantation de ses ancêtres dans le quartier du même nom résulterait de mouvements partis du Mbam. D’un autre côté, dans ses recherches répertoriées dans le site HYPERLINK HYPERLINK "http://www.ongola.com"http://www.ongola.com HYPERLINK "http://www.ongola.com"www.ongola.com, Dominique Obama estime que ce sont les populations d’Ekoudou, expropriées pour des besoins d’urbanisation, qui ont migré vers le village voisin Ntougou où elles s’installent au détriment des autochtones, les Mvog Ekoussou, de sorte que Ntougou change d’appellation et rend le toponyme Tsinga, correspondant à celui des nouveaux habitants.
Quoi qu’il en soit, pierre Ekobena considère Tsinga comme un prolongement de Bastos, où son lignage fut le premier à s’installer. Mais, autant les Tsinga investissement des terres libres ou occupées par d’autres peuples, autant d’autres populations s’installent dans leur village au point ou eux-mêmes s’y retrouvent aujourd’hui minoritaires.
Toujours jeune …
Jusqu’au milieu des années 90, il était courant d’entendre dire d’une personne qu’elle est «bastos». Cela ne signifiait nullement que le concerné résidait ou était originaire du quartier Bastos. Par là, il fallait juste comprendre que la personne était jeune ou, malgré son âge plus ou moins avancé, gardait l’allure d’un jouvenceau.
L’explication est à chercher du coté de l’usine de cigarettes qui a donné son nom au quartier. La société recrutait en effet beaucoup de jeunes, et la grande majorité des employés était constituée de cette catégorie sociale. A l’époque, la moyenne d’âge des quelque 200 salariés était de 32 ans Ce profil dans les recrutements a fait de l’entreprise se le symbole de la jeunesse. Il fut même un temps où l’entreprise affichait fièrement, sur ses plaques publicitaires «Bastos toujours jeune »…
Et, puisque le nom sert à identifier, le sien a endossé l’image qu’elle véhiculait. Conséquemment, «Bastos» est devenu un adjectif signifiant «jeune». Une poignée de nostalgiques continue d’utiliser l’expression pour dire d’un proche qu’il ne vieillit pas.
EKONDO-TITI
ELIG -MFOMO

Y aller
De Yaoundé : (Mokolo) : 1500 francs
D’Obala : 500 francs
Moyens de transport : minibus, moto-taxi.
Etat de la route ; bitumée jusqu’à Obala
Durée du trajet : 1h30
Structures d’hébergement : Aucune recensée officiellement

Repères
Création de l’arrondissement : Décret présidentiel n°92/187 du 1er septembre 1992
Superficie : 144km2
Population : 22746 habitants
Densité : 160 habitants/km2
Principaux clans : Essele : 75%, Mvog Kani : 20%, Beloa : 5%
Le chiffre
27
Le nombre de chefferies traditionnelles de l’arrondissement.Partie intégrante du département de la Lekié, l’arrondissement d’Elig-Mfomo se trouve aujourd’hui à un tournant décisif de son histoire. Ce qui n’était jusqu’alors qu’une bourgade anonyme a pris véritablement son envol en 1992 avec la création par décret présidentiel de la nouvelle unité administrative.Si de maigres efforts ont été faits pour un arrimage durable à la modernité, beaucoup de défis.
Une histoire d’héritage ou plus exactement d’un domaine abandonné. On peut difficilement dissocier Elig-Mfom d’un fait historique fréquemment rapporté par certains anciens. Il s’apprend en effet qu’un certain Mfomo originaire de Mebomo aurait abandonné ce village suite aux décès consécutifs de ses fils.il se serait installé par la suite au centre urbain actuel, , à l’invitation de son cousin Bingana qui luis aurait cédé une parcelle de terrain. Après s’être bâti une maison, l’infortuné aurait eu deux enfants dont une fille et un garçon. Si la fille se maria, le garçon trouva la mort à la fleur de l’âge. Ce qui aurait replongé dans une extrême tristesse le père qui décèdera quelques temps plus tard, abandonnant la concession envahie progressivement par de hautes herbes.
Lors d’une tournée dans la région, l’état d’abandon de la concession aurait attiré l’attention le chef de subdivision. A la question de savoir a qui elle appartenait, l’administrateur colonial se serait entendu dire : Elig-Mfomo, littéralement, le domaine laissé par Mfomo.
Le nom est resté jusqu’à nos jours et permet de désigner à la fois la commune et l’unité administrative. Autrefois rattaché à Obala, l’arrondissement d’Elig-Mfomo qui a vu le jour en septembre 1992 grâce au concours de quelques élites, couvre une superficie de 144km2 et abrite environ 22746 habitants.
Située à soixante dix kilomètres de Yaoundé, la localité n’est paradoxalement pas d’accès. Tout au moins à partir d’Obala qui marque la fin du réseau bitumé. Il faudra dès lors emprunter un taxi brousse et mototaxi notamment pour braver le dernier tronçon cahoteux à souhait. Rien d’étonnant que les "bendskinner" qui règnent ici en maître, vous demandent vous demandent parfois jusqu’à 4000 francs pour parcourir une trentaine de kilomètres. C’est à prendre ou à laisser. Après avoir bravé les rigueurs du trajet, le réconfort n’est pas toujours au bout de l’aventure. Visiblement, la localité peine à sortir de l’ornière où l’aurait laissé l’ancêtre fondateur. On cherche en vain le centre-ville ou ce qui en tient lieu en tout cas, beaucoup reste à faire pour lui donner un visage plus attrayant, même si quelques rares constructions sortent du lot, à l’instar de Luco ceneter abritant des services administratifs.En dépit de sa relative jeunesse, l’arrondissement d’Eli-Mfomo aspire au prestige et à la grandeur des unités des unités administratives les plus anciennes. Même si on peut déplorer un certain au niveau de l’aménagement urbain ou des infrastructures, il n’en demeure pas moins que certains efforts ont été faits. Sans être exhaustif, on peut mentionner au plan sanitaire, un hôpital de district, sept centres de santé intégrés, dont six fonctionnels, et un centre de santé catholique tenu par des religieuses. La carte scolaire est relativement diversifiée avec 8 écoles maternelles, 16 écoles primaires, et 4 établissements d’enseignement secondaire.
D’autres réalisations plus récentes à l’instar de la nouvelle Sous-préfecture en cours d’achèvement, donneront certainement plus d’éclat à la localité. Il n’empêche qu’il faudra plus booster le développement de l’arrondissement. Les élites sont particulièrement interpelées pour l’élan nécessaire pour le décollage.Les populations qui attendent avec impatience le bitumage de la route Yemkout-Awono Messomo pour rompre partiellement avec un enclavement qui n’a que trop duré.une trentaine de kilomètre à peine. C’est la distance qui sépare Obala de Elig-Mfomo. Mais quelle route ! Le voyageur aura très peu de temps pour s’ennuyer. En bien comme en mal.
Au départ d’Obala, on s’engage dans une sorte de périple incertain.Il faut s’arme de courage et de détermination pour braver la poussière devenue omniprésente avec la fin des pluies. Si le transport de Yaoundé à Obala s’effectue sur une route bitumée, il n’en va pas de même par la suite. Des minables bourgades défilent sous vos yeux : carrefour Ombolo Bingana, Efok, Yemkout.
A partir d’ici, on peut dire au revoir au goudron. On s’engage dès lors une route cahoteuse et caillouteuse à souhait. Ornières et autres crevasses obligent les conducteurs à de multiples contorsions pour éviter les multiples obstacles qui jonchent le chemin. Plus viennent Essong-carrefour, Efoumlessi, Endama et Nkol Obang.Le voyageur a le choix entre les minibus, les petits véhicules, « clandos » et surtout les moto-taxi. Ces dernières, très pratiques, sont surtout utilisées sur les tronçons dégradées. Face à l’augmentation de la demande et la pénurie des moyens de transport, les « bendskinners » n’hésitent à monter les enchères. A partir d’Obala, il faut parfois débourser 4000 francs pour parcourir moins de 30 kilomètres. Il ne faudrait pourtant pas plus d’un quart d’heure pour le faire si la route était en parfait état.Le plus étonnant c’est la fréquence des contrôles routiers sur une distance aussi réduite. On dénombre en tout deux postes de police et un de gendarmerie. Malgré les désagréments liés aux conditions de voyage, on ne peut s’empêcher d’admirer des paysages sublimes. Les plantations de cacao qui s’étalent ici et là ajoutent une touchent bucolique au tableau. Sur les bords de la route, les amateurs de vin de palme auront toujours l’occasion d’assouvir leur soif. A moins qu’ils n’optent pour l’incontournable bière en faisant une halte au très pittoresque « crayon de Dieu Bar » dans la localité d’Essong.
Une fois à Elig-Mfomo, on peut marquer un instant de répit. Par pour longtemps, car pour ceux qui ne disposent pas d’un pied-à-terre, l faut déjà chercher où se loger. Et ce n’est pas le plus facile. Les structures officielles d’hébergement sont quasi inexistantes. On en prendra que plus de plaisir à dormir à la belle étoile ; à moins de bénéficier de la généreuse hospitalité d’un bienfaiteur. Ce qui est toujours possible. La localité d’Elig-Mfomo n’est pas particulièrement réputée pour le nombre des lieux de détente. Ils sont rares les coins où on peut prendre du plaisir à déguster un bon plat du cru ou se laisser aller des délices de la farniente. Les jours ordinaires, la localité offre ce qu’il y a de plus ordinaire. Aucune aspérité qui vienne troubler une quiétude toute villageoise. Si on exclut évidemment les petits soucis du quotidien, il n’ya pas grand- chose à se mettre sous la dent. Autant dire que pour que pour le visiteur de passage, dénicher un coin où on peut goûter aux spécialités culinaires du terroir relève du miracle. Au même titre que trouver une structure d’hébergement.
Avec un brin de curiosité, il suffit pourtant de se renseigner à la bonne source pour obtenir le bon « tuyau » que l’on se passe volontiers à l’oreille.Interrogez tous les connaisseurs. Ils vous indiqueront une destination très courue : le restaurant que tient avec un bonheur partagé Mme Lema Céline. En fait, il s’agit d’un mini bazar où on trouve un peu de tout ; des vêtements au porte-tout. A chacun selon son goût.Riche et variée à souhait, la gastronomie traditionnelle distille ses saveurs à qui sait s’y prêter.
Les curieux auront ainsi l’occasion de gouter à plusieurs spécialités locales. A défaut de manger à la table de l’habitant, on pourra toujours se rendre chez la brave dame qui fait autorité dans la localité. Ouvrable tous les jours, le restaurant connaît une ambiance particulière les fins de semaine et le lundi, jour du grand marché.
Les fins gourmets y trouveront un bon bouillon de porc-épic, de pangolin ou de lièvre. Le poisson se décline en plusieurs recettes. Sans oublier les légumes avec, au premier rang, « l’okok » que les populations Etons savent accommoder délicieusement en compagnie du manioc sous toutes ses formes.A noter que la plupart des spécialités traditionnelles sont préparées au feu de bois afin de préserver une saveur unique et cet arôme si caractéristique devenu une marque déposée.
Installés depuis quelques années sur place, Agrippine et Michel assurent la gérance du restaurant. A la grande satisfaction des clients qui leur adressent une mention spéciale pour le menu qui allie tradition et modernité.
La Lekié n’a pas une zone traditionnelle d’élevage. Tout au moins en ce qui concerne le gros bétail. La situation est pourtant entrain de changer avec quelques initiatives récentes. L’une des plus remarquables est celle menée par Zinga François.
Ce chef traditionnel de 3e degré exploite un ranch que d’aucuns ont vite fait de baptiser "New look".
Une appellation sans doute liée à l’originalité de l’entreprise. En dépit du mauvais état de la piste, c’es avec ravissement que l’on découvre au bout du chemin, un mini parc abritant une maison avec souss ol. Le ranch est situé pratiquement à l’entrée d’Elig-Mfomo.on peut y admirer les bœufs et autres chevaux qui déambulent, indifférents à la présence des visiteurs curieux qui viennent vivre en direct un spectacle tout à fait insolite pour la contrée.
Il faut le redire : ce ranch de 500m2 est l’un des rares du département de la Lekié. Outre une douzaine de bœufs, dont deux taureaux.Dans les trente villages de l’arrondissement, l’électrification rurale et l’hydraulique se font encore attendre.Pourtant, l’arrondissement regorge de ressources et d’un potentiel humain enviable.Nous attendons avec impatience le bitumage de la route Yemkout-Elig-Mfomo.L’homme qui voit le jour le 1er avril 1937 à Okok-Essele, petite bourgade située à une dizaine de kilomètres d’Elig-Mfomo est un pur produit de l’enseignement missionnaire protestant.
Ressources humaines
OMGBWA Paul, Ancien Gouverneur de Province ;
ATANGANA NGA, Ancien DAG MINSANTE
Professeur NGA NDONGO Valentin, Directeur Adjoint de l’ESSTIC
ONANA Sébastien, chargé d’études assistant




ENDOM

Au début des années 60, Endom n’était qu’un banal petit hameau auquel on accordait que très peu d’intérêt. Les habitants d’Endon étaient alors de simples paysans, vivant d’agriculture, du petit élevage, de chasse et de la pêche. Chef-lieu de l’Arrondissement du même nom, Endom est devenue depuis les années 80, la ville de service à laquelle on a recours pour se former, se cultiver, se ravitailler et s’épanouir tout simplement. La situation géographique d’Endom en a fait une petite grande ville bien équipée en infrastructures de première nécessité. Chose rare ^pour les villes de sa génération. Ainsi se présente cette petite localité »mosaïque » où époques et styles se juxtaposent pour former un paysage urbain où il fait bon vivre.
Y ALLER
Gare routière de Minboman ou de Mvan
Distance : 150 km (en partie bitumée)
Hébergement : auberge (5 000 à 8 000frs) la nuitée
Repères
Région : Centre
Département : Nyon et Mfoumou
Statut : Arrondissement
Date de création : District (1968) Arrondissement (1981)
Superficie : 1400 km2
Population : 65 000 habitants
Population urbaine: 5 000 habitants
Activités économiques : Agriculture, petit élevage, pêche, artisanat
Division administratives : 03 Groupement (Maka-Sud, Mbida-Mbani, Essakon)
Baigné par le fleuve Nyong et de nombreux cours d’eau très poissonneux, Endom, troisième arrondissement du département du Nyong et Mfoumou, semble concentre toutes les merveilles de la création ; l’horizon y est partout dessiné par les silhouettes d’une végétation luxuriante où pullulent les essences les rares. Deux vraies routes traversent ce territoire de 1400 km2, peuplé d’environ 65 000 âmes, dont 10 000 pour Endom-ville et les villages avoisinants. La plupart des villages ne sont accessibles qu’en tout terrain, encore faut-il que la météo, capricieuse en saison des pluies, le permette.
A l’origine, Endom n’était qu’une concentration de cacaoyères et de cultures vivrières implantées sur le site de l’actuel périmètre urbain. En fait, pour départager les localités d’Edjom et d’Ekoudou, qui se battaient avec acharnement pour être le chef-lieu de la nouvelle unité administrative, les pouvoirs publics ont joué de sagesse pour trouver un village neutre, situé à égale distance entre les deux principales rivales. Ainsi le choix s’est porté sur Endom, qui réunissait plus ou moins tous ces critères. En 1965, l’unité administrative, qui voit le jour, sera érigée en arrondissement en 1981.
Ainsi est née, Endom, qui veut tout simplement dire plantation. Du temps où les populations locales disaient « maké Endom », qui se traduit par « je vais au champ ». Une traduction, pourtant pas très éloignée de la première, qui renvoie le mot « Endom » à « domb », qui signifie guerre en langue maka.
Alors, faut-il y faire un rapprochement avec le fameux champ de bataille où les Maka et les Mbida-Mbani se battaient pour s’approprier le site ? On n’en saura pas d’avantage. Ce d’autant plus que, pour d’autres, le nom Endom n’est tiré de nulle part… Toujours est-il que, les principales composantes ethniques de l’arrondissement : Mbida-Mbani, Essakom et Maka- sud y vivent en bonne intelligence
Avec ses habitants un rapport un peu affectif. On y respire un air provincial qui contraste avec l’atmosphère électrique de ses grandes voisins et devancières que sont : Mbalmoyo, Akonolinga et Sangmélima . Rien de spécial n’évoque à Endom, l’image d’une ville ayant eu un passé colonial. Ici, les constructions sont toutes récentes, ou presque. La ville, apparemment, a été tracée au cordeau selon un schéma d’urbanisme bien conçu. Le périmètre urbain se décline en cinq blocs reliés les uns les autres, par des rues et des ruelles non bitumées qui, toutefois, nécessitent une prompte réhabilitation au risque de les voir totalement obstruées par la broussaille.
Endom essentiellement administrative, d’où une atrophie relative des activités commerciales. Les services administratifs sont logés pour la plupart dans le bloc IV, légèrement surélevé qui abrite entre autres, la mairie, la sous-préfecture, le tribunal et le CETIC. En contrebas, se trouve le petit centre commercial qui est en réalité un îlot de bars et d’échoppes construits, hélas, en un modèle unique, sans originalité architecturale. Le grand hangar faisant office de marché aux vivres nous est apparu bien moins achalandé. Et pour cause ! La presque totalité de la production locale est orienté vers les grands centres urbains où elle est écoulée au prix fort. Endom a été construite sur un modèle un peu commun à de nombreuses villes camerounaises de sa génération, avec une place des fêtes et une tribune officielle pour les rassemblements de masses. Au niveau_ des commodités, la petite cité, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, est à l’abri de service minimum. Ici, on ne connaît pas le mot « délestage ». La ville est alimentée 24H/24H par deux groupes électrogènes fonctionnant alternativement d jour et de nuit. De même, avons-nous observé que le problème de logement ne se posait pas. La plupart des fonctionnaires approchés se sont apparemment accommodés au cadre de vie que leur offrait cette ville « attachante ». Communication difficile.
Pour autant, tout n’est pas si rose à Endom. L’infrastructure routière, assez satisfaisante dans le périmètre urbain, est très défectueuse à la périphérie. Les moyens de transports, totalement amortis, sont pour la plupart d’une autre époque. Les taxis de brousse inconfortables et très vieux appliquent des tarifs hallucinants les « Opeps » toujours surchargés, frôlent tous les jours la catastrophe. Il n’est pas rare qu’un trajet de quelques kilomètres s’accompagne de plusieurs heures de retard. Tant qu’à faire, la communication est un réel casse-tête pour les résidents. Les autorités de l’arrondissement, multiplient des appels envers des opérateurs de téléphonie mobile qui, apparemment, tardent encore à céder aux charmes de la « belle ».
La nuit tombée, le petit centre commercial d’Endom qui se transforme en une ruche grouillante qui attire tout…Inexorablement. La faune nocturne fait son apparition pour une de ces soirées bachiques ancrées dans ses mœurs : petite prostituée vagabondage et délinquance primaire s’ébrouent, rappelant subitement au visiteur que Endom, malgré les apparences n’est pas forcément une sainte-nitouche.
Loin des turbulences, la municipalité d’Endom s’efforce de trouver de nouveaux débouchés susceptibles de renflouer ses caisses vides. Outre l’acquisition d’une forêt communale et l’exploitation d’un champ d’hévéa de plusieurs hectares, le tourisme pourrait également être une remarquable source de revenus. L’arrondissement traversé par le Nyong et ses terres vierges, pourraient attirer des visiteurs en quête d’évasion. Autant d’enjeux qui passionnent les populations locales et trouvent un écho favorable auprès du jeune maire, Didier Ondoua Ondoua qui, du reste, ne tarit pas d’ambitions pour la commune dont il a la charge.
A dix minutes d’Endom le village d’Ekoudou et sa poignée de rue »s, ses sentiers encore humides de rosée et sa cinquantaine d’âmes se livre aux visiteurs avec candeur. Impossible de s’y perdre entre ses cases basses en terre battue, où se mêlent des maisons en brique de terre cuite du plus pur style colonial. Sur la grande cour du village se dresse fièrement le palais du roi. Une belle gentilhommière ayant résister à toutes les vicissitudes du temps. Ce palais, selon notre guide, avait été bâti par sa majesté, Anyou-Zoa Marc, chef supérieur, Mbida-Mbani, ayant régné de 1936 à 1971. Pour la petite histoire, le chef Anyou-Zoa, très autoritaire a réussi à pacifier les Mbida-Mbani, les Maka du sud et les Essakom, les trois principales tribus en proie aux guerres tribales pour les mettre sous sa seule autorité. Après l’indépendance, sa grande chefferie s’éclatera en trois groupements distincts : Mbida-Mban, Essakom et Maka du sud. Son fils Anyou-Zoa Emmanuel, l’actuel chef a été intronisé à la mort de son père, et continue de régner sur ce bourg un peu endormi mais riche en souvenirs évocateurs.
En peu de temps on peut faire le tour de cette agglomération qui dévoile un peu chichement ses charmes. Chaque site, à l’instar de la belle paroisse de l’Église Presbytérienne du Cameroun (EPC), mérite l’honneur d’une excursion méditative. Mais avant « la contemplation », comment rester insensible à la propreté du petit dispensaire du village qui a la particularité de s’alimenter à l’énergie solaire. On a l’architecture coloniale du bâtiment principal de l’école, et la poste agricole témoigne d’une époque qui fut, à coup sûr, faste. Ekoudou qui fut le candidat malheureux au choix du chef-lieu de l’arrondissement au profil d’Endom se console de son riche patrimoine ancestral et de son passé féodal. Bien que très visité, le lieu garde son intimité et sa sobriété. Ici, l’absence de marchands de camelote laisse à chacun le choix de son propre souvenir.
L’arrondissement d’Endom a une superficie de 1400 km2 pour 65 000 habitants environ. Il est doté de soixante chefferies dont trois de deuxième degré. D’une manière générale, l’on y rencontre les Mbida-Mban, Essakom et Maka du sud qui vivent en parfaite harmonie.
ESEKA
Les chutes de NGO NJOCK LIPO
Site naturel intéressant à visiter, ces chutes sont situées sur le cours du Nyong, à environ 10km avant d’arriver à Eséka, petite ville à une cinquantaine de kilomètres à l’Ouest de Mbalmayo.
On pourra donc les visiter dans la continuité de Onana-Mbessa. Les chutes de Ngo Njock Lipo porte le nom d’’une femme qui vivait sur les lieux et qui, selon la légende, était dotée de pouvoirs occultes. Cette chute était également utilise autrefois pour y précipiter les personnes convaincues de sorcellerie.



De toutes les gares ferroviaires constituant l’infrastructure d’accueil du réseau camerounais s’étendant de Douala, dans le Littoral, à Ngaounderé, porte d’entrée de la zone septentrionale du pays, seule la station d’Eseka rappelle l’occupation allemande, au cours de la quelle les premiers passages souterrains du tracé furent aménagés à la main. Son bâtiment principal à deux niveaux, véritable monument historique, comporte une concentration de béton qui en fait une sorte d’abri fortifié. Après le départ des exploiteurs, l’opposition des élites politiques, dont Théodore Mayi Matip, n’avait pas permis à cette bâtisse-vestige de bénéficier du programme de reconstruction lancé le long de la desserte par le gouvernement, sous la responsabilité de la régie nationale des chemins de fer. Certes, en débarquant, le voyageur a aussi un large vu sur le quartier des fonctionnairesn riche de ses résidences à plusieurs toitures, qui renvoient au style architectural affectionné par les anciens maîtres. Mais cette impression d’arriver dans une localité attachée à son passé de comptoir colonial de dissipe peu à peu, lorsque vous en parcourez les principales artères, où au hasard des rencontres, quelque patriarche ne manquera pas de vous dévoiler sa gêne, par rapport au retard qu’accuse le processus de développement de cette belle cité située dans une cuvette bordée de monts verdoyants. Depuiq quelques années en effet, le chef-lieu du département du Nyong et Kelle brûle de se concrétiser dans la modernité, entraînant dans ce train qui ne s’arrêtera certainement plus le souci de changer à la fois, sa présentation générale et les mentalités rétrogrades à la base de moult atermoiements.
C’est visible : des deux côtes de la route bitumée qui va de la gare férroviaire à la sortie de la ville, la volonté des pouvoirs publics et de la commune locale de donner une nouvelle physionomie à Eseka créve les yeux. La plus récente des réalisations attestant de cette volonté s’appelle « Immeuble Rose ». Natif du Nyong et Kelle et par ailleurs ministre d’Etat, ministre de la Planification, de la Programmation du Développement et de l’Aménagement du Térritoire, Augustin Frédéric Kodock est le maître d’œuvre de cet édifice qui abrite désormais les services départementaux de son département ministériel. Ce processus d’embellissement de l’espace urbain concerne aussi la restructuration de certains.
Les plus ouverts à ce vent sont, sans conteste, les ressortissants de l’Ouest. a Eseka, l’absence de réactions xénophobes contribue à l’expression du génie des ces allogènes. L’éclairage de Nguimbous Anatole : « si le bassa est un loup pour son propre frère, il se montre plutôt accueillant par rapport à l’étranger. » des commerçants gabonais qui se ravitaillent dans les plantations d’Eseka vivent ces marquent d’hospitalité. De même que la forte colonie de Nigériens, de Nigérians, de Bénois et de Mauritaniens dont le dynamique anime l’économie locale.
Tous les voyageurs en route pour Kribi, à larecherche du sel, Eseka devient chef-lieu du Nyong et Kelle, en 1958. depuis le départ des Allemands et plus de 40 ans après l’indépendance du Cameroun, les mentalités ne suivent pas. tout en se vantant d’avoir porté la liberté du pays, et d’avoir abrité un des foyers de « la lutte nationaliste », beaucoup d’hommes et de femmes des générations passées et actuelles semblent lanterner. «  il y en a qui ont cessé de cueillir du vin de palme, attendant des colons qui viendraient saigner les troncs à leur place « , ironise un notable. Dans des milieux attachés à une attitude abandonnée, le culte voué à Um Nyobé conserve son caratère ardent des années du maquis. «  et au lieu de consacrer leur temps aux accupations utiles, certains passent la journée à chercher la splendeur lumineuse de ce dieu aui est à l’intérieur d’eux », ricane encore le notable. Autres problèmes : bien qu’étant un champ d’expérimentation de l’intégration nationale,cette localité reste dominée par l’individualisme de ses fils. Nombreux parmi eux excellent dans l’élaboration des lettres anonymes ». ils écrivent pour détruire. Ils écrivent même contre leur propre camp », révèle une source policière digne de foi. Une lueur d’espoir : le lancement prochain de la radio communautaire d’Eseka, offerte par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. Ses programmes comportant 80% d’émissions en langues locales vont certainement permettre d’ouvrir des centaines de paires d’yeux qui refusent de regarder les opportunités et les réalités des temps présents.
A Eseka, j’ai trouvé des populations paisibles en général. Mais ces populations sont très alertes, et elles n’hésitent pas à crier très haut ce qui devait se dire tout bas. Il y a une grande partie de la population très rattachée aux institutions républicaines, très rattachées à la personne du chef de l’Etat, Paul Biya. Et qui, en même temps, compte sur les projets annoncés. Ces citoyns estiment que leur département a pris beaucoup de retard par rapport à la date de création de cette unité administrative, qui remonte à juin 1958. quand vous regardez l’état de la ville d’Eseka, en la comparant à d’autres chefs-lieux créés bien plus tard. Vous comprendrez que ces populations aient toutes les raisons d’espérer que le changement annoncé puisse toucher leur département en général, et en particulier Eseka. Un défi qui est lancé aux populations et à tous les patriotes concerne la modernité. Nous voulons voir Eséka aller un peu plus de l’avant. Nous voulons voir les fils et filles du Nyong et Kelle revenir un peu plus.
Les élites sont préoccupées par le développement de leur terroir. Mais le souci de chaque élite, ici, c’est de construire d’abord sa maison au village. L’appartenance au niveu du département vient un peu en second lieu. Et c’est l’un des défis lancés aux populations, aujourd’hui. Ces populations ont une particularité : elles sont très individualistes. Le sens de l’association et du commun n’est pas leur affaire. Leur force se trouve dans la diversité, dans l’individualisme. Le Pasteur Samule Bikoï II, maire d’Eséka.
Sur les monts comme à « Up Station »
Le paysage d’Eseka est dominé par de grandes élévations naturelles à partir desquelles le tourisme profite d’une large vue sur le reste de la ville.
Autour d’Eséka, des sites à visiter existent. Par exemple : le lac qui servait de parc à bois, à l’époque coloniale. Cette étendue d’eau à découvrir a environ deux kilomètres de la gare routière. Des riverains qui s’y rendent à l’occasion des parties de pêche font état de la présence d’espèces rares.
Pour la première fois, ne peut cacher son étonnement devant le nombre élevé des deux roues.
Que les mots-taxis ! Tout voyageur qui arrive à Eseka pour la première fois, ne peut cacher son étonnement devant le nombre élevé des deux roues. Dans le périmètre urbain et en périphérie, ces engins constituent un moyen de transport difficile à éviter. Se basant sur la prospérité de ce secteur d’activité, une usine de montage située à Douala vient d’ouvrir un magasin de vente sur place. Mais comme dans tous les autres coins du pays où ce phénomène prend de l’ampleur, Eséka et ses environs s’inquiètent de la montée des accidents de la route occasionnés par ces motos-taxis qui évoluent en marge de la loi et des règles de sécurité.


Y aller
A partir de Yaoundé : Gare routière de Mvan
Distance : Environ 140 km, sur une route bitumée
Coût du transport : 1300 fcfa
Le voyageur peut aussi y aller en empruntant le train. Point e départ : gare ferroviaire d’Elig-Essono.
Hébergement : Plusieurs structures hôtelières fonctionnent à Eséka. Pour une nuitée, il faut prévoir entre 3500 fcfa et 10 000 fcfa.
Repères
1954 : Erection d’Eséka en commune de plein exercice.

Chiffre
: A ce jour, seulement deux agences de voyages structurées assurent, par route, le transport de personnes, entre Yaoundé et Eséka.
Le chef-lieu du département du Nyong et Kelle accusé certes du retard dans son processus d’urbanisation, par rapport aux villes, de la même taille bénéficiant d’une organisation administrative antérieure, à l’indépendance du Cameroun. Mais l’espoir de lendemains meilleurs existe, si l’on prend en compte les sacrifices du gouvernement, le formidable potentiel pluriel à valorise, la richesse des sites touristiques, la prise de conscience des élites, les opportunités de création d’entités économiques et la volonté affichée des populations de sortir des mentalités rétrogrades.
En provenance de Yaoundé, l’autorail s’est immobilisé, laissant sortir de son ventre des voyageurs de tous les âges. La gare, qui abrite des services administratifs, financiers et techniques, n’a rien perdu de sa configuration coloniale rappelant les temps de l’occupation allemande. Car, si l’on accepte le rouge et le blanc qui marquent ses murs, le bâtiment a gardé intacte, son architecture digne d’un ouvrage fortifié. Avec, par exemple, ces empattements bétonnés. En traversant le hall doté de quelques bancs, le voyageur tombe sur une esplanade arborée. Bonjour Eséka ! A quelques pas du parking goudronné, des hommes assis sur un tapis gazonné vous donnent l’impression de faire partie d’un accueil organisé des visiteurs : le visage avenant et le sourire franc, ils vous tendent des gobelets de vin de palme. Même si le service n’et pas gratuit, ce geste affiche un souci de nouer des contacts cordiaux.
En levant les yeux sur le décor, on observe un détail pittoresque, qui distingue Eséka et l’identifie à Genève : entourée de montagnes luxuriantes, la ville se situe dans une cuvette. La comparaison peut s’arrêter là. Depuis son érection en chef-lieu du département du Nyong et Kelle en 1958, la terre des peuples Ndog Tjock, Ndgo Ngond et Njee, n’a vraiment pas beaucoup évolué. Deux tableaux suffisent pour démontrer le règne de l’archaïsme : la voirie urbaine tarde à s’enrichir de nouvelles artères bitumées, après celui qui traverse la localité et la relie à l’arrondissement de Lolodorf voisin. Ce n’est pas tout : « il suffit d’une petite pluie, d’un coup de vent, pour que le centre urbain soit plongé dans le noir.les coupures d’électricité constituent notre pain quotidien », ironise un jeune homme, employé dans une entité de transfert d’argent. Au niveau de l’habitat, Eséka accuse également du retard. Certes, le gouvernement fait des efforts en matière d’infrastructures, comme l’atteste le nouveau palais de justice. Mais dans l’ensemble, les dix-sept quartiers que compte Eséka présentent la physionomie d’une agglomération à la queue. On y trouve encore des secteurs entiers bâtis à partir des matériaux provisoires. « il y a quelques bâtiments coloniaux, à l’instar de la sous-préfecture. Nous pouvons ajouter les sites des lycées technique, classique et bilingue, ainsi que celui de la mission catholique, qui abrite la cathédrale, l’évêché et un grand collège. A part ça, Eséka est comparable à un bled », soutient un inspecteur de police retraité.

Bosquets
Un sentiment de déception renforcé par ces hautes herbes qui forment progressivement des bosquets. Entre l’hôpital de district et la résidence du préfet, par exemple. Des dessertes à l’époque ouvertes à la circulation et propices à la villégiature, se rétrécissent à cause de l’abondance de cette végétation sauvage. « La route de l’aviation n’existe presque plus », souligne un fonctionnaire logé à côté des agences de voyages.
Considérons d’abord l’origine de son appellation officielle. Elle proviendrait d’une soif légitime d’harmonie et de paix. D’une disposition à recevoir, alors que le contexte de cette période, dominée par la lutte nationaliste, laissait très peu de place aux ambassades… Tout serait parti d’une amitié entre deux hommes. Ces derniers communiquaient à l’aide des tam-tams. Une nuit, les deux épouses de ces amis mirent au monde chacune un garçon. « nous sommes désormais égaux, nous sommes de la même génération », s’écrièrent-ils. C'est-à-dire, « Sega », en langue locale. Ainsi serait venu le nom Eseka. Selon une autre version, deux vieux vivaient ici. Un matin, alors qu’ils s’adonnaient à leurs occupations champêtres, des colons allemands pénétrèrent dans le village. « que faites-vous ? » Ils répondirent en chœur : « Sega » qui signifie « Nous sommes en train de travailler ».
Le premier, juste en face de la gare ferroviaire c’est la colline hikoa Podol, dont le sommet supporte les antennes de deux opérateurs de téléphonie mobile. Cette colline porte encore des marques des colons allemands. Sur son versant, existe un tunnel. Un autre coin à découvrir à tout prix., c’est cette forêt, à l’est de la ville. On y trouve une horloge abandonnée par les mêmes Allemands. « elle indique l’heure exacte », révèle un conseillé municipal. Du côté de Bogso, à environ 6 kilomètres du village du défunt Théodore Mayi Matip, un sanctuaire calme vous attend. Pendant l’offensive de 1945, des alliés s’y étaient réfugiés. Plus de 200 combattants auraient été enterrés, là. Sans oublier le tunnel Eséka-Maloumé (malheureusement en voie de destruction) et viaducs de l’ancien tracé du chemin de fer.
Le problème réside au niveau des élites et des populations. C’est dans leurs mentalités. Les élites d’ici ont pignon sur rue à Douala et Yaoundé. Mais, elles ne veulent pas investir à Eséka. Allez voir dans leurs villages respectifs : deux villas sortent de terre, parfois dans les zones isolées. On gagnerait à construire d’abord dans le chef-lieu du département.
Eséka dont le centre urbain n’est constitué que de vieilles bâtisses.
Eséka, pour moi ressemble à une ville maudite. Les coupures d’électricité surviennent presque tous les jours. Et ces coupures de courant entraînent des perturbations dans le réseau de distribution d’eau potable de toute la ville. Une ville bizarre, qui disparaît petit à petit dans la broussaille. Une ville où le fonctionnement des bars foule au pied la règlementation en vigueur.
Ils se méfient de tous le monde, et ne veulent pas en vendre leurs terrains. Un de mes frères a voulu acquérir un lopin de terre pour y construire une alimentation. On lui a proposé une formule de location. D’après cette formule, après quelques années, la maison construite reviendrait au propriétaire du terrain. Ce qui explique le grand nombre de maisons en matériaux provisoires. J’ai aussi observé le caractère belliqueux de certaines personnes, même âgées. Pour un petit incident, on devient rouge de colère. Un exemple : un de mes voisins a engagé en justice une procédure contre son propre frère. Le motif ? L’accusé avait mangé un plat de nourriture réservé au plaignant.
Eséka, chef-lieu du département du Nyong et Kelle, est une cité au confluent de multiples péripéties historiques. Laissons de côté les vieilles légendes rapportées depuis des temps immémoriaux et que ressassent inlassablement quelques patriarches nostalgiques d’un prétendu paradis perdu.
Attordons nous plutôt sur quelques repères objectifs qui ont placé Eséka sur les devants de la scène et laissé par ricoche, des traces dans la mémoire collective. L’histoire récente nous apprend que la localité a servi de théâtre, à une certaine époque, au déploiement et l’enracinement du mouvement nationaliste camerounais.
Déjà, en début du siècle dernier, sous l’administration coloniale allemande, Eseka fut le passage obligé pour relier la ville côtière de Douala à l’hinterland et plus précisément, au poste administratif principal de Yaoundé. Les sources historiques révèlents que les 150 premiers kilomètres conduisant jusqu’à Eséka furent terminés en 1914, à l’aube de la première guerre mondiale. C’est sous le mandat que furent achevés les 114 derniers kilomètres. Les péripéties douloureuses de la construction du chemin de fer avec notamment, le travail forcé, ont longtemps marqué les esprits. A tel point que certains natifs sont abusivement accusés de vouloir « confisquer » le train en souvenir des misères infligées jadis à leurs ancêtres. Amis ne refait pas l’histoire.
La localité est bien desservie par une route bitumée.
Il reste à savoir si les populations du coin ont suffisamment profité de cette aubaine. Le visage que présente actuellement la localité n’est pas des plus avenants.
L’un des plus anciens départements du pays.
Ces dernières sont accusées, à tord ou à raison, de négliger le centre urbain au profit de leur villages respectifs. Certains qui disposent pourtant des moyens conséquents, hésiteraient à investir par peur de la sorcellerie et d’autre forces maléfiques qui contribuent à plomber les perspectives d’évolution.

AU VILLAGE DU PREMIER OCCUPANT

Histoire de Hikoa Pondol ou la colline de Pondol, qui deviendra plus tard Eséka, débute pendant la période pré- coloniale. Un certain Pondol, parti de Messondo, une bourgade située non loin de là, y vivait seul avec pour uniques compagnons une vaste forêt dense, peuplée d’arbres et d’animaux. Mais, la solitude de ce Ndog bessol, une ethnie du coin, s’estompera un matin, avec l’arrivée des explorateurs allemands alors qu’il va, comme à l’accoutumée, muni d’une calebasse et vêtu d’un Bilar (sorte de cache-sexe), à la recherche de l’eau. Les étrangers, non seulement sont impressionnés par son courage à résider tout seul dans une aussi vaste forêt, mais aussi émerveillés par l’humidité du climat. Ils s’y implanteront, et mettront sur pied une palmeraie dénommée Kokola, éponyme de leur chef, où Pondol sera employé. Aussi florissante que prospère, la plantation Kokola, du fait de ses merveilles, va susciter des convoitises et des jalousies, bien au-delà de Hikoa Pondol. Alléchées par cette manne, les Ndog Ndjè, une autre ethnie, en errance puisque chassée par les Eton de Bafia, viendra combattre, mais en vain, contre les Ndog Bessol, déjà bien implantés. Tout ceci se passe au lendemain d’une cuisante défaite à Boga, actuellement Boumnyebel, face aux Ewondo, conduits par un certain Bayeg Ba Ngo Mbanga, redoutable personnage qui a disséminé les siens à travers la forêt.
Battus et humiliés par les Ndog Bessol, les Ndog Ndjè vont, finalement, s’installer à Elanga, Song Kouang et Song Mayi Matip (où résidait le regretté Pondol. aux alentours de Hikoa Pondol. Le centre.ville Ndog Bessol aient taxé les Ndog Ndjèl de «nko sing», c’est-à-dire peuple de la haine, a entraîné de violents combats entre les deux ethnies, laissant sur le carreau des milliers de morts», souligne Jean Aladin Bikoko, artiste musicien, légende vivante de l’Assiko. Les premiers réclament, parce qu’autochtones, leur plein droit à la terre, aux dépens des seconds, traités ironiquement d’allogènes, et donc n’ayant aucun droit foncier. «Ce conflit s’héritera, même de manière larvée, de génération en génération. Au point d’atteindre feu Mayi Matip ma Ndombol et Mbo Mbog Yossep Sendè» (Qui sont-ils par rapport à l’homme politique et au pharmacien ?), ajoute le virtuose guitariste de l’Assiko.
On enregistre des faits d’une cruauté insoutenable, et les échos de cette horreur traversent les frontières du pays, pour atteindre l‘Organisation des nations unies, laquelle tranchera en faveur des Ndog Bessol (en quelle année?). La localité deviendra, plus tard, Eséka (Quand plus précisément ?). «Aujourd’hui, du fait de cette sentence, beaucoup de descendants Ndog ndjè sont dépourvus d’une véritable assise dans la localité», remarque le vieux Bikoko.
Eséka n’a pas été à l’abri • de ces mouvements de chasse à l’homme, qui ont précédé et suivi l’indépendance du Cameroun. Bien au contraire, la localité a perdu beaucoup de ses enfants. A la différence d’autres zones du pays, où cette vaste opération d’expurgation des nationalistes a sévi, le chef-lieu du département du Nyong et Kellé (à partir de quelle année ?) a connu une méthode toute particulière. C’était l’œuvre d’un certain Bitsoga Bitso personnage robuste au obscur, surnommé M Ngo Mpi (le lion) en raison de ses tueries massives par jour. Il régnait en maître. Travaillant à la solde du pouvoir colonial, il traquait et exterminait tout subversif. Il les jetait, par dizaines dans le Nyong. «A cette époque, tout étranger qui descendait du train n’était pas repartir. Il fallait se cacher, pour ne pas faire face à l’interrogatoire de Bitsoga Bitsoga. L’arrivant était d’avance perdu, à moins de graisser la patte au bourreau» se remémore le sexagénaire dont le cadet, Célestin Mongo Bikoko, a eu la vie sauve en 1974 après que celui-ci a versé une somme de 50.000 Fcfa au « lion ». Plus fort que tous, Bitsoga Bitsoga dviendra un grand danger pour les populations. Devenu incontrôlable, il ne fera plus d’exception dans sa boucherie humaine. Même Kon Kon, le préfet de l’époque, pâtira sous le joug de ce «collabo». Il faudra l’intervention d’un certain Yogo Ntonga, surnommé «homme sans pitié» dans la région, pour mettre terme au machiavélisme de ce truand. Accompagné de ses hommes, ce colonel d’armée va procéder à son exécution, en plein centre-ville d’Eséka, au moyen de douze fusils.
Aujourd’hui, Eséka regarde dans un lointain passé ces moments d’horreur et de haine, qui l’ont secoué. Une cité cosmopolite, où cohabitent des populations venues de contrées diverses. Son accès est facilité par le chemin de fer et une route bitumée. Des moyens de communication qui font d’elle une ville fréquentée par touristes, vacanciers et curieux, qui y trouvent un coin paisible et idoine pour l’évasion. Grâce à ses cybercafés, à l’implantation de câblo-opérateurs, ses agences de transfert de devises et ses réseaux de téléphonie mobile, Eséka fait partie du village planétaire. Les lieux de distraction ne manquent pas. Cabarets, bars dancing et autres gargotes, se retrouvent à tous les coins de rue. Les déplacements à travers la ville, sont facilités par de jeunes gens au moyen de motocyclettes.
Une sorte de ceinture montagneuse, couverte d’une verdure luxuriante, encercle ce chef-lieu de département, ce qui favorise le réchauffement de la ville, au grand dam des populations. Du haut des flancs de montagne, des paysans, téméraires à l’œuvre, s’offrent à la forte canicule qui y règne. Difficile de s’habiller chaud, dans ces conditions où la chaleur a droit de cité, de jour comme de nuit. Une raison qui pourrait, peut-être, justifier la dotation en ventilateurs d’une bonne partie des chambres d’auberges et de motels.
En période de pluies, Eséka se transforme n véritable patinoire. L’accès à ses dix-sept quartiers est un parcours du combattant. L’énorme bourbier, les innombrables nids-de-poule et les flaques d’eau qui parsèment les rues, donnent le tournis aux populations. Quelques croûtes de bitume, encore perceptibles ça et là, et l’herbe qui pousse profusion à différents endroits de la ville, trahissent la vétusté de la voirie. Une vaste opération d’hygiène et de salubrité s’avère nécessaire ici. Son relief de collines offre visiteur, assis sur ces grands rochers qui surplombent les habitations, une retraite et le se dépayser, d’oublier le vacarme des grandes métropoles et le panorama, en plongée, d’une cité qui ne demande qu’à être davantage développée en terme d’infrastructures, jean Bikoko y vit, modeste, sur cette terre du pays Bassa qui vécut les pires heures du nationalisme camerounais. Ville historique, pleine de légendes qui ont souvent inspiré l’artiste.




ESSE
CHIFFRE :
23
-c’est le nombre de sous-préfets qui ont dirigé Esse depuis 1951, et parmi.
Eux, cinq français :guillemet marcel domine jean , dellabrousse , teppe georges,raymond michel.
REPERES
-Superficie : 1440km2
-Population : 26000 habitants
-sous-préfecture : créée en juillet 1952
-commune : le 21 août 1952
Avant l’indépendance, les premiers européens installés dans la zone avaient edifié un quartier comportant uniquement huit habitations , qui constituent aujourd’hui ,en périphérie , le célèbre «  camp blanc .A ceux-ci s’ajoutent la radio rural RNB FM100 ,un don de l’UNESCO émettant de 16h à21h ; la maison de la culture , chargée de promouvoir la langue béti et les œuvres des Mvele ce peuple de danseurs et de musiciens . ce peuple dépositaire d’un patrimoine qui maîtrise aussi bien le rythmes du bikutsi que les instrument traditionnels que sont les Medzand (balafon ) et le « koé » (tam-tam et tambours) .la commune se réjouit d’avoir reçu d’une élite ce palais de la culture,qui complète le foyer culturel d’ebogo, dont la habitation s’avère nécessaire .s’y ajoutent aussi ,la grande menuiserie municipal ,les infrastructures scolaires et l’hôpital de district au service des population .créée en 1952 et éclatée en1967 avec la création de l’arrondissement d’awaé, cette unité administrative qui comptait parmi les plus vaste du Cameroun ,aujourd’hui deux district :Afanloum et Edzendouan. Ceux-ci matérialisent respectivement ses limites au nord et à l’ouest . les autre étant Soa et Awaé au sud ouest, Assamba , à l’est . la population ,en majorité Mvelé .elle est reconnue très accueillante. Grâce à la végétation de type équatorial et semi –sahélien .d’ou dénommait NSA MBANGA devenu ESSE.de vaste superficies existent les sols y sont fertiles .mais les methode culturales tardent à se moderniser. La proximité de Yaoundé, la capitale favorise le développement des cultures vivrières .elles sont écoulées hors d’essé tout en contribuant aussi .l’absence d’unités de transformation et de conservation ne favorise pas le développement escompté des palmeraies ,des cacaoyéres , des caféier set des plantations de céréales .l’ élévation reste artisanale ( caprins , porcins, ovin, ) .de nombreuse espèce sauvages ont disparu à cause du braconnage . On ne déniche plus que quelque singes, antilopes ,porcs-épics ,lièvres et pangolins .malgré les interminables coupures d’électricité et le manque d’eau potable – le château de scanwater est en panne depuis quinze ans – les habitat d’essé- ville comptent sur une quarantaine de motos taxi .leur point de concentration ? Le marché ou les conducteurs de ces deux- roues attendent leurs clients jusqu’à des heur très avancées de la nuit. Et aussi à Nolavolo , ce grand village abritant la paroisse catholique construite par pollutions en1927 ces missionnaires y ont laissé une école , une église et centre de santé.
ESSENG NDONG
Ressources humaines
Pierre Minlo’o Medjo, Ancien DGSN.


EVODOULA

Sur la place qui tient lieu de gare routière les passagers, couverts de poussière, s’extirpent de la veille guimbarde gémissante. EVODOULA, chef-lieu de l’arrondissement du même nom apparaît. Malgré un potentiel agricole considérable et des populations dynamiques, le cours du temps semble ici avoir suspendu son vol, depuis quelques décennies. D’où l’aspect vieillot de cette localité nichée à 45 kilomètres de Yaoundé. Notre reporter y a séjourné.
La petite cité carrefour, située à 45 minutes de la capitale, tente de forger son destin, en exploitant ses attouts naturels
Surchargé et misérable, le véhicule poussif peine à gravir l’ultime pente. Nous retenons notre souffle. Nous sommes sur le point d’entrer à Evodoula , chef-lieu de l’arrondissement éponyme, situé à 45 minutes de Yaoundé. Voilà que soudain, elle apparaît, au détour d’une route sinueuse, sur un plateau. Sur la place qui tient lieu de gare routière, les passagers, couverts de poussières s’ s’extirpent l’air comique, de la veille guimbarde gémissante. On a maintenant hâte de découvrir la ville. Nous allons patrouiller avec la voiture de quartier en quartier. Une promenade rythmée par les entrelacs de ruelles, de petites montées et descentes. La cité est bâtie sur un plateau. Les historiens font remonter la fondation de la ville dans les années 60. Chef-lieu de district en 1964, Evodoula sera érigée en arrondissement en 1968. Les habitants nous expliquent qu’à l’origine, précisément à l’époque allemande, Evodoula qui signifie en langue Eton, pause ou arrêt, était le village-étape, le lieu idéal pour les caravanes, pour se reposer, au besoin, se ravitailler avant de poursuivre leur voyage, à pied, vers la côte du Cameroun.
Le voyageur débarquent pour la première fois à Evodoula n’éprouve aucune surprise. Les images reçues l’ont suffisamment averti du caractère du site et de sa silhouette de ses vieux bâtiments administratifs. Ce sentiment dèjà-vu, il continue à l’éprouver sans réelle déception au quartier administratif, au marché, et dans les quartiers. Eh bien oui, il faut l’admettre. Evodoula est à l’image de son histoire : un peu laissée à l’abandon. Indifférents, les habitants assistent impuissants à la lente agonie de leur ville. La sous préfecture, la résidence du sous-préfet et de l’adjoint d’arrondissement dont les façades ont été délavées par le temps et les intempéries nécessitent une urgente restauration. A l’exception de l’école publique, qui se dresse fièrement en face de l’hôtel de ville, rien n’a changé. En contre-bas, au centre commercial, où règne une cacophonie totale, Evodoula dévoile ses plaies les plus profondes. Les mêmes cases, construites en désordre ça et là, sans esthétiques, ni plan sont toujours présentes. Les herbes ont envahi de grands espaces et gagné certaines ruelles. Des arbustes poussent dans les décombes. Si l’accès à l’eau et à l’électricité ne pose aucun problème, en dépit de coupures intempestives, l’éclairage public reste un autre point d’ombre. C’est dire que le marché ne regorge plus d’activités comme à la fin des années 70, lorsque les cours du cacao, mamelle de la localité, battaient des records historiques. Il est indéniable aujourd’hui que le taux de croissance de la ville d’ Evodoula est faible. Pendant ce temps, les institutions intervenants dans le domaine de l’environnement n’ont pas hélas, suivi le même rythme. Et c’est cela qui constitue aujourd’hui le champ de batailles du nouveau maire, Jean Menounga. Des problèmes qui se sont amplifiés, notamment par l’effondrement du pont sur la Ngobo, qui a pour effet de ruiner l’activité économique de la localité et d’en réduire les recettes de la municipalité.
L’effondrement du pont sur la Ngobo sur l’axe Evodoula Yaoundé est au centre de tous les commentaires et autres frustrations. Comment en est-on arrivé là ? A qui incombe la réparation de cet ouvrage et à quand sa remise en service ?
Il se trouve qu’en juin 2005, un camion transportant des matériaux de construction a raté la bande de roulement et est tombé dans l’eau, occasionnant ainsi la mort d’un passager. Cette chute était liée à l’affaiblissement du pont et au vieillissement de l’ouvrage. Parce que nous inaugurions la campagne cacoyère, les camions chargées de produits qui continuait à l’emprunter l’ont graduellement endommagé. Ainsi averti de la situation, j’azi saisi la hiérarchie. Après le passage des experts, il avait été établi deux devis, l’un pour une bande de roulement en bois et l’azutre envisageaeit la constyruction d’unpont en béton arme. Les populations qui se plaignaient ne savaient pas que la haute hiérarchie était saisie du problème et qu’on avait prit des mesures appropriées, au regard de l’urgence de al question. Le premier ministre avait donné des instructions. Certes, mais vous vous en doutez bien que nous étions à la période précèdent l’atteinte du point d’achevement de l’initiative PPTE et que, selon l’ordre des propriétés, nous étions obligés de patienter un peu, aujourd’hui les choses se sont arrangées. La société hargée de refaire le pont sur financement de l’État est déjà à pied d’œuvre. J’effectue chaque semaine des descentes pour voir l’état d’évolution des travaux. D’ailleurs l’entrepreneur m’a affirmé que sauf imprévus, la circulation sera rétablie avant la fin du mois de février 2007.
Quels sont les atouts et les faiblesses de cet arrondissement ?
Je commence par les faiblesses, parce que je suis optimiste. La principale faiblesse d’ici, c’est la dispersion des forces vives qui cristallisent leurs énergies autour des combats politiques. L’élite n’arrive pas à se concerter pour la même cause. Une faiblesse moindre, c’est que la proximité d’avec Yaoundé entraîne l’exode rural de nature à ce que s’agissant d’une ville comme Evodoula, vous trouverez que les cacoyères sont toutes vieillissantes, du fait que fait la jeunesse ne s’occupe plus de l’agriculture. Les jeunes ne s’affairent plus dans les villages qui sont de plus en plus peuplés de vieillards. S’agissant des atouts, la proximité de Yaoundé permettrait que l’agriculture trouve des débouchés sur le marché. La capacité de l’homme de la Lékié à relever les défis et le calme social aidant, il y a lieu d’être optimiste.
Midi et demi, grand carrefour du marché, face à la gare routière, se dresse un arbre apparemment sans histoire. Sous cet arbre, baptisé en langue Eton »Mfufub Ele » qui signifie l’arbre sacré se tient le marché au vin de palme. Presque tous les jours. C’est sans contexte, le marché le plus prospère et, sans aucun doute, l’un des lieux insolites, les plus attractifs d’Evodoula. A l’ombre de l’arbre, s’alignent des bidons prêts à apaiser la horde de soiffards, venus s’abreuver pour le plaisir. Ailleurs, on s’attendait à voir trois ou quatre clients, évasifs piliers de bistrots devant un verre. Ici, on s’entasse, on bavarde, on parle fort, dans une chaleur amicale, on fraternise : rombières pimpantes, couples querelleux, vieux messieurs râleurs, mâchonnant leur kola, en dodelinant de la tête au rythme du Mvêt. Non, loin au bar d’en face, on propose autre chose : des sandwiches, du café, de la bière, etc.. Ici, on se contente d’éplucher un mets d’arachide ou de concombre accompagné d’un bâton de manioc.
A l’ombre de l’arbre sacré, c’e »st autre chose qu’au bar voisin. Ici, les choses semblent coûter moins cher. Tout se vend à son juste prix
Des "bistrots à vin de palme" et autres distilleries traditionnelles, il y en a comme cela deux ou trois dans la ville d’ Evodoula qui ne semble pas leur être hostile.
La vérité est que des autochtones ont été pris au dépourvu devant la nécessité de se créer une image de marque. Nous disons bien"créer", mais non choisir, car Evodoula n’a plus le choix. C’est déjà une petite ville cosmopolite qui ne peut ne peut se donner une image exotique qu’à l’ombre de son "arbre sacré".
Pilleurs d’ »oko »
La culture et le commerce de la dentée appelée"okok" se sont fortement développés au cours des dernières années dans l’arrondissement d’ Evodoula. A cause de al forte demande toujours croissante sur le marché, l’okok réservées à l’alimentation se fait de plus en plus rare sur le marché local. A Evodoula, ce sont les trois quarts de la production qui sont emportés hors de l’arrondissement. Frustrant certains habitants qui n’hésitent pas se rendre nuitamment chez les plus gros exploitants, pour saccager ou piller la production. Question de décourage tous ceux qui seraient tentés de s’adonner à la culture intensive de cette denrée qui constitue l’un des aliments de base la contrée.
EYOUMODJOCK
FIGUIL

Y aller
A Partir de Garoua
Coût de transport : 1500FCFA
Moyen de transport : cars de transport en commun
Etat de la route : bitumée
Distance : 95km
Durée du trajet : I heure
Structures d’hébergement : 2 auberges
Capacité d’accueil : une vingtaine de chambres.
Date de création de la commune de Figuil : 1982
Superficie : 1250 km2
Population : 80 000 habitants environ
Principaux groups ethniques : Guidar (90%), Mambaye, Guiziga, Peul Bororo.
L’arrondissement comprend 47 villages
 commune créée en 1982, n’a rien à envier à certaines grandes agglomérations.
Traversée par la route national n° I, la ville se distingue par une forte activité industrielle. Deux entreprises spécialisées dans la fabrication des matériaux de construction permettent à Figuil de rayonner sur toutes les régions septentrionales et même au- delà des frontiéres. Avec la fin du bitumage de la route nationale qui la relie à Garoua, la ville Figuil entend bien marquer son terrain en matiére de lutte contre la pauvreté, tout en attendant le transfert des compétences pour bien densifier le développement local de cette commune de 80000 habitants. En pays guider, Depuis l’ouverture de la route Touboro-Moundou, Figuil a connu un ralentissement de son activité. La commune de Figuil a été créée par décret présidentiel du 1982. Elle n’est pas tellement étendue. Sa superficie est de 1250 km2. Elle est limitée au sud par le département de la Bénoué, au Nord par le département du Mayo Kani, à l’ouest par l’arrondissement de Guider et à l’est par la République du Tchad. La population de notre commune se compose essentiellement des Guider à plus de 80%. Vous savez que Figuil est une ville industrielle, les populations viennent par conséquent de partout. C’est une ville cosmopolite. Il est donc normal qu’on y a dans trouve les Camerounais des diverses régions. Sur le plan religieux, il y a dans notre localité, les chrétiens, les musulmans, un peu d’animistes aussi, ici, les populations ont pour principales activités l’agriculture et l’élevage. Nous avons cependant la chance d’être une ville industrielle grâce à la Cimencam et puis la marbrerie chaux Roca. Cimencam pollue et même Roca coupe des arbres. L’arrondissement de Figuil couvre une superficie de 1250km. On y retrouve prés de 80000 habitants. Cette unité administrative compte cinq grandes chatteries traditionnelles à savoir : le canton de Lam, une chefferiee de I er degre, le canton de Figuil, le canton de Biou, le canton de Bidzar il. Ces chefferies traditionelles s’étendent sur 47 villages. La population tire ses ressources des activités agro-pastorales. L’agriculture et l’élevage sont pratiques, mais l’activité commerciale n’est pas en reste. Nous avons au sein de notre unité administrative, deux grands entreprises : les Cimenteries du Cameroun et l’établissement Chaux et marbre Roca. Je dois aussi signale qu’une mosaïque d’ethnies cohabitent pacifiquement dans l’arrondissement de Figuil. L’ethnie majoritaire est constituée des Guidar. Il y a aussi les bororo peul, viennent ensuite les mambaye, les moundang, les fali et quelques bornouang. Sur le plan politique, cinq partis sont implantés dans l’arrondissement. Il s’agit du RDPC, de L’UNDP, du MDR, de l’ANDP, et du SDF. Ces formations politiques vivent en parfaite harmonie. La route nationale N° I travers l’arrondissements de Figuil , c’est un atout.
Finis donc les nids de poule qui jonchaient la nationale N°1 , sur l’axe qui part de Garoua à figuil, la petite localité industrielle.
Il y a de cela quelques mois encore, l’on mettait deux heures, voire trois heures a parcourir le trajet qui sépare les deux villes. Mais aujourd’hui, il faut à peine un heur pour le faire. Outre le bon état de la route, le déplacement entre Garoua et Figuil se déroule généralement dans une ambiance bonne entant. Pour les amoureux de la vie en campagne, les marchés périodiques sont légion sur cet axe routier tous les après-midis. Le temps d’un arrêt, le voyageur peut déguster un bon mets de la cuisine locale ou avaler une gorgée de biére locale appelée communément « bili-bili ». L’autre attraction sur ce tronçon la nationale N°I, c’est la présence des chaînes de montages dans certaines localités. A un coin, une grosse pierre se dresse subitement devant le voyageur comme pour lui souhaiter un agréable séjour
Jour du marché : Lundi
FOKOUE.
FONFUKA

FONGO TONGO
Ressources humaines
TSAGUIM Albert, DAG MINDUH ;
FOTOKOL
FOUMBAN
FOUMBAN

Dans le palais de la chefferie supérieure des Bamoun, classé patrimoine universel par l’UNESCO, se trouvent des trésors que le sultan Ibrahim Mbombo Njoya a bien voulu accepter de nous montrer.
La première merveille est ce tableau montrant l’invention de l’écriture ‘shumon’ (langue des Mun), en 1896, par le sultan Ibrahim Njoya. Une langue secrète, dont l’alphabet comporte 70 signes syllabiques, que ce 17ème roi de la dynastie Nchare Yen aurait imaginée pour brouiller les cartes des ennemis: une langue composée avec un savant mélange de bamoun, du haoussa, de l’allemand et du pidgin. Ce n’est pas la seule invention de Njoya qu’on peut voir dans le musée du palais de Foumban. Il y a aussi le moulin à écraser le maïs, pour faciliter la tâche aux ménagères dans la préparation du fameux «Pen Njapshe», plat traditionnel bamoun fait de couscous de maïs (Pen) et de légumes (Njapshe). Le roi Njoya Ibrahim, décidément très ingénieux, a aussi inventé des métiers à tisser, un calendrier des récoltes et une religion personnelle, le “Nuet Kuete”. Cette idée lui est venue, explique notre guide, «parce qu’il aimait boire du vin de palme, ce que l’islam ne permet pas, et il avait plusieurs femmes, chose que n’autorise pas la religion qui lui permettait de boire son vin et d’avoir de multiples épouses». On découvre également que le 17ème sultan Bamoun a laissé une abondante littérature, dont le Livre de l’amour où il énumère, en langue shumon, les 99 critères pour apprécier une femme …
La légende veut qu’une fois arrivés au niveau du fleuve Mape, Nchare demanda à ses deux frères de le laisser d’abord traverser le fleuve avec l’unique pirogue qu’il devait leur renvoyer par la suite, une fois de l’autre côté. Mais après avoir traversé le fleuve avec ses fidèles, Nchare détruisit la pir6gue, laissant ses frères à l’autre rive : l’un, Ngouonso, alla alors fonder le royaume des Nso à Kumbo (dans le Nord-Ouest), et l’autre, Mfombam, s’en alla s’établir dans le Mbam. Nchare arrive à Njimon, et sous l’arbre appelé Sep, qui est toujours en place au lieu dit Samba Nguo, à 22km du palais royal, il fonde l’Etat Bamoun et concocte son plan de conquête de Foumban, qui tire son nom de “Fom Pa Mben” (terres abandonnées par les Pa Mben, le peuple chassé par l’armée de Nchare). Ce qu’il réussit en 1090, après avoir soumis 18 chefferies locales.

FOUMBOT

Foumbot, autrefois grenier du Cameroun, éprouve aujourd’hui du mal à nourrir même ses propres populations. Zone essentiellement agricole de la région de l’ouest, cette ville de plus de 1000 km2 compte moins de 100 000 habitants. Ceux-ci, sans considération de la classe sociale, pratiquent généralement l’agriculture.
Du fait de la surexploitation des sols, la terre s’est lessivée et a perdu peu à peu de sa fertilité. Plusieurs semences pour divers aliments sont mises en terre au cours d’une seule année. Les plus réguliers sont le maïs, le haricot, les arachides ou les patates. La pratique artisanale de l’agriculture participe aussi à l’appauvrissement des sols. « Nous n’observons pas de période de jachère ici, et la plupart des champs sont exploités en moyenne depuis une quinzaine d’années. Ce qui justifie la faible production et appelle à de nouvelles pratiques.
La principale conséquence de cette baisse de la production est le renchérissement des prix des produits agricoles. Un seau de maïs de 15 litres coûte actuellement entre 3000 et 4000 FCFA contre 2000 FCFA à la même période il y a trois ans. Le haricot, toutes variétés confondues, est vendu entre 8000 FCFA et 15000Fcfa. Pratiquement deux fois plus cher que les années antérieures. A la fragilité des sols s’ajoutent les changements climatiques, avec le prolongement de la saison sèche et l’abondante pluviométrie en saison des pluies qui menacent la production.
Foumbot, c’est aussi son taux de scolarisation élevé, favorisé par deux lycées dont un bilingue, un collège d’enseignement technique, une école de formation des agents technico sanitaires, plusieurs établissements privés, et plus de 20 écoles primaires bilingue et maternelle. Le lac Monoun et le mont Bapit sont les principaux sites touristiques qui font la fierté de la ville. Elle offre plusieurs sites de divertissement, avec le célèbre « carrefour de beaucoup de bars » très ambiancé à tout moment de la journée grâce à une multitude de cabarets, de snack bars et de boîte de nuit. Le quartier Mbanso’o est reconnu comme le principal coin de plaisir, au vu du nombre important de prostitués qu’il regorge, favorisant la prolifération des auberges dans ce quartier.
Du journal Repères N° 141 p.5
Par Bibiane DJAYOU


SCAN de Foumbot

L’entreprise a cessé de fonctionner en 2000 pour insuffisances de matières premières. Mais chaque année, elle coûte 50 millions de FCFA à l’Etat.

La SNI veut relancer la SCAN
L’état du chemin qui mène à la société de conserverie alimentaire du Noun (SCAN) traduit le mal être de cette structure tombée en ruine. Perdue dans la broussaille, se rendre en ce lieu nécessite courage et abnégation, non seulement pour combattre les hautes herbes qui tenteraient de vous barrer le chemin. Mais aussi des esprits malins qui pourraient surgir à tout moment le long de la route caractérisée par l’insécurité, et vous ôter la vie, sans que personne ne se doute de rien.
Perchée sur une colline, cette entreprise au capital social de 900 millions de FCFA, avec un apport de la SNI de l’ordre de 49%, a cessé de produire depuis l’année 2000. Sur ce site interdit d’accès, seul un moment d’inattention du gardien, déterminé à maintenir tout visiteur très loin de la société, peut vous permettre de faire un tour du propriétaire, sans pour autant pénétrer dans les locaux hermétiquement fermés. Ici également, la broussaille a pris possession des lieux

Et la rouille s’est emparée du tas de ferraille abandonné au soleil et à la pluie. En dehors des bâtiments tombés en ruine, la ferraille immobilisée sur place vous rappelle que ce lieu a connu une intense activité économique à un moment donné.
En effet, l’implantation de la SCAN dans la ville de Foumbot avait permis la création d’une plantation spécialisée dans la culture de la tomate, généré plusieurs emplois et surtout réduit le prix de la tomate en boites, qui a chuté de 100 FCFA à 75 FCFA. Les cultivateurs locaux étant les premiers bénéficiaires.  A l’époque de la SCAN, je n’avais plus de souci à écouler mes produits. Une fois que je récoltais mes meilleurs fruits, je me dirigeais immédiatement à la scan. J’avais la possibilité de vendre une quantité importante, ce qui me permettait de réaliser d’énormes bénéfices. Je ne vis que dans l’espoir de voir cette structure recommencer ses activités », affirme un habitant de Foumbot.

LES CAUSES DU DECLIN
A Foumbot, les populations de Foumbot considèrent Mme Yaou Aïssatou, directeur général de la société national d’investissement (Sni), comme la principale responsable de la chute de cette société. A la Sni on n’a une autre explication. D’après les informations collectées auprès de M. Simon Pierre Essomba Abanda, ingénieur agro économiste et responsable du dossier SCAN à la Sni, la difficulté d’approvisionnement de la structure en tomate fraîche set la principale cause de son déclin. En effet, la société avait été conçue pour transformer136 000 tonnes de tomates fraîches par an. 7 000 tonnes de tomates concentrées devraient ainsi être produites pour un fonctionnement, ce qui représentait une production journalière de 360 tonnes. Or en six années, l’usine n’a pu acheter que 10 000 tonnes de tomates fraîches, et n’a pu fonctionner normalement que pendant 100 jours.
Pourtant, avant l’implantation de la firme, une étude de terrain avait été réalisée, qui révélait que les planteurs de la région de l’Ouest produisaient environ 38 000 tonnes de tomates par an, satisfaisant ainsi la demande. « Ce qui était conforme à nos attentes. Seulement, il s’est avéré que cette variété de fruit contenant beaucoup d’eau n’était pas adéquate pour la production industrielle. Nous avons alors fourni des semences industrielles aux agriculteurs pour pallier ce besoin. Mais une fois qu’on faisait les récoltes,il préféraient vendre aux gabonais qui achetaient le kilogramme sur le marché à plus de 50 FCFA, contre 26 FCFA à la SCAN. Il n’était pas possible d revendiquer quoi que soit, car il n’y avait pas de contrat formel les liant à la société. Nous avons alors crée une plantation pour compléter la production paysanne, mais les experts chargés de la culture des tomates ont vite monté leur limite, provoquant ainsi leur renvoi et la fin des activités de la plantation ‘’, explique Simon pierre Essomba Abanda.
Une autre difficulté était liée à l’approvisionnement en boite ; l’année 1996- 1997, au cours de la quelle la structure a connu son pic de production avec 9200 tonnes de tomates, il n’y avait pas assez de boites de conserve. Car elles étaient importées de France et coûtaient 35 Fcfa au Port de Douala. Pour conserver les tomates non embouteillées, la SCAN a importé des tomates transformées donc le mélange avec les tomates locales permettait une conservation longue durée. Mais cette expérience a fait long feu, en s’arrêtant au moment où les pistes de fabrication locale de boîte étaient en cours d’exploration.

« Comme la SNI finançait le projet pilote, les autres actionnaires ayant donné à peine 10% de leur contribution, elle a décidé après avoir investi plus de 7 milliards de Fcfa d’arrêter les activités, d’autant qu’il est difficile de fonctionner à perte et de supporter toutes les charges, le salaire du personnel notamment. Nous avons donc vendu les fûts pour désintéresser certaines personnes et les âmes mal intentionnées nous ont accusé d’avoir bradé le matériel de la SCAN. Pourtant aucun matériel n’a jamais été bradé. Actuellement, la SNI continue de payer l’assurance de cette société qui s’élève à plus de 50 millions de Fcfa par an, ainsi que le salaire des gardiens qui travaillaient sur le site. Notre combat pour l’heure de remettre cette entreprise sur pied au grand bonheur des populations. Il faut juste une mobilisation des élites autour de cette ambition », exhorte l’ingénieur en agroalimentaire.
G
GALIM
GALIM-TIGNERE
GAROUA









Capitale de la province du Nord et principale ville du Nord du pays avec Maroua, Garoua, ville natale de l’ex-président Ahmadou Ahidjo, est peuplée majoritairement de musulmans, comme en témoigne sa grande mosquée située à la sortie de la ville sur la N1 en direction de Maroua. Garoua fut fondé en 1839 par un groupe de peulhs qui s’installèrent sur les rives de la Bénoué, où ils aménagèrent un campement de Bergers au dessus de la plaine inondable.
La ville est une sorte d’oasis de verdure au cœur de la brousse, point de départ de nombreuses excusrions touritiques vers l’extrême-Nord et le parc de Waza ou la région des Kapsiki, et vers les grands parcs au sud de Garoua, sur la route de Ngouandéré.
C’est aussi un important centre économique, qui concentre les deux tiers des industries du « Grand-Nord » camerounais. Une fois la nuit tombée, et avec elle la grosse chaleur de la journée, Garoua respire et s’anime. Sur la route de l’aéroport sont installés de nombreux cafés et restaurants, aux noms souvent américanisés (le San Francisco…). On y vient pour boire une bière en terrasse et écouter la musique de rue. Intercalées entre ces établissements, de petites épiceries, véritables cavernes d’Ali Baba, sont ouvertes jusqu’à 23h. Garoua est une ville vivante mais aussi très polluée. De nombreuses voitures rendent l’atmosphère oppressante sans parler de la poussière soulevée qui ajoute à l’impression d’étouffement. La chaleur, impressionnante parfois, n’empêche pas d’apprécier l’accueil des habitants de cette région, toujours prêts à sourire ou à vous raconter les anecdotes de leur ville. Garoua est aussi une ville d’administrations.
Il faut savoir qu’au Cameroun, chaque capitale de province possède une délégation provinciale de chaque ministère. A Garoua, on peut aussi voir l’impressionnant bâtiment e la Banque des Etats de l’Afrique Centrale qui gère la devise CFA.
A voir à Garoua : le zoo, où a été réussie la reproduction du crocodile du Nil, le marché et ses tradi-praticiens, le centre artisanal, la fantasia et son festival de couleurs, les vieux quartiers traditionnels de la ville et leurs sarés, l’un des rares ports fluviaux du Cameroun (avec Douala), en sommeil pendant la longue saison sèche, ou bien encore les marchés cotonniers au moment de la cueillette et bien sûr le pont sur la Bénoué et les hyppopotames de ce fleuve, dont les maîtres charmeurs peuvent ouvrir la gueule et permettre de prendre des photos moyennant 2000 francs à 3000 francs.

Transports
S’y rendre
En voiture.
On peut se rendre à Garoua en voiture bien sûr, depuis Ngaoundéré ou Maroua. La route ne présente aucune difficulté particulière et seuls quelques péages la bordent.
En bus.
Depuis Ngaoundéré, comptez entre 4 et 5h de bus selon la conduite du chauffeur, et 3500 francs. Depuis Maroua, comptez 3 heures et 2000 francs environ. Dans le Nord comme à Ndéré, les gares routières (à Garoua, elle est toute proche du cercle sportif) sont principalement gérées par Touriqtique Voyages. Animées et colorées, ce sont de véritables foires où passer un moment est toujours amusant, notamment au moment du grand départ.





Considérée jadis comme la troisième cité camerounaise après les villes de Yaoundé et de Douala, Garoua cherche aujourd’hui désespérément une position parmi les cinq premières villes du Cameroun. La dégradation avancée de la voirie urbaine, l’absence de l’éclairage public et le désordre urbain ont, pendant plusieurs années transformé Garoua en une ville sinistrée où l’anarchie est devenue la norme. L’avènement de la communauté urbaine et la nomination du tout nouveau délégué du gouvernement permet aux 600 000 habitants de rêver d’une ville de Garoua aux allures splendides. Avec une situation géographique qui fait d’elle la charnière entre le Cameroun et plusieurs autres pays voisins, le chef-lieu de la Région du Nord et du département de la Bénoué semble se lancer véritablement dans la reconquête de son aura perdue.

Y ALLAER
De Yaoundé et Douala : par train jusqu’à Ngaoundéré :
De Ngaoundéré : agences de voyage, cars de ramassage
État de la route : goudronnée
Longueur du trajet (à partir de Ngaoundéré) : 278 km
Coût du transport :
Par train : 10 000 F (2ème classe), 17 000 F (1ère classe assise), 25 000 F et 28 000 F (cabine à quatre lits et deux lits, respectivement ; 3 500 F (à partir de Ngaoundéré)
Par vol : une compagnie aérienne privée dessert actuellement la ville avec 3 vols par semaine
Coût : Yaoundé-Garoua-Yaoundé : 185 000 F (classe éco)
Douala-Garoua-Douala : 205 000 F (classe affaire
Structure d’hébergement : une dizaine d’hôtels, plusieurs auberges.

REPERES
31 Octobre 1951 : création de la commune mixte de moyen exercice de Garoua
1er Janvier 1959 : transformation de Garoua en Commune de moyen exercice.
24 Mai 1972 : Garoua devient Commune de plein exercice
1974-1996 : création de la Commune urbaine
1996 – 2008 : érection de Garoua en Commune urbaine à Région spécial
17 Janvier 2009 : Commune urbaine
Population : 600 000 habitants environ
Composantes sociologiques : les Falis et Batas (autotchtones), les Peuhls, les Haoussa et Kanouris, les Mboums, les Lakas, les Massas, les Toupouris, les Moundangs, plusieurs ressortissants du Sud-Cameroun.

CHIFFRES
1544
C’est le nombre de points lumineux (lampadaires qui existent dans la ville de Garoua.

HÔTEL BENOUÉ
B.P : 291 GAROUA-CAMEROUN
Tél /Fax (237) 22 27 15 53
Port (237) 99 99 25 75 & 99 89 10 28
E-mail : HYPERLINK "mailto:hotelbenoue@yahoo.fr"hotelbenoue@yahoo.fr

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B.P : 291 GAROUA
Tél : (237) 22 27 15 53 99 99 25 72

UNE VILLE – SYMBOLE
La ville de Garoua dans sa structure actuelle, fut fondée en 1835 par des pasteurs Peuhls. Mais la première grande vague des populations qui arrivèrent vers 900 ans après J.C, fut constituée des Bantous qui descendirent vers les Sud Cameroun pour peupler cette partie du pays. Par la suite, la ville s’est agrandie sur la rive droite du fleuve Bénoué avec l’arrivée et le brassage des populations Falis autochtones de la région et habitants du Mont Tinguelin. Bâtie sur une superficie de 12250 Km², la ville de Garoua compte aujourd’hui plus de 600 000 habitants, ré^partis entre les groupes ethniques selon l’ordre de sédentarisation suivant : les Falis, les Batas, les Peuhls, les Haoussas et Kanouris, les Laka et les ethnies issues de l’émigration récente. Mais la ville de Garoua est une cité chargée de symbole. C’est la ville qui a vu naître le premier Président de la République du Cameroun.
Implanté dans la vallée de la Bénoué son climat sec et chaud de Novembre à Mai, Garoua reste la ville la plus visitée du Grand Nord par les touristes. Avec son aéroport international quoi surplombe la ville Garoua apparaît ainsi comme la vitrine du Grand Nord. C’est aussi le chef-lieu de la Région du Nord et du département de la Bénoué. Ville ancienne et cosmopolite, Garoua possède des quartiers touristiques que l’on peut visiter. Garoua attire sans cesse un flux important de Camerounais issus des quatre coins du pays et de nombreux immigrés des pays voisins. La diversité ethniques et culturelle qui caractérise la ville de Garoua, fait de celle-ci une entité riche et resplendissante. Toute cette mosaïque d’ethnies et de nationalités vit en parfaite symbiose et harmonies.


ATOUTS ÉCONOMIQUES
Dotés d’un aéroport international, Garoua est surtout une ville commerciale. De nombreux &échanges commerciaux ont lieu entre les hommes d’affaires de cette ville et ceux du reste du pays et surtout avec le Nigeria voisin. Les marchés et les centres commerciaux restent ouverts jusqu’à tard dans soirée.

Les unités industrielles sont: Sodecoton (huilerie et usine d’égrenage), Brasseries du Cameroun, Lanavet, Cicam, la Société de Métallurgie en Aluminium, la Société de Fabrication et de Montage des Cycles, Porte tout et Brouettes, la SIDEMI…

ATTRACTIONS :
La grande mosquée de Pumpoumré, l’une des plus importantes du Grand Nord trône majestueusement sur la ville. L’Aéroport international avec son architecture atypique, situé à quatre kilomètres de la ville, constitue une curiosité pour le premier visiteur. La tenue biennale de la semaine culturelle de Garoua constitue par ailleurs l’un des événements les plus médiatisés de la région.

Autres curiosités : l’Agence régionale de al BEAC avec ses somptueux bâtiments le stade omnisport, les usines d’huilerie et d’égrenage de la Sodecoton, le Lanavet à Boklé, le Lamidat de Garoua avec sa fabtasia. Le centre artisanal, le pont sur la Bénoué, le port fluvial le jardin zoologique, les grottes historiques.

COMMUNAUTÉ URBAINE
C’est en 1951b que la ville de Garoua fut dotée d’une institution dénommée Commune mixte urbaine par un arrêté de Haut Commissaire de la République française. Au fil des ans et compte tenu de son degré d’expansion démographique et économique, cette municipalité a été successivement transformées en :
Commune urbaine de plein exercice de 1955 à 1972
Commune urbaine à régime spécial depuis 1974 à 1996
Et en Commune urbaine depuis de 17 Janvier 2008.
Créée le 17 Janvier 2008, la Communauté urbaine a à sa tête un Délégué du Gouvernement, assisté par des adjoints qui constituent l’exécutif municipal et de 18 grands conseillers qui composent l’organe délibérant. Nommé par un décret Présidentiel du 06 Février 2009 et installé dans ses fonctions, le 26 Février 2009. Ahmadou Alhadji est le tour premier Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Garoua. Il remplace à l’hôtel de ville de Garoua Dr Maikano Abdoulaye qui aura présidé 13 années durant, aux destinées d’une ville qui est considérée comme la capitale de formation du Grand Nord.
Fiscalité de formation ayant roulé sa bosse dans plusieurs administrations publiques et privées et investie de al légitimité que lui confère sa nomination par la plus haute autorité de l’État. Ahmadou Alhadji Bouba saura redonner à Garoua sa notoriété d’antan.

La Commune d’arrondissement de Garoua 1er est une jeune Commune, née de l’éclatement de l’ex Commune Urbaine de Garoua. Malgré son héritage que d’aucuns qualifieraient de précieux, l’exécutif de la Commune d’arrondissement de Garoua 1er s’est rendu compte, de la triste réalité, au cours de al session de plein droit, tenue le 31 Juillet 2007, que beaucoup reste à faire ou à parfaire afin de redonner à la ville son beau visage d’antan.

Le diagnostic étant ainsi posé, le tout premier maire, Youssoufa Daoua a pris le taureau par les connes. La résidence de l’ancien maire de Garoua, Bako a été réfectionnée et transformée en bureaux. Les services de Garoua 1er étant logés, Youssoufa Daoua s’est attelé à des projets sociaux, notamment l’électrification des quartiers péri-urbains, Garoua-Windé et Djadjé pour une enveloppe de 44 825 002 Francs Cfa et l’adduction en eau potable des quartiers Camp Chinois et Kanadi évaluée a 37 000 000 F CFA. Ces deux projets ont reçus le financement du FEICOM. Les travaux vont démarrer incessamment.

Quatre millions ont été dégagés pour réfectionner plusieurs bretelles de routes en terre à travers les quartiers Djamboutou avec l’aide de la SODOCOTON.

L’exécutif de Garoua 1er a signé des accords de partenariat avec certaines structures de développements que sont le Plan Cameroun et le Programme national de Développement Participatif (PNDP). Ces accords permettront au maire et à son équipe à pallier certaines insuffisances dans plusieurs domaines. En outre, une compagne débranchement d’eau potable est déjà opérationnelle à travers les quartiers qui bénéficient d’un réseau d’adduction d’eau.

Afin de doter la Commune de Garoua 1er d’une structure viable et digne de la municipalité. Le conseil municipal a adopté une délibération autorisant la maire Youssoufa Daoua à chercher le financement de l’immeuble qui sera au quartier plateau. Il en est de même d’un centre commercial à Wouro Labbo. Dans un avenir proche, la construction des cités communales pour héberger les fonctionnaires nouvellement affectés dans le ressort territorial de ladite Commune est envisagée, ainsi que d’un complexe sportif, des salles de classe, de la voie de contournement longuement abandonnée et enfin le mise en place d’une régie de transport intercommunal de concert avec les autres communes sœurs.

Cependant, tout ne baigne pas dans l’huile à la commune de Garoua 1er. L’exécutif est confronté au faible taux de recouvrement des recettes, à l’incivisme fiscal de certains contribuables, au conflit de Compétences avec la Communauté urbaine de Garoua, dans le cadre de al répartition de certaines taxes indirectes ; à l’hygiène et salubrité, à l’insuffisance de l’éclairage public et même à l’insécurité dans certains quartiers de al ville. Des actions doivent être ainsi envisagées dans le sens de trouver des solutions à ces différentes difficultés.

La jeune structure municipale que j’ai l’honneur de présider a cette particularité d’être l’espace géographique où tout ou presque est à construire, en matière d’infrastructures et d’édifices publics. Car vous convenez avec moi que l’on ne peut à proprement parler de l’existence d’une Commune que lorsque celle-ci est dotée d’un siège.

Viennent ensuite les projets socio-économiques d’envergure et dont l’urgence est hautement signalée, à savoir :
l’existence du réseau d’eau et d’électricité dans les quartiers périphériques de Garoua II.
La réhabilitation du centre culturel de Lopéré avec ses projets multimédia, du centre d’alphabétisation et d’apprentissage et le complexe multisports.
L’aménagement du marché de Takasco pour une meilleure gestion des espaces commerciaux.
Le réaménagement des pistes et servitudes de certains quartiers.
Pour ne citer que ces projets phares qui nous tiennent actuellement à cœur.

Mais il faut se le dire, le coût de réalisation de ceux-ci est hors de portée du modique budget de la commune d’arrondissement de Garoua. C’est pourquoi, nous nous sommes tournés du côté des organismes de financement, à l’instar du FEICOM, avec l’espoir de les réaliser dans les meilleurs délais »

« La commune de Garoyua IIIème disposer d’une population laboureuse et dynamique. Elle compte en son sein des agriculteurs, des éleveurs, ainsi que des commerçants. Le Laboratoire National Vétérinaire (LANAVET) est la seule unité industrielle implanté sur son territoire. S’agissant des ressources naturelles, la commune peut s’enorgueillir de disposer de terres propices au développement de l’agriculture.
La priorité des priorités sera la création des recettes. Notre commune est toute jeune et nous avons pour obligation première de créer des recettes. Afin de permettre à la commune de répondre aux besoins de sa population. Nous nous donnons pour mission aussi de réhabiliter et viabiliser qui ont hebdomadairement lieu, ici et là, dans les localités de notre ressort territorial de compétence, à l’instar de ceux de Djahlingo, pab’la et autres. L’objectif étant de les rendre assez rentables. Il sera également question de construire des pools économiques dans les villages satellitaires, à travers la création des marchés périodiques, là où ils n’existent pas, ou le renforcement de ceux existant déjà. Sur le plan socio-culturel, nous envisageons l’enrichissement de al carte scolaire de al commune, par le biais de al création d’un CETIC, par l’exemple, afin de permettre à nos enfants d’accéder à l’outil technologiques, la création de nouveaux autres établissements scolaires, ainsi que la classe. La Commune de Garoua IIIème compte pour l’instant un lycée, implanté à Sanguéré Paul et un CES à Djalingo. Nous nous proposons aussi de construire un centre de santé pour permettre à nos populations d’accélérer plus facilement aux besoins de santé, la commune ne disposant d’aucune formation sanitaire. Nous nous pencherons en outre sur le problème d’électrification de nos localités. Nous voulons à ce sujet tirer d’avantage de notre rapprochement avec la ville de Garoua dont nous ne sommes distant que d’une dizaine de kilomètre à peine. La réhabilitation des voies de communication ne sera pas en reste. Nous compterons en premier lieu, sur les ressources humaines dont dispose notre collectivité et particulièrement sur leur civisme fiscal. Nous nous donnons pour défit de maximiser nos recettes fiscales et communales, afin de réaliser des divers projets que nous nous engageons à entreprendre. Nous comptons énormément aussi sur notre principal bailleur de fonds qu’est le FEICOM. Nous saisissons d’ailleurs cette opportunité pour lancer un appel en direction des populations, en les invitant à s’acquitter effectivement et régulièrement de leurs obligations fiscales, afin de permettre à al commune de voler à leur secours et de résoudre les problèmes auxquels ils font face »

L’ECOLE DE FAUNE DE GAROUA : AU SERVICE DE LA GESTIOBN ET LA CONSERVATION DE AL BIODIVERSITE

Cette institution Camerounaise à vocation sous-régionale a déjà formé à ce jour plus de 200 diplômés originaires de 24 pays d’Afrique et d’Europe

Créée par décret Présidentiel le 25 Juillet 1972, l’École de Faune de Garoua (EFG) a accueilli ses premiers étudiants deux ans plutôt, dans les locaux provisoires situés en ville. Et depuis lors, elle est devenue un pôle d’excellence d’échange entre apprenants et formateurs sur la biodiversité. Sa mission première est d’assurer la formation initiale ainsi que le perfectionnement des cadres moyens et supérieurs chargés de al gestion durable de la faune et des aires protégées d’Afrique tropicale. A ce jour, des milliers d’étudiants originaires de 24 pays africains ont été formés dans set institut, dont une bonne partie vient des pays francophones ainsi que de l’Allemagne et de la France. Située au centre du domaine sahélo-soudanien, l’EFG est implanté à Garoua, chef-lieu de al Région du Nord-Cameroun, zone touristique par excellence. Elle dispose en outre d’une annexe en zone de forêt équatoriale, à la périphérie de la Réserve de Faune du Dja.

CE QUI RESTE DU PORT DE GAROUA
Transféré à la Commune urbaine depuis 2003, le port de Garoua est désormais tombé en désuète.
300 Millions de FCFA. C’est le montant qu’il faut débourser par la communauté urbaine pour réhabiliter le Port de Garoua. Lorsque vous pénétrez, dans ce domaine portuaire la première fois , le spectacle est contrariant. Des carcasses d’en gins le long de la clôture par ici, des arbustes et broussailles envahissent le domaine portuaire terrestre par là, on dirait les ruines d’un site archaïque. Non loin de là, l’on observe une présence remarquable des cultures vivrières et des ordures ménagères sur les parties sèches du lit du fleuve. Et portant, il n’ y a pas de cela longtemps, cet endroit constituait encore un lieu d’échange commercial et de transit ou des navires embarquaient et débarquaient. Les chiffres parlent d’ailleurs d’eux-mêmes. De 1987 à 2000, le port de Garoua a accueilli plus de 46 navires en embarcation. Mais depuis l’année 2000, aucun navire n’ a accosté sur les côtés de al Bénoué. Que s’est-il passé réellement ?
C’est en remontant l’histoire que nous découvrons les premières limites du Port fixées par arrêté du 17 Décembre 1917 du gouvernement des colonies, Commissaire de la République française dans les territoires occupés de l’ancien Cameroun. De 1971 à 1998, le port de Garoua fait partie intégrale de l’Office national des ports de Cameroun (Onpc) comme subdivision fluvial. Mais le 16 avril 2001, l(Onpc prend fin, donnant naissance à cinq entités différentes notamment les ports autonomes de Douala, Kribi , Limbé et Garoua. A l’époque, celui de Garoua étais placé provisoirement sous la gestion du Port autonome de Douala, jusqu’en 2003, date de son transfert à la Commune urbaine de Garoua,  à régime spécial. En effet, il s’agissait d’un transfert en jouissance. Ce qui signifie que bénéficiaire n’en a que la jouissance et non la propriété. C’est ainsi que les actifs concernant les biens relevant du domaine de l’État (quais, hangars, magasins, plan d’eau…) ainsi que les actifs concernant les biens relevant du domaine privé de l’État (logements) sont restés une propriété de l’État concédée juste à la communauté urbaine de Garoua. Mais tous les actifs sont aujourd’hui hors usage, nécessitant urgemment une rondelette somme de 330 millions pour les réhabiliter.

Le port de Garoua est en effet situé au Sud-Ouest de la ville de Garoua. Il s’étend sur la rive droite du fleuve Bénoué, quoi se jette dans l’atlantique au Nigeria, dans la région du Delta du Niger, plus précisément à Warri. Le parcours Garoua-Warri est de 1500 km environ, avec seulement 70 km en terre camerounaise. Le Port de Garoua est un port saisonnier. Le fleuve Bénoué n’étant navigable qu’en moyenne trois mois dans l’année, pendant la saison des pluies (juillet-septembre), il ne peut p accueillir que des navires à très faible tirant d’eau. D’où l’urgence d’améliorer les conditions d’accueils des petites embarcations, de renforcer la surveillance du fleuve et d’asseoir une réglementation incitative, afin que les activités du port reprennent. Au jour d’aujourd’hui, une étude de faisabilité est déjà réalisée et l’on attend que l’action du nouveau délégué du gouvernement pour faire renaître le port de Garoua de ses cendres.

GAROUA FAIT PEAU NEUVE
L’avènement de la société Hysacam a redonné la joie de vivre aux populations de Garoua.
Il ne faisait vraiment plus bon vivre à Garoua, la cité capitale, ville phare de la région du Nord. Immondices de toutes sortes, cadavres d’animaux, fœtus humains, déchets plastiques, eaux usées, odeurs nauséabondes et autres constituaient le train-train quotidien des citadins de al métropoles régionale du Nord. Exit, aujourd’hui, ces tristes souvenirs. L’avènement de la société d’Hygiène et de la Salubrité, Hysacam, est venu remettre du baume au cœur des « Garouaéns » et redonner vie à la ville de Garoua.

A son arrivée, la société Hysacam a répertorié plus de 129 dépotoirs sauvages dans la ville de Garoua et environ 500 tas de déchets, disséminés à travers les différents quartiers de al ville. A ce jour , tous ce tas d’ordures ont été enlevés, hormis ceux dans des quartiers inaccessibles pour le moment. De puis le 06 Août 2008, date du démarrage de ses activités la ns la cité capitale du Nord. La société Hysacam a déjà procédé à l’enlèvement de plus de 50 tonnes de déchets.

En collaboration avec les autorités administratives, municipales et traditionnelles locales, le responsable régional de l’agence Hysacam du Nord, Garba Ahmadou, effectue des descentes régulières sur le terrain, aux fins de trouver des solutions pour enlever les déchets dans les quartiers enclavés et de leur permettre de bénéficier aussi des prestations de al société. Circonscrites au déopart aux communes d’arrondissement de Garoua Ier et IIè, les activités de Hysacam viennent d’être étendues à la commune d’arrondissement de Garoua IIIè, située dans la périphérie urbaine. Selon les déclarations du responsable du Nord est passé à la deuxième phase de son plan d’actions qui porte pour l’essentiel sur la stabilisation de la propreté dans la ville de Garoua et la sensibilisation des populations sur la culture de la propreté à travers les respects des jours et horaires de passage des camions de ramassage Hysacam dans les quartiers. Des spots sont à cet effet, régulièrement diffusés à travers les médias locaux.

En perspective, le responsable Hysacam du Nord souhaite que le nouveau délégué du gouvernement auprès de al communauté urbaine de Garoua mette les points d’honneurs sur l’éclairage public, afin de permettre aux agents de Hysacam de travailler nuitamment et aux citadins de Garoua de trouver, à leur réveil, une ville propre. L’agence Hysacam du Nord, faut-il le relever, génère en ce moment, près de 250 emplois directs et indirects. La direction régionale du Nord compte plus de 150 agents qui oeuvrent quotidiennement à l’entretien de al propreté dans la ville de Garoua

PARFAR : un bilan satisfaisant
Plusieurs réalisations sont à l’actif de ce programme qui a contribué de manière significative à la lutte contre la pauvreté en milieu rural dans le septentrion camerounais.
C’est avec un pincement au cœur que les populations rurales des régions septentrionales du Cameroun apprennent que le Programme d’Amélioration du Revenu Familial Rural dans les provinces septentrionales (PARFAR) mettra la clé sous le paillasson d’ici à la fin de l’année 2009. elles qui, pendant plus de dix ans, ont largement bénéficiées des appuis multiformes ce de programme de développement rural intégré qui rentre dans le cadre de al Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté en milieu rural. Mis sur pied depuis Janvier 2002, mais opérationnel à partir d’Octobre 2003, le PARFAR a opéré plusieurs réalisations dans les régions septentrionales notamment dans la promotion de la sécurité alimentaire dans les ménages et l’amélioration de la situation socio-économique des populations rurales pauvres. Avec une enveloppe globale de 16 milliards de francs CFA, fruit de la coopération entre le gouvernement camerounais et la Banque africaine de Développement (BADF), le PARFAR a notamment contribué à la relance de la filière semencière à travers des appuis multiformes, à savoir l’encadrement, la formation, l’appuis-conseil et le financement apportés aux opérateurs semenciers. Il a côtoyé des crédits à travers des établissemnts de micofinance partenaires pour un montant de plus 750 millions de FCFA pour le financement de 515 mocro-projets générateurs des revenus du milieu rural. Le programme a également réalisé plusieurs ouvrages communautaires dont les moindres ne sont pas la construction et l’équipement de 12 centres de promotion de al femme et de al famille.

GQU’EST-CE EST A L’ORIGINE DE LA REATION DU PARFAR ?
Le Programme d’Amélioration du Revenu Familial Rural dans les régions septentrionales du Cameroun (PARFAR) est le fruit de la Coopération Cameroun-Banque Africaine de Développement (BAD). Ce Programme qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de Réduction de al pauvreté en milieu rural au Cameroun résulte de la fusion de deux (2) projets que les autorités Camerounaises ont considéré comme prioritaires. Il s’agit du « projet  semencier du Nord et de l’Extrême-Nord » et du « Projet d’Appui aux Activités Économiques des Femmes de l’Adamaoua ». Compte tenu de la complémentarité qui existe entre deux projets, du rôle que joue la femme dans la production vivrière et de l’insécurité alimentaire qui est un facteur de pauvreté des populations rurales dans ces trois (03) régions septentrionales, les 2 projets ont été fusionnés en une seule opération intitulée "Programme d’Amélioration du Revenu Familial Rural dans les régions Septentrionales du Cameroun (PARFAR) dont l’objectif global est de contribuer à la réduction de al pauvreté en milieu rural.

Le PARFAR a beaucoup fait pour la sécurité alimentaire dans les ménages mais la crise alimentaire reste préoccupa,te dans les régions septentrionales, selon vous comment faire pour juguler cette crise ?

Assurer la sécurité Alimentaire dans les régions septentrionales demeure une préoccupation majeure du Ministère de l’Agriculture et du Développement et Rural. Comme vous le savez, cette partie du territoire national est souvent sujette aux divers aléas climatiques (sécheresses, inondations) et aux attaques constantes des déprédateurs, des cultures (chenilles défoliatrices, oiseaux, granivores). Pour assurer durablement la sécurité alimentaire dans ces régions, je pense, pour ma part, qu’un accent particulier devrait mis sur la maîtrise de l’eau et la protection des cultures. Si ces deux importants facteurs de production agricole sont maîtrisés, nous avons des sols assez fertiles et des populations dynamiques qui pourront faire le reste pour assurer leur sécurité alimentaire.

L’Office Céréalier est un organisme d’État qui a été créé par décret N°75/440 du 21/06/1975 et réorganisé par décret n°89/1806 du 12/12/89 pour intervenir sur les marchés des zones productrices et consommatrices de céréales en vue de constituer des stocks de sécurité et régulateur afin de lutter contre la famine et la pauvreté et de stabiliser les prix d’une campagne à l’autre.
Le décret n°98/64 du 26/08/98 le place sous la tutelle du Ministère chargé de l’Agriculture, afin qu’il puisse véritablement jouer le rôle de plateforme centrale du système national de sécurité alimentaire.
Dis^poser d’une certaine autonomie alimentaire minimale en cas de crises pour mieux prévenir et gérer ce risque social qu’est la famine et éviter des importations de vivres coûteuses après la dévaluation alimentaires.
L’Office a& encadré 2 gouvernements à Badjouna dans l’arrondissement de Pilato et 14 à Mayo OPulo pendant un an. Actuellement ces structures sont visitées de manière sporadique en raison de al diminution des ressources. Ces OP peuvent maintenant : élaborer les PV des réunions des comités de gestion, les PV des assemblées générales, les programmes d’actions et les rapports d’activités.

Actuellement, l’accent est mis sur l’identification des OP situées à proximité des magasins de stockages de l’Office et susceptibles de vendre leurs récoltes céréalières à l’organisme.
D- L’extension des activités de l’Office vers les provinces méridionales
En 2007, l’Office a acheté environ 29 tonnes de maïs dans le Dja et Lobo etb la Méfou et Afamba.
Une étude de faisabilité sur l’extension des activités de l’Office Céréalier vers les régions méridionales est en cours en ce moment. Elle permettra de définir les implantations des magasins ainsi que leurs capacités et les autres investissements à mettre en place.

Dr. Maikano Abdoulaye : un mouvement
Treize années ininterrompues de fonctions ministérielles – 12 juin 1970-22 Août 19836 – avec à la cité, 6 postes ministériels occupés ; allant de celui de ministre de la Fonction Publique Fédérale (juin 1970) à celui de ministre d’Etat en charge des Forces Armées (novembre 1982), en passant par ceux de ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire, Élevage et industries Animales, entre autres, sept années à la tête de al direction générale du Lavanet de Garoua (1985-1992), 13
Années également au près de la défunte commune urbaine de Garoua, ainsi se résume, dans ses grandes lignes, la carrière professionnelle du Dr. Maïkano Abdoulaye. Une carrière on ne peut riche et éloquente.
Issu d’une famille relativement modeste (son père était notable auprès de al cour du lamido



GAROUA-BOULAÏ
GAZAWA
GOBO
GOULFEY
GOUZDA-MAKANDAI
Installe de l'autre cote du col de Koza en venant de Djingliya, Gouzda-Makandai est un village traditionnelle constitue de quelques maisons a l’architecture particulière, et bâti sur les contreforts granitiques des monts Mandara. Au cœur d’un plateau rocheux aride, chauffé à blanc par le soleil, ce village isolé recèle une curiosité ; à la sortie du village, sur la droite de la route, un habitant a transforme sa maison en un étrange musée. Portes et murs ont été recouverts de peintures aux couleurs vives. On peut y voir également des écriteaux recouverts de signes cabalistiques et de messages écrits dans plusieurs langues.

GUERE
GUIDIGUIS
GUIDER

Y aller
A partir du marché central de Garoua
De Garoua à Guider
Coût de transport : 1 500 F
Moyen de transport : car et minibus
Etat de la route : bitumée ( en état de réhabilitation)
Distance : 110 km
Durée du trajet : 2 heures
Structures d’hébergement : Plusieurs auberges, 1 hôtel et 2 restaurants
Date de création du département du Mayo-Louti : décret N°81/521 du 11 décembre 1981
Superficie : 4162 km²
Population : 400 000 habitants environ
Principaux groupes ethniques : Guidarsa, Daba, Mambayes, Falis, Kangous, Peulhs.
Jour de marché: Vendredi
Quant on débarque pour la première fois à Guider, le chef-lieu du département du Mayo-Louti, une chose attire particulièrement l’attention : la bonne tenue de sa voirie urbaine avec ses artères bitumées. Ces avenues bien soignées et protégées procurent un certain plaisir au visiteur de passage dans la localité. Mais le côté sombre des choses, c’est la promptitude de sa population à des actions contestataires. Le cas du double scrutin dernier, est encore dans les mémoires.
Après le long voyage d’environ 3 heures, 110 km en tout c’est la distance qu’ont parcouru les voyageurs depuis Garoua, la capitale provinciale du Nord, jusqu’à Guider. Une fois dans cette ville, les belles avenues et les lisses ruelles font oublier aux passagers, les durs moments passés lors de la traversée du chantier de réhabilitation sur la nationale N°1, entre Pitoa et Figuil. Il était temps pour ces derniers, de retrouver enfin des routes bien aménagées et bitumées. Une aubaine qui fait la particularité de Guider, localité située à cheval entre la province de l’Extrême-Nord et du Nord. Ce chef-lieu du département du Mayo-Louti, l’une des plus grandes unités administratives de la province du Nord, est limité au Nord par Moutourwa et Hina, au Sud par Pitoa, Bibémi et la République du Tchad, à l’Est par Figuil et à l’Ouest, par Bashéo et Dembo. Il a une population estimée à 250 000 habitants environ, dont 27% en milieu urbain et 73% en zone rurale, avec 8% de nomades. Répartie sur une superficie d’environ 2 348 km&, cette population est constituée de différentes ethnies parmi lesquelles les autochtones et les allogènes. Les populations originaires de la région sont notamment les Guidars, aussi appelés Baïnawa, les Daha, les Mambayes, les Falis, les Kangous et les Peulhs, également appelés Foulbés. Des migrants originaires de la province de l’Extrême-Nord pour la plupart, se sont installés dans la région il y a quelques décennies. Il s’agit des Guiziga, Moundang, Toupouri, Moufou, Mafa, bori, Massa, etc. Les Ndjaye, Goudés et Haoussas, ressortissants du Nigeria voisin, et les Sara et Laka venant du Tchad, ainsi que certaines populations ressortissant de la partie méridionale du Cameroun, vivent également en paix dans ce département.
En effet, la ville de Guider est desservie par une route bitumée à l’entrée comme à la sortie. A cela vient s’ajouter le bitumage des principaux axes du centre urbain, avec notamment plus de 65 kilomètres de routes couvertes de goudron. En outre, la municipalité entretient une structure routière non bitumée d’environ 274 km, repartie à travers les différentes localités. Un bel atout qui complète le tableau attrayant des infrastructures de communication implantées dans cette localité, avec la présence de trois opérateurs de téléphonie mobile. Mais en matière d’adduction d’eau et de l’énergie électrique, Guider connaît beaucoup de difficultés malgré la présence de la Snec et de l’AES/Sonel.
Guider ne manque pas de potentialités économiques avec ses cinq marchés dispersés dans différents cantons. Le plus grand reste celui de Guider, qui se tient tous les vendredis. Le tissu industriel est faible, l’usine d’engrenage de coton fonctionne de manière saisonnière. Ces sites sont non exploités et visités sans contrôle, ce qui ne rapporte rien à la municipalité. Il s’agit essentiellement des Gorges de Kola avec ses granites noirs à filon de quartz, et sa grotte étonnante avec une faille de 5 à 20 m de large pour plus d’un km de long. Un lieu qui présente des chutes d’eau en saison des pluies sur un lit de Mayo sur environ 200m.
En outre, l’Hippodrome de guider, avec ses courses de chevaux et la Fantasia du Lamido (chevaux décorés avec des parures traditionnelles et cavaliers biens habillés), font la fierté de cette localité. Le Matafal et Matafalré, une danse Guidar très démonstrative et le libé, une danse dénudée, complètent le tableau merveilleux du potentiel touristique de Guider.
Cependant, le centre urbain dispose de plusieurs auberges, d’un hôtel et de deux restaurants, respectant les normes requises.
GUIRVIDIG

A une cinquantaine de kilomètre de Maroua, après la petite ville de Bogo où se trouvent un marché et une chefferie sans grand intérêt. On arrive à Guirvidig .dans ce village. Vous rencontrerez à la fois des bâtiments modernes et des constructions très typiques .notamment un ensemble de cinq cases entourées d’un palissage et au centre desquelles se trouve un grenier. Guirvidig est surtout connu dans l’Extrême Nord pour son grand marché aux poissons. Qui se tient tous les samedis.



GOULFEY

H
HILE-ALIFA
HINA
Ressources humaines
Secrétaire général du MINDEF



J
Japoma
Ressources humaines
Albert Roger Milla, Ambassadeur itinérant.
K

KADANG
Y aller
Repères




KAELE

Le Préfet du Mayo Kani interdit des rites initiatiques
L’arrêté du préfet du Mayo Kani interdisant la pratique du rite initiatique dans le département du Mayo Kani marque-t-elle la fin définitive du Goni ou du Labana ? Nul ne le sait pour l’heure. Mais les pratiquants de ces rites initiatiques soutiennent mordicus qu’il n’en est rien. Après l’interdiction formelle de la pratique des rites d’initiation dans le département du Mayo Kani par le Préfet Joseph Otto Wilson en fin mai 2009, les communautés Toupouri, Moundang et Massa sont abois. Et pour cause, elles s’offusquent de ce qu’un pan important de leur culture vient d’être voué aux gémonies de par son interdiction qui fait suite à des affrontements qui ont conduits à la destruction de plusieurs églises fraternelles luthériennes en fin mai 2009 dans le Mayo, confessions les plus répandues dans le département. Un patriarche explique que « ce qui a mis la poudre au feu, c’est que certains hommes d’église ont prêché contre le rite d’initiation qu’on appelle Labana chez les Toupouri et Goni chez les Moundang. Et dans ce domaine où le dogme et le fanatisme sont souvent de mise, la réaction des initiés pour le mépris de cette pratique a été disproportionnelle. D’où les affrontements qui ont suivi ». Manhouli, un patriarche Toupouri de Guidigis raconte que « Le Labana ou Goni est une pratique initiatique commune aux peuples Massa, Toupouri, Mousgoum et Mouseye qui peuplent le Mayo Danay et le Mayo Kani. Ils ont aussi au Tchad. Après l’édition de 1968, elle a été suspendue par l’administration au même titre que certains autres pratiques similaires de l’époque ».
Il fait ainsi allusion aux pratiques comme le Ngondo chez les Duala qui a aussi été interdite par l’administration sans qu’on en donne la raison véritable. Une édition spéciale s’est tenue en 2009 à la faveur du troisième festival des arts et de la culture Massana dénommée « le Tokna Massana ». Cette édition jugée expérimentale ne concernait qui ne vont pas à l’école aux fins d’avoir une masse de jeunes initiés pour une bonne prestation au Tokna Massana. Mais l’on a noté un grand engouement des adultes sevrés de ce rite initiatique depuis 1968 et c’est par centaines qu’ils y ont pris part.



KAYA
Village situé à un kilomètre de Makak et à 20km de Mom sur une route non bitumée reliant l’axe lourd Douala-yaoundé à makak
Opérateur mobile présent :MTN
Ressource humaines : MBENG André, CT1/Minepat

KAÏ-KAÏ
KALIFOU
KAR-HAY
KETTE
KEKEM 
Terre d’abondance et de catastrophes
Y aller
De Bafoussam : ramassage par cars
Longeur du trajet : environ 80km
Etat de route : Bitumée
Coût du transport : 1 200 FCFA
Structure d’hébergement : Auberges
Prix de la nuitée : A partir de 2 000 FCFA
Repères
Statut : Arrondissement
Date de création de la commune : Loi n°62/17 du 26 décembre 1962
Superficie : 400km²
Population : environ 50 000 habitants
Principaux groupes ethniques : Mbo, Bamiléké, Haoussa, Béti, Anglophones, Nigérians
Principales activités : agriculture, commerce, petit élevage.

Pour savoir si leur terroir devait se rattacher à Ban ou Baré. Comme un seul homme *, ils avaient répondu «  Kem, Kem ». Ce qui veut dire «  non, non » en langage local. Une manière comme une autre d’exprimer leur attachement à leur terre, si fertile et forcément admirée et convoitée. Ils étaient alors loin d’imaginer que ce refus là leurs, descendants et bien d’autres, allaient devoir le réitérer.
Le 20 octobre 2007, par un bel après midi ensoleillé, au lieu dit Djimdong, à un jet de pierre du centre de Kékem, un glissement de terrain ensevelit de nombreuses habitations, occasionnant des pertes en vies humaines. Et surtout, cela coupe la route qui relie Kékem à Bafang, Bafoussam, Nkongsamba et Douala. L’imagination des populations a fait le reste, puisque le lieu du tragique accident est vite appelé « Mbanga Pongo ». Depuis lors.
La commune de Kékem située dans le Département du Haut-Nkam. La commune a été créée par loi n°62/17 du 26 décembre 1962. Avec une superficie de 400km pour une population d’environ 50 000 âmes, c’est une localité de peuplades cosmopolites venant d l’Ouest, du Grand Nord, du Littoral, du grand Centre et Sud des provinces anglophones et du Nigeria voisin. Un mélange qui aujourd’hui fait la fierté, la force et la richesse de la commune.
Côté cultures vivrières, c’est l’abondance : igname, manioc, arachide, patate douce. Il suffit pour s’en convaincre, de faire un tour au marché Petit Nkam, véritable poumon économique de la localité. Ici, bat le cœur de kékem. Une expression fait d’ailleurs flores ici pour dire que Kékem a pour capitale le marché Petit-Nkam. Bel hommage qui traduit toute l’importance et la place que ce petit marché occupe pour la commune et ses habitants. C’est à Petit-Nkam que se déroulent 85% des transactions commerciales de la localité. C’est à Petit-Nkam que les transporteurs et leurs passagers font une halte presque obligatoire pour s’approvisionner ou se désaltérer. C’est également là qu’on embarque à bord des taxis-brousse et autres motos pour les localités voisines ou pour l’un des quarante-huit quartiers de la ville.
La commune de Kékem a été créée par la loi n62/17 du 26 décembre 1962. Elle couvre une superficie de 50 000 habitants et se situe à la lisière des provinces de l’Ouest et du Littoral. Elle s’organise autour de sept groupements : Kékem, Foyemtsa, Mboebo, Bamengui, Balembo, Fonkwakem, Fondjomoko, et un village (Bayom).
KEKEM
Kékem apparaissait depuis des lustres comme le grenier du Haut-Nkam. Mais en réalité, pas seulement, puisque les commerçants venaient aussi des autres provinces du Cameroun, du Gabon et de Guinée équatoriale s’y ravitailler. Depuis le 20 octobre 2007, cet élan a été brisé net, suite au glissement de terrain qui a coupé la route en deux au lieu dit Djimong. Les cars de transport, les gros porteurs et autres camions de ravitaillement s’en sont allées vers des cieux plus cléments, provoquant la descente progressive aux enfers du marché Petit-Nkam et de Kékem. Au regard dam des populations et des autorités qui, tout en accusant le coup, se serrent aujourd’hui les coudes, dans un bel élan de solidarité, pour conjuguer le sort.



HAUT NYONG
Ressources humaines
Jean Baptiste Bokam, Mongui Sossomba Janvier, Hon. Mebande Brigitte, Mme Ngono Menkoe Françoise, Kouné Honoré, Efoudou Marie Charles, Hon. Talantala Blondeau, S. M. Zengle Ntouh, Ontcha Mpele Thiery, Aleokol Berthe, Monabio Augustine, Vegbia Eliem Léopold, Mpina Jean Pierre, Jean Marie Aleokol, René Olinga Meke, Dr Ngoa Nguele Daniel, Affoula Beye Simon P., Moanono M. Modeste, Mme Afouo Suzanne, Dr Minpjie, Mewoan.

KENTZOU

Ils sont certainement nombreux, les Camerounais qui n’ont jamais entendu parler de Kentzou, localité à la fois éloignée et enclavées du pays. Au départ de Yaoundé, il faut parcourir 320 km pour atteindre Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est, via Atok, Abong-Mbang, Doumé et Dimako. Il faudra encore affronter 220 km sur la nationale n° 10, par une route cabossée et abandonnée à elle-même depuis la fin, en 2006, du programme triennal d’entretien des routes en terre. Le parcours vous mènera au carrefour Mandjou, à Batouri et Kwelé, sur la route qui rallie Yokadouma.
Kentzou, chef-lieu du district de la Bombé, dans le département de la Kadey, est frontalière des arrondissements de Batouri et de Ndélélé, à l’ouest, et la commune de Ngamboula en République centrafricaine, à l’est. C’est une véritable ville cosmopolite, terroir des tribus Kako, mbousoukou et bororo, que côtoient les allégènes Haoussa, Bamiléké, Bamoun évalués à 17 000 âmes. Ville frontière, Kentzou abrite également une forte communauté centrafricaine en provenance de Bangui, Berberati et Ngamboula, qui viennent s’approvisionner en produits de toute nature.
Ce passé commercial, la commune le revendique depuis la colonisation. A l’époque l’espace commercial, qui a connu l’installation sur ses terres de nombreux commerçants, était administré par l’arrondissement de Ndélélé et souffrait de l’éloignement. Il fallait ainsi traverser la rivière Kadey par bac ou par pirogue pour y arriver.
La commune de Kentzou naîtra en 1995, à la faveur d’un découpage administratif intervenu un an plus tôt et qui créait le district de la Bombé. Son premier maire sera installé en 1996. Une mutation administrative qui, de l’avis de Gwepolo Happi, président local du mouvement des jeunes de l’Undp, « a permis à Kentzou de connaître une ascension exponentielle en 11 ans, matérialisée par l’électrification rurale, l’installation des deux opérateurs de téléphonie mobile Mtn et Orange ainsi que la création d’un télé-centre communautaire ». Toute chose qui, ajoutée à l’intense activité commerciale, a transformé Kentzou en un véritable havre d’ambiance, surtout pour les ressortissants centrafricains, qui y viennent tous les week-ends pour se mêler aux autochtones Kako. « Kentzou, raconte Louis Aimé Belekou, son deuxième maire, c’est le nom du fondateur du village et son premier chef à l’époque coloniale. Le village en réalité, est né sur les bords de la rivière Bombé, du côté de la République centrafricaine. Progressivement, les premiers habitants ont longé le cours d’eau suite aux différentes luttes de clans, pour venir s’installer à Gogo, ils iront s’installer sur les collines de Gnerem, au lieu dit Djenguelen qui signifie « suspendu » parce que la maison du chef était juchée sur la colline.
Djenguelen était le nom du village dont le chef se faisait appeler par les notables « Gbayanga Kendjo », qui signifie « fragile » parce que le chef était régulièrement sur les nerfs. C’est à cet endroit que l’explorateur européen trouvera les premiers habitants. Il transcrira le son « Kentzou » pour désigner le village, au lieu de « Kendjo ».
Selon Louis Aimé Belekou, l’actuelle agglomération, située à 4 km du village initial, est née lorsqu’un comptoir y est installé par un Européen du nom de Dahama. Ce dernier, tout en chassant l’hippopotame dans la Kadey, vend du sel, du vin, du savon et bien d’autres produits de premières nécessité. Ceux qui viennent les acheter commencent alors, progressivement, à s’établir à Kentzou, une contrée qui a compté, parmi ses personnalités les plus remarquables, Ghangaya Kendjo, le fondateur du village, Ernest Bah Nermanie, le fils du chef Bah Kendjo, Benoît Aoudou, l’un de ses successeurs qui a vu le village entrer dans la modernité ou encore Christian Loua, actuel président du comité de développement et superviseur du Pnvra pour l’Est.
Au plan des infrastructures de base, le chef-lieu du district de la Bombé possède une carte scolaire assez fragile : 11 écoles publiques en matériaux provisoires, 2 établissements privés et un lycée d’enseignement général à cycle complet, des structures qui accusent un manque criard d’enseignants et de salles de classe, de bibliothèques d’aires de jeu.
Il en est de même dans le domaine de la santé : une unité de district d’élaborée et un centre de santé : une unité de district d’élaborée et un centre de santé intégré à Lolo, l’un des plus grands villages du coin, dirigé par un infirmier chef assisté de deux auxiliaires recrutés par la commune.
S’agissant des infrastructures de communication, Kentzou ne dispose que de 71 km de routes en terre et n’est certainement pas près de découvrir le bitume. Il en est de même avec les télécommunications. Bien que connectée au réseau téléphonique, Kentzou vit coupée du monde du fait de l’absence du signal Crtv. Seuls quelques privilégiés arrivent à capter des images par satellite.
Pour son deuxième mandat, le jeune édile Louis Aimé Belekou- qui cordonne ses services depuis une résidence privée sise sur la routez de la mission catholique – et ses 24 conseillers municipaux nourrissent de grandes ambitions pour leur municipalité. « Nous voulons moderniser Kentzou à travers plusieurs actions de développement, parce que c’est la vitrine du Cameroun à partir de la Rca », explique-t-il. Entre autres réalisations annoncées pour 2009, on peut citer la construction d’un marché frontalier, d’un hôtel de ville, de 6 salles de classe, de 5 forages, etc. « Si le marché frontalier est construit, cela va ouvrir la commune sur le nord du Congo et l’ouest de la République centrafricaine. Et le volume des activités commerciales va décupler, ce qui augmentera aussi les recettes communales », rêve l’élu municipal. Qui note en même temps que malgré la présence d’un grand entrepôt utile aux deux pays voisins, l’actuel marché, qui compte quelque 300 boutiques, est le fruit des efforts des riverains. D’où l’urgence pour la municipalité de mettre sur pied une structure plus accueillante, dans le but de favoriser les échanges commerciaux entre les fournisseurs camerounais et de potentiels acheteurs centrafricains et congolais.
La commune envisage également l’érection d’une radio communautaire, l’amélioration de l’habitat à travers la création d’une fabrique de briques en terre cuite, mais aussi la construction de logements pour les cadres communaux et l’informatisation des services de la municipalité. Avec l’aboutissement du dossier de construction du marché frontalier, encore à l’étude à l’agence régionale du Feicom de l’Est, Kentzou pourrait devenir une ville moderne et jouir des énormes potentialités inexploitées jusqu’ici.


KOBDOMBO
Y aller
De la gare routière de Mimboman
Route bitumée (Axe Yaoundé-Ayos) 123 km
Route non bitumée Ayos Kobdombo 30 km
Coût du transport (aller simple) : 3000 francs CFA
Structure d’hébergement (Seule la case de passage de la commune)

Chiffre
1992
Date de création du district

Peu peuplée, couvertes d’immenses forêts inhospitalières, sous équipée en infrastructures de base, la petite localité de Kobdombo, chef-lieu du district de Nyakokombo, veut reconquérir son passé qui fut celui d’une relative prospérité. Appuyée par les pouvoirs publics, la municipalité et les élites, Kobdombo, peu à peu renaît grâce à cette synergie d’actions.
Situé au confins du département du Nyong et Mfoumou, Kobdombo, le chef-lieu du district de Nyakokombo, est à la fois une ptite localité charmante et décevante. Charmante par sa population accueillante, la beauté et la variété de ses sites et décevante par son sous-développement, encore criard sous certains aspects. Le visiteur pressé, qui, n’ a pu y séjourner que quelques jours en repart frustré de n’avoir foulé qu’une infime partie de ses 938km et déçu de n’avoir rencontré qu’une poignée de ses 26 000 habitants.
En dépit de son faible peuplement, le district de Nyakokombo ne présente aucune homogénéité ethnique. A côté des Yebekolo, il existe un grand nombre de groupes minoritaires très différents par leurs origines notamment les Maka et les Omvang, qui vivent en parfaite symbiose avec les autres.
Le district tire son nom de la rivière Nyakokombo, affluent du Nyong. Ce dernier fait l’unité de cette unité administrative. Il est l’axe vital de la localité dont il fut à la fois la principale voie de communication et reste de nos jours l’artère nourricière. Car le Nyong constitue un vivier inépuisable de poissons.
La forêt est omniprésente dans tout le district. L’inventaire complet des ressources ligneuses reste à faire. Mais l’exploitation anarchique favorise le mélange des essences qui sont innombrables. Toute proportion gardée, l’économie locale est l’une des moins développées du département. L’agriculture occupe 90% d’une population qui vit plus ou moins en autracie.
Le réseau des voies de communication est d’une telle médiocrité qu’il constitue l’un des obstacles majeurs au décollage de la localité. La principale artère de la circonscription demeure l’axe Ayos-Kobdombo, difficilement praticable, notamment en saison des pluies. Les quelques rares autres déssertes du district sont peu nombreuses et mal entretenues.
Les habitants de Kobdombo aiment parler de leur petite ville, qui en réalité est un grand village de quelques milliers d’habitants, sans vocation urbaine nettement définie. Certains se rappellent avec nostalgie l’époque de jadis : l’époque du boom du café et du cacao, qui avait fait la renommée de la localité, de ses grands planteurs et autres exploitants d’origine grecque, qui écoulaient leurs produits à partir d’un petit port grouillant d’activités sur le Nyong. En effet, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Kobdombo fut un port ! LA marchandise était entreposée sur de petites embarcations légères jusqu’à Mbalmayo d’où elles transitaient pour Yaoundé, par voie ferrée. D’autres expriment leur préoccupation devant les problèmes du présent parmi lesquels : le manque d’équipements de base, la carence en électricité, la faiblesse de la couverture en santé et le fléau du chômage.
Kobdombo répond bien à son nom, tiré du Maka « Ngub-dom » » qui se traduit littéralement en « Trouver la guerre », en langue Maka. C’est un îlot cerné de toute part par le Nyong et son affluent Nyakokombo, dont les eaux noires et silencieuses coulent en contre bas de la ville. Une digue de plusieurs kilomètres relie Kobdombo-centre à ses deux principaux quartiers périphériques, à savoir : Efoufoub et fang-Biloun. Cet impressionnant ouvrage sans lequel l’accès à la ville, en provenance d’Ayos, serait dangereux, comporte cinq ponts et plusieurs dizaines de buses !
Avec ses vielles bâtisses coloniales défraichies et son décor des joyeuses années » 50, Kobdombo rappelle une cité appauvrie malgré tout à commémorer un passé à jamais révolu. En effet, le glorieux passé de Kobdombo consiste en bistrots tapageurs, magasins, lieux de plaisirs et e folles réjouissances. Puisse Kobdombo retrouver sa joie de vivre et d’exister ?
Le Nyong on ne le dira jamais assez, reste l’une des principales attractions de Kobdombo. Il rythme pratiquement la vie de la petite localité. Les enfants eux-mêmes, après l’école, vont pêcher à la ligne ou traquer le petit gibier sur les berges du grand fleuve. Immobiles sous un parasol ou protégés du soleil par un chapeau, ils passent des heures au bord du Nyong ou sous l’un des ponts enjambant la rivière Nyakokombo. Quand ils ne se baignent pas sous l’effet de la canicule ; ces adeptes de la pêche se contente d’attendre.
Le Lycée de Kobdombo va de la sixième à la classe de première. Ça veut dire que l’année prochaine, si les choses se passent normalement, nous aurons une classe de terminale. Pour un effectif d’un peu plus de 400 élèves, nous ne disposons que de quatre enseignants titulaires, un surveillant général, un censeur et des professeurs vacataires. Comme nous sommes en zone rurale, il nous est difficile d’avoir sous la main des vacataires ayant une bonne expertise en la matière. En d’autres termes, les diplômes de l’enseignement supérieur sont plutôt rares de ce côté. Nous nous contentons des bacheliers pour enseigner au second cycle.
Pourquoi le problème d’énergie ne figure-t-il pas au nombre de vos priorités ?
Nous ressentons tous la même frustration à l’évocation du problème d’énergie mais le réseau d’électrification est en voie de parachèvement. Dans les prochains mois, Kobdombo brillera de mille feux. C’est un pari ! un pari qui sera tenu.
Je gère l’unique échoppe de Kobdombo
Kobdombo manque d’animation, certainement à cause du manque d’électricité d’où une activité économique morne.
C’est dans cette bâtisse des années 50 qu’officie Samuel Bitsé Biwolé, chef de 3e degré du grand village Fang-Biloun, le dernier que l’on franchi avant d’atteindre Kobdombo.
Il s’apprend que la localité abritait même un petit… port sur le Nyong. Des cargaisons étaient alors transportées par de petites embarcations jusqu’à Mabalmayo d’où elles empruntaient la voie ferrée pour Yaoundé. De cette ère glorieuse, subsiste quelques vieilles bâtisses coloniales. Maigre consolation pour une localité appauvrie.
Pour autant le district ne manque pas d’atouts. En commençant par l’agriculture qui occupe 90% de la population, même si les cultures de rente qui ont fait la prospérité ‘hier, battent de l’aile. La forêt est abondante mais l’exploitation est largement frauduleuse et ses retombées sont maigres pour la localité. On ne saurait également oublier la présence du fleuve Nyong et ses importantes ressources en poisson. Il est temps d’exploiter plus rationnellement ces importantes ressources pour inventer un avenir plus radieux à la localité.
KOLA
La moto est le moyen de transport le plus utilisé pour se rendre à Kola, un village situé à 5,2 km de Guider. C’est dans cette localité que se trouve le site touristique « les Gorges de Kola ». Pour s’y rendre, il faut prévoir 2000F Cfa environ pour les frais de transport. Au lieu dit Ouro-Alhadji, l’on emprunte une piste sur la droite avec d’arriver au village Kola.
Les Gorges de Kola restent la marque déposée de ce coin. Sur une superficie de plus de trois hectares, des milliers de tonnes de pierres à perte de vue, aux couleurs multiples et impressionnantes, accueillent le visiteur. Ces pierres taillées, modelées et sculptées comme des œuvres d’art et dont certains modèles atteignent 20 m de profondeur, demeure un véritable mystère et en même temps, un don de la nature.


KONN YAMBETTA
YAMBETTA JUCHE SUR UNE MONTAGNE D’ESPOIR
C’est dans ce village du canton Yambetta, situé à 150km de Yaoundé, que se tenait le 6 novembre dernier, l’une des cérémonies marquant les 27 ans de Paul Biya au pouvoir. C’est que, depuis la nuit des temps, Yambetta n’a jamais connu la lumière en dehors de celle du soleil. C’est donc l’un des chantiers, en même temps que celui de l’adduction en eau potable, auxquels devrait se pencher le Renouveau, selon les villageois, qui reconnaissent toutefois que «beaucoup de choses» ont été réalisées jusque-là dans la localité. Le canton, qui accueillait là sa première manifestation publique de cette envergure, garde espoir. Il est actuellement doté de 7 écoles primaires et de 3 collèges d’enseignement secondaire (Ces).
Situé dans le jeune arrondissement de Kon-Yambetta (Mbam et Inoubou), il est limitrophe au nord par le fleuve Noun, à l’est par l’arrondissement de Deuk, à l’ouest par Ndikinimeki et au sud par Bokito. Le groupement est constitué de 12 petits villages parmi lesquels Edop, une bourgade dont est originaire le directeur général des impôts, Alfred Baguega Assobo, et distante de 7km du chef-lieu du département, Bafia, et qui est la partie où l’on retrouve des montagnes avec de fortes pentes. Le relief de Yambetta, qui compte 15.000 âmes, est constitué de petits sommets, mais davantage de plaines. Il se caractérise également par son paysage où la savane côtoie la forêt, mais aussi des zones rocheuses et de nombreuses palmeraies. Son sol, que serpente la rivière Mabon, est sablonneux. Il y avait en ces lieux des palmeraies de part et d’autre de la route, qui est devenue la nationale n°4, un axe non bitumé qui mène à Bafoussam et qu’avait emprunté le président Amadou Ahidjo en 1973, lors de son tour du Cameroun en voiture.
En langue locale, Yambetta signifie «donner à manger aux guerriers ». L’histoire raconte que c’est ce peuple qui aurait commencé la guerre contre les Bamoun afin de repousser l’invasion musulmane,
Selon la légende, un jour, des Allemands rencontrent sur leur chemin un vieillard, à qui ils demandent le nom du village.
Leur interlocuteur, ne comprenant pas un traitre mot de leur langue, leur répond «Tè mèn à yan béda (Nous sommes en train d’aller donner la nourriture aux guerriers).» langue d’ici sont le yambetta, le bafia (parlé dans les villages Kalong et Dii), le banen et le nyokon, qui elles sont parlées dans les villages Ninguessen et Boneck. Les cultures les plus courantes sont le cacao et le café, le manioc et le macabo. Mais la culture principale est le maïs, pour son couscous, le plat principal qu’on accommode à toutes les sauces. Ses habitants sont aussi de véritables chasseurs, qui ont même installé un marché de viande de brousse à Bayomen (carrefour Foumbot).
Les pâturages sont nombreux. Des peuples, venus du septentrion, notamment les Bororos, y élèvent des bovins, des moutons, des chèvres et même des poulets. Au fil du temps, Yambetta est ainsi devenu un canton cosmopolite où on rencontre des Mambila spécialisés dans la culture de la tomate, mais aussi des Maliens qui pratiquent la pêche, l’agriculture vivrière et de rente, On y rencontre des musulmans, des catholiques et des protestants. Sur le plan associatif, des comités de développement ont été créés dans chaque village. Dans cette contrée, l’on observe un contraste frappant entre les maisons d’habitation datant de l’époque coloniale, les habitations modernes et traditionnelles.


Ressources humaines
Bageka Assobo Alfred, Directeur Général des Impots ;
Arroye Betou Emmanuel, Président de la Cour d’Appel de l’Ouest.
KOUSSERI
Y aller :
De Maroua : Agences de voyage et cars de ramassage
Etat de la route : bitumée
Longueur du trajet à partir de Maroua : 275 km
Coût du transport public
Par bus ou par cars : 3500 francs
Structures d’hébergement : plu d’une dizaine d’hôtels et plusieurs et auberges.

Repères
Chef de région dans les années 1940
Ancienne appellation : Fort Fourreau
Chef-lieu de département depuis 1960, subdivisé en dix unités administratives.
Superficie de l’arrondissement de Kousseri : 160km2 (10km de large et 16 km de long).
Du fait de sa position géographique, le chef-lieu du Logone et Chari est la plaque tournante des affaires. Au propre comme au figuré, Kousseri vit à l’ombre de N’djamena, la capitale du Tchad avec laquelle elle partage une longue frontière. Les deux villes, liées par le destin et l’histoire, ne sont séparées que par les fleuves Logone et Chari. Le pont Ngueli sur le Logone fait la liaison et facilite les échanges entre les deux cités. Maiduguri, chef-lieu de l’Etat de Bornou au Nigeria n’est pas loin de Kousseri. Conscients des enjeux économiques, les commerçants nigérians, tchadiens et camerounais se bousculent dans cette cité, pour exploiter les nombreuses opportunités. Et Kousseri, pompeusement baptisée le poumon économique de l’Extrême-Nord, tient à honorer son statut, malgré les contingences.
A Kousseri, c’est le business qui prime. Mercredi, 3 juin 2009, le Dr Angaye et ses collaborateurs, chargés d’animer un séminaire sur le SIDA débarquent dans cette ville. A l’arrivée, ils foncent dans le premier hôtel de la ville pour avoir des chambres. A la réception, ils apprennent que toutes les chambres sont occupées. Même réponse et même déception à l’hôtel suivant. Ils font la ronde d’une dizaine d’hôtels, toujours pas de chambre disponible. Ils appellent le Préfet du Logone et Chari qui, à son tour, avoue son incapacité à loger ses hôtes. « Explication du chef de terre » : « les hôtels et les auberges sont saturés à Kousseri, en semaine et les week-end. Nos voisins de l’autre côté du Logone réservent des chambres qu’ils payent cash pendant un mois, voire un trimestre… » Hommes d’affaires, fonctionnaires, simples touristes, en provenance du Tchad pour la plupart, et les élèves qui se présentent le bac tchadien, se bousculent à Kousseri ces dernies jours. Et les promoteurs se frottent les mains. Kousseri est une ville qui bouge. Elle tient bien son rang de poumon économique malgré la canicule due à l’effet conjugué de l’Harmattan et du Logone. La rudesse du climat ne décourage personne. Au contraire, elle dope les affaires. Les commerçants, en provenance de tous les horizons se bousculent pour s’installer au marché central où les comptoirs et places se jouent à prix d’or. Les magasins et surfaces commerciales sortent de terre comme les champions. Les produits écoulés proviennent aussi bien du Nigeria, du Tchad que des quatre coins du pays. Comme dans les métropoles du pays, toutes les grandes banques ont des succursales et points de distributeurs automatiques sur place. A l’entrée de la ville, on observe une file interminable de gros porteurs, à l’arrêt, contraints de subir un contrôle de routine au service des Douanes. Du côté du pont Ngueli, à la sortie de la ville, on compte plus le nombre des camions et gros engins qui s’apprêtent à traverser le Logone, dès l’ouverture des frontières aux environs de sept heures. On note la même affluence à la fermeture des frontières à 18 heures précises.
A l’ombre de N’djamena
Les activités tournent à plein régime à Kousseri, porte d’entrée de la capitale du Tchad. Du fait de sa proximité avec N’djamena, elle vit au rythme de cette capitale. En temps ordinaire comme n période de trouble, N’djamena, les deux villes, séparées par les fleuves Logone et Chari, ont des destins liés. Elles partagent la même histoire : Fort Foureau et Fort Lamy désignaient respectivement Kousseri et N’djamena à l’époque coloniale. De part et d’autre de la frontière, on parle les mêmes langues, on retrouve les mêmes peuples (Arabe-Choa et Kotoko), les mêmes coutumes… Certains habitants d N’djamena passent leur journée à Kousseri, pour rentrer à la tombée de la nuit. Et réciproquement. Le citoyen lambda n’a pas besoin de débourser un radis pour traverser le pont Ngueli. Certains traversent le Logone à pied ou en pirogue ou en pirogue, en période de décrue, comme c’est actuellement le cas. Du quartier Madagascar à Kousseri, on peut apercevoir, lorsqu’il fait beau temps, le palais présidentiel, l’aéroport international, l’immeuble de la BEAC, le palais de l’Assemblée nationale et bien d’autres édifices à N’djamena. Dans les moments difficiles, Kousseri offre toujours l’asile aux N’djamenois qui le souhaitent.

Kousseri est également un don du Logone. Ce fleuve contribue à l’essor de l’ex-fort Foureau. L’histoire raconte que M’ser, appellation originelle de Kousseri en langue Kotoko, était un gros village des Sao qui vivaient esentiellement de la pêche. « c’est le Logone qui a attiré les premiers habitants, puisque le fleuve était encore poissonneux et nourrissait toute la contrée », rapporte un notable du sultanat. Malgré le temps qui passe, la pêche occupe encore une place de choix dans cette localité. Toutefois, le défi des habitants de cette cité reste la cherté des denrées alimentaires, puisqu’il faut se mettre quelque chose sous la dent pour vivre.
Dans tous les restaurants sérieux de Kousseri, le « Kyssar » figure toujours en bonne place dans le menu du jour. Dans les gargotes et autres « tourne-dos » de la ville, c’est d’ailleurs le menu principal qu’on propose aux clients. Lors des cérémonies officielles et fêtes traditionnelles, le kyssar » est également le plat de résistance. Quel est ce mets qui fait tant saliver les convives et dont on ne peut se passer dans le Logone et Chari ? « Le Kyssar » est également est une galette de farine qui se présente sous forme de crêpe. Et il y a plusieurs façons de le préparer. On peut le faire avec de la farine du maïs, du blé, du riz ou faire le mélange de toutes ces farines. Après avoir fait la galette, on l’assaisonne avec de l’arome, pour donner un goût agréable et appétissant », explique Hadidja. Le « Kyssar » se mange à la sauce tomate ou à la sauce gombo. Les autochtones, arabes-Choa et Kotoko, raffolent particulièrement de ce mets. Aux yeux des adeptes de ce plat, le « kyssar » est comme le « Mbongo Tchobi », en pays Bassa ou le « Eru » chez les Bayangui dans le sud-ouest. Un autre plat est également prisé par les habitants de Kousseri : la sauce Kotoko dispute parfois la vedette au Kyssar lors des grandes manifestations. La cuisson de ce mets relève également de l’art culinaire du Logone et Chari. « c’est une sauce au poisson », très nourrissante qui exige du doigté à celle qui la mitonne. Elle doit enlever toutes les arrêtes, avant de cuisiner. C’est mon plat préféré lorsqu’il est bien préparé, indique Mahamat Mahamat. La sauce kotoko se mange aussi bien avec le kyssar que le couscous de mil, de maïs ou de riz. Le chef-lieu du Logone et Chari propose une gamme variée de mets. Les touristes et convives sont bien servis et conviés à se mettre à table, en effectuant un tour à Kousseri.

Présentation de la Commune de Kousseri
La Commune de Kousseri couvre le territoire. Elle comprend du point de vue traditionnel, un chef de premier degré, le sultan de Kousseri, quatre chefs de deuxième, et 56 chefs de troisième degré. Nous estimons la population à 120 000 habitants. Les principales artères de la voirie municipale sont bitumées. La cité est bien tracée. Kousseri est une ville carrefour. Nous savons les brassages de toutes les ethnies du pays, de toute l’Afrique centrale et de l’Ouest.
La ville de Kousseri est un terrain plat. Ce n’et pas facile de drainer les eaux de pluie. Et, il est encore plus difficile de drainer les eaux usées. Si vous circuler dans les quartiers de la ville à partir de la soirée, à partir de 21 heures, vous serez surpris et étonné de l’odeur pestilentielle que ces eaux usées versées sur le trottoir, sur les rues dégagent. Malgré tout cela, on ne croise pas les bras. On se bat.
Les prix des denrées alimentaires sur le marché central de Kousseri sont très fluctuants et ne tiennent pas compte des prescriptions en vigueur dans le reste du pays. En temps ordinaire, les commerçants véreux fixent les prix des articles selon les humeurs des acheteurs en provenance de N’djamena. Détaillants et grossistes sont logés à la même enseigne. Chacun veut maximiser ses bénéfices. « c’est le business. On n’est pas venu pour perdre. Ça peut « péter » à tout moment de l’autre côté du Logone et nos marchandises seront avariées… », tranche Abdoul Hassan, vendeur d’oignons. Le sac de riz coûte 21 000 francs, le sac de sorgho se vend à 15 500 francs, le sac de gombo coûte 7 000 francs. Le mil, le sorgho de saison des pluies, est rare. Sur les marchés des autres villes, les prix sont nettement bas.
A la porte du désert
Quand on est à Kousseri, la canicule est une réalité qu’on ne peut occulter. La chaleur s’impose aux visiteurs dès le premier contact. La température affiche 50° à l’ombre de février à Juin. L’harmattan, un vent chaud et sec, souffle très fort à longueur de journée. Le couvert végétal est rabougri et sahélien. Les arbres se font rares. Quelques rares arbustes adaptés à la région résistent à la rudesse du climat. Toutes les plantes et arbustes perdent leurs feuilles dès le mois de décembre. Pour arrêter l’avancée du désert décriée aussi bien par les responsables des organismes et structures publiques que par les responsables des ONG chargées de la protection de la nature, l’urgence est de planter les arbres.
Déjà, de par sa position géographique exceptionnelle au bord du fleuve Logone, limite naturelle avec le Tchad, voisin, la cité s’est régulièrement trouvée au centre de l’actualité en fonction des soubresauts de la politique intérieure tchadienne.
C’est ainsi qu’en plus d’être un haut lieu de brassage des populations d’origines diverses, le chef-lieu du vaste département du Logone et Chari en un important centre commercial (le premier sans doute de la région de l’extrême-nord). Ce grand carrefour d’échange ou d’éclatement des marchandises avec les pays voisins est devenu, par la force des choses, un eldorado pour les chercheurs de fortune, une zone de transit mais aussi un havre de paix pour les réfugiés et autres victimes de conflits qui n’hésitent pas à traverser en cas de besoin, le mythique pont Ngueli pour retrouver la tranquillité du côté camerounais.
Anciennement connue sous le nom de Fort Foureau, Kousseri est une vénérable cité dont on fait remonter la fondation brillante civilisation Sao qui s’était épanouie dans la zone entre le XIe et le XVIE siècles. L’histoire nous apprend que la cité fut prise par Rabah, le fameux seigneur de guerre et trafiquant d’esclaves soudanais, fut le théâtre de la bataille de Kousseri (22 avril 1900) où les troupes françaises du Commandant Lamy, alliées aux Baguirmiens, battirent Rabah. Les deux chefs trouvèrent d‘ailleurs la mort au cours du combat. Dans le partage colonial qui suivit, la cité de Kousseri fut attribuée à l’Allemagne avant de passer sous contrôle des Français après la première Guerre Mondiale. Elle fut renommée Fort-Foureau avant de retrouver son appellation historique après l’indépendance du Cameroun.
Progressivement, la localité est devenue très cosmopolite. Aux autochtones kotokos, sont venus s’ajouter de nombreuses communautés comme les Bornouans, Arabes-Choas, ressortissants du Sud, sans oublier les immigrés d’origine tchadienne. Attirés par la douceur de vivre et la sérénité qui règnent ici, ces derniers ont trouvé et exploité sur place de nombreuses opportunités d’affaires en acquérant au passage de multiples résidences secondaires à coups de millions de Cfa. La manne pétrolière ne serait pas étrangère à la frénésie des achats et au taux élevé d’occupation des hôtels. Carrefour des affaires et poste-frontière, Kousseri n’a pas engrangé toutefois les retombées attendues de son statut particulier. Porte d’entrée et de sortie du Cameroun, la cité n’a pas toujours présenté par le passé un visage avenant au visiteur.
KOZA




Koza
A une vingtaine de kilomètres au nord de Mokolo, sur la piste en mauvais état qui mène à Mora, se trouve le petit village de Koza, sorte d’oasis verdoyante dans un environnement rocailleux et aride. Dans ces environs, on remarquera les nombreuses cases Matakam, sur les flancs des collines, reconnaissables à leur toit pointu. Leur construction est un véritable travail s’artisan.
En effet, ces cases sont davantage l’œuvre des potiers au savoir-faire remarquable que d’architectes. Pour les construire, les Matakams utilisent un peu d’eau, des pierres, des tiges de mil, du bois et surtout beaucoup de terre argileuse. Parfois, parfois, plusieurs cases sont regroupées au même endroit. Il s’agit alors d’un saré montagnard. On peut y voir quelques forgerons à l’œuvre, ou des artisans façonnant de grandes jarres en terre cuite destinées à contenir la bière de mil.
Non loin du village de Koza, se trouve le col du même nom., situé à 400 mètres d’altitude, étape incontournable pour ceux qui se rendent de Mokolo à Mora. Au niveau du col de Koza, on pourra admirer le paysage magnifique environnant.


KOSSEHONE
A environ une demi-heure de piste de Mokolo , en direction du sud, c'est un tout autre paysage, plus verdoyant, qui apparait, avec toujours en arrière-plan les monts Mandara. La piste traverse le petit village de Kossehone ou se trouvent quelques arbres centenaires.
On croise l’école communale sur la droite de la piste et à la sortie du bourg, en direction de Rhumsiki, on découvre après un pont, une maison entourée d’une belle enceinte aux murs crénèles.
L’organisation de l’habitat diffère ici de celle de la région de Koza et de Mokolo. En effet, chaque habitation est entourée d’une enceinte circulaire ou rectangulaire, le plus souvent très bien entretenue, que perce une unique entrée fermée parfois d’une porte sculptée en bois.



KRIBI
Y aller
Par Edéa, sur une route bitumée de 106 km, circulation fluide.
Par Boumnyebel-Eseka- Bipindi-Kribi
Route bitumée entre Bipindi-Lolodorf. En revanche le troncon Bipindi-Kribi est relativement praticable en saison pluvieuse avec des véhicules 4x4.
Par Ebolowa-Akom II
Route de 170 km reprofilée tous les ans et conseillée surtout en saison sèche.
Par Yaoundé-Mvengue- Olama
Route de 210km, en cours de bitumage
De Douala : 182 km à 2000 fcfa dont 65 km entre Douala et Edéa.
De Yaoundé : 293 km à 3000 fcfa
Route bitumée et en terre pour atteindre les villes voisines : Campo, Nyeté, Akom II et Bipindi
Structure d’hébergement : une trentaine d’hôtels et d’auberges avec des prix de 150 000 fcfa à 5000 fcfa.
Kribi : Chef-lieu du département de l’océan (Sud)
1974
C’est le 11 mars de cette année-là qu’un décret présidentiel portait changement de nom du département de Kribi en celui du département de l’Océan.
Kribi labelle, cette cité si aimable, si paisible, si accueillante. Ces mots accrochés sur toutes les lèvres ici, avaient déjà été prononcés le 12 juin 2004 à l’inauguration du terminal du Pipeline Tchad-Cameroun par le président Paul Biya.
Depuis toujours, Kribi a été une halte idéale pour les touristes, attirés par ses belles plages, les chutes de la Lobé, les vestiges allemands et français et surtout le bon poisson. La nature, très généreuse, a doté la cité balnéaire d’autres trésors qui font un peu trop parler d’elle dans l’avenir économique et industrielle du pays avec ce port en eau profonde tant attendu.
Jeune en âge, la Communauté Urbaine de Kribi l’est. Jeune en poste, le Délégué du Gouvernement, M. Jacques Mazo l’est également. La Communauté est créée par le Chef de l’Etat s.E. M. Paul Biya en date du 17 janvier 2008, tandis que celui qui veille aujourd’hui à ses destinées sera installée le 04 mars 2009.
Pour Jacques Louis Mazo, le montant est audacieux mais demeure réaliste et réalisable. Le travail main dans la main, avec tous les acteurs intéressés par le développement de cette ville est nécessaire. Kribi est appelé à devenir une métropole touristique et économique. Ce qui a amené le Préfet de l’Océan., Jean François Vilon à appeler les Maires de Kribi 1er Martin Benae Bell et celui de Kribi 2e, Guy Emmanuel Sabikanada, ainsi que les conseillers à plus de réalisme et d’objectivité dans le vote du budget.
M. le Maire, comment entrevoyez-vous l’avenir de l’arrondissement de Lokundjé par rapport au projet de développement de Kribi.
L’avenir de l’arrondissement en terme de développement est strictement lié à celui de Kribi. De par sa situation géographique et de ses potentialités multiformes, nous permettre d’augurer d’un avenir meilleur.
Nous avons construit un stade pluridisciplinaire. Dans le domaine social, c’est le centre de promotion de la femme et de la famille et le centre de santé intégré qui fonctionnent déjà. Dans le centre administratif, c’est la construction de l’hôtel de ville actuellement en chantier. Dans les prochaines semaines, nous lancerons avec le concours du FEICOM, la construction d’un marché permanent au niveau du pont de la Lokundjé.
Pendant que l’on vente encore cette destination de rêve, avec ses plages qui ignorent la pollution, ses populations hospitalières, une énorme surprise arrive pour la valoriser : grâce à la détermination des pouvoirs publics, Kribi aura bientôt son port en eau profonde. Ce n’est pas tout : dans les environs, plus précisément à Bipaga, dans la Lokundjé, une centrale à gaz se dressera, sous peu. Revenons au port : ce complexe portuaire n’aura pas d’inconvénients de profondeurs. Avec ses terminaux conteneurs, aluminium, hydrocarbures, dérivées du fer, il accueillera des navires de 250 000 tonnes avec 22 mètres de tirants. Un chemin de fer est annoncé.
Les sites de Lolabé et de Mboro vibrent déjà au rythme de cette donne et enregistrent des litiges fonciers et des de sécurisation juridique. Surtout que le projet se situera dans les voisinages des chutes de Lobé, éligibles au statut de patrimoine mondial de l’UNESCO. Il s’agit de préserver aussi le côté touristique de l’autre pont sur la Kienké, cette rivière qui se jette dans la mer en plein centre urbain. Vous avez dit urbanisation ordonnée ? la guerre a commencé avec la destruction, en mars dernier, du fameux débarcadère aux poissons aromatisés de Nziou. Une infrastructure qui, dit-on, violait le domaine public maritime.
Pour qui a voulu évoluer Kribi, la surprise est presque totale. La ville s’est métamorphosée avec la disparition des campements des pêcheurs qui plongeaient les plages et la poussé des joyaux architecturaux et des hôtels luxueux. Cette urbanisation choisie n’a nullement fait disparaitre les vestiges du Kribi allemand, la résidence du préfet qu’occupait le haut commissaire. Construite vers 1904, la Cathédrale saint Joseph, œuvre des Pères Pallotins, sous la conduite de Mgr Henri Vieter. Une forte équipe d’évangélisation précédée en 1891, par les missions Baptiste et Presbytérienne. Les cimetières, le phare, véritable boussole des navires, sont autant de vestiges valant un détour. De même que les marques laissées par l’administration coloniale française, qui avait occupé la ville après la deuxième guerre mondiale.
Chef-lieu du département de l’Océan qui compte aujourd’hui neuf unités administratives (Akom II, Bipindi, Campo, Kribi 1er, Kribi 2e, Lolodorf, Mvengué, Nyété, Lokundjé), Kribi est d’accès facile avec son relief plat. Le climat de cette zone est propice à l’agriculture, à la pêche et à l’élevage. Mais le visiteur constate d’emblée l’absence d’exploitations agricoles. Certaines sources justifient ce manque d’engouement pour le travail de la terre par deux choses : l’inexistence de vastes unités forestières ouvertes à la coupe, et la paresse des autochtones (Batanga, Mabéa). Par tradition, ces peuples préfèrent la pagaie à la machette. Ils restent, de ce fait, d’excellents pêcheurs, qui bravent les intempéries et les lois de l’Océan Atlantique. En posant leurs sacs à terre, après plusieurs jours en haute mer, ces pêcheurs assurent le ravitaillement des marchés, dont ceux de Doumbè et Londji. Des acheteurs venant de Yaoundé et Douala avec leurs glacières y trouvent leur compte. Ainsi, la pêche est la principale occupation et source de revenus à ceux-là qui ont reçu gratuitement la mer et des rangers de cocotiers. L’élevage, de son côté, ne va pas fort : l’activité reste rudimentaire et se limite à quelques fermes et étangs.
Quelles sont les populations majeures de l’exécutif communal ?
Nous avons l’obligation de soigner d’abord le côté balnéaire de Kribi, et mettre ensuite un point d’honneur sur l’hygiène et la salubrité. Je vais redonner le côté exotique et naturel aux plages, en clairsement les allées de cocotiers avec des pavés, placer des bancs publics en face de la mer. Un accent sera mis sur l’aménagement des plages, l’éclairage public, la voirie urbaine, la lutte contre le désordre urbain.
Les deux maires, Martin Benae Bell (Kribi 1er et Guy Emmanuel Sabikanda (Kribi 2e), tout se passe très bien.
Par ailleurs, je mets un accent particulier pour mettre un terme à cette lutte fratricide qui oppose les frères Batanga et Mabi. Elle ne devrait pas exister, mais certains individus mal intentionnés sont les instigateurs de cette situation.
Qu’elle n’a pas été ma joie de voir les Mabi défilés samedi dernier dans les rangs des Batanga en fête.
J’insiste que tous mettent de côté les querelles de leadership, ethniques ou « de famille ». C’est nous qui devront construire notre ville.
Kribi est ouverte sur le monde avec beaucoup de potentialités. Je remercie le Chef de l’Etat qui nous a sortis d’un calvaire avec l’ouverture de l’axe Edéa-Kribi et qui réalise en ce moment le bitumage de la route Yaoundé-Kribi.

Statut
Créée par décret n°99/195 du 10 septembre 1999, la MEAO est un établissement public administratif doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière.
Siège social
Territoire de compétence : Département de l’océan (Région du Sud)
Chantiers
Schéma d’aménagement
Dictionnaire actualisé des villes et villages de l’océan
Divers actes et études de base.
Président du conseil d’administration
M. Ekono Nna Albert : Directeur Général
Adresse : BP 74 Kribi
Tel : (237) 33 02 86 90
Fax : (237) 33 46 15 10
e-mail : Hyperlink
"mailto: HYPERLINK "mailto:meaokribi@yahoo.fr"meaokribi@yahoo.fr"
HYPERLINK "mailto:meaokribi@yahoo.fr"meaokribi@yahoo.fr
La mer surprend
La mer bouge violement depuis le week-end dernier. La menace était si forte que certains pêcheurs n’osaient pas braver les eaux troubles et le vacarme des vagues. L’explication n’a rien de scientifique. L’annonce d’une noyade n’ayant pas été enregistrée, c’est la 93e édition de la fête traditionnelle et culturelle Batanga commémorée le 09 mai dernier qui faisait réjouir les ancêtres dit-on ici.
Le Mayi est pour ces côtiers, ce que le Ngondo est pour les Douala.
Le projet de construction d’un port en eau profonde à Kribi sur le site de Grand Batanga, à environ 10 km au Sud de Kribi dans le Sud-Cameroun.
Comment les opérateurs de la place portuaire apprécient-ils le projet du port en eau profonde de Kribi
L’on en est à peine à le présenter. Mais ce que je peux déjà dire, c’est que dans le principe, c’est un projet qui ne peut être que bien accueilli par les opérateurs économiques. Simplement, parce que le port de Douala a des limitations naturelles. Ce qui fait qu’on ne peut pas aller au-delà d’une certaine capacité. Et puis, pour les opérateurs portuaires, et surtout ceux qui envisagent de faire de la côte camerounaise une côte d’éclatement c’est une excellente opportunité.
Et ça commence quand même à durer…
Oui, évidemment. Pour les opérateurs portuaires, ça n’a que trop duré. En réalité, on se serait attendu à ce que le projet démarre depuis longtemps. D’ailleurs, en face d’autres pays celui-ci et sont en train de les réaliser. Les opérateurs portuaires ont le sentiment qu’on a pris du retard et qu’il faudrait aller très vite.
Les avantages sont évidents. Pour le Cameroun, il y a un certain nombre de projets miniers qui ont été annoncés. Et les quantités annoncées sont telles qu’elles ne peuvent pas transiter par Douala. Quand on vous parle de 35 millions de tonnes de fer par exemple, comment allez-vous transporter tout cela par le port de Douala quand on sait qu’il ne peut accueillir que des bateaux qui ne peuvent avoir qu’un tirant d’eau de 7 mètres ? Il faut des tirants d’eau bien plus élevés. Et ensuite, si nous voulons augmenter notre capacité de traitement des conteneurs et notamment, faire de la côte du Cameroun une côte d’éclatement. On reçoit les conteneurs de tous les autres pays. Les bateaux les déchargent chez nous et nous les reventillons ailleurs. Il est nécessaire que nous ayons des profondeurs très élevées. Et aujourd’hui, lorsqu’on parle de navires portes conteneurs qui emportent 4000 conteneurs, ce sont des petits portes conteneurs. Parce que vous avez des portes conteneurs qui vont à 6000, 8000 ou 10000 conteneurs. Et il y a même des prétentions pour 15 000. Ça veut dire qu’il fait aller chercher des tirants d’eau mi de 12 à 15 mètres et il y a même des cas où l’on a besoin e tirants d’eau e 20 mètres. Pour le tissu économique de l’Afrique centrale, on n’aura peut-être pas tout de suite besoin de tels portes conteneurs mais il faudrait l’infrastructure pour les 4 000 à 6 000 conteneurs. Le Cameroun occupe une position géographique naturelle et il ne faut pas que l’on continue d’attendre.
Ce n’est pas parce que vous avez une position géographique privilégiée que vous allez penser qu’elle ne peut pas être déplacée. Si vous traînez trop, d’autres, placés à côté de la position naturelle privilégiée, s’ils s’installent avant vous, les habitudes ayant la peau dure, ils peuvent attirer tout ce qui vous revient naturellement. Je pense au port de Malabo qui développe rapidement et il faut faire vite. Nous attendons que les concessions annoncées soient très rapidement lancées. Ceux des opérateurs qui sont intéressés à installer des infrastructures au port de Kribi attendent de le faire et ça doit aller vite. Je connais des grands armateurs internationaux qui sont très intéressés e envisagent de faire de Kribi leur hub pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’ouest. Donc, il faut vite faire. Il faut que les conditions économiques soient créées, que les conditions fiscales soient attrayantes. Il faudrait également que les procédures ne soient pas aussi longues et compliquées que d’habitude. Il faut que l’on créé une sorte de zone verte pour que les choses se fassent très rapidement.
Chacun de nos ports aura une spécifique. Douala ne peut pas assurer le fonctionnement de transit de trafic minier. Aujourd’hui, on essaye avec un petit quai aluminium pour Alucam mais vous voyez bien que ça sera pas Douala.. ensuite, si le fer se développe, ce qu’il y a des fonctions nouvelles que l’on domicilie ailleurs sans spolier Douala de ce éclatement, c’est que actuellement vous ne pouvez pas venir avec des portes conteneurs, déposer des conteneurs à Douala en provision et les transférer ailleurs simplement parce l’accès à Douala ne le permet pas. Voilà une fonction qui n’existe pas. En fait, il s’agit pour le port de Kribi d’attirer vers le Cameroun des fonctions qui n’existent pas. a partir du moment où elles existeront, j ne vois pas en quoi le port de Douala souffrirait. Et pour le Cameroun, il y a affirmation d’une position stratégique en Afrique central et peut-être sur la côte ouest-africaine.
L’heure actuelle, le port de Douala à l’ambouchure du fleuve Wouri, est le seul point d’entrée maritime pour le Cameroun et les pays enclavés de la CEMAC ( RCA, Tchad,Nord du Congo). Son trafic assure 95% des échanges extérieurs du pays.
Toutefois, douala n’est pas un port en eau profonde. Les navires y accèdent en empruntant un chenal de 24km et de seulement 6,5m de profondeur qu’il faut en plus constamment entretenir. C’est pourquoi le Cameroun examine la possibilité d’approfondir le chenal du port et d créer un port en eau profonde à Kribi. Le temps de réaliser celui-ci presse. Le pays qui aspire à un taux de croissance de 4,5% en 2008. se propose de le porter à un taux proche ou au-dessus de deux chiffres en 2005. Dans un tel environnement, le trafic prévisionnel du projet de port en eau profonde de Kribi attendu totaliserait selon les trois hypothèses de croissance basse, moyenne t haute, 2,9 à 4 millions de tonnes en 2012 et 4,8 à 10,4 millions de tonnes en 2030. Il représenterait 31 à 35 % du trafic total du Cameroun en 2012 et 35 à 45% en 2030.
Pour atteindre ces objectifs, le pays compte entre autres sur l’exploitation minière. La construction d’un port en eau profonde dans la région de Kribi, en optimisant la desserte maritime du Cameroun, permettrait d’accélérer l’industrialisation du pays, par la mise exploitation de nombreuses ressources naturelles telles que le fer, la bauxite, le Nikel, le cobalt, pour lesquels des permis d’exploitation ont été déjà délivrés. Le premier pas dans cette direction sera franchi avec l’exploitation effective du fer de Mbalam, dans le Sud-Est du Cameroun.
L’essentiel des équipements du projet, ainsi que les bureaux et les laboratoires pour examiner les différents échantillons de fer prélevés du sol, sont déjà en place. Les appareils de sondage sont également à l’œuvre. C’est dire que la société chargée de la mise en œuvre du projet, la Cam Iron. SA une société de droit camerounais enregistrée dans notre pays le 14 avril 2005 est déjà opérationnelle. Ses promoteurs envisagent de commencer l’exploitation en 2011 pour une durée de 20 ans. Le port de Kribi devrait donc être opérationnel avant cette échéance. Ce projet pourrait être une aubaine pour le développement de notre pays. Avec en perspective des retombées sur l’accroissement du tissu industriel local, sur la création de nouveaux emplois, sur le transfert de technologie, sur l’essentielles qui servirent d’autres projets miniers ou industriels d »envergure. Vivement le port !
Ressources humaines
De Joseph OWONA NGUIN du gouvernement
Le poste de secrétaire général des services du premier ministre qu’assume Jules Doret Ndongo
Il en serait ainsi du député Martin OYONO qui a maille à partir avec l’ex-maire de Kribi et actuellement président d’une section dans l’Océan Grégoire Mba Mba sasn oublier des bisbilles entre le secréaire général des services du premier ministre et lecoordonnateur national du projet intégré d’appui aux acteurs du secteur informel (PIAASI), MPEMPE Claude Meloné Loé.
Kribi, un nid de crabes au bord de l’Océan
Elle ne connaît pas les week-ends ni les fins de mois. C’est tous les jours la fête. De Ndombè à Mokolo en passant par Kingue, véritable «carrefour de la joie» au cœur de la ville, Kribi, comme toute cité balnéaire qui se respecte, a l’ambiance dans les artères. Le tourisme fait tourner les affaires, dopées depuis quelques années par la mise en service du pipeline tchadien. Elle doit également son essor et son ambiance aux nombreux séminaires, que les organisateurs viennent de plus en plus tenir les pieds dans l’eau. Le business est appelé à connaître un nouvel essor avec l’inauguration annoncée, fin 2013, des premières installations du port en eaux profondes. Le commerce de la chair, la sexualité précoce des filles et le banditisme, eux aussi connaissent actuellement une expansion galopante.
Kribi ville cosmopolite où se bousculent 100 à 150.000 habitant et dont les autochtones sont les Ba tanga sera alors l’un des plus importants poumons économiques du pays, même s’il sera toujours plus facile, ici, d’avoir dans son plat le maquereau congelé venant du Maroc ou de la Chine, que le bar frais provenant de l’océan Atlantique. La pêche quoique miraculeuse, voit en effet ses produits happés un peu plus tous les jours par des revendeuses venues d’ailleurs. De même, le logement, rare, cher et souvent de mauvaise qualité, s’avèrera, si rien n’est fait d’ici là, comme l’un des ventres mous d’une ville qui s’étend visiblement sans véritable plan d’urbanisation.
Kribi dispose d’une bordure de mer et d’un sable fin qui flattent le visiteur. Mais l’autre phénomène qui prend de l’ampleur est la « privatisation » des plages par des particuliers fortunés, dont certaines demeures sont caressées par les vagues à marée haute et sur qui l’autorité administrative n’a visiblement aucune influence. Certains légumes ont ainsi décidé d’ériger leurs fondations là où les vagues déferlent, au mépris de toute réglementation s’agissant de la distance à observer entre les eaux de mer et la terre ferme.
Pêche en nos troubles

Situation géographique :
Département de l’Océan (Sud), à 112km d’Edéa principale attraction : la plage.
Autochtones : Batanga, Ngoumba, Mabi villes voisines :
Lolodorf, Bipindi, Akom II, Edéa
Principale culture : le manioc
Principale activité : la pêche artisanale.
Au poste de péage, à l’entrée de la ville de Kribi, impossible d’échapper à la pratique. Un essaim de jeunes filles se ruent sur le véhicule, le temps de ce petit arrêt: «Poisson ! Poisson ! Poisson ! Maban, maban...», lancent ces vendeuses tenaces. Du «Ma- ban» (sorte de petits poissons fumés fait de brochet, friture, «bilolo» ou «bifaka». La curiosité de ce mets, qui se rencontre à tous les coins de rue à Kribi, est sa forte teneur en piment.
Au débarcadère de Mboamanga, l’un des principaux points chauds de Kribi, toute la ville se donne rendez-vous du lever au coucher du soleil. C’est ici que les pêcheurs accostent, dès leur retour de la mer où ils ont passé deux jours de travail. A même le sol ou sur une table de fortune, et sous de grands hangars recouverts de tôles ondulées, des femmes vendent du poisson frais. D’autres le proposent braisé. Avec, en prime, la bière et autre boisson gazeuse pour atténuer le piment du poisson. Dans ce foisonnement d’activité, Richard Boteteme, un pêcheur bien connu ici, lâche, le regard malicieux: «C’est un métier ingrat qui nourrit difficilement son homme. » Assis à califourchon sur un tronc d’arbre au bord de l’océan atlantique, les pieds dans l’eau, Boteteme dit pratiquer la pêche depuis une demi-douzaine d’années. «C’est un métier qui est interdit aux aventuriers. Surtout en celle période de vaches maigres, il faut être très fort pour avoir 10.000 francs en fin de semaine», tranche-t-il.
La pêche ? Les jeunes Kribiens d’une certaine génération l’ont tous, plus ou moins, pratiqué à une période de leur vie. Elle se fait deux fois par semaine. »Nous y allons lundi, pour rentrer mercredi. Nous repartons le jeudi et revenons le samedi. Le dimanche, c’est la petite pêche, on y va très tôt, à 4h du matin, pour rentrer vers 10h», déclare Jonas Lanyaga, un pêcheur de 49 boues croulant sous le poids de 28 ans d’expérience. Son beau-frère, Jonas Bokali, lui livre quelques astuces pour préparer un voyage de pêche: «Il faut prévoir la ration alimentaire des trois heurs, qui s’élève à 10.000 francs.. lDe plus, il faut acheter 20 barres de glace pour conserver le poisson frais dans la glacière, et du carburant pour moteur de la pirogue.».
En période de marée haute (octobre à janvier), les pêcheurs vont à plus de n de la côte. S’il s’agit de la marée basse, comme c’est souvent le cas en. juillet, les pêcheurs vont à environ 4km, « parce que la mer est calme et les poissons viennent davantage vers la côte», informe Boteteme. Une fois en mer, à d’une pirogue longue de dix mètres, les pêcheurs utilisent une technique ru-dimentaire pour savoir quelles espèces de poissons foisonnent à un endroit précis: «Le pêcheur lance une pagaie d’un mètre et demi dans l’eau. On forme un creux avec les doigts d’une main, qu’on pose au bout de la pagaie. Le pêcheur y colle alors son oreille Le poisson bousculent et rongent le pagaie sous l’eau, en poussant des cris. A partir ne \de là, on distingue clairement les bars des capitaines, les petites saules des brochets, et les machoirons de fritures», révèle le très expérimenté Jonas Lanyaga. Plus tard, les pêcheurs trempent les filets et Le jettent en mer. Ils seront retirés après trois heures d’horloge. Le scénario se répète ainsi et, deux jours plus tard, les pêcheurs rentrent à Kribi. «Après vendu le poisson, peut se retrouver av 120.000 francs, voire peu plus. Il faut alors déduire les différentes dépenses liées à l’ qui s’élèvent à 65-70 000 francs. Il faut ensuite viser le reste de la somme par sept parts, reput entre le filet, la pirogue, le moteur, le patron et les trois pêcheurs.. C’est en fin de sen que les pêcheurs reçoivent la totalité de leur salaire», explique René Pierre un Mopong, armateur, plusieurs ports de pêche dans le département de l’Océan sont en activité. C’est le cas de Mboamanga, Londji, Mpala, Elabè, Nzami (lycée), etc. «Ce qui me sauve, révèle Lanyaga, c’est parce que j’ai quelques petites affaires auprès des chalutiers. J’achète deux tonnes de fritures que je revends. Ma femme et moi avons sept 7 pirogues, ce qui nous permet de nourrir nos 5 enfants.» I
Il faut investir une petite fortune pour se lancer dans la pêche: un moteur de 15 chevaux coûte plus d’un million et demi de _a ; quatre ballots, dont e prix s’élève à 700.000 l’unité, soit 80 morceaux de filets. Il faut ensuite trouver des pêcheurs bonne moralité. « Si quelqu’un investi 5 millions de francs dans la pêche, ce n’est pas du jour au lendemain qu’il fera des bénéfices», lance Pascal Hervé Bokamba, le président du Comité du débarcadère de Mboamanga (Cddm).
De nos jours, tous les Kribiens sont unanimes : la pêche a du plomb dans les filets. «La moisson a diminué, à cause des chalutiers qui pêchent en grande quantité. Ces derniers, avec leurs engins, déchirent régulièrement et nui tamment nos filets en mer. Avant, il y avait aussi les pirates qui arrachaient nos moteurs et le fruit de notre pêche», souffle Jonas Bokali. Avant d’ajouter : «Il y a trop de pêcheurs de nos jours (environ 500 pirogues) sur nos côtes. Ceci s’est accentué avec la fermeture des entreprises du coin comme Camatrans Soaem, Socopao, Forestières de Campo, les établissements AEK. L’installation pipeline Tchad-Cameroun 11km au large de Kribi, pollue l’eau et fait fuir les poissons.. De plus, il ya trop de tracasseries, comme la taxe maritime communale pour chaque pirogue, qui s’élève à 42.000 francs annuels. Le Minepia, estime que nous faisons du braconnage maritime. Pour commis en haute mer, on paye 500 francs pour 100kg de poissons », énumère Jonas Bokali. Autant d’entraves qui font que la moisson de la pêche diminue comme une peau de chagrin. D’où aussi la hausse du prix du poisson bar, qui atteint le chiffre record de 2 500 francs le kilo, alors qu’en temps normal, il coûte 1 500 francs. Toute chose qui fait dire à Jonas Lanyaga qu’il « ne peut plus conseiller à [son] enfant de faire la pêche ».


Kribi
La riviera camerounaise dégage un charme propre. Un océan de quiétude. Plages de sable fin, cocotiers, littoral interminable. Un décor paradisiaque qui vaut à Kribi, chaque année, une rente touristique considérable, et une réputation qui dépasse les limites de l’Afrique équatoriale.
Joyau de la nature, Kribi, chef-lieu du département de l’Océan, a su faire fructifier son don. Toute la côte a été aménagée, de l’entrée de la ville, où polluent les hôtels pieds dans l’eau », aux confins de l’agglomération. Se prélasser toute la journée sur la plage d’un hôtel devient plus qu’une option, c’est un devoir. Passer dans la ville sans larver, un cocktail à la main, 24 heures durant, face à un océan qui affiche toute l’année 25°C, relève de la faute professionnelle, même pour un vacancier. Et la présence de supertankers, au large gâche à peine le paysage.
Le soir, les pêcheurs en pirogue qui rentrent d’une longue journée en mer demandent souvent l’aide pour rapatrier leur prise. Chacun peut venir participer à la remontée des filets et gagner ainsi, outre un souvenir impérissable, quelques poissons qu’il est agréable de faire griller au bord de l’eau. port en eau profonde, construit à l’origine par les Allemands, Kribi est aujourd’hui le terminal pétrolier du Pipeline Tchad-Cameroun.
Le bourg de Kribi vaut également le détour même s’il semble bien endormi au regard de l’animation qui règne le plus souvent sur le littoral.
On peut bien sûr se rendre au marché central (en mototaxi, le mode de transport le plus courant dans les environs), là où convergent la plupart des routes de la ville, ou visiter la jolie église à la façade blanche et orange sur le port, ou bien encore le quartier Mboua Manga, un ancien village batanga aujourd’hui absorbé par l’agglomération.

La fiche technique
Superficie : 47 700 km2
Principales ethnies présentes :
Boulou, Batanga, Mabi, Bakoko, Ntoumou, Fang, Ewondos.
Principales attractions : Les plages de Kribi et des environs, les chutes de la Lobé, le village de pêcheurs d’Ebodjé, la réserve de Campo, le parc national de Campo Ma’an.


Origine du nom de la ville
Bien que diverses sources s’opposent, il semblerait que le nom de Kribi soit issu de la déformation d’une expression portugaise kikiribi, qui désigne un personnage fantastique (le kikiribi serait, selon des légendes locales, un trapu et velu qui sort de la mer pour venir terroriser les habitants). Une autre version, plus vraisemblable mais aussi moins poétique, expliquerait le nom de Kribi par la simple contraction du nom d’un village batanga ayant existé sur les lieux autrefois. Enfin, certains racontent que Kribi dérivait en réalité de Kiridi, qui signifie « homme de courte taille » en batanga, les pygmées, nombreux dans la région y étant en effet les premiers habitants.

Fêtes Batanga
Le 14 février et le 9 mai exactement, de grandes cérémonies, organisées par les Batanga, commémorent le retour d’exil de leurs ancêtres. Chassés de leurs terres par les Allemands, les batanga connurent un exode de plusieurs années qui ne prit fin qu’après la défaite de l’empire allemand, à la fin de la première guerre mondiale. Dansesn chants et costumes d’apparat colorent les nuits kribiennes et leurs plages à cette occasion. Et à l’image du Ngouon des Bamoun, ces célébrations sont l’occasion d’exposer la culture des Batanga. Elles sont très suivies par les touristes puisqu’elles se situent pendant la principale période d’affluence. C’est l’occasion par exemple, de voir les pêcheurs pratiquer leurs danses rituelles sur la plage.

Quelques distances kilométriques
Kribi/Douala : 160 km
Kribi/Yaoundé : 270km
Kribi/Edea : 80km
Krbi/Campo : 70km
Kribi/Ebolowa : 170km


Banques
Il est à noter que de nombreuses banques au Cameroun possèdent un guichet Western Union qui permet de recevoir ou d’envoyer de l’argent.
C’est un moyen très pratique de trouver du liquide dans des endroits isolés.
Les chutes de la Lobe
A une dizaine de kilomètres au Sud de Kribi, après l’Hôtel Palm Beach Plus, l’Hôtel de l’Océan et les Polygones d’Alice (par la piste), la rivière Lobe se jette dans l’Océan Atlantique. Le spectacle est très beau car on ne découvre pas seulement une embouchure mais une magnifique cascade tumultueuse de plus de 100 mètres de large. Tout là haut, la rivière semble prendre son élan pour rejoindre les eaux salées du Golfe de Guinée au beau milieu d’une crique avec un peu de chance, on assiste au ballet des pêcheurs qui viennent attraper leur proie presque au pied de la cascade, avant ainsi le danger constituent les remous tourbillonnants causés par la chute d’eau. Leurs pirogues paraissent bien fragiles face à la puissance de l’eau. Il est possible de remonter la rivière en pirogue sur plusieurs kilomètres et de pénétrer ainsi en pays pygmées (on trouve facilement un guide à Kribi ou sur place, près des chutes. Prévoir un peu d’argent pour le parking local, des vendeurs d’artisanats et surtout et surtout la dégustation des fameuses crevettes de la Lobé). La forêt abrite de nombreux singes et oiseaux, quand au village de pygmées, il est un peu décevant car avec le temps, il est devenu une attraction pour touristes.

Le rocher du loup
Plus au sud encore, à mi-chemin environ entre Kribi et Campo, on peut voir, affleurant au dessus des flots, ce monument naturel célèbre dans le pays. Son nom vient du fait que le rocher est la forme d’un loup qui s’étend de l’océan au continent. Alentour, les belles plages de sable d’Ebodje, Eboundja, Lobé, Mboa-Manga, grand Batanga, et Londji. Farniente garantie, sur un sable fin et doré par le soleil (sauf pendant la saison des pluies), à l’ombre des cocotiers sur les plages du Golfe de Guinée.
La côte camerounaise entre Kribi et la Guinée Equatoriale regorge de belles plages, souvent peu fréquentées mais assez difficiles d’accès. En effet, pour vous rendre aux plages splendides et désertes situées à proximité de le Guinée Equatoriale, il vous faudra marcher ou prendre un bateau.
KUMBA
Comment s’y rendre
Par Douala- Buéa,route bitumée en bon état.
Par Loum
Route non bitumée mais assez entretenue.
Les populations du Sud-Ouest avaient du mal à contenir leur joie. Elles n’étaient pas seules du reste. Car, le tronçon Muea-Kumba –national-N°8, inauguré par le premier ministre chef du gouvernement, Philémon Yang vendredi dernier à Bombe Bakundu va instaurer une nouvelle ère dans la région. Le calvaire des usagers qui devaient passer de longues heures sur un tronçon de près de 70 kilomètres entre Buéa et Kumba n’est plus qu’un mauvais souvenir. Davantage, sur un plan purement économique, cette route est une aubaine pour le Cameroun dans son ensemble. Elle va permettre d’améliorer les conditions de mobilités et de vie des populaions des localités situées le long de l’itinéraire, et à favoriserles échangesentre le Cameroun et le Nigeria. La grande mobilisation et la ferveur observées vendredi dernier à Bombe Bakundu en disent long.
La ville de Kumba, chef-lieu du département de la Mémé, province du Sud-Ouest est une zone de production de caco, café, thé et autres cultures telles que l’igname et le manioc.
En outre, la ville de Kumba est le carrefour des échanges commerciaux entre le Cameroun et le Nigeria.
DE DOUALA A KUMBA
Cette région est couverte de collines où règne une forêt verdoyante. Quelques plantations de papayes longent les routes jusqu’au village de Mbanga, dont l’animation est due à la gare de chemin de fer de la ligne Douala-Kumba. Ensuite, après plusieurs plantations d’hévéas, le paysage change à nouveau. La forêt s’éloigne du bord des routes. Les cultures d’hévéas sont omniprésentes près du village de Nkapa. On trouve ensuite des palmeraies, la végétation est moins dense et les collines disparaissent. La route, de bonne qualité à partir de Nkapa, croise et recroise la ligne de chemin de fer. Les habitations sont de plus en plus fréquentes, les hameaux et les petits villages sont cependant sans grand intérêt. Si le ciel est dégagé, le mont Cameroun apparaîtra entre les arbres. Plus loin on peut apercevoir le clocher de l’église de Bornonoba-Mbenge. Dans ce village, il y a en général un contrôle de police, et 3 ou 4 km après se trouve un échangeur. Pour bénéficier d’un panorama exceptionnel sur le mont Cameroun, il faut sortir de la voie principale et prendre la bretelle sur la droite en direction de Limbé (tout droit c’est la direction de Douala). Après la bretelle, à condition que le temps s’y prête, ce qui est malheureusement rare sauf de très bonne heure le matin, on peut espérer distinguer cette montagne magique dans toute sa splendeur.
Souvent, soit son sommet est perdu dans les nuages, soit ses flancs sont dans la brume. Des phénomènes météorologiques dus bien sûr aux taux d’humidité de cette région, Les pentes du mont Cameroun mènent le visiteur en pente douce jusqu’en bord de mer. Près du barrage sur la rivière, des policiers anglophones et des policiers francophones se côtoient et déambulent ensemble.

Le parc national de Korup
Ce parc, unique en son genre couvre une superficie de 1260 km² et est considéré comme l’une des plus belles et plus vieilles forêts tropicales humides du monde. En effet, la richesse de sa faune et de sa flore réside en grande partie dans le fait que le site de Korup a survécu à l’âge glaciaire.
Aujourd’hui, il ressemble à un musée de plus de 60 millions d’années. Des études scientifiques ont permis d’y identifier plus de 400 essences d’arbres et de nombreuses plantes médicinales.
On y a notamment découvert une liane (l’aucistraladus korupensis) qui aurait des effets positifs dans le traitement contre certains cancers et contre le virus HIV. Quant à la faune, on dénombre plus de 300 espèces d’oiseaux à l’intérieur du parc et 100 autres dans les zones environnantes, 174 reptiles et amphibiens et 140 espèces de poissons qui y peuplent les nombreux cours d’eau. Le parc national de Korup est aménagé comme une réserve de faune naturelle où l’on peut encore trouver quelques éléphants, buffles, antilopes, léopards chimpanzés. Les visiteurs, qui partent généralement de Douala, arrivent à Mundeniba, siège de la direction du parc, en traversant d’abord Kumba, le port fluvial d’Ekondo Titi et Ekonde Name (où l’on peut découvrir un vaste champ de pierres rondes) sur une distance de 250 km, dont 115 non bitumés (entre Kumba et Mundemba). Mais on peut également se rendre à Koup en bateau, à partir de Limbé, en traversant Rio del Rey pour gagner la rivière Ndiaa. Il est conseillé aux visiteurs de bien s’équiper (chaussures fermées, produits antimoustiques...) avant de partir pour l’excursion. Les droits d’entrée. Sont acquittés auprès des autorités du parc, qui proposent également les services de guides. Des abris sont aménagés (confort sommaire cependant) pour ceux qui veulent y passer une nuit et s’immerger encore davantage dans cette forêt luxuriante. Ne ratez pas non plus l’impressionnant Mana Suspension Bridge.

KUMBA
Sur la route de Limbé à Bafoussani, après 75 km de routes difficiles, on découvre cette grande ville carrefour sur la route de Nigeria. A 5 km au nord-ouest, on ne pourra manquer d’aller voir le lac Barombi Mbo très grand lac d’origine volcanique et encore plus spectaculaire que celui de Limbé. Il y est extrêmement pure, et rares sont ceux qui peuvent résister à l’envie de piquer une tête (nous vous déconseillons la baignade cependant). De l’autre côté du lac se trouve un petit village de pêcheurs que l’on peut atteindre en pirogue. Penser à amener un petit cadeau pour les habitants, notamment les enfants, c’est la moindre des choses puisqu’on les dérange.
KUMBO
LE MONT-OKU
Le massif d’Oku, voisin des monts Bamenda, appartient à un ensemble volcanique formé, outre le mont Oku, des monts Babanki, Nyos et Nkambé. Le point culminant se trouve à Kilum Mountain, à 3 011m d’altitude. Sur ce massif se trouvent de nombreux cratères de volcans, parfois occupés par des lacs. C’est là que la plupart des rivières du bassin de la Bénoué (notamment Katsina, Mentchum) prennent leur source. A une dizaine de kilomètres à l’ouest du Mont-Oku se trouve le lac éponyme. D’une largeur de 2,5km et d’une profondeur de 50m à certains endroits, le lac Oku se niche dans un cratère de volcan, à plus de 2 000m d’altitude. Pour s’y rendre, mieux vaut être bien équipé et accompagné d’une guide.
La Ring Road
L Ring Road, que l’on connait également sous le nom de route de la ceinture », est bien connue des touristes. Comme son nom l’indique, c’est une route circulaire qui permet d’effectuer un circuit d’environ 370 km (dont une centaine seulement vient d’être bitumée) dans la province du Nord-Ouest (cette excursion ne saurait être entreprise qu’en période sèche à moins de vouloir rester bloqué dans quelque zone marécageuse).
Le point de départ le plus fréquent est Bamenda (même si, bien évidemment, on ut entreprendre le circuit depuis n’importe quel point de l boucle).
En partant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, la première zone est celle de la plaine alluviale de Ndop. Sur ces superbes prairies d’altitude viennent paître les troupeaux des éleveurs nomades Bororos. Le contraste avec la zone de Bamenda, très escarpée, est saisissant. L’horizon se dégage sur des kilomètres, même si, çà et là, de petites collines
Bouchent un peu le paysage. On traverse plusieurs villages Sabqa (dans les parois de la falaise qui domine le village se trouvent de très jolies grottes, Bamessing, Bamunka (une chefferie s’y trouve)... La route est excellente, le plus Souvent bitumée.
Arrivé à Bamungo où se trouve une autre chefferie intéressante, on pénètre dans une région rizicole où la culture est pratiquée de manière intensive.
On traverse de nombreux villages, Babessi, Tabessolt, Kumto (yisiter ta cathédrale ainsi que la chefferie des Nsos), il faut continuellement faire attention aux enfants et aux animaux qui traversent la route. Le paysage ne change jas énormément, toujours ces rivières a perte de vue et toujours cette route assez roulante mais qui n’en finit pas de monter entre Bamenda et Kumbo.
On redescend ensuite dans la plaine des Mbo’o où l’atmosphère se fait très étouffante, presque irrespirable. Cela est dû à la configuration du terrain : en effet les montagnes qui s’élèvent de part et d’autre emprisonnent l’air chaud, empêchant le vent de souffler et créant cette atmosphère aride.
Une fois arrivé aux alentours de Ntumllaw, le paysage change assez rapidement. La savane tait son apparition, par endroits seulement et l’air devient plus agréable, grâce à l’altitude.
Dans les environs de f4du, à pratiquement 2 000 m d’altitude, l’air devient franchement frais et on en profite pour prendre une large bouffée d’oxygène avant de redescendre dans la vallée. Les cultures de thé subsistent encore, elles ont été implantées là par les Anglais au milieu des années 1950.
De Ntumbaw à Nkambé, la route reste toujours très praticable et l’habitat semble se densifier encore. On a l’impression de n’être que dans un gigantesque village avec toutes ces habitations dispersées le long de la route. Les cultures se diversifient un peu et restent manifestement pratiquées de manière plutôt intensive. Une fois Nkambé dépassé, la route devient de plus en plus difficile, et rares sont les moments où l’on peut dépasser les 25 ou 30 km/h de moyenne, surtout dans les environs de Ngong.
Une fois Misaje traversé, la population est de moins en moins dense : on pénètre peu à peu dans une zone désertique et les seules traces de vies rencontrées sont d bergers peuls.
Un peu après Misaje, on pourra s’amuser à traverser le pont de cordes... frissons garantis.
Un peu plus tard, on s’arrête sur les bords de la Kimbi,première rivière traversée depuis le départ de Bamenda. L’eau est fraîche, c’est une bonne occasion délasser en faisant quelques brasses au milieu des rochers (bien vérifier cependant que l’eau est propre).
En continuant vers Wum, les paysages deviennent de plus en plus désertiques, il ne reste que la savane et, çà et là, quelques petites étendues boisées.
Le Lac Nyos. Après avoir parcouru une vingtaine de kilomètres, on parvient dans région du lac Nyos (il faudra s’armer de courage pour gravir les pentes de la monta au sommet de laquelle ce dernier se trouve).
En 1986, ce lac avait fait la une des journaux de manière tragique une poche de gaz que ces eaux renfermaient, du fait des chambres magmatiques qui s’y trouvent en profondeur, s’était libérée, phénomène très rare, et avait causé la mort de plus millier de personnes (on a même parlé de 1 700 morts), pour la plupart des éleveurs et des agriculteurs qui vivaient sur les flancs fertiles du volcan.
Le lac est néanmoins superbe et mérite un détour, d’autant que le gouvernent camerounais a depuis pris des mesures pour effectuer le dégazage régulier
La route devient ensuite de plus en plus difficile et il n’est pas rare d’avoir à qi le véhicule pour franchir des zones délicates. La route monte désormais vers la petite ville située sur un col. Une fois Wum traversée (charmant village mais vraiment petit), on redescend vers la vallée.
La route est encore plus difficile que dans le sens de la montée parvient, bon gré malgré, à rejoindre Mbakong puis Baka. La chaleur redevient très forte, et c’est ce type de climat qui permet d’ailleurs de cultiver le cacao bananes, l’ananas ou le café dans ce secteur.
Une fois Bafut atteint, on pourra évidemment s’arrêter pour visiter le plus Fondom du Nord-Ouest, avec son Achum (case sacrée et mystique), seul monument important sur la Ring Road, à 20km avant de rejoindre Bamenda. La route est désormais bien plus roulante, et ces derniers kilomètres se font dans un décor très agréable, plus humide et verdoyant.
Ressources humaines
YANG Philemon, Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
FAI YENGO Françis, Gouverneur de la Région du Littoral, PCA du PAD, PCA de l’AER ;
Cardinal Christian TUMI, Archevêque de Douala ;
En tournée d’inspection des chantiers d’investissement routier en cours d’exécution entre les provinces de l’Est et de l’Adamoua, Bernard Messengue Avom, Ministre des travaux Publics, a annoncé avant-hier une bonne nouvelle à Ngaoundéré. Les travaux de construction du deuxième lot de la route Garoua-Boulaï-Ngaoundéré, long de 80 kilomètres, ont été attribués à l’entreprise Razel. D’autre part, le lot n°1, Garoua-Boulaï-Nandéké, lui aussi de 80 kilomètres, a déjà vu sa convention finalisée par l’Union Européenne. Dans les négociations, on avance un financement dont l’estimation atteindrait les 40 milliards de francs CFA. En fin, le lot n°3 d’une distance de 85 km entre Meiganga et Ngaoundéréa de même vu le lancement de son appel d’offres. Dans sa déclaration à la presse, Bernard Messengue Avom a été explicite ; d’ici la fin d’année 2008, les travaux de constructions du lot n°2 Nandéké Meiganga vont démarrer. Pour le lot n°3, dont l’vis d’appel d’offres est lancé, le ministre des travaux publics a donné plus d’amples explications. Dans un mois, il constituera l’objet de discussions dans le cadre du 10e Fonds Européen de Développement (FED). Concrètement, la mutation des trois lots de routes re-profiléses en routes bitumées permettra aux voyageurs entre le Sud du Cameroun et la partie septentrionale du Cameroun d’évacuer les cauchemars actuels qui les hantent pour se retrouver de part et d’autre du pays.
KYE-OSSI
100 millions pour développer Kye-Ossi
D’importants projets sont exécutés pour viabiliser les zones frontalières du sud du pays .Une matinée sur l’axe Ambam Eking dans le département de la vallée du Ntem. Les automobilistes qui ont ch choisi d’effectuer le parcours doivent se plier à l’exigence de payer un ticket de peage à l’entrée de cet axe et satisfaire aux contrôles douaniers ou phytosanitaires. C’est dire que l’axe Ambam Eking vit et bouge, même si le point culminant de l’activité économique se situe généralement en fin de semaine. A cette période, des camions de vivrs issus du Sud au pays voire de autres provinces sont acheminés au marché d’Ambam Minko’o pour être écoulés ensuite vers le Gabon. Le marché transfrontalier d’Abang Mnko’o a donc été construit pour organiser l’activité commerciale dans cette partie de la région des trois frontières. Le gouvernement a acquis un vaste terrain de sept hectares pour y installer des infrastructures nécessaires. Selon le chef service départemental des domeines de la vallées du Ntam, Biba Binyem, trois des epts hectares sont viabilisés. Outre le marché transfrontalier, d’autres infrastructures y ont été construites notamment un bureau des douanes, un poste de contrôle phytosanitaire, un poste de police, une école et une télé centre communautaire. Les quatre hectares restants serviront pour la mise en œuvre d’autres projets. Ces infrastructures sont de plus en plus valorisés depuis le bitumage de l’axe Ebolowa ambam Eking et la construction du pont sur le Ntem à Eboro à la frontière Cameroun Gabon. Du côté des villes frontalières de Kye Ossi vers la frontière Cameroun Guinée Equatorial, des efforts considérables sont également déployés. Au cours des assises du comité de coordination administrative de la province du sud, le préfet de la vallée du Ntem, Jean Bienvenu Abanda, a noté que 100 millions de francs ont été débloqués par le gouvernement pour viabiliser Kye Ossi. Le délégué départemental du développement urbin et de l’habitat de la vallée du Ntem, Théodore Mbossi, souligne qu’un lotissement administratif et un lotissement social ont été réalisés à Kye Ossi. Dans le cadre du lotissement social, des lots seront attribués aux particuliers qui souhaitent construire des maisons d »habitations. Le lotissement administratif est déjà en viabilisation. La viabilisation intègre notamment les travaux de construction de la sous-préfecture, de la résidence du sous-préfet de l’inspection d’arrondissement de l’éducation de base. Du côté du département de l’océan qui partage également une frontière avec la Guinée équatorial, des projets ont également été exécuté notamment à campo Beach.
Dans le département du Dja et Lobo qui partage une frontière avec la République du Congo, des changements positifs sont en vue. Mais ceux-ci seront plus visibles avec la construction annoncée de la route reliant la ville camerounaise de Sangmélima à la ville congolaise de Ouesso.

LAGDO
Y aller
A partir du lieu dit « km5 » au quartier Foulbéré ou au bord u fleuve de la Bénoué.
De Garoua à Lagdo
Coût du transport : 1200 Francs Cfa
Moyens de transport : Cars, petits véhicules
Etat de la route : bitumée
Distance : 65 km
Duré du trajet : 1 heure
Structures d’hébergement : 03 auberges et un hôtel classé

Repères
Création de l’arrondissement de Lagdo : décret N°93/322 du 25 novembre 1993
Superficie : 2 250km2
Population : 162000 habitants
Principaux groupes ethniques : Mafa, Toupouri, Guiziga, Moundang, Kotogo, Arabe Choa, Massa, Kapsiki, Moufou, Mtal, Dourou, Peulhs, Guidar, Kolbila, Bata, Haoussa Kanuri, Niem-Niem.

Chiffre
45
C’est le nombre de groupes ethniques identifiés à Lagdo.
Abritant l’un des plus grands centres de production de l’énergie électrique au Cameroun, la ville de Lagdo peine à décoller malgré ses potentialités naturelles et sa nombreuses élite. Cependant, la présence du barrage hydroélectrique dans cette localité ne profite pas toujours pleinement aux populations riveraines. Un contraste qui est malheureusement une réalité
Lagdo
A environ 60km au sud de Garoua se trouve le barrage hydro-électrique de Garoua sur la rivière Bénoué, construit de 1978 à 1984 grâce à la coopération sino-camerounaise et inauguré en 1986 par Paul BIYA.
Dans le lac éponyme, vivent de nombreux crocodiles et hippopotames. Sur ces rives, on peut visiter un petit village de pêcheurs, que dominent des rochers aux formes étranges.
Excursions, trekkings et séjours au bord de l’eau sont à tester au campement du Lagon Bleu, le site de repos et de détente de Lagdo-Djiborde, un cadre contrastant avec les paysages environnant. (Lagon Bleu : hébergement, restauration, loisirs, Réservation Tel. 9985 53 53).


LEMBE YEZOUM
Y aller
Yaoundé (marché Mvog Ada) : 2500 Francs CFA
Moyen de transport : Car
Etat de la route : bitumée jusqu’à Akonolinga
Distance : 155 km par Akonolinga
Structure d’hébergement : Une auberge
Repères
Création du district : décret présidentiel N°92/206 du 05 octobre 1992
Superficie 2800km
Population : Environ 14000 habitants
Principal groupe ethnique : Yezoum
Lembe Yezoum aujourd’hui. Une immensité territoriale, un district plus grand que certains arrondissements. Mais grand espace n’est en aucune façon synonyme de développement. Et Lembe Yezoun en est l’exemple parfait. Pas d’électricité, pas d’eau. Un pont cassé. Un bourg situé entre Nkoteng, Nanga-Eboko, Akonolinga, Esse et Mbandjock.
Ça va chercher jusque dans les osubassements du continent noir. Jusqu’en Namibie même où le Premier Ministre s’appelle Angoula Helmut. Un autre, Angoula Nahas, est Ministre de l’Agriculture, Angoula Petros Lucas, quant à lui, travaille dans les services spéciaux namibiens. Mais encore, le président de l’Office de la communication s’appelle Soumbou. Tout ça ce sont des Yezoum, en Namibie ; en Namibie.
Comment ils y arrivent ? Et bien, un Yezoum était le cuisiner d’un officier allemand qui sera par la suite affecté dans une autre des colonies du Reich, la Namibie. La saveur des plats mitonnés par son cuisot lui ayant favorablement marqué le palais, il l’embarquera avec lui. Sans compter les autres qui seront envoyés de ce côté par les allemands pour affaiblir le peuple Yezoum.
Etrange rencontre que celle des Yezoum engoncés dans les profondeurs broussardes de leurs villages. Et de ces allemands venus du pays de Hans Dominik. En fait, Lembe était un grand centre allemand. Un peu comme à dessein. Lembe qui signifie guetter. Un mot choisi pour les éclaireurs de la tribu. Pour la vigilence de ses hommes. Un mot surgi de la longue tradition guerrière du peuple Yezoum. Si fier de son roi Angoula ANgoula, de son nom de bataille SI Meko’o au début des années 1900 pour asseoir leur suprématie. Qui feront front devant l’envahisseur français, pour se garder Lembe. Les vestiges ide la guerre inter-colons, qu’il y eut, ces nombreuses tombes françaises qui sont peu à peu envahies par les herbes. Aussi, ce grand trou qu’on dit à plusieurs kilomètres du centre, dans la forêt, et où se trouveraient encore des équipements de m’armée allemande.
LIMBE
Après avoir serpenté entre les collines luxuriantes de la région, au bout de la route vient de Douala se trouve la superbe baie de Limbé, principale ville de la partie anglophone du Cameroun. Quelques rues construites en dur ne cachent pas la misère de cette population qui habite l’un des plus beaux endroits du pays. Apercevoir la mer au bout de ce chemin constitue toutefois une vraie respiration après de nombreux kilomètres de voyage.
Limbé a en fait été fondée en 1858 par un missionnaire anglais nommé Alfred Saker. Cette terre lui avait en effet été vendue par roi William de Bimbia. Connue d’abord sous nom de Victoria pendant plus de 120 ans, la ville fut rebaptisée Limbé en 1982 et conserve les stigmates de l’influence britannique avec la langue anglaise bien sûr, mais aussi Guinness ou le thé, très appréciés. Jadis, Limbé était avec Douala, l’autre grand port maritime du Cameroun. Mais aujourd’hui, Douala est devenue, sur le golfe de Guinée, l’unique porte d’entrée maritime du pays (même si Kribi, au sud, joue un rôle non négligeable sur le plan pétrolier. Le port de Limbé s’est lui, enfoncé dans une douce léthargie.
Certes il retrouve occasionnellement un regain d’activité, principalement grâce au commerce du bois, mais cela n’empêche malheureusement pas la dégradation progressive de ses installations
Le centre de Limbé forme un labyrinthe de rues et de ruelles articulées autour de Church Street. Ce quartier reste animé jusqu’à une heure avancée de la nuit.
Outre les églises qui lui donnèrent son nom, Church Street est bordé de restaurants, de bars et de petits hôtels plus ou moins engageants. Au bout de cette rue sont installées 2 stations service dominées sur les hauteurs voisines par la maison du préfet.
A l’écart du centre, sur le front de mer, le quartier historique de Limbé, avec ses bâtisses centenaires aujourd’hui occupées par différentes administrations, et ses monuments, fierté de la population locale, méritent une petite visite. On les doit dans leur I grande majorité aux Allemands qui occupaient le terrain à la fin du XIX» siècle et au début du XX».
Devant, le long de la plage, s’alignent les pirogues des pêcheurs que l’on aperçoit souvent en mer. Certains pratiquent leur i métier à la nage ou debout sur des rochers. Le long de la route qui longe le front de mer se trouvent des échoppes où l’on peut déguster de bons poissons grillés.
Tout autour de Limbé s’étendent des palmeraies (d’où l’on extrait l’huile de palme ou le vin de palme), des plantations d’hévéas (qui servent à la fabrication du caoutchouc) et des bananerais, propriété de la puissante CDC qui emploi une très grande partie de la population locale et qui représente le plus gros employeur du pays après l’Etat. Ces exploitations occupent la moindre parcelle de terrain cultivable, des pentes du mont Cameroun jusqu’à la mer.
Il faut dire que les sots volcaniques, la chaleur et l’humidité de la région sont particulièrement propices à ce type de cultures. Elles forment un épais rideau végétal derrière lequel se cachent les eaux du golfe de guinée.
Comment s’y rendre
Limbe ex Victoria
Accès par route
A partir de Douala et de Yaoundé
Une seule compagnie de transport inter urbain dessert la ville :Garanti Express. Cependant,des minibus de 8 places(liteace) desservent la ville jusqu’à mile two.( à 6 km de la ville). Pour se rendre en ville, on emprunte un taxi payé 150 frscfa.
Accès par la mer
En provenance deu Nigéria et de la Guinnée équatoriale : axe emprunté par les pecheurs et les commercants et pas conseillé aux touristes.

Banques
BICEC
B.P. 16, Down Beach Tél/Fax: 3 333 26 51
Sur le boulevard où trône le monument Saker, la BICEC demeure la seule banque de la ville munie d’un distributeur de billets. Elle abrite également dans ses locaux un guichet Western Union.
S.G.B.C
Down Beach Tél/fax: 3 333 24 83
Cette agence possède également un guichet Western Union.
L.C.L
Tél : 3 333 26 29/3 333 02 81
IDENAU
A 15km au nord-ouest de Limbé, sur la route de la côte, se présente le dernier port du Cameroun, qui n’est plus tout à fait camerounais.
Les pêcheurs de tout le golfe de Guinée s’y retrouvent pour vendre ou échanger leur poisson.
Construit autour du vieux pont allemand rebaptisé pont Bibundi, ce village grouille. Les motocyclettes vont et viennent dans un ballet incessant. Les cabanes de pêcheur presque tous étrangers, et le marché sont situés au-delà du pont.
Entre les pirogues échouées sur la plage, les pêcheurs découpent et négocient leurs pêches, quand ils n’exposent pas un requin, prise exceptionnelle et fort chère. Et à quelques kilomètres, facilement avalés parles motos-taxis qui font le trajet, coulent les chutes de Bomana.

LINDOI
54 km déjà parcourus sur l’axe lourd Yaoundé-Douala. Un embranchement, puis une piste sinueuse qui mène au cœur de la forêt. 9 km à peine plus tard, Lindoï dévoile son visage. Une petite enseigne renseigne immédiatement le visiteur et le situe géographiquement. C’est la porte d’entrée de Bonjock, son chef-lieu d’arrondissement et de Makak, la commune voisine, explique Ton Manguèle, maire de Bonjonck et non moins élite du village Lindoï. Les maisons d’habitation, une cinquantaine, sont disséminées de part et d’autre de la route. Quelques occupants, lorgnent la rue à travers la fenêtre. La plupart sont au champ. Pourtant, selon les estimations du Mbombog Ton Manguèle, Lindoï est réputé pour être le village le plus peuplé de l’ancien district de Bôndjock. Quelque 1 000 âmes pratiquent au quotidien l’agriculture sur cette terre fertile. L’église protestante de Lindoï, inaugurée le 9 juin 2007, est une grande bâtisse érigée par ses habitants avec l’appui financier de l’Ong Afrifuture. Elle se dresse majestueusement à l’entrée de l’agglomération. Son immensité ne trompe point sur la tendance religieuse des populations de ce village, mais d’autres mouvements religieux s’y retrouvent aussi et la cohabitation est des plus pacifiques. La petite randonnée vers la diversité agricole de la région est loin d’être une partie de plaisir. Par cette saison pluvieuse, les pistes qui conduisent à Lindoï-centre ne permettent pas un trafic facile.
Après 15mn de route environ, un vaste champ s’étend à perte de vue dans le creux d’un ravin. Sur 3ha, le Gic Doro Farm y a installé son quartier général. Deux grandes fermes de plus de 1 500 poulets bien en chair éblouissent le visiteur. Une jeune dame en a la charge. Plus loin, 5 grands étangs s’étalent dans la vallée. Quatre sont réservés à l’élevage, et l’autre à la reproduction des alevins. «C’est en avril dernier que nous avons commencé avec ce site expérimental, qui est en réalité un espace accidenté et que nous avons mis en valeur. Il nous a fallu plusieurs essais avant d’arriver à ces étangs artificiels, dans lesquels nous élevons plusieurs variétés de poissons », explique Ton Maguèle, président du Gic.
Selon Aimérance Nguigo, technicienne en aquaculture et responsable de l’espace, ces étangs peuvent produire trois tonnes de poisson variant de 4 à 5 kg. Mais seulement, explique-t-elle, après chaque capture, «Il est important d’enlever la boue, puis de désinfecter le fond de l’étang avec de la chaux qui a pour rôle de tuer les prédateurs ». L’élevage des porcs constitue l’autre spécialité de Doro Farm, qui exposera ses produits en décembre prochain lors des rencontres agro*pastorales de Lindoï. « Ce sera un marché bord-champ, où la cible principale est le consommateur. Nous allons vendre à des prix réduits tous les produits issus de notre Gic. Nous allons par ailleurs faire la promotion de nos produits d’origine et donner à tout le monde la possibilité de s’en approprier », explique Ton Maguèle, promoteur de ces rencontres à venir. Outre ces produits, Doro Farm, ce Gic qui fait la fierté de Lindoï, dispose également d’hectares d’ananas, de tomate, de plantain et de bien d’autres produits vivriers. Comme ce regroupement, plusieurs personnes, à Lindoï, travaillent à leur propre compte dans la pisciculture. Une activité qui semble avoir pris le dessus sur la culture du cacao et du palmier à huile, ainsi que l’explique Ton Maguele. En réalité, Lindoï et la petite localité de Môm, dans l’arrondissement de Makakk, ne formaient qu’un seul village qui portait le nom de Mambinè. Avec le découpage administratif, le chef de division supérieur de l’époque, un Français du nom de Réli, a rebaptisé cette localité dans laquelle il trouvait des fruits très succulents. Selon le Mbombog, l’arbre qui produisait ces fruits portait le nom de Lindoï, mais le chef Réli éprouvait des difficultés à le prononcer. D’où « Lindo-hi ». Cette appellation est restée inchangée. Tout comme ses dirigeants, qui sont tous issus de la grande famille Log-Bayi depuis 1941. Le tout premier chef de Lindoï fut Nguene Likam. Aujourd’hui, c’est André Jules Libam qui en tient les rênes.
LOBO
LOGONE BIRNI
Cette ville de 20 mille habitants située à une quarantaine de kilomètre au Sud de Kousseri, toujours à la frontière Tchadienne. La route qui conduit à LOGONE BIRNI et qui continue ensuite vers le parc de Waza, au Sud-ouest, puis vers Maroua, est une route secondaire en assez mauvais état.
Cela rend l’accès à la ville difficile. Logone Birni, qui signifie «  place forte du Logone », n’est pas d’un grand intérêt touristique. C’est une ville en déclin où l’on voit de nombreuses maisons à l’abandon. Même le palais du Sultan et ses fortifications n’ont plus vraiment fière allure.
Alors pourquoi s’y rendre ? Parce que Logone Birni reste malgré tout une ville agréable et dépaysant, traversée par le Logone, un neuve poissonneux qui change de couleur selon la saison et qui fait vivra les habitants de la région, et où s’arrêtent des centaines de canards sauvages lors de leurs migrations.
La pêche dans le Logone est un spectacle fascinant : les pêcheurs partent tôt le matin, à bord de leurs pirogues, pour aller relever leurs filets et le fleuve est alors rempli de petites embarcations en tous genres qui s’activent pour ramener le poisson.
Quelques rizières et champs de mil dans les environs de la ville fournissent l’essentiel des ressources agricoles, amis le commerce avec le Tchad et la présence de Kousseri non loin de là permettent à la ville d’être approvisionnée correctement en denrées alimentaires et autres biens courants. Pour la petite histoire. C’est à Logone Birni que fut menée dans les années 1920 l’une des premières campagnes de lutte contre la maladie du sommeil, une maladie qui continue malheureusement à faire des ravages dans certaines régions d’Afrique.

LOKOUNDJIE
Le pari de la modernité
Deux localités valent le détour pour le voyageur qui fait l’axe Edéa-Kribi. Il s’agit de l’arrêt d’Elogdatindi et des belles maisons de fifinda. Voilà la face visible de l’arrondissement de Lokoundjé crée par décret présidentiel il y a une vingtaine de mois.
Y aller
De Yaoundé ou Douala : Bus et autres véhicules à destination de Kribi
Coût de transport : 3000f CFA de Yaoundé 2000f CFA de Douala
Etat de la route : Entièrement bitumée
Distance : 244 km de Yaoundé et 130 de Douala
Structure d’ébergement : Les hôtels de Kribi.
Repère
Arrondissement : Le 23 avril 2007
Superficie : 150 km2
Population : 40 000 habitants environ
Groupes ethniques : Ewondo-Fang, Bakoko, Bassa, Mabi, Batanga, Boulou, Pygmées.
Chiffre
62 C’est la longueur totale en km des routes bitumées dans l’arrondissement. Il s’agit d’un tronçon de l’axe Edéa-Kribi qui va du pont sur le Nyong au péage de Kribi.
Née de l’éclatement de l’arrondissement de Kribi, la nouvelle unité administrative est un ensemble de villages dispersés qui veulent se transformer en un espace urbain. C’est décret présidentiel en date du 23 avril 2007 que Lokoundjé et cinquante autres arrondissements sont crées dans le pays. Cette circonscription territoriale est le fruit des entrailles de la ville balnéaire qui accouche ainsi de Kribi 1er, Kribi 2e et Lokoundjé. Cette dernière localité a pour chef-lieu Fifinda, située à 35 km de Kribi, sur l’axe routier Edéa-Kribi.
Le 18 Septembre dernier, le tout premier sous-préfet a été nommé. Ces responsables doivent désormais donner une allure urbaine à fifinda. Lokoundjé, qui grignote sur les anciennes communes de Kribi urbain et rural, partage ses limites avec Edéa, Bipindi, Nyété, Messondo et l’Océan Atlantique. Pour s’affirmer dans le temps et l’espace, il lui faut des structures, facteurs de développement : routes, logements, eau potable, électricité, téléphonie mobile, moyens de transport, maîtrise sanitaire du milieu, ramassage des ordures ménagères, aires de sport, main d’œuvre… Bref, la nouvelle unité administrative exprime d’ores et déjà ses besoins. Ces attentes se joindront à la centrale à gaz de Bipaga en cours de construction, les palmeraies et plantations existantes de la Socapalm, ainsi que les exploitations forestières.
A sa création il y a un an et demi, l’arrondissement affichait déjà quelques curiosités infrastructurelle : des écoles primaires et maternelles, deux CETIC à construire (Fifinda et Elobgatindi), un CES nouvellement créé et déjà opérationnel à Bella, ainsi que deux Lycées (Elogbatindi et Socapalm). On trouve un centre de formation de la femme et de la famille à Fifinda, don de l’élite Ondoua Nkou. Huit centres de santé de temps en temps pourvu en matériel et médicaments sauvent déjà les vies, en attendant un hôpital moderne. Les voies d’accès, 62km de route bitumée et autant carrossables, seront complété par d’autres. Ce qui facilitera le déplacement de ces populations cosmopolites regroupées en quatre chefferies du 2e degré englobant une cinquantaine de villages. Ewondo- Evouko qui compte les fangs, Mabi Sud, Batanga Nord, Bakoko-bassa. Les pygmées qui se mélangent à ces ethnies tirent avec ces dernières, les avantages du climat équatorial chaud et humide propice aux activités agricoles, halieutiques et de chasse. Avec l’agro-industrie qui utilise la main d’œuvre étrangère, plus de la moitié de la population est presque allogène. Les fruits de la pêche, de l’élevage du petit bétail et de la chasse font partie du menu quotidien. Ils se complètent de produits vivriers : manioc, plantain, patate, igname, macabo, mais, arachide. A cette agriculture intensive

LOLODORF
Y aller
-A partir de Yaoundé ou Douala :
-Deux agences de voyage et autres véhicules.
-Distance : 187 km de Yaoundé et 248 km de Douala
-Coût de transport : 2000 Fcfa à partir de Yaoundé et 3000 Fcfa à partir de Douala
-Etat de la route : entièrement bitumée
-Structures d’hébergement : cinq auberges.

Repères
Crée en 1890 par les Allemands
Administration française dès 1956
Administration, Camerounaise depuis 1959
Superficie : 1200 km2
Population : 20 000 habitants environ
Groupes ethniques : Ngoumba, Ewondo, Fang, Boulou, Pygmées Bagiely, Communauté bamiléké et haoussa
Elle semble plus ou moins endormie, cette unité administrative qui ‘’a connu le Blanc’’ vers les années 1890. Américains, Allemands et Français y ont habité jusqu’à l’accession de notre pays) à l’indépendance. Aux vestiges qu’ils ont tour à tour laissés, se sont greffées, certes timidement, les marques d’un Cameroun soucieux du développement de toutes les localités et du bien – être des populations. Cette grande cuvette, entourée de sommets et traversée par la Lokoundjé, est un site historique à valoriser. A promouvoir, dans la veine d’un tourisme conquérant. Il vaut le déplacement.
« Dorf », village en allemand, est un vocable plein d’histoire, ici. Aujourd’hui localité renaissante ouverte au monde, Lolodorf a été un poste administratif pendant la période coloniale allemande, puis française. L e christianisme fortement implanté vers 1887 par la mission presbytérienne américaine à Bibia, développera ce village comme le feront les pères pallotins à Ngovayang, dès 1909. C’est pendant la conquête germanique que loule Koutang, fils du terroir, rencontre, par le biais de Madola, roi batanga, les Allemands en expédition à Kribi. Le chef de guerre Loulé amène ses nouveaux amis Kund, Tappenbeck et Curt Morgen auprès du chef Ngumba à Bigbally. En reconnaissance de l’hospitalité de celui qui les conduit à un pacte de non-agression, Bigbally devient Lolodorf (le village de Loulé), appellation déformée à la suite des caprices linguistiques. Leur présence influence les mouvements migratoires des chercheurs de sel, à destination de Kribi et contribue à la création de la première route du Cameroun en 1912, à savoir Kribi - Yaoundé en passant par le village Loulé, ainsi que l’axe qui va de la côte à Ebolowa.
Naturellement sublime avec un relief et un climat attrayants, avec ce beau cours d’eau, la Lokoundjé, poissonneuse, qui traverse et divise la ville en quartiers administratif et commercial, Lolodorf reste le reflet de ce grand arrondissement. Arrondissement dont l’accès vers Kribi, le chef-lieu de l’Océan (116 km), Ebolowa (73 km) et les voisins Bipindi, Mvengué situés à une quarantaine de kilomètres qui le relie à Eséka est bitumée. A la différence de certaines localités du même âge qui sont déjà des chefs-lieux de département, Lolodorf a évolué au ralenti, mais concerve cependant ses attouts naturels. Des plateaux que surplombent quelques monts (Mbpanga, Pinda , Mil, Bishouer) la chaîne montagneuse de 1043 m de haut et Ngovayang et les merveilleuses chutes de Mbikiliki. La faune et la flore, avec des espèces recherchées ou protégées n’entravent nullement la pratique de l’agriculture d’autoconsommation qui occupe 80% de la population. Le fruit des récoltes (macabo, manioc, plantain, igname, arachide…) accompagne quelques poissons et gibier. La pêche artisanale se déroule dans la Lokoundjé et la Moungué, ainsi que dans les étangs de Bigambo.
Quand Lolodorf s’éveillera
En attendant les résultats des recherches minières, l’on exploite les arbres et le sable. Le tracé du pipeline a laissé des séquelles sur l’environnement, les propriétés foncières, mais aussi des bons souvenirs tels que cette école avec internat construite à Ngoyang, spécialement réservée aux enfants pygmées qui malheureusement , préfèrent la chasse, la pêche et la cueillette. Cela n’empêche pas que les autres gosses de la région étudient diversement dans des institutions maternelles, une vingtaine d’écoles primaires, un lycée d’enseignement général , un CETIC, en attendant la construction du lycée technique déjà crée, une SAR / SM et trois CES (Bikala, Bikoka et Ngovayang). En plus de l’hôpital de district, deux formations médicales confessionnelles fonctionnent à Bibia et Ngovayang. Cette dernière bénéficie d’un important appui d’une ONG espagnole, medicus mundi. Les pygmées ne sont pas en reste. Le gouvernement, l’élite, les religieuses le CERAC et autres organismes helvétique et néerlandais contribuent à l’amélioration de leurs conditions de vie et à leur intégration sociale. Ils sont localisés à Ngovayang, Bingambo, Ngoyang et Bikala. Toutefois, leurs campements nécessitent un désenclavement.
A Lolodorf, la sorcellerie, la délinquance juvénile, les problèmes fonciers, de leadership et d’exclusion ne favorisent pas la mise sur pied d’un cadre de concertation de l’élite. Celle-ci s’exprime dans les 27 villages en majorité non électrifiés et manquant parfois d’eau potable qui constituent ici les quatres chefferies de 2e degré : Fang, Ngoué, Ngoumba-centre et Ngoumba-Sud. C’est un véritable calvaire pour atteindre par moto-taxi ou clando la plupart de ces villages. On peut toutefois communiquer autrement grâce à une antenne Camtel, la téléphonie mobile, une centrale technique de la CRTV et une radio communautaire.
Lolodorf, qui a un goût d’inachevé, peut bien avoir sa place tant sur le plan économique que touristique. Grâce à ses terres, aux rites mythiques des pygmées et aux vestiges coloniaux. Ces derniers attendent d’être valorisés, entre autres la résidence du Sous-préfet , les chapelles catholique de Ngovayang et protestante de Bibia, les ponts allemand et français sur la lokoundjé. A la construction du premier en 1910, a participé l’Allemand August Georg Zenker, qui avait par ailleurs introduit le cacao dans la région. Une métamorphose a du prix et doit se préparer. Lolodorf est convaincu qu’il pourra manger et boire à satiété. Parlant de la ville, le premier adjoint au maire, Moise Mba Ntonga, relève : «  quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console. »
Emmanuel NGUIAMBA Nloutsiri, Maire
« Lolodorf est promis à un bel avenir
Quel jugement portez-vous aujourd’hui sur Lolodorf, qui vous a vu naître ?
Le jugement que je peux porter sur cette ville qui m’a vu naître, est positif car, après plusieurs années de léthargie,Lolodorf est sortie de son enclavement grâce au Renouveau. C’est ainsi que notre arrondissement a bénéficié d’une couverture télévisuelle nationale, d’une radio rurale, d’un réseau de téléphone fixe et mobile (MTN et CT phone). Une route bitumée de 56 km relie Eséka à Lolodorf. Un lycée d’enseignement général à cycle complet existe, ainsi qu’un CETIC, en attente de l’ouverture du lycée d’enseignement technique, des CES ont été créés dans les villages de Bikala, Bikoka, Nkoapboer 1 et Mbango-boulou et n’attendent que leur ouverture effective. On retrouve, par ailleurs, un hôpital de district doté d’une morgue, un commissariat de sécurité publique, un commissariat spécial et une brigade de gendarmerie pour la sécurité des personnes et des biens, etc.
La construction en cours de la route Yaoundé –Kribi, via Lolodorf, viendra définitivement mettre un terme à l’enclavement de notre arrondissement. Au regard de tout ceci, nous pouvons affirmer , sans fausse modestie, que Lolodorf est promis à un bel avenir, grâce au père des Grandes Ambitions, S.E M. Paul BIYA. Mon rêve est que cette ville devienne une grande cité où il fait bon vivre. Cela ne peut se faire qu’avec la participation ert la contribution da toutes les filles et fils de Lolodorf, à l’action du gouvernement.
Quelles sont les grandes attentes des populations
C’est un arrondissement plein d’espoir. Il s’agit d’une Unité administrative à l’attente de la réalisation de grands projets, notamment les axes routiers Ebolowa-Kribi et Yaoundé-Kribi, en passant par Lolodorf. L’état d’esprit des populations est bon, dans l’ensemble. Celles-ci cohabitent paisiblement, même si le positionnement politique empêche qu’il y ait une association de l’élite.
Lolodorf est en plein essor , depuis l’arrivée du président Paul Biya à la magistrature suprême. L’on peut noter certaines réalisations, notamment le centre de transmission CRTV, l’axe bitumé Eséka - Lolodorf, la connexion Internet, le nouveau pont sur la lokoundjé, la voirie urbaine qui a atteint Bikoka, l’hôpital de District avec sa nouvelle ambulance .
Mais les populations veulent encore plus d’infrastructures et surtout attendent l’axe Kribi -Yaoundé par Lolodorf est confronté aux problèmes d’aménagement qui passent par les ressources humaines et naturelles.
Durant les années qui ont vu défiler Américains, Allemands et Français à Lolodorf à l’aube du 20e siècle, l’exploration a précédé de développement. On a bati certes, mais la localité n’a pas explosé. Certains ont pensé à cette revue missionnaire paraissant justement en Allemagne à l’époque, «  Das Kreuz und das schwert »(la croix et l’épée).
C’est en 1887 que l’église presbytérienne américaine est introduite à Lolodorf. Les pasteurs venant d’Ebolowa et d’Akom II célèbrent les cultes en boulou, en s’appuyant sur la Bible, déjà traduite par eux. Le mauvais ménage avec les allemands les conduit dans le village Bibia, situé à quatre km de là, où ils se mettent à investir. La présence des pygmées les amène à solliciter le secours qui leur viendra du médecin Leaman et des financements de Maclean, une veuve écossaise dont l’hôpital ici porte encore le nom.
Aux soins médicaux se greffe l’évangilisation.
Les presbytériens y construisent un temple, une école primaire, une bibliothèque, un institut supérieur de théologie encore fonctionnels. Déçus par ces cultes qui ne se font qu’en langue boulou, le pasteur Woungly et les Ngumba fondent l’Eglise protestante africaine (EPÄ) en 1948, fortement installé aujourd’hui dans la zone côtière.
Les allemands, amis de loulé sont à la tête d’une expédition qui veut atteindre Yaoundé. Une résistance contre les colons et les arnaqueurs des cherceheurs de sel, composée des Ewondo et des Bane s’organise en un couloir de guerre (Ndjong minkan) que perpétue aujourd’hui l’ancien ministre joseph owona. Les conquérants , à la recherche du sel de mer, sont faits prisonniers parce que trahis par Moulé, «  devenu leur vassal » selon le général Pierre Semengue, élite de Lolodorf. Ils ne quitteront plus Lolodorf.
Les Allemands chassés en 1916, pendant la première guerre mondiale,avaient déjà créé une paroisse catholique à Ngovayang en 1910. La congrégation religieuse «  Les petites sœurs de Jésus » encadre aujourd’hui les enfants pygmées sur le plan scolaire et sanitaire. Depuis 1952, ces religieuses venues d’Italie, de Corée, du Vietnam et du Cameroun, contribuent au bien être des pygmées jusqu’aux habitats. Elles s’expriment avec eux en bagyeli. Un foyer avec trente enfants permet d’assurer un meilleur encadrement dans ces structures de medicus mundi construites à la mémoire du Dr Savador Cortadelass qui a créé l’hôpital de Ngovayang en 1966.
Il est difficile aujourd’hui de parler du développement de lolodorf sans intégrer Bibia et Ngovayang, derniers vestiges d’une colonisation mi-figue mi-raisin.
Avant son accession à l’Indépendance, le 1er janvier 1960, notre pays a été successivement dominé dans sa partie occidentale par les allemands et les Français. Le passage des uns et des autres a été matérialisé au centre urbain de Lolodorf par deux ponts, dont un métallique. A côté de ceux-ci surplombe celui du renouveau. Affectueusement, on les désigne ici par leur maître d’œuvre. Allemagne, France, Cameroun.
Le ndo’o (mangue sauvage), de son nom scientifique irvingia gabonesis, est très prisé dans la localité. Il est souvent source de malentendus, parce que poussant de manière sauvage dans la forêt. Une fois fendu, le ndo’o se consomme dans une malaxée aux plantains et au rat palmiste. Il reste par ailleurs une source de revenus qui complètent ceux du cacao, du palmier à huile et des concombres. Le seau de cinq litres coûtant 7000 Fcfa.
Lolodorf a toujours eu une forte élite intellectuelle et militaire. Jean Félix Loung, le premier agrégé de géographie du Cameroun, était un natif de la contrée, comme deux généraux de notre armée aujourd’hui, en les personnes de Pierre Semengue et Guillaume Ngoua Ngally.
A la symphonie de Samuel Minkyo Bamba, de regrettée mémoire, dans l’hymne national, se sont ajoutées les voix de ses frères et sœurs tels que Cromxell, Anne Marie Nzié, Ngang Alexandre, Bojanot, Nzié d’Afrique, M. Fragile Annie Anzouer… Malgré se que pourraient laisser croire certaines légendes, Lolodorf aurait existé avant la colonisation même si au plan purement administratif on situe l’éveil de la localité à l’arrivée des Blancs au début du siècle dernier. Une époque marquée notamment par l’introduction du christianisme, des cultures de rente ou l’ouverture des premières routes.
La localité et ses habitants semblaient alors promis à un bel avenir. Plus de cent ans plus tard, rien n’a véritablement changé si on en croit notre reporter qui met en exergue l’insuffisance des voies de desserte qui auraient pu favoriser l’évacuation des productions agricoles réservées pour l’instant à l’auto consommation. A l’enclavement, viennent s’ajouter d’autres fléaux sociaux comme la sorcellerie, la délinquance juvénile liée en partie au chômage, les litiges fonciers et surtout ces querelles de leadership entre l’élite incapable de se mettre ensemble pour engager des réalisations d’intérêt collectif. Et la localité en a bien besoin compte tenu de l’ampleur de la demande sociale. En commençant par la sous scolarisation et la dégradation des conditions de vie des couches les plus défavorisées.
Il serait pourtant excessif de considérer lolodorf comme un champ en friche. Des investissements publics ont été réalisés, notamment dans les secteurs de l’éducation (enseignement primaire et secondaire) et de la santé. Le réseau local des télécommunications bien développé, pourrait faire des envieux avec notamment la téléphonie mobile, une radio communautaire et une centrale technique de la CRTV. Plusieurs organisations non gouvernementales sont également impliquées dans,le développement local. Malgré de multiples pesanteurs sociologiques, t out n’est donc pas perdu. Qu’il s’agisse du tourisme, de la pêche ou des ressources minières, la contrée recèle de potentialités suffisantes pour un décollage installé dans la durée.
Autour du palais rasé du Commandant Kissamba.

Ce sont les Allemands qui lui donnèrent le nom de Lolodorf, littéralement” le village de Lolo “, du nom du chef du village Bigballi qui s’appelait Lule. “li y a un site naturel qui mériterait d’être aménagé, c’est à l’endroit où la Lokoundjé disparaît dans la terre pour ressortir plus loin “, conseille M. Woungly-Massaga, qui évoque aussi les chutes de Bidjoka et les grottes du mont Mbanga. Il n’oublie pas que l’une des spécialités culinaires de Lolodorf est la grenouille Goliath, de préférence ramollie dans la sauce gluante à base de noyaux de mangue sauvage. Une sauce qui va aussi bien avec la carpe que l’on trouve en abondance dans les eaux du coin.
Ecologie
L’autre particularité de l’arrondissement de Lolodorf, c’est que ses populations autochtones sont issues de plusieurs groupes ethniques. On y rencontre ainsi les goumba, les Bulu, les Ewondo et les pygmées Baka. Une population indigène qui vit essentiellement d’agriculture et de pêche artisanale. Aucune industrie véritable dans a ville, même si l’on soupçonne depuis plusieurs années le sous-sol de “Lolo” de contenir du fer et de l’uranium, tel qu’on peut le lire dans un dépliant de la mairie.
Chez Woungly Massaga, ce soupçon est accentué par la fréquence d’une maladie de la peau bizarre à Koumbissing, un village situé à 12km de la ville. “Je n’affirme rien, mais les autorités n’ont jamais mené d’étude pour savoir ce qui fait pousser des épais boutons sur le corps des habitants. Est-ce l’eau de source à la qualité douteuse ? Est-ce des radiations d’uranium ?“, précise Commandant Kissamba. Lui- même s’installe définitivement dans son village natal, où il dit disposer de plus de 1000 hectares de forêt. Il compte se lancer dans une grande exploitation du palmier à huile, comme d’autres élites déjà. Allusion à peine voilée aux généraux Semengué et Ngouah-Ngally et à l’ancien directeur général adjoint de la CRTV et directeur général de Camtel, Nguiamba Nloutsiri.
Le pipeline Tchad-Cameroun est Woungly-Massaga, il n’a rien apporté en dehors de quelques loyers de maison pendant les travaux, et surtout des déchirures dans les familles dues aux partages des indemnisations.
De la gare routière de Kribi, on peut partir vers l’intérieur des terres pour un long périple vers Lolodorf et sa grande forêt, via Bipindi. Le décor change très vite, la route s’enfonce rapidement en pleine forêt équatoriale. On croise tout un réseau de chemins forestier qui conduisent à des campements. La faune et la flore de cette région sont particulièrement riches : depuis les plus petits rongeurs jusqu’aux éléphants (parait-il) en passant par les singes. Il est pratiquement exclu d’apercevoir depuis la route l’un de ces gros animaux.
En revanche, vous pourrez sans problème voir de magnifiques oiseaux (toucans, perroquets, hiboux…), ou d’énormes chauves-souris à la tombée de la nuit (comme à Kribi d’ailleurs), et ainsi ramener les superbes photos. La route qui relie Kribi à Lolodorf est particulièrement pénible et défoncée, mais le spectacle est d’une beauté rare. Les chutes de Bidjoka en particulier, après Bipindi, valent un petit détour.
Il faut difficilement compter plus de 20 à 25km/h de moyenne et de toute façon, à moins de rouler avec son propre véhicule, on est tributaire de la compagnie de bus qui vous y amènera (panne mécanique, retard au moment du départ, arret systématique dans les petits villages traversés, etc). Lolodorf est un ancien petit village qui, au moment de la colonisation allemande, était dirigé par un chef du nom de Lolo. Les colonisateurs ayant décidé de la transformer en une petite ville, ils eurent tout simplement l’idée de le baptiser, littéralement « le village de Lolo ». cette région reste très peu touristique mais il existe tout de même un hôtel fréquentable à Lolodorf, le Centenaire. En se promenant dans le bourg, on remarquera les quelques traces de la colonisation allemande : plusieurs villas ainsi que des Eglises qui furent construites au tournant du XXe sicle, a pus fort de la domination germanique sur le pays. Le meilleur symboe en est certainement la villa qu’occupe le sous-préfet et qui domine la ville depuis le plateau. De là-haut, on bénéficie d’ailleurs d’un jolie point de vue sur le village, où on peut également visiter plusieurs campements pygmées.
LOM PANGAR
Lom Pangar
330 km à parcourir pour atteindre Bertoua ! A une vitesse moyenne, le long convoi traverse Ayos, Abong-Mbang et Dimako.
Après Ayos, (125km de Yaoundé), le bitume est clairsemé, et par endroits, parsemé de crevasses et nids de poule. Sur de longues distances, notamment après Dimako, c’est une route en terre que les véhicules gambadent. Comme par enchantement, le bitume a disparu. A défaut des flaques d’eau, des épais nuages de poussière s’élèvent à notre passage.
En rangs plus ou moins serrés, nous débarquons à Bertoua aux environs de 14 heures.
Le lendemain, cap sur Lom Pangar à 7h30. 125km à parcourir. Faute d’une voiture adaptée à l’état de la route, les journalistes sont embarqués.
Nous nous engageons sur une route étroite, cernée par une forêt luxuriante. A notre passage, les piétons sont obligés de se blottir dans la brousse.
Les villages que nous traversons affichent une certaine indigence la plupart des maisons sont coiffées de chaumes.
Nous arrivons à Mbethen, le village natal de Joseph Charles Doumba. Le domaine de l’ex-Secrétaire Général du Comité central du Rdpc semble abandonné. L’on peine à se remémorer la date de la dernière descente de « Blanc de l’Est » au bercail. Un journaliste indique toutefois que la dernière fois qu’il y a mis ses pieds, c’était à bord d’un hélicoptère. Notre voyage se poursuit sur une route qui n’a rien à envier à une patinoire. Certains véhicules s’embourbent, d’autres réussissent à se tirer d’affaire après des manœuvres inénarrables, et surtout grâce aux gros bras des éléments du Bataillon d’Intervention rapide (BIR). Au carrefour Deng Deng, le convoi consent un arrêt.
La pause est écourtée par le président du coneil d’administration de l’agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL) Jean Marie ALEOKOL, qui affiche de beaux restes, malgré sa sortie du gouvernement.
Le trajet sera moins cahoteux. A mesure que nous avançons, les populations riveraines sont visiblement émerveillées par le carrousel de véhicules. L’arrivée sur les rives de Lom Pangar s’annonce. Les voitures se vident de leurs occupants. Direction rives du fleuve. D’ici on peut admirer la danse des eaux brunes de Lom Pangar.




On parle du projet Lom Pangar
Le pouvoir a changé de main à la direction générale de Electricity Developement Corporation (EDC) depuis vendredi dernier. Dans sa déclaration à la presse, Théodore Nsangou, nouveau directeur général de EDC a déclaré que « le temps est à l’action et non au discours ». on devra désormais le prendre au mot, car il n’a plus de temps à perdre dans le chantier de la consolidation et du renforcement du potentiel énergétique du Cameroun. Premier challenge de Théodore Nsangou : la construction du barrage hydroélectrique du Lom Pangar. On en parle depuis plusieurs années, des études relatives au projet sont bouclées. D’après un précédent chronogramme, le lancement des travaux de ce barrage était envisagé pour le 29 mars 2009. La construction devrait durer 42 mois.
A ce jour, un premier pas a été fait en mai dernier avec le lancement des travaux de construction de la voie d’accès au site. C’est un pas important dans la mesure où le désenclavement du site est un préalable pour le démarrage de la construction du barrage proprement dite. D’ici à janvier 2010, le site devrait accessible et le démarrage des travaux de construction du barrage devrait suivre.
Lom Pangar est avant tout un barrage-réservoir. Ce projet d’aménagement hydroélectrique vise à apporter une réponse concrète à l’épineux problème de déficit chronique d’eau dans la Sanaga pendant la saison sèche. Pour cela, il est question de constituer une régulation du fleuveen vue de désaturer les capacités installées à Songloulou et Edéa. Une augmentation de 320m3/s du débit d’étiage et envisagée avec une puissance garantie supplémentaire de 168 MW. Le projet prévoit aussi la construction d’une usine de 51 MW au pied du barrage.
LOM PANGAR

Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Jean Bernard SINDEU, a procédé, vendredi dernier, au « coup de pioche » symbolique marquant le démarrage des travaux de désenclavement du site où va être construit le barrage de Lom PAngar dans la Région de l’Est Cameroun. Une route de 30 kilomètres doit en effet relier le barrage au village Deng Deng, qui a abrité la cérémonie officielle de vendredi dernier. Dans l’allocution prononcée à cette occasion, le ministre SINDEU a annoncé l’accélération des travaux du chantier dès la « saison sèche prochaine ». Pour lui, c’est le « début décisif » de la réalisation du projet Lom Pangar. Les travaux de construction de cette route vont permettre à l’entrepreneur chargé de construire le barrage de démarrer ses installations de chantier.
Le projet se trouve pratiquement à la lisière de la célèbre réserve de Deng Deng, avec ses grands singes.
Lom Pangar, dont le maître d’ouvrage est la société Electricity Development Corporation (EDC), est porteur de beaucoup d’espoir pour les populations de la région de l’Est et même du Cameroun tout entier. En effet, quelques perspectives heureuses sont attendues : 1500 emplois pendant les quatre années prévues pour la durée des travaux de construction du barrage, l’accroissement de l’offre d’énergie pour la région de l’Est, qui accuse un déficit, le désenclavement progressif de la région, le développement de l’éco-tourisme avec la réserve de Deng Deng.

Enjeux
Une fois fonctionnel, le barrage de Lom Pangar permettra la saturation de la centrale de Song Loulou et l’optimisation de la centrale d’Edéa. Concrètement, il permettra d’accroître la capacité de production d’électricité de ces deux centrales de l’ordre de 172MW. Elle est actuellement de 647 MW. Ceci permettra de répondre à la demande des consommateurs d’énergie. La capacité du barrage de Lom Pangar (6 milliards de m3) équivaut presque à la somme des trois barrages de retenue d’eau aménagés sur la Sanaga : le barrage réservoir de Bamendjin (1,8 milliards de m3) le barrage réservoir de Mbakaou (2,6 milliards m3) le barrage réservoir de Mapé (3,2 milliards m3). Il faut enfin noter que le barrage de Lom Pangar conditionne l’aménagement annoncé des sites hydroélectriques de Nachtigal ou de Song Mbengué, situé en avl, dans le département de la Sanaga Maritime.
LOUM
Y aller
Gare de bonaberi depuis douala.
Agence desservant nkongsamba et le grand ouest.
TARIF négociable entre 1000 et 1500 CFA.
STRUCTURE d’accueil : 4 hôtels modernes et plusieurs motels et auberge.
PRIX de la nuitée : entre 5000 et 10000 FCFA pour les hôtels .moitié en négociation dans les auberges.
REPERES
POPULATION : entre 80 000 et 120 000 habitants selon les sources.
PRINCIPAUX GROUPE ethnique : bamilékés- haoussas, ressortissants du nord –ouest et du sud-ouest, bétis , bassa , et les autochtones bafun ,bonkeng , mboo, abo .
DATE PRINCIPALE : 2002 année ou la délégation urbaine est découpée en deux communes d’arrondissement, loum et njombe penja.
SUPERFICIE : 4.092km.
Ils refusent absolument le non ABO , les autochtone de SOUZA. On les a affublé de ce non qui était le fait d’une insulte de leurs frères côtiers, d’un douala plus précisément qui les avait taxés de pourrir de paresse »d’où ABO. Leur non originel est BANKON, contraction de banaba koné, les enfants de koné , cet individu qui serait venu de d’ABYSSINIE .quand on ne se moque pas de BANKON, on salut leur hospitalité . Et les BANKON sont vraiment hospitaliers. Pour une petite ville de MOUNGO comme SOUZA, réunir plus d’une dizaine de nationalité à son sein vaut bien le non de cosmopolite. et les autorités clament haut et fort que tout le monde s’étend merveilleusement bien , même si certaines populations ont une autre version de l’affaire , particulièrement en ce qui concerne les voisins nigérians dans les plantations.ces voisins qui participent à leur manière au développement de la ville . il est quasiment impossible pour une voiture de rester en panne à SOUZA des magasins de pièce détachées ayant occupé un espace considérable sur la place publique
SOUZA n’est pas absolument le chef-lieu du district de BONALEA. Celui là se trouve carrément à 60km à l’intérieur des terres .ou plutôt en allant vers la cote. Alors pourquoi cette préférence pour SOUZA ? C’est un peu le NEW YORK de district .c’est le centre urbain. On y a installé la recette municipale. quoi de plus normal, avec de certaines camions qui y passe par jour.la mairie y a aussi élu domicile. Comme les étrangers qui sont qui sont en fait les plus nombreux dans le centre ville de SOUZA,gare et qui tiennent les principaux commerces les autochtones quant a eux sont a l’intérieur et ont un emploi du temps qu’ils voyage entre les plantations dans la journée et leurs domicile en soirée. Il y a encore de la place dans la ville pour ce qui veulent y rester. Tout d’abord d’un problème inhérent à chaque camerounais, des grandes villes ou pas l’électricité qui connait coupures a répétition. Sans le problème d’eau, la liste ne serait pas complète. Déjà la société nationale des eaux du Cameroun la SNEC ne fournit pas la localité. SCANWATER en raison du fort attrait qu’exerce la ville, et de la population.
A coté de tout cela il y a une faille dans le système éducation. Pas de lycée. Pour arriver jusqu’en terminale, il faut s’inscrire dans l’un des établissements secondaire et privée du coin, dont le collège saint herbert de la mission catholique de SOUZA.
Le maire de la commune de bonaléa , françois nkotti, multiplie l’ initiatives de développement .
Quand on vas à SOUZA , il vaut être aveugle pour ne pas voir les palmiers sur les deux côtés de la route , dénué de tout sens olfactif pour ne pas capter leurs senteurs sourd pour ne pas entendre comment les grappes de noix se détachent des arbre pour rencontrer le sol, ou pour retrouver d’autre grappe par terre .
Le palmier à huile. On l’a dans la peau à SOUZA, gare aux écorchures quand même. Déjà c’est le principal centre d’intérêt de la localité, avec la culture du manioc à coté. Si naturellement de par de choix des colonies des palmiers d’élites domicile dans les environs, les populations ne pouvaient que s’adonner a cette activité. Petit à petit, déjà, avec la gare routière en construction en face de la mairie. Et aussi le grand marché de la ville.
On a un sérieux problème de télécommunication. Le monde est entrain d’évoluer, mais j’jusqu’a présent, on n’a pas le réseau internet a SOUZA nous sommes très en retard. Du coté scolaire, notre arrondissement n’a pas encore de lycée. Il ya aucun établissement technique ou public, on a que deux CES. Nous souhaitons que notre CES de grand souza soit transformé en lycée, et qu’on nous donne un CETIC.

MA’AN

Me François Xavier Menye Ondo
Ma'an n’est pas un carrefour de la joie
Le visiteur qui barbaque à Ma'a, localité du département de la Valée du Ntem, a l’impression de se trouver dans une ville fantôme. Tien n’est a priori fait pour le retenir. Les invités de marque (Roger Milla, Jean Paul Akono, etc..) que Me François Xavier Menye Ondo a fait venir dans la bourgade pour clôturer, en fin août dernier, le tournoi de football qu’il organise ici depuis quatre années, ont pu s’en rendre copte. Par ces temps de début de saison des pluies, la principale route qui dessert l’arrondissement, dont le chef-lieu est situé à quelque 80 Km d’Ebolowa via Meyo Centre, sur l’axe Ambam, est un véritable bourbier. Pour y arriver en provenance de Yaoundé, il faut compter un jour de voyage en véhicule 4x4. Hors des sentiers battus, la plupart du temps. Un guide est recommandé, la persévérance aussi. C’est plutôt un saut dans l’aventure qu’une simple promenade.
Et c’est précisément ce qui désole Me Pierre François Menye Ondo. « Vous-même vous avez pu constater que la route, située à 55Km du l’axe bitumé Ebolowa-Ambam, est dans un très mauvais état », dit-il, l’âme en peine

L’auxiliaire de justice ne croit pas si bien dire, tant l’axe qui dessert l’arrondissement est jonché d’ouvrages d’art en piteux état. A Ma'an, tout est désuétude et décrépitude. Les bâtiments qui abritent les services publics inspirent désolation et démission. La ville a pourtant une grande histoire.
Avant son érection, en 1969, en chef-lieu d’arrondissement, Ma'an était déjà un grand carrefour. « Dans les années 50, vivaient déjà ici un acheteur de cacao grec, un menuisier batanga et une forte communauté bamoun, qui s’est finalement transportée chez les Ntoumou. Un poste de douane avait été mis en place dès 1943 », se souvient le patriarche Pierre Oko Mengue. A en croire l’administrateur civil retraité, « Ma'an a été créé par la volonté d’u chef, Oba Alo’oko Ndongo, du clan Esa Mbida, qui a débarqué sur les lieux en 1917 avec les siens ».
Oba Alo’oko Ndongo, selon le patriarche, dans le souci de rassembler les siens, le clan Esambia Mvog Kouna dispersé dans les forêts environnantes, bouscule les populations Esa Mba et Esakounan, trouvées sur place. Grâce au renfort des populations venues de Bilop et d’Evelmang, le chef de clan crée, à Alene, un carrefour de rassemblement des Ntoumou Esambida Mvog Kouna. D’où le nom Ma'an (carrefour, en langue béti) où se retrouvent les Fang et Ntoumou). L’arrondissement va vite trouver les voies de son développement.
Le coin dispose d’un poste de douane, mais aussi d’un poste agricole, d’un centre d’état civil mais aussi et surtout d’une école, érigée dès les années 40 par l’administration coloniale française. Ayant très tôt été pénétré par l’école et l’église presbytérienne, Ma'an ne tarde pas à livrer au Cameroun ses premiers grands commis. Simon Pierre Ondo Alo'o, Samuel Menye (ancien préfet et père de Me Menye Ondo Pierre François-Xavier), Marcel Obam Evina et pIerre Oko Menye sont de ceux-là, qui tâcheront de sortir Ma'an de l’ornière.
Malheureusement, aujourd’hui encore Ma'an est un bled perdu dans la forêt tropicale humide camerounaise. L’hôpital public est un centre sinistré de tout (personnel, équipements, infrastructures) qui n’accueille que de rares patients, quoi ne sont pas rendus au minuscule dispensaire de l’Eglise presbytérienne camerounaise, situé à un jet de pierre. La place du marché est le lot des débits de boisson mal tenus et de boutiques qui n’est sont que de nom. Elle reçoit à longueur de journée des populations qui trouvent ici, l’endroit idéal pour noyer les nombreux problèmes existentiels du quotidien de Ma'an. Au premier rang desquels l’eau et l’électricité. L’adduction d’eau potable, fruit de la coopération nippo-camerounaise d’une valeur de plus d’un milliard de francs, est inopérante du fait d’un manque d’entretien. L’électricité, quant à elle, est distillée quelques heures par soir par un groupe électrogène géré par la commune rurale. « Il ne fonctionne que quand le maire est dans la ville », expliquent quelques résidents.
Au regard dam de Me Menye Ondo, qui se bat pour que Ma'an devienne le grand centre de ses rêves. Et c’est vrai que la commune rurale de Ma'an n’est pas n’importe quoi. Ses caisses sont bien fournies. Par les ressources de la redevance forestière annuelle, d’un peu plus d’un demi-milliard de francs. A tel oint que l’on se demande, à Ma'an, où va l’argent tiré des trois unités forestières d’aménagement exploitées par la société Wijma. Une question à laquelle ne veut pas répondre Me Menye Ondo. Qui préfère pour l’instant se consacrer, via le Fondation Samuel du Menye, du nom de son père, à l’animation de la jeunesse pendant les vacances scolaires. D’ailleurs le notaire, qui vient régulièrement se ressourcer au village, possède l’unique établissement hôtelier de la ville.
N’empêche que le maire, Ndongo Ela, réélu dans une atmosphère teintée de contestation, se targue de quelques réalisations : auberge municipale louée à Wijma, une salle de fêtes qui existe difficilement. Ma'an méritait bien de porter le nom de carrefour du sous-développement.
La gestion des retombées forestières, on n’en sort pas. Selon le patriarche Pierre Oko Menye, qui préside le comité de gestion de l’Ufa (Unité forestière d’aménagement) 09021, « les populations rurales ne sont pas mûres pour apprécier leurs besoins. Il faut les aider à mettre des projets sur pieds ». il précise que Ma'an, deuxième commune forestière du Cameroun, a besoin, à travers la création d’un comité de développement, de resserrer les rangs de son élite, divisée justement sur l’utilisation des immenses retombées forestières.
Déjà, Me Menye montre l’exemple en érigeant, à Ma'an, des structures devant accueillir des visiteurs, dans un coin qui ne manque pourtant pas d’atouts touristiques. Ce d’autant plus que la ville est appelée, à moyen terme, à jouer pleinement son rôle de carrefour, de ville frontalière et de centre névralgique avec l’avènement annoncé du barrage de Memve'ele, situé à proximité. Mais là encore, le péril est à redouter : dans le cahier de charges de l’étude de réalisation de l’ouvrage hydroélectrique, la routez Meyo centre Mva'an-Nyabisan est présentée comme un axe secondaire, à élargir et à renforcer simplement. Une perspective qui n’enchante guère Me Menye Ondo qui rêvait plutôt d’une route bitumée. Et le notaire de rappeler que le 3ème plan quinquennal du Cameroun, élaboré en 1972, prévoyait déjà 80 millions de francs dans l’étude de faisabilité du barrage de Memve’ele.
Francky Bertrand Béné

Ma'an en raccourci
Situation géographique : ville du département de la vallée du Ntem de la province du Sud au Cameroun. Ma'an est le chef lieu de l’arrondissement du même nom.
Date de création ; 1969
Premier chef de district : Moïse Nfonpa, installé le 25 juillet 1970
Population : environ 15000 habitants, parmi lesquels les autochtones Ntoumou et Mvae, qui sont tous des Fang.
Activités économiques : agriculture et petit élevage
Principales ressources de la commune : retombées forestières
Maire : Ndongo Ela
Elites : Essono Edou, Samuel Menye Me Mve, Maurice Alo’o Ndong, Pierre François Ondo Menye, Victor Ntomo Ntong, André Fils Menye Ella, Esaïe Abessolo, Benjamin Ndongo Njemba, Patrice Ngiesa Essono, Juliette Alene, Théophile Ela Menye, Jean Robert Mengue Meka, Emmanuel Mvé, Ndong Ntoung, Victor Emmanuel Menye (« Vito »), Jean Pierre N'djemba, François Moneze, etc.
Sites touristiques : confluents de la Mvila et du Ntem ; les chutes de Memve'ele.

MAGA

MAKAK

Chiffres
35 000
Tel est le nombre d’habitant de l’arrondissement de Makak. De 1952 à ce jour, cette unité administrative a vu passer 23 sous-préfets. Le 24ème est en poste depuis 2003. la création du district de Mbondjock qui lui est rattaché date de 1992. Makak, c’est aussi 45 villages et trois groupements, (Ndog Béa sud, Liyegue est, et Longgé, au-delà du Nyong).
Le saviez-vous, en 1925, Makak dvient chef lieu de subdivision de l’administration coloniale. Il faut attendre 1952 pour que cette région accède au statut de poste administratif, puis a celui d’arrondissement, en 1958. Depuis cette période, Makak longtemps à la traîne, cherche sa voie. Entre les soubresauts politiques, les pesanteurs, et ce relief accidenté, qui l’entoure et l’empêche de remplir pleinement son rôle de grenier de la province du centre et de certains pays voisins. Cette voie vers le développement et la modernité est trouvée.
D’abor, à travers l’engagement du gouvernement, déterminé à désenclaver l’ensemble de cette unité administratrice ayant l’avantage de la fertilité su sol. Ce programme qui se concrétisera progressivement comporte un volet d’importance : les projets de raccordement de Mkak à l’axe lourd Yaoundé-Doula par une bretelle bitumée, et de construction d’un pont sur le Nyong à Matomb. La prise de conscience des populations accompagne ces efforts des pouvoirs publics. Grâce en effet aux campagnes de sensibilisation menées par les autorités administratives et municipale, les chefferies traditionnelles et leurs administrés sont désormais convaincus de la nécessité d’abandonner des pratiques qui les maintiennent sous l’emprise de la pauvreté. La tribune des régions à séjourné dans cette localité dont la contribution à la formation des élites a commencé en 1944, au collège Evangélique de Libanba.
Samedi jour de marché, d’entendre alors le côté physique, d’abord. La rupture avec la configuration de l’ancien poste administratif lassé par Rochelle, le premier administrateur colonila nommé en 1952 paraît nette. Considérez par exemple le cas des infrastructures de communication : attentifs à l’enclavement de cette localité aux sols très fertiles, ls pouvoirs publics s’emploient à mettre en œuvre un programme d’envergure, dans le domaine des routes. Le rail est certes en service, «  mais le train ne circule pas à Longué », proteste un planteur. En effet, Makak et ses grenier de province du Centre et de certains pays voisins. Mais en saisons de spluies, les zones de production restent coupées des centres de consommation, à cause de ce vent de la modernité souffle, sans nul doute, à partir du centre urbain. Quelques images à relever : sur une escarpement verdoyant, les nouveaux bureaux de sous-prefecture n’attendent que les travaux de finition. Ce complexe viendra remplacer l’actuelle bâtisse aux murs décrépis et aux fenêtres sans âge ; à quelques pas de là, la commune entreprend la rénovation de l’hôtel de ville. Plus loin, en face des entrepôts de la gare ferroviaire, le ministère de l’éducation de base est en train d’achever la construction d’un immeuble devant abriter l’école maternelle publique de la place.
Le seul aspect où le changement est encore timide, c’est celui relatif aux mentalités. En pose depuis 2003, le sous-prefet Joseph Djounda le dit mieux : «  avec le regard d’administrateur, je vois que le retard de Makak est davantage lié aux mœurs d’une bonne partie de cette tribu, marquée par une culture magico-religieuse. Or, ces croyances induisent le sous-développement », soutient-il. Depuis son arrivée, le représentant de l’Etat tente d’interser la tendance, en menant des campagnes de conscienisation au niveau des chefferies. L’objectif étant d’amener ss administrés à atténuer leurs pratiques mystiques, et à se départir de l’esprit de xénophobie. Encouragées par l’exécutif municipal, des Eglises locales assument leur part de responsabilité dans ce changement des mentalités. A travers de prêches bien orientées et des débts scientifiques, à l’exemple de la conférnce organisée l’année dernière sur «  l’Eglise presbyterienne camerounais et le développement de Makak.
Cette mobilisation donne déjà des conséquences heureuses : les totems disparaissent, tandis que le combat contre les exhumations et le trafic d’ossements humains connaît de bons résultats, ainsi que l’atteste le jugement régulier des notable complices, au pied d’un arbe mystique. Mais pendant que le régne de la léthargie est ainsi mis en péril, de nombreux jeunes se compromettent encore dans l’oisiveté et la consommation des stupéfiuants. Début octobre, un enquête des forces l’ordre révelait la présence de «  drogués dangerux » parmi les conducteurs de moto-taxis. C’est aussi à ces fumeurs de chambre indien que s’adressent les messages de l’accordéoniste.
Commune de Makak a essayé d’engager des populations. C’est ainsi qu’une société communautaire de transport a vu le jour cette entité devait permettre aux paysans les centres urbains. Au début de ses activités disposait d quatre camions achetés par la commune. Mais après deux ans de fonctionnement, l’entreprise est tombée. D’abord à cause de la mauvaise gestion de ceux qui en avaient la charge ; ensuite par ces camions ne pouvaient plus servir, vu leur vétusté. Le plus grand problème rencontré dans cette société de transport résidait dans la mentalité des gens. Ils n’étaient pas préparés à assumer les charges d’une telle structure née grâce à l’effort e la communauté. Pour eux, il s’agissait d’un don. Eduquées dans un contexte sociologique et culturel très compliqué pour l’économie de marché. Les gens sont réfractaires et se cantonnement sur certain articles rétrogrades la bible des Bassa Mpoo-Bati.
Je dis parce que kribi se développe grâce à ses plages. Makak peut aussi Mais le rendement attendu sur l’amélioration de la vie des citoyens n’est pas bon. La commune elle-même ne reçoit rien.
Dans ce dommaine, je milite pour l’instauration d’une fiscalité adaptée aux zones rurales. Les promoteurs de cacayères,de bananeries et de palmeraies estiment qu’ils sont exemptés d’impôts. On devrait pourtant arriver à captr ces impôts, pour faire vive les communes. Des efforts sont à faire du côté dugouvernement, pour adapter cete fiscalité, surtout par rapport aux contribuables du secteur agricole, qui gagnent quand même un peu d’argent.
C’est un ingénieur expérimenté qui gère la réserv forestière de Makak, don,t la superficie couvre 2000 hectares. A environ quatre kilomètre du centre de la ville. Dans son bureau jouxtant sa résidence officielle, Théodore Priso Ndoumbe est capable de vous présenter, sans cartes ni documents de base, un exposé structuré sur l’histoire de cette réserve, classées depuis 1936. rien ne lui échappe : «  plusieurs organismes sont passées à la tutelle, depuis le Fonds forestier », commence t-il. L’espace interdit à la chasse renferme ls meilleurs essences de la forêt tropicale. Certains de ces arbres ont déjà atteint un diamètre exploitable, qui va de 80 à 120 centimètrs. «  selon la réglementaion, l’Etat peut, à ce moment, permettre leur enlèvement, moiyenant certaines taxes », explique le responsable du projet. La politique de pérénisation de ce site trduit actuellement par des travux courant la reprise des plantations ayant échoué. Ces tavaux sont supervisés par Théodore PRISO Ndoumbe ? sous la coordination su soius-prefét de Makak. En pénétrant la zone, le touriste découvre des espèces rares d’animaux, d’oiseaux et de reptiles. Le voyage peut se poursuivre. Vers la réserve du Nyong, abandonnée depuis l’époque coloniale elle couvre une superficie de 18000 hectares.
Après cette randonnée dans les fournées, un arrêt s’impose au niveau des chutes de Mpoumé, au bord du Nyong. Du côté de Malombo, par Minka, vous aurez le privilège de voir à œuvre des groupes de pécheurs et de piroguiers, qui communiquent par des chants de ralliement.
Après cette randonnée dans les fourrés, «  maman Odette » vous attend. Son restaurant et ceux qui l’entoure proposent, à l’entour de l’obélisque de Makak, des mets traditionnels aux épices du terroir. Seul problème, lorsqu’il faut baisser les paupières : la ville dispos de quatre auberges qui ne sont pas des exemples d’hospitalité et de propreté.
Avant que des collèges ne soient créés dans cette province, Mkak assurait déjà la formation de la plupart des élites « le maire andré Mbeng fait ainsi allusion à la position privilégiée de sa ville, qui abrite deux institution pionnières dans l’éducation intellectuelle et spirituelle des jeunes : le collège Sacré Cœur de Makak, (csaco), qui fête ses 60 ans en décembre prochain ; et le collège évangélique de Libanba (CEL) qui rayonne à huit kilomètre du centre urbain. Début septembre, le premier, créé en 1946, a eu une bonne rentrée : sur les 700 élèves enregistrés, plus de 40% viennent des établissements publics », indique t-on à ladirection de cette institution de renon appartenant au diocèse d’Eséka. Les résultats de la dernière session d’examens officiels peuvent expliquer cette ruée vers ce temple de la formation intégrale créée en 1946 : 68% de réussite au baccalauréat 65% au probatoire et 75% au BEPC !
Le secret de ces performances réside dans l’organisation des études, les méthodes d’encadrement et de suivi. «  Nous évolutions sous une devise, qui tient à la discipline, au travail et aux prières, «  souligne Nyemeg Holl Paul Alain, un des responsable pédagogiques du Cosaco *, qui compte certains de ses anciens élèves au gouvernement et aux commandes de plusieurs entreprises prestigieuses. La formation spirituelle fait partie des paliers de la formation. Elle s’applique à tous les élèves, sans distinction de religion. «  C’est pour cette raison que vous verrez nos élèves de religion musulman accepte de devenir des servants de messe », confie Paul Alain.
L’arrondissement de Makak mérite aussi sa place de pionnier dans le domaine éducatif grâce au rayonnement du collège évangélique de Libamba. Cet établissement né l’ancien institut des missions évangéliques du Cameroun et de l’Afrique équatoriale, existe depuis 1944. Ici également, tout est mis en œuvre pour redonner à l’institution son prestige d’antan. Comme le Cosaco, le CEL a formé de nombreux jeunes. Bon nombre d’entre eux occupent des places importantes au sein de l’appareil de l’Etat et dans plusieurs autres secteurs du marché de l’emploi. Chez les artistes, le défunt Françis Bébey n’avait jamais oublié son passage à Libamba…
Emmanuel Blaise Mintamack, chef traditionnel de Makak centre
Notre cité n’est pas fermée. Il est vrazi que depuis bientôt une trentaine d’années, l’ancien chef supérieur Njack Bot qui est mort tenait aux valeurs et au développement des fils de Makak. Il n’acceptait pas les autres soient supplantés par les autres tribus. Donc, il n’y a pas eu beaucoup d’trangers qui sont venus investir à Makak.
Les ambitions de Mon
Grand village de l’arrondissement d Makak, Mon se distingue par le dynamisme de ses popultions, et la hauteur de ses élites, au premier rang desquelles se tient le ministre d’Etat Augustin Frédérick Kodock. Cette agglomération est aussi mise en évidence grâce à ses vastes palmeraies. Selon une information disponible, les populations souhaitent l’érection de cette contrée n district.

MAMFE
Ressources humaines

Manyu II CPDM Section
Signed in Eyumodjock, the 30th of March, 2008
Abey Napoleon Ntui, CPDM section president
Prof Peter Agbor Tabi, Leader of the Central Committee Delegation Manyu III
Bessong née EAR, WCPDM
Moses Obenefunde, Parliamentarian Eyumodjock Council
James Agbor Mbi, Mayor Eyumodjock Council
Julus Nkom Nkpot, YCPDM

MAROUA
Maroua
Maroua est une ville cosmopolite de plus de 130000 habitants, peuplée en majorité de Foulbé, Bororo et arabe Choa. Les Foulbé ont la réputation d’être d’excellents commerçants et fabricants d’objets d’art (ils sont spécialisés dans la tannerie), tandis que les Arabes Choa sont de grands éleveurs de bœufs. A Maroua, vous rencontrerez de nombreux musulmans, amis aussi des chrétiens et des animistes. Maroua est une ville assez agréable. Ses rues poussiéreuses sont bordées d’un nombre incalculable de vendeurs de fruits et de viandes. Les murs beiges ou ocre des maisons offrent parfois des cons d’ombre salvateurs. Dans cette partie du Cameroun, l’habitat local est moins précaire « que dans le sud ou dans les régions tropicales. La pauvreté y est moins apparente, même si la misère reste très présente. L’arrivée d’un Blanc potentiellement riche continue en tout cas de créer l’événement. Particulièrement dans le très beau marché de Maroua.
Ce marché, varié et coloré, reste un des principaux points d’intérêt de cette ville. Le meilleur jour pour le visiter est le lundi, mais l’animation y est permanente. On y rencontre toutes sortes d’artistes, regroupés par corporation ou par spécialité : des teinturiers, des marchands d’étoffes, des quincaillers et un nombre incalculable de vendeurs de transistors. Les guérisseurs en tout genre expliquent les bienfaits de leur médecine traditionnelle et les différents pouvoirs de leurs gris-gris. Le quartier des tanneurs, situé sur l’autre rive du Kallao, cette rivière qui coupe Maroua en 2 et qui est complètement asséchée une grande partie de l’année, vaut également le détour. Pour y accéder, si vous du centre commercial, il suffit d’aller tout droit. En venant du stade, prenez à droite. Et voilà, de jeunes gens travaillent des peaux d’animaux qui serviront à fabriquer des sacs, des chaussures, des ceintures etc.
Non loin de l’abattoir, le village des forgerons. Situé au pied de la montagne Koussel Bei, on y taille des couteaux, des lances, des sceaux, et même des fusils.
Maroua, par la qualité de ses installations et le charme qu’elles dégagent, est une très bonne base pour organiser un périple dans la partie septentrionale du Cameroun. Y revenir le soir, éreinté, après une longue journée, et déguster un thé ou une bière en terrasse, est un vrai plaisir.

Quelques distances kilométriques
Maroua/Garoua : 212 km
Maroua/Ngaoundéré : 510 km
Maroua/Nd’jamena : 270 km
Maroua/Waza : 120km
Maroua/Mora : 60km
Maroua/Mokolo: 80km
Maroua/Rhumzu: 140km

Transports
Comment y aller
En Avion.
Maroua possède son propre aéroport régional (Maroua-Salak) situé à 23km de la ville. On peut donc rejoindre la ville en avion, depuis Yaoundé ou Douala. Un vol par jour est censé relier le nord du pays (cette solution est certes la plus rapide du moins sur le papier, mais aussi la plus onéreuse et la plus aléatoire). Même remarque que pour Ngaoundéré et Garoua concernant l’avion, la CAMAIR est on ne peut moins fiable.

CAMAIR
Tel. 229 10 50 / 10 21
L’aéroport de Maroua est en fait situé dans le bourg de Salak (d’où son nom).
En bus.
Des bus relient régulièrement Maroua et Garoua. Comptez environ 3 heures et 2 000 francs pour le trajet. Sur place, les taxis ne sont pas nombreux, aussi est-ce préférable de passer par les agences de voyages pour les excursions dans la région (les hôtels proposent quelques circuits également). Pour les petits trajets en revanche, les mototaxis sont partout. Un dépôt coûte ici entre 100 f et 200 f.
En voiture.
La route vers Maroua, en venant de Garoua, est entièrement bitumée et en très bon état. De plus, la circulation sur cet axe, qui se prolonge jusqu’au Tchad, est en général limitée, ce qui rend le voyage encore plus agréable. Gare néanmoins aux camions qui sillonnent les routes. Evitez de circuler la nuit, cela vous épargnera de nombreux risques d’accident, la route n’étant pas éclairée. Par par ailleurs, même qi la route est sécurisée, il se raconte encore dans les taxi-brousse que des pirates sévissent dès le soleil couché sur ces chemins au confluent de 4 pays. Enfin, prévoir de la monnaie pour les péages. Dans l’autre sens, au départ de Nd’jamena, il faut prévoir de rouler le jour, car le pont qui relie Kousseri à la capitale tchadienne se ferme à 18 heures.
Arriver à Maroua par la route permet d’admirer à loisir, pour peu que le temps s’y prête, les magnifiques paysages du nord-Cameroun. C’est comme si l’on était dans un autre pays, tant le contraste avec les forêts du sud et du littoral est fort. On découvre, au fil des kilomètres, les amoncellements de cailloux qui rythment ces vues de l’Afrique sauvage. La savane s’étend tout autour. Un spectacle saisissant pour ceux qui n’ont encore jamais pénétré le cœur de ce continent. On s’attend souvent à voir déambuler a coin d’un virage un troupeau d’éléphants ou de girafes.


C’est une communauté urbaine
Le Délégué du Gouvernement est Communauté Urbaine de Maroua : M. BAKARI Robert
Fraîchement dotée d’une université d’Etat, matérialisée a ce jour par l’Ecole normale Supérieure, la ville de Maroua, pompeusement appelée la belle, ne jure plus que par la grandeur. Le chef-lieu du Diamaré et de la région de l’Extrême-Nord veut à tout prix devenir la troisième ville du pays, après Douala et Yaoundé. au regard de son poids démographique, de ses activés commerciales, Maroua pense que son heure a enfin sonné. Nonobstant, son éloignement de l a capitale politique et les éclats de voies de ses élus locaux, les pouvoirs publics semblent avoir accordé leur onction à Maroua. Tous les feux sont donc au vert. A Maroua, la conquérante, de saisir sa change.
Y ALLER
DE YAOUNDE : Par train jusqu’à Ngaoundéré
De Ngooundéré : agences de voyages, cars de ramassage
Etat de route : bitumée
Longueur du trajet à partir de Ngaoundéré : près de 500 km Coût du transport
Par train :10 000 Francs (2e classe), 17 000 Francs (1 ère classe), 25 000 F (Wagons à quatre lits) et 28 000 francs (Wagons à deux lits).
Par bus ou cars à partir de Ngaoundéré : 6 000 francs
Par vol : une compagnie aériénre privée dessert la ville avec quatre vols par semaine : dimanche, lundi, mercredi et vendredi.
Coût Yaoundé-Maroua-Yaoundé : 192 000 francs (classe éco)
Daouala-Maroua-Yaoundé : 197 000 francs (classe éco)
Structures d’Hébergement : une vingtaine d’hôtels et plusieurs
REPERES
1939-1950 : cette unité administrative faisait partie de la région du Nord
1950-1959 : le Diamaré
11 novembre 1981 : Création du Diamaré par décret n°81/521
1996—2008 : érection de Maroua en commune urbaine à régime spécial
Population : 700 000 habitants environ
Composantes : les Guiziga, le Mofou (Autochtones), les Peuhl, les Mafa, les Toupouri, les Mandara, les Kanuri, les Mada, les Zouglo, les Méri, plusieurs ressortissants du Sud-Cameroun.
QUELS BILAN FAITES-VOUS DE VOTRE GESTION DE LA COMMUNE DE MAROUA Ier ?
La commune d’arrondissement de Maroua Ier est le fruit du morcellement de la ville de Maroua en trois unités administratives. Elle a pris corps en 2007 au terme des quelles j’ai eu privilège d’être porté à la tête de cette jeune commune. Dès les premiers mois à la tête de cette municipalité, on peut se satisfaire d’avoir pris la mesure des problèmes des populations au moyen des études, des diagnostics qui ont été faits. Nous sommes dans une phase qui doit nous conduire à la mise
MAROUA POSSEDE DES ATOUTS POUR ETRE LA TROISIEME VILLE DU PAYS
Bakari Robert, Délégué du gouvernement, dévoile les principaux axes de sa vision pour faire de Maroua une très grande ville
Il s’agit de faire vde Maroua, qui se dispute la troisième place avec Douala et Yaoundé qui ont logiquement les deux premiers villes du pays.
La ville va s’agrandir avec la création de l’Université de Maroua, parce que ce genre d’institution ne se donnent pas aux bourgades.
Sa Majesté, ADOULAYE YERIMA, MAIRE DE MAROUA IIe : « le développement est une affaire de tous »
Maroua, la cité calfeutre dans les feuillages, présente plusieurs facettes. Il y a d’abord cette image que tout le pays retient d’elle, Maroua la belle, chef-lieu de Diamaré et de la région de l’Extrême-nord. C’est à l’entrée de cette cité mythique qu’on éprouve les premières sensations , précisément sur le pont Makabaye, fleuron de la coopération franco-camerounaise. A un jet de pierres de cet ouvrage d’art, le monument de la bataille D’Ibba Sangué, symbolisé par un vaillant chevaillier,résume l’histoire de Maroua,ville forgée à travers des enquêtes. Chemins faisant, on decouvre le charme,le vrai visage de la ville.AZiling,au lieu dit carrefour para, la marché quotidien des vivres encombre la chaussée, en permanence,.On circule péniblement entre vendeurs et badauds. Grands camions garés sur la Nationale,sous le regard des policiers. On est de plain-pied à Maroua 1. A Djarengol, la rue ombragée est bitumée,mais essaimée de cassis et de nids de poule. Le visiteur finit toujours par atterrir à Domayo, le célèbre quartier jaloux de son avenue baptisée boulevard du Renouveau. Quartier qui tient lieu de « Carrefour de la joie » où les noctambules convergent la nuit tombée. Avec pour préférence,le coin appelé « Avion me laisse » où l’on déguste les carpes braisés en sirotant une bière. Non loin du stade municipal à Hardé, des maisons poussent en bordure du Mayo Dada Mama, malgré les injonctions des autorités.
Maroua IIème commence après les mots verts et rouges, joyaux fièrement dressés sur le mayo Kaliao (redoutables cours d’eau en saison des pluies, curieusement sec d’octobre à juin). Là, c’est la cité des arts. En enjambant le pont rouge œuvres des Français, on arrive aux services du gouvernement. Après le pont vert, legs des Allemands, c’est la cathédrale Notre Dame de l’Assomption. Le point du pont de Maroua. Il reste le centre artisanal, situé à l’entrée du marché grouillant de Maroua qui connaît une affluence particulière des lundis. A l’intérieur comme à l’extérieur du site, des artisans exposent divers objets d’art : nappe de tables, babouches, sacs à main, colliers… le musée d’art, logé dans le même édifice que le centre artisanal, conserve le patrimoine culturel qui retrace le passé de ces peuples mosaïques. L’avenue Kakataré, entièrement ombragées, fait aussi la fierté de Maroua II qui abrite le mythique lamidat de Maroua, lieu sacré d’histoire. La résidence du gouverneur bâtie sur la hauteur de la colline qui surplombe le Kalioa, le palais présidentiel, l’hôpital régional… le hic est qu’à Doualaré, on connstruit encore sur les flancs des collines au mépris des nomes.

LA CITE UNIVERSITAIRE
C’e n’est pas parce que Maroua III ne possède aucune route bitumée qu’elle n’a aucun attrait, au contraire. Cette partie de al cité est bien tracée « en forme de damier, comme une feuille de cahier », précise le délégué du gouvernement, Bakari Robert qui annonce que le plan de campagne de la ville sera engagé. Et comme le résume un homme politique du Diamaré, Maroua III a gagné le jacpat en s’adjugeant le site de la septième université d’Etat dans la zone de Kongola-Djougouf-Kodek. Depuis le 09 Août 2008, Maroua est désormais une cité universitaire. Et c’est de ce côté qu’on retrouve comme par hasard les « el hadji » et riches hommes d’affaires qui affectionnent des palais et résidences ici est l’anarchie observée dans le quartier Lougaiwo. A Maroua I, II et III on retrouve des mosquées en bordure des routes et moins de chapelles et églises visibles. Au fil du temps, Maroua affiche sa beauté, sa grandeur et ne cache pas ses ambitions. Elle assume fièrement son passé de ville conquérante.
Les documents historiques attestent que Maroua fut une véritable plaque tournante qui a servie de lieu de passage à plusieurs peuples qui s’étaient livrés des guerres pour le contrôle de la ville. Les sources livresques notent que le surpeuplement de Maroua est fort complexe. Plusieurs groupes ont vécus sur le site de al ville. Le premier est venu du Tchad et faisait partie de la civilisation des Sao et BAGUIMI. Ces peuples ont été chassés par invasions des Peuhles et certains se sont réfugiés dans les montagnes. La deuxième étape du peuplement de la ville est le fait des Guiziga dont une des fractions, les Bi-marva, occupaient l’emplacement actuel de la ville. Le nom de Maroua serait issu de l’appellation du chef Bi-Marva qui signifiait le chef de al forge. Les éleveurs peuhls qui vivaient en bonne intelligence avec les autochtones ont fini par se brouiller et se livrer la guerre. Au 19 e siècle, les affranchis peuhls venus du Bounou, conquirent le pouvoir à Maroua. Ils scellèrent des mariages avec les Guiziga et Mofou, une fois installés et organisèrent la ville politiquement, avec un pouvoir central et des activités commerciales. C’est au 20e siècle que la colonisation allemande, puis française, puis française, mit un terme à la domination peuhl dans la ville de Maroua, composé aujourd’hui de 98 quartiers. C’est cette cité dont l’histoire est jalonnée de guerres et conquêtes qui veut s’adjuger le titre de la troisième ville du pays, après Douala et Yaoundé ». » Nous avons les atouts pour être », cautionne le délégué du gouverneur Bakari Robert. Maintenant, il faut traduire cela dans les faits, pour devenir Maroua, la plus belle.
Maroua doit son salut et son épanouissement aux ponts. Dans le vert et le rouge. Le pont vert qui relie il y’en a deux : le quartier Founangué au grand Domayo est le plus ancien. Les archives attestent qu’il est l’œuvre des colons allemands qui ont jadis vécu dans la région Les spécialistes le présentent comme un ouvrage de génie, bien réalisé, selon les règles de l’art. depuis sa construction, le pont n’a jamais fait défaut aux populations. On se souvient que l’année dernière, au début de 2008 précisément, on a constaté un cassis sur ce point. Les autorités administratives et municipales avaient promptement réagi en interdisant le pont aux usagers, durant le temps de la réfection. Malheureusement, il se développe autour et sous le pont vert une activité dangereuse. Des brigands de grand chemin et petits larcins ont jetés leur dévolu sur ce point pour commettre des forfaits abominables. Et puis, il y a le pont rouge, qui a reçu tout comme le pont vert, un coup de réfection à l’occasion du Fenac de décembre 2008. Ce sont, construit à la veille de l’indépendance par es français, es t également très précieux aux habitants de Maroua. Les ponts vert et rouge permettent la difficulté de la circulation au sein de al ville. Quart au pont de Mkabaye, joyau architectural et fleuron de la coopération franco-camerounaise, point n’est besoin de revenir sur son rôle social, politique et économique dans la sous-région. Il faut signaler que le pont de Palar, hors d’usage pour les véhicules de grand gabarit, est fortement dégradé. Il joue également un rôle important dans la circulation des personnes et des biens aussi bien au niveau régional que national et sous-régional, notamment avec le Tchad et le (Nigeria). Ces ouvrages d’art constituent le trait de liaison entre Maroua et le reste du pays. C’est le poumon de l’économie locale.
C’est pratiquement devenu un lieu de culte. Les visiteurs et touristes qui débarquent pour la première ou la énième fois à Maroua ne peuvent pas rentrer de cette ville sans effectuer un tour à « Avion me laisse ». Cet endroit, une ruelle très étroite transformée en vaste comptoir de poissons braisés, est devenu incontournable, même pour certains habitants de cette cité, bons viveurs, par moments. Et pour cause ! C’est le seul et unique quartier de la ville où l’on peut trouver une bière glacée, pour les adeptes de Brachus. Eh bien ! Cela ne suspendrait que les naïfs qui continuent à penser qu’à Maroua on ne boit pas de boissons alcoolisées. La bière coule à flot à Domayo, de jour comme de nuit ! Tout comme dans bon nombre de quartiers de Maroua, à l’exception de Douggoy. Les Camerounais sont de bons viveurs, à Maroua comme à Yaoundé !

Revenons à notre « Avion me laisse », qui ne laisse curieusement personne sans l’odeur du poison. Plus que son côté gastronomique qui nourrit bien la panse, c’est l’appellation qui intrique la pensée. D’où vient en réalité ce petit nom attribué à ce quartier qui n’abrite pas d’aéroport ? Plusieurs récits contradictoires les uns que les autres sont rapportés é ce sujet. Mais, le plus plausible reste l’histoire attribuée à un expatrié, venu en tourisme dans la région de l’Extrême- Nord. Ce touriste searit alors tombé éperdument tombé amoureux d’une jolie fille peuhl qui lui aurait fait perdre le nord. Au point qu’il oublia le jour de son retour dans son pays natal et l’heure du départ de l’avion à partir de l’aéroport de Maroua-Salak, situé à une vingtaine de kilomètres de al ville. Et nos tourtereaux qui aimaient bien manger du poisson braisé fréquentaient assidûment le petit couin tous les soirs, sans le moindre souci. Et c’es seulement dans la soirée , lorsque l’avion décollaitque le « beau » touriste se rendit compte qu’il devait voyager à bord du même avion. Alors il s’écria publiquement : « L’avion me laisse du même avion!» le bouche à oreille a colporté l’anecdote. Et la suite, on la connaît.
Voilà un vieux qui a bon œil, bon pied. Toujours vêtu de gangoura de couleur blanche et coiffé d’une chéchia rouge bien ajustée sur son crâne dénudé, Issa Ballarabé ne passe jamais inaperçu dans les rues de Maroua. C’est un visage familier des habitants de cette ville. Il n’est pas aux petits enfants qui ne le connaissent pas et le reconnaissent à bord de sa veille et petite Nissan de couleur bleue foncée qu’il affectionne particulièrement. Le plus souvent, assis à côté du chauffeur, en train de mâcher une kola ou de taquiner un proche, un ami. Si vous le loupez dans la rue, ce n’est pas grave. L’homme est toujours affalé sur une natte à longueur de journée à l’ombre d’un de ces arbres sacrés alignés devant sa résidence de l’Avenue des banques. C’est là qu’il reçoit à ciel ouvert tous ses visiteurs de manque, simples connaissances ou collaborateurs. Sans le moindre protocole, ni de demande d’audience. A défaut d’avoir de al visite, il cause avec des moto-taximens (réunis en syndicat avec 8250 motos-taximens) qui ont leur siège dans un édifice qui jouxte sa résidence. L’homme est toujours en mouvement !
Il n’est pas facile de parler en quelques lignes de Issa Ballarabé dont l’histoire, du moins celle qu’il relate lui-même, se confond avec celle de Maroua. Il rapporte que c’est en 1952 alors qu’il n’avait que 23 ans que le lamido feu Yaya Daïrou, qui a prêté aujourd’hui son nom au stade municipal de al ville, l’a désigné lawan (chef ou représentant) des jeunes. Titre honorifique qu’il porte encore ce jour.  « Tout est parti de cette époque-là », se souvient-il comme si c’était hier. « J’étais alors motor-boy. Et j’ai abandonné mon métier pour me consacrer à ma nouvelle fonction », renchéri-t-il. Ce fut un tremplin pour ce jeune homme qui révéla par la suite un redoutable magnant en affaires. « Compagni ». Au point qu’il fut surnommé par ses proches et partenaires, pour traduire un peu sa réussite facile et fulgurante en affaires. Petit nom qui colle à la peau à ce jour. Désormais, « campai » fait partie de ces riches hommes d’affaires dont Maroua a le secret de fabriquer depuis des lustres.
L’histoire de se self-made-man est encore éblouissante quand on aborde le volet politique de manière continue depuis 1964 », précise-t-il. Son fait d’armes qu’il ne cesse de rappeler et qui lui vaut le respect de toute la classe politique du Diamaré, voire du septentrion, toutes chapelles politiques confondues reste les années de braise pendant, les quelles il fut le « seul et unique militant du RDPC à se promener dans les rues de Maroua en tenue du partie », se vant-il.
On prête une fortune colossale à Issa Ballarabé qui fait dans l’immobilier ‘une bonne partie des services publics sont logés dans ses édifices éparpillés à Maroua) et le transport. Il est le président national de la du SYTRACAUCAM et le vice-président national de al SNTRC (syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun). Malgré sa fortune, l’homme mène une vie sobre et austère. Il ne fume pas, ne boit que l’eau plate, mange beaucoup de fruits et les repas sahéliens. Il compte vingt-cinq enfants et refuse de donner le nombre de ses épouses. « J’ai droit à quatre femmes, selon l’Islam », conduit-il. Une véritable sucess story qui fait de cet octogénaire en puissance une légende.
Garoua-Maroua : ça roule
Il y a quelques semaines, il fallait cinq heures de temps pour partir de Garoua à Maroua (200km) par la route. Aujourd’hui, trois heures suffisent pour parcourir la même distance. Grâce notamment au bouclage des travaux de réhabilitation du tronçon Garoua-Figuil, cofinancés par l’Union Européenne à travers le Fonds Européen de Développement (FED) et les fonds PPTE à hauteur de près de 28 milliards de FCFA.
L e « zoua-zoua » est en pas-se de devenir le liquide le plus en vue à Maroua. En se livrant à un petit calcul on compte quarante trois point de vente de ce 'liquide inflammable sur la seule avenue de Kakataré. On dirait que sur cette avenue, c'est devant chaque maison qu'on vend du carburant frelaté. Les connaisseurs disent d'ailleurs que ce quartier a la réputation de pratiquer le prix le plus abordable dans la ville, en tout temps. « A toute heure, même tard dans la nuit il y a toujours du carburant dans le secteur», indique un boutiquier du coin. L’Avenue Kakataré illustre l'ampleur de la vente du carburant frelaté dans cette ville coquette. Les revendeurs qui étaient combattus au courant de l'année 2007 sont en train de prendre leur « revanche » sur les autorités municipales, administratives et policières. Ils ont repris du poil de la bête et reviennent force pour s'installer un peu partout. Lors d'une réunion tenue le 22 janvier dernier sur la question, le préfet du Diamaré, Naseri Paul Bea, s'est indigné de la présence des revendeurs de « zoua zoua » devant la préfecture. Dans la ville, aucune place ne leur semble interdite et rien n'arrête leur ardeur. A l'entrée de l'hôpital régional, on ne compte plus le nombre de vendeurs installés de manière ostentatoire. « Il y a même des vendeurs sur l'esplanade de la mairie de Maroua II et I révèle une autorité administrative. Sur l'avenue du Renouveau, c'est pratiquement chaque famille installée en bordure de la rue principale qui vend du carburant frelaté.

Un mal nécessaire?
La vente et la manipulation du carburant frelaté en provenance de Banki, localité de l'Etat de Borno au Nigeria, sont devenues banales à Maroua. Des sources douanières indiquent que des dizaines des milliers de litres sont convoyés à longueur de journée dans le chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord.
Du fait de la porosité de la frontière entre le Cameroun et le :i-, Nigeria, trois départements (le u,1 Mayo-Tsanaga, le Mayo-Sava a- i et Logone-et-Chari) sont ouverts sur l'Etat de Borno. Pour avoir une idée de la quantité de ce produit écoulé chaque jour sur les marchés de l'Extrême-Nord, il faut faire la sentinelle sur l'axe Maroua-Mora-Banki.
Ils sont des milliers de jeunes, qui à bord des motos, ou de vélos se lancent dans cette activité, pour en faire leur gagne-pain. Et par la même occasion, font vivre des centaines de familles.
Au regard de l’importance de ce trafic, les autorités se sont résolues à réglementer ce secteur, au lieu de le combattre. Une guerre qui serait d’ailleurs vouée à l’échec, quand on sait que la ville de Maroua ne compte que trois stations d’essence. Et le chef-lieu de l’extrême-nord qui s’agrandit chaque jour une consommation croissante en carburant. De plus, la ville compte plus de 10 000 motos-taxis. Les automobilistes reconnaissent que la vente de zoua-zoua « est un mal nécessaire » Il n'est pas rare qu'en cas de pénurie de carburant, les autorités aient recours à ces vendeurs. Le circuit du ravitaillement est bien connu des autorités administratives, municipales et policières. Mais, c'est le respect des normes sécuritaires et des décisions devant régir la manipulation et la vente de ce produit qui font problème. En 2007, au plus fort de la saison sèche où la météo affichait 500 à l'ombre, la ville de Maroua a connu une série de graves incendies, dont certains étaient directement liés à la mauvaise manipulation du carburant frelaté dans les domiciles.
Prenant le taureau par les cornes, les autorités municipales et administratives avaient prescrit des mesures pour réglementer cette activité. Trois sites étaient alors retenus pour recaser ces revendeurs, à savoir à Douggoy pour Maroua III ; Hardé et vers le pont Makabaye pour Maroua 1 et vers Gayak pour Maroua II. Certains ont regagné les sites indiqués, d'autres pas. « Seule Maroua III est en règle. Les deux autres communes ont relâché leurs efforts. Il est urgent que les maires et sous-préfets de Maroua t et n se mettent au travail pour trouver des solutions à cette situation, parce que la vente du carburant dans les domiciles est dangereuse», déclare le préfet du Diamaré. La détermination des autorités est claire: déloger ces vendeurs des principales artères. Et quand on sait que le « zoua-zoua » est un liquide inflammable, le pire n'est jamais loin.


Au regard de l’importance de ce trafic, les autorités se sont résolues à réglementer ce secteur, au lieu de le combattre. Une guerre qui serait d’ailleurs vouée à l’échec, quand on sait que la ville de Maroua ne compte que trois stations d’essence. Et le chef-lieu de l’extrême-nord qui s’agrandit chaque jour une consommation croissante en carburant. De plus, la ville compte plus de 10 000 motos-taxis. Les automobilistes reconnaissent que la vente de zoua-zoua « est un mal nécessaire » Il n'est pas rare qu'en cas de pénurie de carburant, les autorités aient recours à ces vendeurs. Le circuit du ravitaillement est bien connu des autorités administratives, municipales et policières. Mais, c'est le respect des normes sécuritaires et des décisions devant régir la manipulation et la vente de ce produit qui font problème. En 2007, au plus fort de la saison sèche où la météo affichait 500 à l'ombre, la ville de Maroua a connu une série de graves incendies, dont certains étaient directement liés à la mauvaise manipulation du carburant frelaté dans les domiciles.
Prenant le taureau par les cornes, les autorités municipales et administratives avaient prescrit des mesures pour réglementer cette activité. Trois sites étaient alors retenus pour recaser ces revendeurs, à savoir à Douggoy pour Maroua III ; Hardé et vers le pont Makabaye pour Maroua 1 et vers Gayak pour Maroua II. Certains ont regagné les sites indiqués, d'autres pas. « Seule Maroua III est en règle. Les deux autres communes ont relâché leurs efforts. Il est urgent que les maires et sous-préfets de Maroua t et n se mettent au travail pour trouver des solutions à cette situation, parce que la vente du carburant dans les domiciles est dangereuse», déclare le préfet du Diamaré. La détermination des autorités est claire: déloger ces vendeurs des principales artères. Et quand on sait que le « zoua-zoua » est un liquide inflammable, le pire n'est jamais loin.

Vous êtes à Ngaoundéré, et vous souhaitez visiter Ngan-ha ? Deux possibilités s’offrent à vous : emprunter la fameuse transafricaine, Ngaoundéré-Touboro-Moundou, ou tout simplement, vous engager sur la route non bitumée, qui est moins longue. Dans les deux cas, les conditions de voyages structurée ne dessert la ligne. Le tarif du voyage est fonction de la distance, de la saison et de l’état de la route. Les cars prennent le départ à Banaï, au niveau du grand marché de Ngaoundéré. Presque tous les jours. Mais, il est difficile de maîtriser l’heure de départ, encore moins celle de l’arrivée. Il faut user de beaucoup de patience.
La première option, à savoir la transafricaine, est plus longue et la plus chère, mais la moins pénible. Il faut débourser 3000 Fcfa pour l’aller. La route est bitumée sur une distance de 65km ; le reste du trajet, long de 15km, est moins bitumé, mais carrossable. Cela fait au total 80km à parcourir. La deuxième voie est entièrement en terre. Elle est certes moins longue, environ 50km, mais elle est pénible. En saison des pluies commes en saison sèche. Elle est économique, il faut débourser 1500 francs
MARTAP

MASSOCK-SONGLOULOU
De Songlolo à Songloulou
Au cœur de la Sanaga maritime, un petit village abrite un immense barrage. L’inauguration de cet édifice, en 1982 par le premier président de la république, Admadou Ahidjo, a suffit pour changer son nom.
C’est Ahmadou Ahidjo qui, lors de l’inauguration de l’édifice, a écorché le nom du village. Comme il toussait énormément pendant ses discours, il a prononcé Songloulou, au lieu de Songlolo. Depuis, l’appellation déformée est restée. C ‘est celle que tous les visiteurs – et même une bonne partie du Cameroun – connaissent. Alphonse Bernard Nonga est le président du Conseil supérieur du canton Ndog Mbog, dans l’arrondissement de Massock, qui abrite l’un des barrages les plus importants d’Afrique centrale. Elite de ce canton, il raconte comment un ancien chef d’Etat a changé malgré lui, le nom d’un village, falsifiant en quelque sorte une partie de son talon sociologique «Il n’y a plus que les populations nées dans la région, ou qui y habitent, qui connaissent le nom d’origine du site, et comment le glissement a été opéré de Songlolo à Songloulou.»
Une transformation qui a pour conséquence immédiate le travestissement l’histoire du village. Songlolo signifie, littéralement, la tombe de Lolo.
Mais qui était ce Lolo ? Certains témoignages, recueillis sur place auprès des anciens du village, rapportent que Lolo était l’ancêtre éponyme des Ndog Mbog, un peuple qui s’est échoué sur les bords de la Sanaga, lors des grandes migrations du XVème siècle, Ils se sont installés au pied de la chute, mais cette dernière était tellement puissante, que le peuple et son chef ont fini par mourir de fatigue. D’où le nom donné au site, Songlolo, c’est-à-dire la tombe de lolo. Une autre version, tout aussi répandue dans le coin, situe la dénomination du village à partir d’un poisson le lolo, généralement de petite taille, ressemblant à bien ‘s égards au silure ou encore à un bébé mâchoiron. Sa peau est grisâtre, glissante, la chair ferme ‘° jet la tête légèrement aplatie. L’histoire raconte aussi que celui qui a mangé le lolo sans avoir consommé sa tête, ne peut se vanter de l’avoir dégusté tout est dan la tête du lolo. «Outre les cartilages les osselets qu’elle comporte, ce poisson offre une graisse que l’on peut accommoder avec presque tous les mets de la région », explique riverain du célèbre barrage.
On peut donc comprendre pourquoi les populations de Massock Songloulou regrettent le bon vieux temps où les eaux du coin abondaient en poissons, crustacés et autres alligators «La chute de er Songloulou servait à pourvoir les villages environnants en crocodiles, crabes, crevettes et beaucoup de poissons. La construction du barrage a fait envoler toutes ces richesses. Si nous ne pouvons obtenir la gratuité de l’électricité, à titre compensatoire, au moins qu’on nous la fasse payer au rabais», avançait Denis Hiondi, pasteur de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc) locale, lors du mouvement d’humeur qui a conduit les va populations de l’arrondissement de Massock-Songloulou à prendre g en otage le puissant édifice. Elles voulaient, indiquaient les pancartes, «profiter des retombées du bar- rage et amener Aes Sonel à investir dans le développement durable du canton».
Une revendication qui faisait déjà ai partie du contenu des palabres layant précédé la construction du barrage: «En 1968, rappelle David Ka’Nkangui, les clauses de la tenue des palabres mentionnaient le bitumage de Kopongo jusqu’au barrage.» Et d’ajouter : «Avant de construire Lagdo, on a construit un boulevard. A Songloulou, il y a juste une piste. Le dispensaire a été supprimé. Les eaux du barrage étaient un trésor économique, pour toute la région. Nous vivions de pêche, pour payer les études de nos enfants. Aujourd’hui, nous n’avons plus aucun avantage. On nous a maintenus en état d’esclavage, comme si on voulait tuer le village et ses habitants». Le septuagénaire, en plein désarroi, n’entrevoit plus aucun espoir pour son village, malgré les souvenirs agréables qui remontent à la surface. A moins que le Partenariat des entreprises pour le développement (Ped) de la Sanaga Maritime, signé le 17 mars 2006 à Edéa entre 6 sociétés de la région, dont Aes Sonel, Alucam, Safca, soit une amorce de réponse à cette préoccupation.
Massock-Songloulou est un petit village situé dans la Sanaga Mari time à une quarantaine de kilomètres d’Edéa et à une centaine de kilomètres de Douala. Pour accéder à Massock, c’est la croix et la bannière. Le trajet de Douala, jusqu’à Songmbenguè, à quelque 21 kilomètres de Massock, est en bon état, mais à partir de Songmbenguè, c’est une calamité. La piste, caillouteuse par endroits, non bitumée, est poussiéreuse en saison sèche et boueuse par temps de pluies. Elle devient difficilement praticable, dès qu’une goutte de pluie y tombe: «Pendant la saison des pluies, les véhicules qui s’aventurent sur cette voie sont abandonnés sur place, parfois plu sieurs semaines durant. Même les camions de Aes Sonel sont régulièrement pris au piège», relate un témoin.
Une réalité qui isole, un peu plus, cette partie de la Sanaga Maritime du reste du département, et même du pays. D’autant plus que la distribution de l’électricité, dans le district, laisse à désirer. Le cordonnier, c’est bien connu, n’est pas toujours le mieux chaussé. Côté emploi, c’es encore autre chose. L’unique employeur de taille, c’est bien Aes Sonel, à travers le barrage. Une société qui, fin 2004, à travers la sous-traitance, avait embauché jusqu’à 53 fils et filles de la région dans le barrage, avant que leur nombre ne se réduise comme une peau de chagrin, l’année suivante, le nouveau directeur du barrage ayant décidé de travailler avec un autre sous-traitant. Du coup, ce sont plus de 45 jeunes de la région qui se retrouvent au chômage, complètement désœuvrés. Et leurs familles, forcément en difficulté, commencent à se demander ce que le barrage a apporté à cette région depuis son édification. «Même l’électricité n’arrive que trop irrégulièrement, alors que, depuis au moins 10, l’opérateur d’électricité ne paie pas ses taxes à la commune», s’indigne le maire de Massock Aron Kaldjop.
Songloulou et son barrage. Une histoire faite de hauts et de bas : au début de l’installation du barrage, la Sonel, qui l’exploitait, s’investissait dans le développement de la région. Depuis que c’est Aes qui est là, les relations entre cette entreprise et la commune se sont considérablement dégradées, disent en choeur nombre d’habitants de Massock, dans le canton Ndog Mbog. Ils ont fini par prendre le barrage en otage, en février dernier, pendant plusieurs jours.
Côté pile, il y a le village du barrage de Songloulou. Là, c’est presque le paradis sur terre. Pour y pénétrer, il faut franchir au moins une barrière, gardée par des agents sécurité. Les routes sont impeccablement tracées. L’espace, bien aménagé, intègre parfaitement la nature : jardins géants, faits de plantes et de fleurs, le tout arrosé par la chute de Songloulou. Les constructions sont, certes, des baraquements, mais ils épousent harmonieusement l’environnement. Ici, l’électricité est gratuite, et les quelques habitants ne savent pas ce que délestage veut dire. Massock-Songloulou, c’est malheureusement Tanga Nord et Sud. L’enfer et le paradis, dans une même commune.
Jeckèlè

Vaste unité administrative enclavée et pauvre, le district de Massock- Songloulou s »éveille petit à petit grâce aux actiobns du gouvernement, à l’exception de ses richesses naturelles et à la volonté manifeste de rassemblement des élites. Leur retour à de bons sentiments et « au pays natal » projette déjà le développement socio- écnomique de cette localité qui abrite le barrage hydr(o-électrique de Songloulou et attend celui de Songmbengue.

Y ALLER
A partir de Douala ou de Yaoundé : bus ou autres véhicules jusqu’à Pouma. (1.500F)
A partir de Pouma : destinantion Songmbengue puis véhicule ou moto-taxi jusqu’à Massock (1.500F)
Etat de la route : Pouma-Songmbengue bitumée. Songmbengue-Massock non bitumée.
Distance : 54 km de Pouma.
Structure d’hébergement : deux auberges

REPERES
Date de création du district : 9 décembre 1993.
Superficie : 3895 km2
Population : 11.000 habitants
Cantons : Babimbi II, Ndog-Mbog et Logkat.
CHIFFRES
380 :
C’est la longueur du pont sur la Sanaga à Songmbengue, appelé pont de Sakayenne lors de son inauguration le 30 Avril 1982 par Paul Biya, alors premier ministre. Cet ouvrage d’art a résolu l’épineux problème des déplacements vers la région Babimbi et a limité les cas de noyades.
On ne saurait parler de Massok sans ajouter Songlouloui, localité qui abrite l’importante réalisation qu’est le barrage. Ce dernier qui alimente les trois quarts du pays en énergie électrique fut inauguré en 1981. Massok qui était encore un village inconnu avant le début des travaux de construction du barrage en 1977, résigné dans l’enclavement et l’éloignement commençait à envisager l’avenir avec espoir. Devenu un centre commercial débordant d’activités, selon certains témoignages, l’agriculture et la pêche permettaient déjà aux populations de nourrir le personnel du vaste chantier et d’avoir des tombées.
Pour certains, Massok-Songloulou a qui l’ouvrage présageait d’un bel avenir n’a pas pu maintenir son essor avec son érection en district en 1993, suite à l’éclatement de l’arrondissementr de Ngambé. Son passage de village traditionnel à ville-lumière tarde toujours. La joyeuse vie ne se concentre que dans certains villages excentrés tels que Songmbengue, Tomel, Nkahn, Songoulou. Dans l’ensemble, l’on attend toujours les routes praticables, la distribution de l’eau et de l’électricité en milieu rural. Toutefois, de meilleures conditions d’existence qui s’annoncent en raison des efforts du gouvernement à valoriser les ressources énergetiques (barrage prévu à Songmbengue), les infrastructures et moyens de transport, la volonté des élites de promouvoir les projets forestiers, industriels et agro-pastoraux dans les villages qui constituent les trois cantons du district (Babimbi II, Ndogmbob, Logkat).

RENAISSANCE ET MODERNITÉ
«  Massok doit décoller », leitmotiv des filles et fils du coin qui croient effectivement à son avenir. Pour l’heure, c’est une bourgade pratiquement dans l’abandon, avec quelques habitats des particuliers et de l’État, et un hôtel de ville impressionnant. L’annonce du développement et le retour de ses enfants au terrois présagent déjà d’un bel avenir que matérialisera le futur barrage de Songmbengue après celui de Songloulou. Une infrstructure de plus qui répondra aux exigences de la modernité.
L’agriculture n est pas intensifiée ici. Le manque de volonté, l’exode rural et les méthodes cultivables archaïques la confinent aux produits vivriers d’auto-consommation (macobo, plantain, manioc, taro, igname…). pas de grands marchés pour les écouler, ni des hectares de palmeraies, restées pourtant l’apanage du département de la Sanaga-Maritime et celui du Nyon-et-Kéllé voisin. Quant à l’élevage et à la pêche, ils ne sont pas du goût de tous et se pratiquent de manière artisanale. Seuls les ressortissants de l’Afrique de l’Ouest affrontent facilement les eaux de la Sanaga où le poisson se fait rare, du fait de la présence des barrages (Songoulou et Edéa). Dans la zone pupllulent les « mout-mout », ces moustiques à la peine piqûre irritante qui ont surtout leur nid sur le pont Iwen, limitrophe avec Edéa II. Les maladies parasitaires que véhiculent ces simulies et bien d’autres altération qui menacent quotidiennement la santé des populations sont traités dans les dispensaires de Songmbengue et Tomel, le district n’ayant pas d’hôpital. Les cas urgents nécessitent le transfert à Sakbayenne, Edéa ou Ngambé. La commune de son côté s’évertue à réhabiliter les quatre château d’eau non fonctionnels et à en construire d’autres dans les villages. Ces derniers qui attendent toujours l’électrification, les images de la CRTV, la téléphonie rurale. Celle-ci n’alimente que les installations de Songoulou. Par contre, la couverture scolaire vient de s’enrichir avec la réaction du CES de Nkahn qu s’ajoute aux écoles primaires existantes, au lycée et au CETIC de Songmbengue au CES et à la SAR/de Massok. Il est question ici d’assurer et de privilégier l’instruction et la formation des jeunes, de conjurer la pauvreté, de stimuler de dynamisme dfe ces populations qui font souvent les bonnes tables avec le « mbongo tsobi », le « mitumba », le « mvea », et dansent de temps en temps au rythme des coquilles sans guitares, le » makoune’, « ko’o », « mbaya ».
L’exécutif communal que dirige Hyol Paul entend relever le principal défi de l’heure : s’engager dans la vie de la modernité. Les dettes sont liquidées, les stages de vacances organisés, la mise en valeur de la terre programmée, les litiges fonciers. Aujourd’hui, l’heure est à la ferveur collective des filles et fils du district veulent vaincre la pauvreté.
La nature a donné neuf chutes exploitables à la commune de Massok. A ce jour, seule celle de Songoulou est exploitée.

BALOGOG MAXIME GEORGES, CHEF TRADITIONEL DE MASSOK-VILLAGE
Les doléances adressées par les populations à AES/Sonel expriment leurs attentes à savoir, l’entretien de la voirie, notamment le bitumage de l’axe Songmbengue-Ndogmbog-Logkat, le recrutement des originaires du district à la centrale de Songoulou, la téléphonie rurale, l’accès aux services sociaux de base…
Qu’est-ce concrètement fait pour améliorer les conditions de’ vie des populations de Massok ?
Les efforts sont faits au moins à quatre niveaux : le gouvernement envisage un vaste programme de désenclavement par l’entretien des pistes rurales, ce qui va permettre aux populations d’acheminer leurs produits vivriers vers les marchés dans les centres urbains. La commune s’est lancée dans la réhabilitation de l’éclairage public.
Massok regorge de merveilles que l’on doit contempler. C’est le cas du barrage de Songoulou, inauguré le samedi 14 Novembre 1981. le chantier a été construit à l’endroit où les chutes qui auraient emporté le charismaique guide appelé LOULOU Nkou’ou, d’où l’appellation « Songoulou » (la tombe de Loulou). Les suivants de sa randonnée mettront ainsi fin à leur périple, d’où «  Massok » (terminus en bassa). Cette version donnée par Georges Maxime Balogo, chef traditionnel du village Massok et délégué départemental du Développement urbain et de l’Habitat de l Sanaga-Maritime complète celle qui évoque un poisson spécial «  Loulou » qui pullulait au site du barrage.
Construit sur le vaste bassin du plus long fleuve du Cameroun (918 km), cet ouvrage artificiel qui coupe le lit de la Sanaga produit plus de 70% de l’énergie électrique consommée dans le pays. En plus de ses fonds propres, l’Etat a bénéficié du financement des pays amis (Fonds saoundien et Koweitien de développement, banque islamique, banque européenne d’investissement, caisse centrale de coopération économique, le gouvernement du Qatar). Les travaux estimés à prés de 60 milliards de F CFA prévoyait, outre le barrage, le pont de 274 m sur la Sanaga qui existe sur le site, les cités disposent d’un oste de gendarmerie, d’un club, d’une école d’un dispensaire fortement équipé, une salle de loisirs, une station detraitement d’eau potables et une voie d’accès Massok-Sanaga. Cette dernière, longue de 4 km, d’une inaccessibilité déplaisante, est à l’image des routes du district. Kopongo-Massok (64 km) par laquelle &étaient acheminés matériels et engins, n’est plus qu’un triste souvenir. A cause de son état et des ponts cassés. Il faut parcourir Edéa-Pouma-Songmbengue pour atteindre péniblement Massok-Songloulou.
Un investissement aussi puisant sur une route impraticable et une sécurité tâtonnante. Les trois brigades de gendarmeries sans véhicules que loge le district (Massok, Songoulou et Songmbengue) compte une douzaine d’éléments. Même si l’on déplore peu de cas de vols ou banditisme. Le barrage de Songloulou, en même temps qu’il exprime les efforts de politique énergétique du gouvernement (production, transport, distribution), est supposé participer à l’amélioration du sort des villages. L’on constate que le beau village de AES/Sonel n’a pas apporté des valeurs positives à la modernité du district. Beaucoup de communautés villageoises s’éclairent à la lampe tempête. Le village Pout-Kembel situé à un pas du barrage et bien d’autres traversés par les pylône attendent toujours électrification, rurale. Ceux qui bénéficient des installations souffrent des coupures. Pour M. Chinda Ngu Georges, directeur de l’usine de Songoulou, AES Sonel avait déjà déboursé plus de 110 millions de F CFA en 2006 pour l’entretient routier, la redevance est payée aux communes de Massok et de Pouma qaui ont concédé le site, des aides et autres sous-traitances sont accordées aux populations. Et l’électrification de la région ? la réponse est toujours attendue.
Songloulou étant le nerf de l’énergie, une commission parlementaire avait visité l’état des équipements, peu avant les journées portes ouvertes de juin dernier qui commémoraient les sept ans sans incident grâce à des mesures de sécurité assurant la protection des travailleurs.

Christopher Mbenoum, élite
« L’idéal searit de fédérer les regroupements des élites »
« Massok-Songloulou souffre de son enclavement. Nous avons des difficultés pour acheminer les dépouilles ou assister aux obsèques en période de pluies. Les populations rurales ne sont pas écoulées. Cet enclavement freine le retour des élites dans les villages. Avec l’appui du gouvernement, ces élites pourraient amorcer des actions de développement, tels que l’agriculture et l’élevage. L’idéal serait de fédérer dans un ensemble plus cohérent, les regroupements des élites qui existent. Quant à l’enclavement, la situation commence à se décanter grâce à M. Hyol Paul, jeune maire dynamique qui se d dévoue pour la localité et qu’il faut appuyer, ainsi qu’avec l’arrivée de notre frère Nyetam Nyetam comme secrétaire d’Etat aux travaux publics. Massok-Songoulou abrite le plus grand barrage du pays avec des pylônes qui passent au-dessus des toits dans des villages non électrifiés. Notre souhait est le désir de voir Massok érigé en arrondissement et Ngambé en chef-lieu de département »

Dr. Emmanuel Wonyu, élite
« Que les populations vivent des ressources forestières et énergétiques »
MANJO
Mouan Zock c’est à dire le petit de l’éléphant
Ressources humaines
ENONGUENE Justin, Administrateur Général de prison ;
MANOKA
MAYO OULO


MATOMB
Situé dans le nyong et kélé, l’arrondissement de Matomb partage ses limites avec les départements de la lékié et de la Mefou et AkoNo. L’axe lourd douala – Yaoundé porteur d’un développement certain traverse la localité sur plus de 50km Cette route n’a pas seulement apporté le bonheur. Elle a entraîné dans son sillage les accidents de la circulation, les coups de vol ou le braquage ; heureusement, le dynamisme des populations et leur engouement pour l’agriculture : cultures viviers et de rente, de Matomb une zone de prédilection pour les voyageurs.


Y aller
Gare routière : A partir de Mvan à Yaoundé, arrêt à l’entrée de MATOMB de Mokolo, on vous dépose au centre de la ville.
Route bitumée jusqu’au carrefour. Bretelle non bitumée de deux kilomètres.
Coût du transport : 1000fcfa
Hébergement : auberge à Matomb et NKENG LIKOCK
Coût de la nuitée.

Repère
District en 1962
Arrondissement en 1982
Superficie : 620km
Population : 25.000 âmes
Province du centre


Située à 66 kilomètre de Yaoundé et à 177 de douala, cette localité à un relief accidenté, dominé par les collines rocailleuse et les vallées accentuée.
Le climat tempéré, la fertilité du sol et le dynamisme des populations font de la localité, une véritable zone agricole. Tout y est : le manioc, macabo, igname, taro, plantain, arachide, cane à sucre. A cela s’ajoutent le cacao et palmier à huile. jean eoné , fils du territoire,a d’ailleurs mis au pied une structure de développement,la Soderma (société de développement de Matomb ).Dans l’arrondissement , la chasse et la pêche restent toutefois artisanales, essentiellement bassa ,les habitants vivent dans 24 villages et huit hameaux ,coiffés par la chefferie de 2e degré de Matoumba . Selon certains témoignages, Matomb serait une déformation linguistique des colons .un ancêtre de NDOG-NGONG, fatigué après avoir longuement cavalé s’ arrêté en s’écriant « Metomb »(je suis fatigué en langue bassa)l’ appellation est restée gravée à cet endroit qui aujourd’hui, diffère à peine d’un coquet village moderne ou la commune s’attelle à régler , progressivement , les problèmes d’eau et d’électricité qui se reposent .pour la sécurité , de Matomb dispose d’une brigade de gendarmerie au centre de la ville , et d’un poste permanent à Manguen II ..Matomb , deuxième centre urbain au départ de Yaoundé après Mbankomo , est bien une localité qui a des particularismes géographiques, culturelles et économiques à promouvoir.
QUELS SONT LES QRAND PROBLEMES AUXQUELS VOUS FAITES FACE ?
Notre plus qrand problème est l’axe lourd, avec des accidents et les vols de marchandises dans les gros porteur. Ce vol est favorisé par les collines raides .il y a des bandits spécialisés qui décharge les camions en marche.
Né le 20juin 1942, pierre Song bahanag , l’oncle du capitaine des lion indomptable, sait bien parler de sa bourgade et de ses populations .Pierre Song bahanag avoue que l’axe lourd est un danger permanent à Nkeng Likock qui compte de nombreux virages . Il nous apporte beaucoup de déboires, dit- il Le village à déjà enregistré des cas de décès par accident, à l’exemple de celui qui tua le père de Rigobert.
PRIERE ET TRAVAIL
Les passagers a bord de véhicules qui desservent l’axe lourd Yaoundé -douala se surprennent souvent, les yeux rivés sur un grand crucifix sous lequel de nombreux pèlerins expriment leur piété. ce lieu de prière , située à Manguen, non loin de Matomb , est l’œuvre du père MEINRAD HEBGA .de nombreux adeptes de l’exorcisme , des personnes a la recherche du bien être y accourent de jour comme la nuit . Elles veulent la santé ou la délivrance.
Entre Manguen et Nkeng likock, des investissements ont été egalement réalisés à Mandoumba, village du seul chef de 2e degré de l’arrondissement. Un grand dispensaire catholique y existe ainsi que la paroisse st martin .les fidèles de cette paroisse pleurent encore Marguerite Stockli, une religieuse de nationalité suisse, fauchée à70 ans, dans un accident de circulation. Elle a été heurtée par un véhicule, à l’entrée du village même ou elle a passé une quarantaine d’années.
Je remercie le chef de l’état, paul Biya et l’administration, d’avoir donné un CETIC a Nkeng likock.mais c’est aussi l’occasions de tendre la main .Nkeng lilock qui est 45km de Yaoundé –douala n’est pas électrifié et veut un CES .l’adduction d’eau potable ne satisfait pas toutes la populations.
Ressources humaines
SONG BAHANAG : joueur des lions indomptables ;
MAGBA
MAKARY
MAKENENE
Makénéné est une ville relais. Enormément de gens et de bus s’y arrêtent pour déjeuner. Le long de la route, des boutiques et de petites échoppes y ont poussé comme des champignons. On trouve des brochettes pour 200F et de quoi se rafraîchir à l’ombre sur une table. Dans certains bars de la ville, on trouve des machines à sous qui, comme en Europe, constituent une véritable manne pour leur propriétaire. Après Makénéné, en direction de Bangangté, on tombe sur une propriété immense, enclose. Ce domaine de nabab appartient à l’un des propriétaires de ces machines. Après Makénéné, le paysage évolue encore, les maisons se transforment également. De gros blocs d’argile servent de briques, les murs sont très épais. Toutes les terres sont mises en culture, certains champs produisent du maïs, d’autres des légumes, et l’on trouve aussi des bananeraies. La terre est argileuse et même si l’environnement reste verdoyant, il a été fortement déboisé. Ce n’est plus exactement la forêt dense constituant un véritable mur de chaque côté de la route.
MALENTOUEN
MAMFE
Comment s’y rendre
Par le Nigéria
Par Ekok-Eyumodjock (59 km) sur une route en terre jusqu’à l’hopital de district de Mamfé, praticable en toute saison.
Par Kumba
C’est la voie la plus utilisée, c'est-à-dire la nationale n° 8, Kumba- Bakundu-Faitock-Bachuo- Akabe
Par Dschang
L’axe Dschang-Fontem-Bangwa-Bakebe junction(23 km environ), axe praticable en saisonsèche. Bachuo -Akagbe –Mamfé rout bitumée sur 21 km.


MANOKA
MASSANGAN
MBALMAYO
Cette ville, desservie aussi par une déviation du chemin de fer Douala-Yaoundé, est située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Yaoundé, sur la route qui mène à EBolowa.
Si Mbalmayo, un important centre d’exploitation et de transformation du bois, ne présente pas d’intérêt particulier, il ne faut pas manquer en revanche, si l’on passe par là, d’aller voir contempler les eaux noires du Nyong qui fournit un poisson délicieux, le Kanga, et d’aller voir dans les environs l’impressionnant rocher de Vimli (qui avait autrefois donné son nom à la ville).
Situé à 7kilomètres à l’Ouest de la ville, on peut depuis un somme, contempler tout Mbalmayo et se souvenir par exemple qu’au début de la seconde guerre mondiale, un français, Monsieur Paillasse y avait construit un campement.
Grotte d’Abouma
On y accède, depuis Mbalmayo, en suivant la route de Ngomedzap puis celle de Mvengue. On trouve non de la route, à une dizaine de kilomètres avant d’arriver à Mvengue. Cette grotte assez célèbre dans le pays est un site naturel qui mérite le détour. Très large et profonde, cette vaste cavité peut accueillir une centaine de personne environ.

MADINGRING
Makénéné
Mbalmayo



Les environs de Yaoundé

Onana-Mbessa
Ce village traditionnel s’étend langoureusement sur les bords du Nyong, l’un des rares fleuves du pays qui soit camerounais de bout en bout. On y accède depuis Mbalmayo, par la route qui longe le rivière en direction de Kribi. On verra se succéder , tout au long du parcours, quatre cascades magnifiques dont la plus célèbre et la plus spectaculaire est celle Faekelle : le site est effet très beau et très impressionnant, car à cet endroit, le fleuve se sépare en deux bras et crée donc une île. Les trois autres cascades portent les noms de Mbani, Missanga et Medoumbou.

MBANGA
Lapiro de Mbanga
Jamais sans ma ville
Située sur la Nationale n° 5 Douala-Bafoussam, Mbanga s’étend sur 33 villages et quartiers. C’est un arrondissement du département du Moungo, nanti cependant de tous les guide-emblème ne s’en satisfait pas : « Pour le rôle que Mbanga a joué dans l’histoire, elle mérite plus d’égards. Du teps des allemands, c’était une ville prospère, pôle administratif de toute la région qui s’étendait du Moungo au Nkam. Mais on a préféré ériger Yabassi en chef-lieu de département dans les récents découpages administratifs. Et pour Mbanga, rien Un jour, je porterai plainte à l’Etat du Cameroun pour avoir piétiné et martyrisé Mbanga.»
La ville a pourtant eu, en 1963, le privilège d’accueillir les présidents et vice-président du Cameroun. Ahmadou Ahidjo et John Ngu Foncha y sont venus inaugurer la célèbre ligne de chemin de fer Mbanga-Kumba. Un symbole, alors que le pays cherchait à conforter l’unité entre les parties anglophone et francophone. Grâce au rail, de nombreux compatriotes ont convergé vers les terres fertiles de Mbanga, à la recherche d’un mieux- vivre. D’importantes communautés bayangui, éton ou bafia ne connaissent plus d’autres horions pris la couleur locale.
L’une des plus grades bananeraies du pays fait la fierté du coin. Elle emploie une importante main d’œuvre locale. Mais la Société des plantations de Mbanga (SPM) subit en ce moment les contrecoups de la crise mondiale du secteur, exacerbée p l’application des règles de libre-échange; imposées par I’OMC (Organisation mondiale du commerce). «La SPM est venu réduire le chômage et la délinquance. Il soutient de nombreuses familles ici, l’Etat ne doit pas laisser mourir cette unité agro- industrielle», estime Lapiro. Pour lui, faudrait apporter de petites subventions aux agriculteurs. A Mbanga, les gens ont fait des plantations de petite et moyenne échelles ((palmiers, ananas), mais sont découragés parce qu’abandonnés à eux-mêmes. Cependant la visite, en décembre dernier, du ministre du Travail et de la Sécurité sociale est venue apporter du baume au cœur : « Je vous assure, se réjouit le musicien, c’est la première fois qu’un membre du gouvernement venait à Mbanga comme l’a fait le ministre Robert Nkili. Il est allé dans les plantations, il a discuté avec les populations. Il s’est intéressé à la vie des gens d’ici ; ce que même l’élite locale ne fait pas. On ne la voit qu’en période électorale venir se jouer de la misère des gens, avec la viande et la bière pour corrompre les consciences.»
Mbanga ne s’est pas développée au fil des années. Lapiro dénonce les détournements de micro-crédits de développement par les élus locaux. Aucun projet n’a vu le jour au bénéfice des populations : «J’ai dû moi- même construire deux ponceaux au quartier 12, d’une valeur de 4 millions de francs payés de ma poche.» L’élite intellectuelle sortie du moule du mythique collège Saint Jean, elle non plus, n’est pas revenue sur ses pas. Crée en 1940 par les missionnaires catholiques, l’établissement poursuit son œuvre de formation à la suite des Joseph Charles Doumba, feu Réné Owona et autres, Augustin Kontchou Kouomegni. Mais il reste une dynamique impulsée par Lapiro, chef traditionnel de 3e degré du quartier 12.
Enbonne intelligence avec les autorités administratives locales, il s’investit dans des initiatives diverses, Il a eu son bar dancing dont la légende ne n‘est pas encore complètement éteinte.
Mais surtout, ces dernières années, des campagnes d’hygiène et de salubrité, l’aménagement des ces de jeu et de loisirs, etc. Pour marquer son attachement à cette ville, l’artiste des gagne-petit, des laissés- pour-compte et des marginaux, a choisi, au début de sa carrière, d’adopter le nom de Mbanga. Lapiro a été formé à partir des deux premières lettres de son véritable nom Lambo Sandjo Pierre Roger. Le patronyme Sandjo, celui de son père, a été ignoré à dessein. Le fils unique de sa mère a été élevé par sa grand-mère. Attachement à la ville de Mbanga, mais davantage à cette maison que lui a léguée son aïeule. Il l’a rénovée, et c’est là que plongent ses racines. C’est sans doute, aussi, ce qu’il transmettra à ses trois enfants.
Lyne Karen Fouda
MBANDJOCK

MBANGA PONGO

Journée d’hier mardi coïncidait avec le 2ème anniversaire de ce douloureux accident d’avion qui fit près de 114 morts à Mbanga Pongo, dans la périphérie de Douala. Dans la nuit du 4 au 5 mai 2007 en effet, un Boeing de la compagnie aérienne Kenya Airways en provenance d’Abidjan en Côte d’Ivoire s’écrasait dans la localité de Mbnga Pingo, à quelques kilomètres de l’aéroport international de Douala.
MBE
MBIAME
MBOMA
MBONGE
Mbonge est malade de ses routes. Illustration : le piéton se trouve plus à l’aise que l’automobiliste, lorsqu’il faut parcourir la distance du centre-ville à la sous-préfecture, en passant par la mairie. En fait, toutes les pistes reliant les principaux quartiers de la ville sont en mauvais état et ne sont plus carrossables. Elles sont constellées de nids de poule, de cassis…, et par endroits, de hautes herbes ont envahi la chaussée. A cause des pluies constantes et abondantes et de la négligence des habitants. Conséquence : les automobilistes ont simplement garé leurs véhicules, en attendant que les choses changent. Tout le monde est en passe de devenir piéton dans cette cité. Même les moto-taximen, qui d’habitude ne reculent devant rien, ont jeté l’éponge. Si déjà dans le périmètre urbain, il est pratiquement difficile de se mouvoir, qu’en serait-il du déplacement d’un village à un autre dans cet arrondissement ? En tout cas, les populations ne se posent plus cette question à laquelle elles ont déjà trouvé une réponse toute faite : marcher. On comprend pourquoi le transport en commun sur l’axe Kumba-Mbonge ne fait pas courrir les opérateurs économiques. D’ailleurs, il est conseillé de louer au prix fort une mototaxi, au lieu d’emprunter le taxi-brousse, pour rallier rapidement Kumba, chef-lieu du département de la Meme, situé à 50 kilomètres.
Et là où la route ne passe pas, le développement traîne. C’est bien le cas de Mbonge, pourtant gâtée par la nature. On sait que cet arrondissement est le plus grand producteur de cacao dans le sud-ouest. On estime à plus de 35 millions le budget annuel de la commune de Mbonge. Le poste de douane fait une recette de 500 000 francs.
Du fait de l’enclavement de Mbongue, les habitants s’accordent à dire qu’il ne fait pas bon vivre dans leur contrée. Le quotidien morose : l’accès à l’eau potable est une véritable gageure, tout le monde s’éclaire à la lampe-tempête. Seuls quelques privilégiés ont accès à l’électricité, en utilisant les groupes électrogènes. Les bâtiments administratifs ont pris un coup de vieux. Le poste de douane, joyau bâti au cœur de la cité, est abandonné dans la broussaille. Visiblement, la vile s’enfonce chaque jour.
Et cette situation ne semble pas préoccuper les habitants de Mbonge qui brillent par leur négligence et les élites, par leur éclat de voix. Nombreux sont ceux qui pensent qu’il faut que ce soit le voisin qui vienne balayer devant leur cour. Tout le monde se plaint de tout et personne ne veut rien faire, pour changer la donne.
Et pourtant, on sait que dans la province du Sud-Ouest, l’esprit de travail communautaire est très répandu. A Limbe, par exemple, les citoyens descendent, avec pelles, râteaux, pinceaux et brouettes, sur le terrain une fois par mois, pour mettre la propreté dans leur cité, en désherbant les voies encombrées… pourquoi ne pas copier ce bel exemple ?
L’importance de cette structure vient de sa situation stratégique, à la frontière avec le Nigeria.
En effet, beaucoup de camerounais consomment des produits "made in Nigeria". Une bonne partie de ces produits transitent par Mbonge, relevant ainsi le poids économique du bureau de douanes.
Effectivement, notre bureau régressé à cause de la multiplication de grands beach et des ports de Tiko et Bota. Les installations de Mbonge sont appelées à disparaître. Car, aujourd’hui, Mbonge ne représente rien à côté d’Ekondo Titi, d’Idenau et autres.
J’ai essayé de toucher les autorités de la municipalité, afin de mettre en place un plan de réhabilitation de ce Beach. Il ne s’agit pas d’investissements lours. Avec de petites machines de faibles valeurs, nous pouvons y arriver. J’ai proposé par exemple l’acquisition d’un petit engin destiné à dégager le sable qui gène la navigation des pirogues au niveau du Beach.
J’ai aussi attiré plusieurs fois l’attention des commerçants se Kumba sur les avantages que leurs offre Mbonge. Mais ces commerçants se sentent frustrés par l’étroitesse du fleuve. Si l’on parvenait à aménager ce cours d’eau, cela permettrait aux embarcations de voguer plus facilement.
En dehors de la douane, aucun autre service n’apporte quelque chose aux caisses de l’Etat, à Mbonge.




MBONJO
MBOTORO
MBOUDA
MBOUDA
Situé à une cinquantaine de kilom7tre au nord de Bafoussam ? sur la route de Bamenda, BOUDA est une ville- rue où l’on trouve plusieurs stations services pour faire le plein avant de continuer son voyage. L’architecture de Bouda est un mélange, pas toujours très réussi d’ailleurs, de maisons traditionnelles et de bâtiments modernes. Le marché se tient à la sortie de la ville, un peu avant le contrôle policier pour les véhicules se rendant à Bamenda.
Dans les environs de Mbouda se trouvent un certain nombre de points d’intérêt : les chefferies de Babadjou (où se trouvent aussi une source thermale et la pierre de Ngoo Bamenyam), Batcham et Bamendjing, les grottes de Ndouvou où se réfugiaient autrefois les habitants de la région lors des guerres tribales, les chutes Mantube et bien sûr les monts Bamboutos et leurs paysages magnifiques.
Après Mbouda, sur la route sinueuse et bordée d’arbres (mais en bon état) qui conduit à Bamenda, se présente le village de santa (déjà dans la province du Nord – ouest) où un grand marché de fruits et de légumes, bien connu dans la région,se tient tous les jeudis matin. on y trouve également du vin de raphia.
MEIDOUGOU
Meidougou : la nostalgie du pipeline
Meidougou est une petite localité située à 15 km de Meiganga. Lors des travaux de construction du pipeline Tchad – Cameroun, ce petit village était devenu une véritable plaque tournante dans le coin. Grâce à l’installation d’un camp de travailleurs de COTCO, il avait très rapidement pris l’allure d’une ville. Des bars, des boîtes de nuit et bien d’autres lieux de plaisir ont vu le jour. La petite ville spontanée a attiré beaucoup de gens venus «  se cacher » cet endroit plein d’opportunités. Mais depuis la fin des travaux du pipeline, Meidougou est redescendu sur terre. Tous les services et toutes les commodités ont disparu comme par enchantement. Les habitants ne parlent de cette époque qu’au passé et il est presque impossible de se procurer une bouteille d’eau minérale à cet ancien carrefour de la joie.

MEIGANGA
Histoire
Le nom Meiganga est un sobriquet donné à Ninga Danata par un commercant haoussa au Moyen Congo, l’actuelle République centraficaine.
Localisation
La ville de Meiganga est frontaliere à Centrafrique. Elle abrite le chef lieu du Département de Mbere. Elle est distante de Bertoua de 246 km et à ……..km de Yaoundé, ………km de Ngaoundéré.
Y Aller
Située à 800 kilometres au nord de Yaoundé, la ville de Meiganga est accessible de deux manieres :
Si on part de Yaoundé
Emprunter la couchette Yaoundé-Ngaoundéré. Le voyage dure 12 heures de Yaoundé à Ngaoundal. De Ngaoundal, l’on emprunte un car Saviem, sur l’axe tantot bitumé, tantot en latérite ;
Aller à la gare routière de Mvan, prendre un car pour Bertoua pour un durée de 7 heures de temps . Le conducteur refait le plein de passagersx pour Garoua Boulai ou Meiganga.
Par car, le voyage est très ennuyeux et dure quatre heures, du fait de multiples arrets qu commande le ramassage de passagers. Le plus dur est l’axe Garoua Boulai-Maidougou, du fait du mauvais état de la route et des gros porteurs qui desservent N’Djamena au Tchad, sans oublier la peur des coupeurs de route, nombreux dans la région. Mais, une fois à Maidougou, Meiganga n’est plus qu’à une trentaine de minutes.
Pour le retour à Yaoundé, par route, il est conseillé de se lever de bonne heure après avoir préalablement réservé la veille, refaire le meme trajet en passant par la région de l’Est.
Par train il convient d’emprunter le car Saviem qui quitte Meiganga à 15 heures pour Ngaoundéré, avant de rattraper la couchette en provenance de Ngaoundéré.
Commodités
Meiganga fait partie du village planétaire, grace à sa connexion au réseau internet et à la présence des opérateurs de téléphonie mobile présents au Cameroun. Grace au cable, les ménages ont également accès aux multiples chaines de télévision satélitaires. Tikiri Fm, la station de radio communautaire, la ravitaille en nouvelles.
Le département du Mbéré, à travers sa ville-phare Meiganga, se présente comme le « quartier latin «  de la province. Le Mberé dispose d’une élite de qualité, formée à bonne école et qui se retrouve partout dans les hautes sphères de l’Etat. On y compte des secrétaires généraux de ministère, des directeurs généraux de société, des hommes d’affaires de renom, des préfets, des officiers supérieurs de l’armée et bien d’autres hauts fonctionnaires. Mais Meiganga reste malade des dissensions et sa croissance en a pris un grand coup. Meiganga qui aurait pu, par ailleurs être la capital économique de l’Adamaoua, ne capitalise pas suffisamment ses potentialités agricoles et pastorales. Les populations manquent d’encadrement et ne tirent pas profit des projets de développement dont les financements sont pourtant disponibles. Quant à la commune locale elle étouffe dans la poussière et les ordures ménagères qui pis est, les coupeurs de route ont trouvé ici un terrain de prédilection, malgré les actions énergiques de l’Etat à travers un déploiement des éléments du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR).
Repère
Vaste département frontalier avec une superficie de plus de 17 000k² pour une population de près de 200 000 habitants repartie sur quatre unités administratives dont trois arrondissements Djohong, Meiganga et Dir et un district, Ngaoui. C’est un département agropastoral qui partage une fronctière commune avec la RCA sur plus de 200km.
Ethnies : Gbaya (majoritaires), peuls, haoussa, Mabororos
Zone par excellence de l’élevage bovin, le département abrite un marché à bétail de renommée internationale (NGAOUI) qui attire tous les grands commerçants d’Afrique centrale et occidentale. Dans une région ou le taux de scolarisation est des plus bas, le département se présence comme le quartier latin du coin, aussi, la richesse et la diversité de ses ressources humaines formées à bonne école devraient –elles conférer à Meiganga le statut de ville-phare.
Ici, l’éternelle rivalité Peul-GBAYA a également un mauvais impact sur l’évolution de la ville ces deux communautés revendiquent le leadership. Aussi, la mosquée centrale située dans la faada du lamidat est-elle menacée de ruines. Le tendem peul-haoussa, le groupe le plus fortuné refuse de contribuer à la réhabilitation de ce lieu de prière. Mais le nouveau lamido, musulman d’origine Gbaya, se bat pour changer les mentalités. L’autre souci des populations et des autorités administratives, c’est l’insécurité créée par les tristement célèbres « djarguina » coupeurs de route qui opérent des séries des razzias sur les populations et enlèvent leurs enfants contre de fortes rançons. Un phénomène que la longue frontière avec la RCA et le TCHAD ne permet pas de juguler facilement.
L’absence d’une structure bancaire dans la ville oblige chaque mois de se rendre à Ngaounderé pour percevoir leur salaire. Un voyage qui s’effectue avec une grosse peur au ventre quand on sait que les coupeurs de route maîtrisent parfaitement les périodes de paie. Avec l’installation récente d’une société de transfert d’argent dans la ville,les transfert d’argent dans la ville, les gens voyagent moins avec d’importantes sommes d’argent.
Ce que je garde de Meiganga, c’est le souvenir d’une localité unie et solidaire où tout le monde connaissait tout le mone, où coexistaient des camerounais de divers horizons ( Gbaya, Haoussa, M’bororo, Bamileké,Banvelé, Képeré, douala et Beti). Les déminations des quartiers en disent long sur ce caractère cospolite . on y retrouve des quartiers tels Bamilekés Haoussa, Foulbé,bonaberi, Ngoa-ekkele, Pitoa, sudan Mission, aux cotès des quartiers autochtonnes (Yii-zoro ; Ndaazandaba ; Ger-zandaba ; Ngassiri ; Touraké ; Gado ; Gbakoungué, Yaa-foumou). C’était un bel exemple d’integration nationale.
Meiganga, était aussi cette jeunesse montante qui se retrouvait à toute occasion pour animer et faire vivre la ville avec des tournois sportifs et les opérations de reboisement au lycée. Meiganga, est entre autres aussi, la beurrerie de Zamdaba ( une unité de fabrique de beurre) et le marché de bétail qui faisait sa renommée, mis qui en même temps, lui attirait beaucoup de convoitises, avec pour corollaire la montée du phénomène de coupeurs de route. Meiganga, est enfin l’histoire de grands hommes, à l’intar du Lamido Bouba, de l’honorable Garga Charles, député à l’ARCAM ‘asemblée représentative du Cameroun).
Entre communautés de divers horizons culturels a été malheureusement ébranlée par une mal-compréhension de la démocratie au début des années 90. Devenu chef lieu de département, Meiganga n’a cependant pas connu l’évolution escromptée. Le coche a été aussi raté lors du passage du Pipeline pétrolier dans la région, mais il faut garder espoir. Depuis l’accession du Lamido Sabo au trône de la chefferie de Meiganga, un vent nouveau souffle sur la ville et même dans la contrée ».
Véritable grenier de la province de l’Adamaoua dans les années 80 grâce au marché frontalier international de Ngaoui, le Mbere s’est retrouvé de victime de crises diverses. Le phénomène des coupeurs de route s’est aggravé, dans un contexte où les établissements de crédit et les entreprises à forte intensité de main d’œuvre font défaut. La contribution des élites, à l’instar de Paul Hamadou,de Bouba Ndengue, de Baouro Théophile et autres Aoudou Bello est pourtant appréciable. On a par-ci un hôtel ultramoderne, par là un projet de radio de proximité et plus loin d’importants investissements dans l’immobilier. Nous savons quels sont nos moyens réels et n’avons pas le monopole des rivalités interpersonnelles.
Le Mberé est une merveille touristique avec les chutes de Lancrenau et de Gbassom, la source de la sanaga située à 30km de la ville sur l’axe ngaounderé- Meiganga. Le bitumage de la route nationale n°1 sera à coup sûr, un catalyseur de son développement.
Ressources humaines
Théophile Baoro, Député et vice-président à l’Assemblée Nationale ;
Denis Koulagna Koutou, Sécrétaire Général du Ministère des Forets et de la Faune ;
Paul Hamadou, Ancien Sécrétaire général du Ministère de la Communication ; puis des sports et de l’Education physique ;
Bouba Ndengue, Directeur général de la Société de développement et de la production animale(SODEPA) ;
Balla, préfet du Mbam et Kim ;
Sodéa hamadjida, préfet des Bamboutos ;
Sertge Doka, Directeur-adjoint de l’Ecole Normale de Maroua
MEFOUP ESSAKAK
Ressources humaines
Samuel OBAM ASSAM, Directeur du Courrier Présidentiel ;
Nicolas NKOULOU, International Camerounais, joueur de l’AS Monaco ;
Patou BASS, Artiste Musicien ;
CALVINO NLO KON, Artiste Musicien ;
MELONG
Situé à 12 km de Nkonsamba, Ville carrefour, chef-lieu d’un vaste arrondissement, Melong est la plaque tournante des affaires et du trafic des trois provinces : l’ouest, le sud-ouest et le littoral dont il dépend. C’est une localité qui a souvent accueilli des bâtisseurs venus d’horizons divers, grâce à son énorme potentiel naturel. Attiré par la fertilité du sol, les colons français y ont introduits la culture du café. Et ce n’est pas pour rien qu’on appelle Melong « la cité du café ». Après le départ des blancs, les plantations de café ayant permis le décollage de cette bourgade sont l’objet de toutes les convoitises. Les autochtones et les allogènes, qui entretiennent des liens séculaires, se livrent une lutte aveugle, pour le contrôle de cet héritage. Heureusement que les autorités administratives veillent au grain, pour que la situation ne dégénère.

Mais la cité du café a d’autres atouts et facettes à faire valoir : le petit séminaire St Michel, considéré comme le berceau des vocations, continue de faire de la fierté des habitants et la renommée de la contrée. Nombreux sont ceux des camerounais qui ne connaissent d’ailleurs Melong qu’à travers son célébrissime séminaire qui a déjà produit plus de deux cent prêtres, parmi lesquels huit évêques. Le visiteur appréciera également la vie dans les villages qui ne manquent pas de charme, en l’occurrence les campements d’éleveurs Mbororos, et certains sites, notamment les lacs, les chutes le Mont Manengouba et bien d’autres qui font de cette localité une destination touristique de rêve.
Coquette et valonnée, Melong n’a rien à envier aux grandes villes du pays. Elle ne laisse point indifférent le visiteur qui y débarque pour la première fois. Dès la gare routière, celui-ci est assailli par des motos taximn qui se proposent de le promener à travers la ville. Une destination fortement conseillée : le carrefour de la forêt, avec ses bars, gargote, échoppes points d’attraction, auberges… ouvertes 24h/24. On se fait tout de suite une idée de cette ville carrefour qui ne dort jamais.
Au gré de la balade, la cité dévoile ses charmes, ses multiples facettes… des immeubles à plusieurs niveaux, disséminés un peu partout, les principales artères bitumées, même si par endroits, on retrouve des nids de poule qui, rendent la circulation parfois pénible, surtout après une averse ; des hôtels et des centres d’accueil décents et bien entretenus… Melong se targue aussi d’avoir trois stations d’essence, une quarantaine d’usines et transformation du café ; une gare routière clôturée, toujours bruyante, qui vit au rythme d’incessants ballets de bus, cars et taxis-brousse, en partance ou en provenance des villages environnants… Peu de chefs-lieux d’arrondissement, de sa dimension, connaissent pareil dynamisme.
Plantations
C’est pas un fait du hasard si Melong, qui signifie littéralement, en langue Mbo, je construis", a fière allure aujourd’hui. C’est une localité qui accueille des bâtisseurs venus de divers horizons. Les colons français,, après le départ des Allemands du Cameroun, se sont installés dans cette vaste forêt vierge et dense pour l’exploiter. A cette époque, la forêt était hostile et impénétrable, pour les autochtones qui éprouvaient bien du mal à l’approvisionner.
Attirés par la fertilité des sols, les colons y ont alors introduits la culture du café. Pour créer les premières plantations, ils ont abattu un travail de titan. Avec le concours des fils Mbo et quelques allogènes, reconnaît le vieux Michel Ewane Ehode. Au fil des années de travail ardu et acharné, la forêt a reculé et les premières usines à café ont été installées.
Petit à petit, Melong, bled perdu dans les broussailles, s’est progressivement transformé en bourgade habitable où il fait bon vivre. Les gens accourent alors des quatre cois de la région, notamment de l’ouest et du nord-ouest, pour s’établir au bord du Moungo. Certains fuyant le maquis rappelle Michel. La bourgade fut alors érigée en poste administratif, en 1954 et le brassage des peuples s’est poursuivi. A leur départ après l’indépendance, les colons ont rétrocédé les vastes plantations de café aux Camerounais. Le 17 décembre 1962, Melong change de statut et devient un arrondissement qui sera, trente ans plus tard (en 1992), divisée en deux unités administratives : Melong et Barré-Bakem. Mais Melong avait déjà amorcé son développement.

Querelles
Si les plantations de café, héritées des blancs, font la fierté de Melong, puisqu’elles ont, en grande partie, contribué à bâtir cette cité, il est aussi à noter que son malheur proviendrait de son potentiel naturel qui attire plus d’une personne sus ses terres. L’administration locale n’ignore pas les querelles liées à l’exploitation foncière dans cette région. Les archives de la sous-préfecture relèvent en substance que la rétrocession des terres aux allogènes par les blancs continue à être objet de contestation permanente par les populations autochtones Mbo. A chaque installation d’un nouveau sous-préfet, l’autorité administrative sortante se fait toujours le devoir de rappeler à son homologue de faire preuve de beaucoup de tact de rigueur dans la gestion de e dossier délicat.
Mais il est établi que les bamileke, majoritaires dans le périmètre urbain, restent des commerçants dynamiques et entreprenants qui contrôlent l’économie locale. Et que les autochtones disséminés dans les zons rurales, sont taxés, à tort ou à raison, de paresseux qui aiment l’aventure dans les grandes villes, regrette une source administrative.
Toutefois, Melong reste une cité coquette, appelée à devenir plus grande et plus belle dans l’avenir.Avant le voyage, il y a des préalables à retenir. Il est conseillé d’avoir une idée de la carte de Melong, vaste arrondissement, entouré de trois provinces : l’ouest, le sud-ouest et le littoral. C’est une plaque tournante des affaires et du trafic dans la région. Dans les détails, Melong est limité au nord par l’arrondissement de Kekem, département du Haut-Nkam, au nord-ouest par l’arrondissement de Santchou (Menoua), au sud-ouest par les arrondissements de Ngouti et Bagem du Koupé Manengouba et à l’est par l’arrondissement de Barré Bake, qui, il n’y a pas très longtemps, dépendait encore de Melong.
Il n’y a donc pas qu’un seul chemin pour arriver dans cette ville carrefour. Le loisir de choisir son itinéraire, en fonction de sa position géographique. Mais comme cette unité administrative relève du Mungo, on peut partir de Nkongsamba, chef-lieu du département, situé à 22km de Melong. Les deux villes sont pratiquement comme deux quartiers voisins. Le voyage sur le tronçon est une partie de plaisir, puisqu’on est ç un jet de pierre de la destination. On n’a même pas besoin de se rendre dans une agence pour effectuer le voyage. Il suffie de se tenir au bord de l’axe lourd, d’attendre quelques minutes. Avec 500 frs cfa, pour prendre place à bord du premier taxi-brousse. A peine une heure de voyage, et on est à Melong. Des signes qui ne trompent pas et qui attestent du poids économique de cette petite ville : l’intense trafic sur le trajet. Taxis-brousse, bus, cars, camions, grumiers… y défilent à longueur de journée.
Côté nature, de petites curiosités ne manquent pas : la farine de macabo séchée sur le goudron, des troupeaux de bœufs qui rétrécissent la route… Des scènes qui rappellent qu’on est au village.
Fleuron dans le domaine de la formation des prêtres, le petit séminaire St Michel de Melong participe, à sa manière, à la renommée de contrée et du diocèse de Nkongsamba, dont il dépend. Et cela fait déjà soixante dix ans qu’il reste fidèle à sa vocation de former des jeunes camerounais engagés à servir Dieu et les hommes. Depuis sa création en 1936, on peut dire que la mission tient les promesses des fleurs : sur les 200 prêtres sortis de ce module, huit sont devenus évêques. Mgr Albert NDongmo, Mgr Denis Ngande, Mgr André Wouking, Mgr Pierre Tchouanga, Mgr Thomas Nkussi, Mgr Antoine Ntalou, Mgr Dieudonné Watio actuel évêque de Nkongsamba. Que de grands noms un qui se réjouirait dans sa tombe : Mgr Paul Bouque, fondaeur du séminaire, alors évêque de Nkongsamba.
Aujourd’hui le petit séminaire St Michel de Melong poursuit son bonhomme de chemin, malgré les difficultés, en s’adaptant à l’air du temps. Désormais, l’établissment ne forme plus exclusivement que les séminaristes. « Nous fonctionnons en système séminaire collège, c'est-à-dire qu’il y a un collège ouvert aux externes et géré par le père Robert Mbitchou et le séminaire dont j’ai la charge, en qualité de recteur » déclare le père Tientcheu.
Mais en plsu des renseignements du collège, les séminaristes sont astreints au règlement du séminaire et à certains cours complémentaires, en vue de leur formation, clarifie le recteur. Pour l’année académique en cours, il y a 32 séminaristes, de la 6e en terminale. Un effectif bien maigre comparativement à celui du collège estimé à 600 élèves.
Le Lycée de Mbouroukou
Six kilomètres à pieds, ça use les souliers… les enseignants et élèves de Melong ne le chatent pas seulement, ils le vivent de lundi à vendredi, jour de classe. Ils usent effectivement leur semelles sur la route qui mène à Mbouroukou, petite bourgade qui abrite le lycée, située à six kilomètres du centre urbain. Il faut se lever au premier champ du coq pour arriver à l’école. Ceux des élèves qui ont un eu de moyens déboursent deux cent francs chaque jour pour le taxi ou le car. En faisant le calcul, ‘addition est bien salée pour les parents. Des observateurs s’accordent à dire que la construction de ce lycée est la résultante d’un bras de fer rude au centre urbain entre allogènes et autochtones, qui n’entendaient pas céder une parcelle de leur patrimoine. Conséquence : pour ne pas tirer le débat de long en large, le feu Samuel Eboa a ramené le lycée dans village natal, révèle un patriarche Mbo.
Le quartier oublié
Les premiers devenus les derniers… c’est qui arrive au vieux quartier 4
LES CHUTES D’EKOM NKAM
Au niveau du petit monument peint en bleu et rose avec une étoile, sur la nationale qui court de Melong vers Nkongsamba, le chemin prend à gauche. Près d’une maison, la piste, mal entretenue, traverse les champs de café et de maïs frôlant de rares maisons. Le chemin de presque quatre kilomètres n’autorise qu’une vitesse très réduite. En prolongement de la vallée (compter 20 min pour arriver au site), la clairière sur laquelle la route débouche, où parviennent les échos de la cascade. L’entrée des gorges est signalée par deux poteaux. Le sentier se poursuit entre les parois qui se rétrécissent et se rapprochent. Sur la grande clairière, le bruit de la cascade. Des marches ont été aménagées pour aller jusqu’à l’eau. Légèrement dans la jungle... d’énormes fromagers aux racines géantes enserrent. De petites passerelles en fer ont été installées pour passer le lit des rivières. La cascade, qui a servi de décor pour le tournage de certaines scènes du film Greystoke, avec Christophe.
MEM’VELE
Les populations déguerpies sur le site exigent le paiement de 37 214 685 Fcfa.
Cinq riverains ont porté plainte contre le projet de construction du barrage de Memve’ele dans la région du Sud.
L’affaire est passée en audience le 10 Septembre 2009 au tribunal de grande instance d’ebolowa. Au total, 37 214 685 Fcfa sont exigés au projet par les plaignants. A savoir, Andang Obou’ou Charles Duclos (11 100 000 Fcfa), Efendene Endougou (9 816 669 Fcfa), Guillaume Djam Ndombol (8 850 000 Fcfa) et Elie Paker Ndinda (7 4448 000 Fcfa). L’affaire a été renvoyée au 08 octobre 2009 pour composition régulière du tribunal.
Lundi 14 septembre dernier, Jean Nguema, chef du village de Mekok dans l’arrondissement de Ma’an, département de la vallée du Ntem, dont la chefferie est situé non loin du site, affirme qu’il s’agit  « des personnes vivant sur le site, près de Nyabessan, dont les plantations et les maisons ont été détruites lors du bornage en vue du titre foncier du projet Memve’ele. Ces populations aujourd’hui revendiquent leur dédommagements ». Pourtant, le comité permanent de suivi du projet a mis sur pied, en 2007, le programme d’accompagnement socio-économique de Memve’ele (Pasem), afin de prendre en compte les nombreuses préoccupations des riverains.
Le Pasem a pour objectif d’atténuer les effets négatifs et amplifier les effets positifs du projet de construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele, par une mobilisation des potentialités de la zone. Les bénéficiaires du programme étant prioritairement les populations locales, suivies des communes, les services déconcentrés des ministères sectoriels et les organisations de la société civile. Pour l’exploitation paisible de la production hydroélectrique, le projet vise entre autre, l’augmentation des revenues et l’amélioration du mode de vie des populations, pour éviter les flux migratoires massifs, pouvant être dommageables pour le projet. Le Pasem doit également aider à réguler les impacts sur le plan social et économique liés au projet, en prenant en compte la contribution des autres ouvrages d’accompagnement. D’après Alex Ndong, un habitat de l’arrondissement de Ma’an, membre du comité suivi, « ce n’est pas au développeur d’indemniser les populations ou de construire les routes, cette responsabilité incombe à l’Etat. Pour preuve, l’on attend toujours le bitumage de la route Meyo Centre-Nyabessa ». Quand au Pasem, déclare le riverain, « le programme semble se réduire, depuis sa mise sur pied, à de séminaires où viennent émarger les cadres ».
MOUKO
Jean Ernest Ngomo
MENGANG
Y aller
Gare routière de Mimboman
Coût du transport : 1500 francs CFA
Hébergement : 02 auberges

Repères
Statut : District
Superficie : 640km
Population : 20 000 habitants
Densité : 32 habitants au km
1994 : Date de création de la commune rurale de Mengang

Hier un grand village, la petite localité de Mengang, chef-lieu du district de même nom, mobilise les énergies et les moyens disponibles pour sa construction. Peu à peu, la petite bourgade s’élève à la hauteur d’une cité en s’équipant d’infrastructures de base.
Localement, deux versions se disputent la signification et l’origine du nom de Mengang. Les premiers soutiennent que le nom de la localité dérive de « ngang » singulier de « Mengang » « qui se traduit par magie ou sorcellerie. Et ce, du fait que, la localité, selon une légende répandue avait héroïquement résisté aux hordes d’envahisseurs et autres pillards grâce à la témérité ajoutée aux pouvoirs occultes des locaux. Pour les tenant de la seconde version, Mengang vient de « Ngang » qui signifie prosaïquement « merci » en langue beti. Ceci pour exalter l’esprit d’accueil et d’hospitalité qui caractérise ses habitants.
Dans les parages, un ressortissant Nigérien tient l’une des rares échoppes de la ville. Cette épicerie, la seule fréquentée du coin, est adossée au bar-restaurant d’une tenancière qui en impose par son physique et sa gentillesse.
Mephoubi, l’autre hameau de Mengang, est équipé d’une usine de décorticage de café. Le centre de santé de Mengang, l’un des mieux logés, est hélas sous-équipé en personnel. Faute de système d’adduction d’eau, la presque totalité de la ville est contrainte d’aller se ravitailler à l’unique point d’eau de l’hôpital ; la vieille station « scanwater » qui, jadis pourvoyait la ville en eau ayant rendu l’âme il y a belle lurette.
Ressources humaines :
Colonel EBOGO Titus, ancien commandant de la garde présidentielle.
Colonel MBIDA Gabriel, Commandant du quartier Général ;
MENGONG
Mengong ce 23 février 2005 à 15h. La petite ville, ou plutôt te gros village d’à peine 2000 âmes, chef-lieu de l’arrondissement éponyme vit des heures calmes. A la gare routière, quelques personnes étanchent lei soif dans des débits de boisson. Les plus fortunés s’offrent une bouteille de bière, tandis que les petites bourses se contentent d’un peu vin de palme, bon marché ici. Des hommes se livrent à une partie de Songo, un jeu de société que le président de la République pratique avec une passion toute particulière. Le sous-préfet de l’arrondissement, de même que des enseignants, y montrent une adresse remarquable. A propos de Gifles Roger Belinga, fils du terroir, peu de choses filtrent jusqu’au moment où s’empare de la ville une rumeur sur le pillage de la ferme avicole qu’à Ndoungou, son village natal, on attribue à ce notable citadin. Rumeur vite démentie par le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, qui s’est retrouvé à un moment au commercial de Mengong.
Il faut dire que dans l’arrondissement, Cilles Roger Belinga n’est pas n’importe qui. [a splendeur actuelle de Mengong lui est en grande partie due. Près des maisons d’une beauté passable et des cases en terre battue, les constructions les plus imposantes du coin portent, d’une manière ou d’une autre, sa marque. Avec sa centaine de chambres, l’imposant Complexe hôtelier Rose Juliette et Florine - des prénoms de sa mère et de son épouse - ferait pâlir d’envie beaucoup de milliardaires des tropiques. Un grand bâtiment de briquettes rouges, une toiture forte, un jardin luxuriant. Un cadre de rêve avec vue prenante sur le lac voisin. Une attraction qui se dresse, avec audace, dans cette contrée où la condition des villageois permet rarement plus que de misérables chaumières.
Le camp des fonctionnaires, que l’ex-directeur général de la Sic a également bâti, est une petite merveille que le village admire, de la même manière que les étudiants le font pour les mini-cités que certains hauts fonctionnaires de la République ont construites à Soa. Une cité de fonctionnaires pour l’instant inoccupée. Un joyau architectural en pleine campagne, que coiffe une couronne de bougainvilliers et de plantes décoratives. Une petite merveille, qui occupe une surface près de 1000m2 et compte une dizaine d’appartements et met sous l’éteignoir tous les autres bâtiments, notamment ceux occupés par les services publics de cet arrondissement situé à 30km d’Ebolowa, I chef-lieu du départe nt de la Mvila.
A l’attention du visiteur impressionné, un habitant du village insiste pour dire que le complexe ne représente rien à côté du «château de Ndoungou», sans cesse reconstruit depuis une dizaine d’années, dans le village natal de Gilles Roger Belinga, qui se situe à 8km de Mengong, sur la route qui mène à Sangmélima, via Mfouldaja. 100 chambres, au cœur d’un domaine qui compte, entre autres, une briqueterie, mais aussi un complexe sportif, baptisé «Belinga Ndongo Petit». Ici, les terrains de football, de basket-ball, de hand-ball et de lawn-tennis témoignent d’un rêve d’évasion. Le « Mini Hilton de Ndoungou», comme l’appellent les riverains, doit son sobriquet au génie de ces nombreux points de vue qui font un parallèle entre ceci et l’implication de l’ex-Dg de la Sic, maire de la localité et président de la section Rdpc de MengonglMvangane, dans le projet de construction du Yaounde Hilton Hotel, dont il a été l’un des maîtres d’oeuvre.
Mengong doit pratiquement tout à Gilles Roger Belinga. «Pour Mengong, c’est fini, Il était au début et à la fin de tout dans le village», proclame un notable manifestement affligé. II parle d’une conférence de section Rdpc prévue pour le 4 mars prochain. Qui n’aura pas lieu, le principal pourvoyeur des agapes étant empêché.
« C’était le pilier de la ville. Les autres élites s’en fichent», renchérit une dame d’un certain âge et qui, comme la plupart des habitants du village, pas souhaité évoquer avec nous tous les investissements de Gilles Roger Belinga à Mengong. Même si, entre deux rasades de vin de palme, on a appris que la générosité de l’ancien Dg de la Sic a amené les populations à le préférer au général René Claude Meka, qualifié ici de grippe-sou. Un vrai pingre, par rapport à ce désormais prisonnier de luxe qui, en outre, a offert à son village une huilerie pour presser les régimes de noix issus de sa palmeraie qui s’étend à perte de vue, des étangs qui fonctionnent tant bien que mal, une grande porcherie d’une centaine de têtes, une ferme avicole qui abrite des milliers des poulets. Une fortune personnelle qui n’a peut-être pas encore tout révélé...
Francky Bertrand Béné
Ressourcees humainees 
ELA EVINA, DG CENEEMA ;
Gilles Roger BELINGA, Ancien DG SIC ;
Général René Claude MEKA, Chef d’Etat Major des Armées (CEMA)
MENGUEME
MENJI 
Blottie dans les montagnes du département du Lebialem dans la Province du Sud-Ouest, Menji, Menji pourrait ne pas être l’endroit le plus agréable pour vivre au Cameroun. Cette ville est en même temps le chef-lieu du département du Lebialem et le chef-lieu de l’arrondissement de Fontem. Mais ceci n’est pas ce qui amène Menji à faire tic-tac. Grâce à l’association FOCOLARE et à travers des initiatives autœntretenues, les populations ont transcendé les difficultés et transformé la région enclavée et assez parsemée de forêts, en ce que beaucoup appellent « miracle dans la forêt ».
Accessibilité
Départ : De Dshang (département de la Menoua, Province de l’Ouest) par motocyclette ou par minibus. Aussi,, par Koumba (5000 frs) et mamfe (3000 francs).
Frais de transport : 2.000 francs CFA par minibus venant de Dschang ou 3000 frs par motocyclette commerciale. Ces frais grimpent pendant la saison pluvieuse.
Infrastructure : route non bitumée, tortueuse, poussiéreuse et rouge.
Hébergement : Quatre auberges
Prix d’une nuitée : 3000 frs et plus (négociable)
Faits
Population : Environ 85000 habitants dans l’arrondissement de Fontem, desquels une bonne partie vit à Menji (chiffres de la préfecture).
Chaactéristiques : Ville cosmopolite en expansion, mais plus habitée par les gens de Nweh, communément connus sous le nom de Bangwa (prononcé Bang-WA)

Chiffres
42 km
Ceci est la distance serpentée de Dschang à Menji, chef-lieu du département du Lebialem.
Une histoire riche, pas de station d’essence
Avec une population d’environ 85000 habitants dans l’arrondissement de Fontem, et dont la majorité vit à Menji (statistique de la préfecture), la ville n’a aucune station d’essence (comme c’est le cas dans l’ensemble du département du Lebialem). Il n’y a aucun taxi, mais les motocyclettes commerciales naviguent sur les routes poussiéreuses. Les conducteurs de moto font avec l’essence frelatée (communément appelée Zoua-zoua) dont ils se procurent à Dschang ou au Nigeria en passant par Mamfe.
Ce qui attire l’attention des touristes et des étrabgers est le climat froid la nuit et le matin. Bien de mentionner, est le taux de criminalité assez bas. « vus pouvez oublier un portable dans un bar, et vous le retrouvez en place même des heures après », un élève l’a déclaré à CT.
Mais quelle est l’origine du nom Menji ? D’après Chief Alexander Fomendji, l’histoire raconte que son grand père émigra de Ebeagwa (dans le département du Manyu) et quand il s’installa dans le présent site de Menji, il découvrit des singes sauvages (Nkenji) avec des queues blanches, qui mangeaient et détruisaient les récoltes. « C’était en 1928. Certains de ces singes mangeaient même de petits enfants. Alors, avec son fusil traditionnel, il réussit à tirer sur ces singes et à les chasser », révèle Chief Fomenji. « Nkenji » dit-il, signifie singes, d’où dérivé Menji.
La générosité est l’une des particularités des habitants qui reçoivent souvent les visiteurs avec leur meilleur met : macabo pilé accompagné de légumes ("appelé Abenchi") associé au vin blanc pour faciliter la digestion.

Le mont Nyietebong
Un lieu de rituels et rites traditionnels, c’est aussi une attraction pour populations locales et touristiques.
Situé au Nord-Est de Menji, le Mont Nyietebong a une altitude de 1600 mètres et s’étend sur un encarpement qui ressemble à un semi-caldéra qui s’étend le long des bords nord et nord-est des hautes terres du Lebialem.
D’après Chief Alexander Fomenji de Menji, le ont Nyietebong a une histoire d’une importance culturelle ethno-botannique de la forêt qui se trouve sur le Mont, celui-ci est fréquemment visité par les herboristes et c’est le lieu où s’offrent rituels et rites traditionnels.
« si les femmes n’accouchent pas, nous les dirigeants traditionnels allos effectuer certains rites sur le Mont Nyietebong. Après, elles peuvent concevoir et tout ira bien », dit-il en ajoutant : « En regardant le Mont Nyietebong, nous pouvons déterminer s’il pleuvra ou non. Ce mont est la demeure de nos ancêtres ».
Martin Atemkeng, un gardien de nuit au Atabong Entreprise Cottage affirme que le mont abrite plusieurs espèces intéressantes d’oiseaux et d’autres animaux comme les antilopes, les porcs et pic, les singes, les boas, les vipères, etc. il vente les valeurs médicinales des plantes qui, dit-il soigne les maux de poitrine, la dysenterie et autres maladies.

Là où les bendskiners sont seigneurs
Avec le mauvais état du réseau routier, les conducteurs de motocyclettes commerciales sont indispensables dans le processus de transport dans et hors de Menji.
Vous espérez et vous croyez profiter du confort d’un taxi à Menji, détrompez-vous. Les véhicules commerciaux sont rares et les « bendskiners » (conducteurs de motocyclettes commerciales) sont les « seigneurs » de la ville. Voyager d’un bout de la ville à l’autre se fait impérativement à moto. La détester est synonyme de déplacement à pied et sous un soleil brûlant.

TERRE PROMISE MAIS……
Le cacao, le café et les sols fertiles font de Bangem un lieu idéal pour investir. Mais plusieurs facteurs ralentissent le développement.
Que vous aimez Bangem ou non il y a une réalité irréfutable, la beauté scientifique d’une ville qui se vente d’être le chef lieu du département du Kupe-Muanenguba. Entourée par des chaînes de montagnes comme le Mont Mualong et le mont Muanenguba, le climat idyllique fait la joie de tous.
Mais l’accessibilité set le grand obstacle qui amène beaucoup à penser deux fois avant de visiter Banyem. Par exemple, les fonctionnaires qui se rendent à Melong (dans la province du littoral) avant d’arriver à Banyem. Tout ceci à cause du réseau routier déplorable entre Kumba et Banyem.
Puis de Melong à Banyem, le tronçon de 34 km non bitumé et cahoteux se parcour en deux heures ou plus avec les voitures commerçiales surchargées et tout bringuebalantes, mais moins avec les motos. Apart Nélong comme point de départ, il y a d’autres voies qui conduisent à Banyem. Soit de Kumba à Tombel puis à Banyem, une distance de 100 km. Soit de Kumba à nguti puis à Banyem, une distance de 130 km. toutes ces routes sont non bitumées, et le transport est extrêmement difficile surtout en saison de pluies.
Avec une population d’environ 10,000 habitants (chiffres du préfet du département du Kupe-Muanenguba, M. Eboue Njoume), Banyem devient très Cosmopolite avec une multiplicité d’autres groupes ethniques apart les Bakossis natifs.
La ville a tous les accessoires de la modernité : un réseau téléphonique, hôpital, écoles, unités administratives, signaux de télévision, etc.
Le dynamisme des hommes de Banyem set illustré par leur rendement agricole tant pour la nourriture que pour la culture Commerciale. Par exemple, les mercredis et samedis (jours du marché principal) de camions en provenance de Douala, Yaoundé et autres arrivent dans la ville pour acheter des aliments (surtout des plantains et du macabo) qui sont exportés dans d’autres pays de la CEMAC.

Potentiel agricole
Doté d’un sol fertile et un climat humide, Bangem a tout le nécessaire pour produire des aliments et la culture commerciale comme le cacao et le café. Logiquement, près de 90% de la population pratique l’agriculture. Mais leur principale inquiétude tourne au tour du manque d’intrants, et l’activité des acheteurs, qui acquièrent le café et le cacao par exemple à bas prix. L’enclavement de la zone rend l’évacuation des produits extrêmement difficile.
Néanmoins, de bâtiments modernes, attrayants et coûteux parsèment les principaux endroits de la ville ; grâce à la riche élite qui occupe de grands postes de responsabilité tant dans le gouvernement, la fonction publique, que le secteur privé. Le déplacement à l’intérieur de la ville et hors de la ville se fait plus en motocyclettes.
Il y a peu de night club (boîtes de nuit) mais quatre hôtels (The Dampo, Farmers Bar, Prestige Inn et The Pentagon) embellissent la ville, avec des prix allant de 3000 Francs CFA la nuitée et plus. Après une journée de dur labeur au champs, la vie de nuit est relativement calme et s’arrête à peu près à 22 heures, quand les gens préfèrent leurs lits pour un repos bien mérité.
Bien qu’étant entrain de devenir hautement cosmopolite très vite, la tradition est respectée car la ville a un chef suprême. Mais quelle est la signification du nom Bangem ? D’après les autochtones, Banguem signifie littéralement « les gens de Nguem » (les habitants de la région). D’où l’actuelle appellation Banguem.
Malgré les querelles sanglantes entre les autochtones et les étrangers dans les années 1960, la cohabitation est maintenant cordiale. Et des sourires amicaux accueillent les visiteurs qui cherchent des informations. Mais vous manqueriez le meilleur si vous visitiez et laissiez Banguem sans manger du "Esuba et du Zabgem soup" (macabo pile avec les feuilles de macabo bouillies), le met traditionnel des populations natives.

Mieux à découvrir
Le dynamisme des hommes est mieux illustré aux deux bords de la route Banguem-Melong.
Le tronçon de 34 km qui va de Melong dans le Littoral à Banguem, peut s’avérer le plus fatiguant des voyages pour les étrangers non habitués au réseau routier camerounais. Mais, sans avoir causé aux habitants, l’on observe qu’il ya beaucoup à découvrir pendant le voyage.
ACCESSIBILITE
Départ : De Melong (province du Littoral) à motocyclette ou dans de véhicules surchargés
De Kumba à Tombel et à Banyem ou de Kumba à Nguti et à Bangem
Prix du transport : 2.000 francs CFA à moto ou à véhicule de Mélong. Plus cher pour d’autres destinations.
Infrastructure routière : non bitumée et accidentée
Logement /ébergement : Quatre hôtels
Prix par nuitée : 3.000 franc cfa et plus (négociable)
Faits
Population : environ 10.000 habitants (sources : préfecture)
Caractéristiques : ville cosmopolite en expansion, avec un hôpital, de structures administrateurs, la poste, les écoles, etc
Prononcez le nom Banyem n’importe où et plusieurs choses vous viennent à l’esprit : Lac Kupe- Muanenguba, les chaînes de montagnes qui entourent la ville, la dynamique élite, etc. Mais il y a mieux qui justifie le choix de ce chef-lieu administratif du département du kupe-Muanenguba. Et bien qu’étant le grenier du département, Bangem a de problèmes de développement particulièrement son enclavement et les mauvaises routes. Mais l’espoir n’est pas perdu dans cette région qui a un grand rôle à jour dans le développement socio-économique de la province du Sud-ouest.
MESSAMENA
MESSOK
MESSONDO
MEYOMESSALA
MEYOMESSI
Ressources humaines
Louis Paul MOTAZE, Ministre de l’Economie
OVENA TOMO Alexis, Chef de Division DEPC MINDUH ;
MFOU
MINDOUROU
MINKAMA
MINTA
Y aller
Gare voyageur (Yaoundé – Nanga-Eboko) : 23700 F
Route (Nanga-Eboko – Minta 70 km): 1 500 F
Hébergement : Auberges : 3500 F – 5000 F (la nuitée)

Repères
Statut : Arrondissement
Date de création de la commune : 1959
Population : 18 000 habitants
Population urbaine : 5 000 habitants
Activités principales : Agriculture, artisanat et petit élevage
Autochtones : Bamvélé

Rassurée par un nouveau maire, Minta annonce son nouveau départ. Manifestement, la ville change, devient fréquentable et affiche de nouvelles ambitions. On ne saurait toutefois parler de cette localité, sans évoquer les problèmes : mauvais état des routes, infrastructures vieillissantes et précarité ambiante. Peinture parlant d’une localité recelant néanmoins des trésors qui ne demandent qu’à être exploités.
Minta est une ville coloniale qui a connu beaucoup de mutations : district en 1959, elle sera érigée en chef-lieu d’arrondissement dans les années 60. C’est aujourd’hui une petite ville cosmopolites où les autochtones, les Bamvélés, vivent en symbole avec les autres communautés nationales. On y trouve également une importance communauté étrangère constituée notamment de Nigériens parfaitement intégrés, qui monopolisent le petit commerce. A en croire le maire, Benjamin Baudelaire Ndengue, le nom de sa cité qui compte 5 000 âmes environ, dérive de « Mintag », qui signifie en langue Bamvélé : joie, liesse… Le glissement du nom originel de « Mintag » à celui francisé de « Minta » s’est effectué à l’époque coloniale.
Minta, au fil des ans, est devenu une rote d’escale qui accueille des routiers en partance ou en provenance des pays voisins (Tchad, RCA), qui peuvent y trouver le gite et le couvert dans des auberges miteuses.
Le vieux car, « Saviem » que nous empruntons à Diang pour Minta, tient par miracle sur la piste cahoteuse et glissante. On se demande comment le chauffeur, un Bororo, maigrichon, parvient à distinguer la chaussée à travers son pare-brise, complètement embrumé qu’il essaye par moments, d’essuyer du revers de sa main.
Surchargé misérablement, et gémissant, notre car essoufflé semble en parmanence voué à la catastrophe notamment lorsqu’il doit affronter une colline.
A chaque étape, des passagers se pressent pour monter à bord. Les voies de pénétration étant rares dans cette forêt, le vieux car reste en effet l’unique moyen pour se rendre d’une localité à une autre. Sinon il faut se risquer à bord d’un grumier.
Quant il pleut, l’eau dégouline de partout. Et ce n’est pas tout : à l’intérieur, les étroits passages sont encombrés de caisses, de sacs et de paniers ainsi que par toutes sortes d’animaux à poil ou à plumes, vivants ou morts, séchés ou fumés, chèvres, poules, singes sont du voyage. La cause d’une telle surcharge : l’argent. Le chauffeur arrondi sa recette en surchargeant le car bien au-delà des limites autorisées. Arrivé à Minta, nous poussons un ouf de soulagement tout en nous apitoyant sur le sort de ceux qui devaient endurer le calvaire jusqu’à Nanga-Eboko, la destination finale.
La commune de Minta est pauvre. Elle n’a aucune source de revenus fiable. Certes, notre commune regorge de richesses en l’occurrence des forêts.
Ressources humaines
Richard Bona , Musicien.
Ressources humaines Haute Sanaga Est

Fait à Minta le 24 mars 2009
Une quarantaine de signatures dont celles de :
Etong Hilarion, président de la section RDPC,
1er vice-président de l’Assemblée Nationale
Messengue Avom Bernard, Ministre des Transports
Ndengue Baudelaire, Maire de la Commune de Minta
Mong Ekom, Maire de la Commune de Bibey
Ngo Joseph, Chargé de mission au Cabinet du premier Ministre, chef du gouvernement.
Samba Antoine Félix, DAG au ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement Technologique.
NANG BIPAN, Inspecteur Général MINDUH ;
MINTOM

MOBILONG
Diamant
Des recherches effectuées par une entreprise coréenne au sud-est de Yokadouma ont révélé un gisement de quelques 7 millions de carats, ce qui représentait en 2008, cinq fois la consommation mondiale. Un fabuleux trésor qui devrait impacter considérablement l’environnement socioéconomique de la région
MOGODE.
Mokolo
Situé à 80 kilomètres de Maroua, Mokolo est une bourgade calme, peuplée essentiellement par les Mafa (aussi appelés Matakams), une ethnie très présente dans la région montagneuse des monts Mandara.
Mokolo ne représente pas un grand intérêt sur le plan touristique, mais elle est un passage obligé pour tous ceux qui désirent se rendre de Maroua à Rhumsiki. La route de Maroua à Mokolo est une route principale, en bon état, tandis que celle venant de Mora, qui passe par le col de Koza, est un axe secondaire, beaucoup moins bien entretenu, voire carrément défoncé. Au pied des monts Mandara, ce massif rocailleux du Nord-Cameroun qui domine à l’Ouest le Nigéria et à l’Est la plaine du Diamaré, cette ville est un centre administratif abritant quelques bâtiments officiels, des écoles, un hôpital, mais aussi un important marché vers lequel convergent chaque semaine des villages environnants afin de vendre leurs récoltes.


La route Mokolo-Rhumsiki
La piste qui relie ces deux bourgades est désastreuse. La terre a complètement disparu par endroits pour laisser affleurer des amas de cailloux. Les pneus des voitures sont mis à rude épreuve. Les Kapsiki accusent Yaoundé de ne pas s’occuper d’eux et de leur région car ils représentent un noyau de résistance au parti de Paul Biya. Il est vrai que l’on peut s’étonner qu’un lieu comme Rhumsiki qui accueille autant de visiteurs ne soit jamais mieux desservie.
Le gouvernement a promis goudronner cette route mais les Africains ont depuis longtemps appris à ne pas croire aux promesses électorales. Il reste que ce trajet pénible est de toute beauté. Les paysages vallonnés, entre forêts et pics rocheux, sont les plus somptueux du Cameroun.
A chaque virage de la piste se dessine une nouvelle tranche de vie camerounaise : la procession d’un enterrement ou la course entre deux cyclistes qui se rendent à l’école. Car même si l’on ne les voit pas toujours, des villages jalonnent la piste de ce département particulièrement peuplé. Les chiens de garde sont là pour rappeler la présence des habitations toutes proches.

MOLOUNDOU
MOMBO
Y aller
De Yaoundé : emprunter les agences de voyage qui desservent Nkongsamba
De Douala : agences de voyage et cars de transport par ramassage
Etat de la route : goudronnée
Longueur du trajet : 450 km à partir de Yaoundé et 80 km à partir de Douala
Coût du transport : 5000 francs à partir de Yaoundé et 1500 francs à partir de Douala
Structures d’ébergement : aucune qui soit dotée d’un confort acceptable.

Repères
Création du district : décret présidentiel du 05 septembre 1992
Création de la commune : décret du 24 avril 1995
Superficie : 250 km2
Population : 25 000 habitants environ
Groupes ethniques : Balong, Bamiléké, ressortissants du Nord-Ouest et du Nkam
Ressources et potentialités : culture de rente dont le cacao, cultures vivrières, plantations industrielles de bananes, carrière.

M
Mombo a beau être un chef lieu de district depuis 1992, beaucoup continuent à rattacher cette petite localité à l’agglomération voisine de Mbanga éloignée seulement d’une poignée de kilomètres. La confusion n’est que partielle. Il s’apprend en effet que Mombo appartient à l’origine au canton traditionnel de « Balong » qui couvre deux unités administratives : l’arrondissement de Mbanga et le district de Mombo qui en fait partie.
« La grande majorité des populations habitant surtout à Mbanga, Mombo était surtout considéré au départ comme une réserve agricole. La fertilité du sol et la présence du chemin de fer aidant, Mombo a progressivement attiré du monde au point de devenir un haut lieu de brassage des populations d’origines diverses », explique le chef de district BIYIHA Jean Magloire. Pour une population environ 25 000 habitants, on est surpris par la diversité des composantes sociologiques. Très minoritaires, les populations autochtones appartiennent à l’ethnie Balong que l’on retrouve dans le Moungo mais également dans la province du Sud-Ouest, mais également dans les départements du Fako et de l Mémé. Elles cohabitent avec les ressortissants de l’Ouest, Nord-Ouest , du Centre et du Littoral.
Le vocable «Mombo » a quelque chose d’énigmatique puisqu’il semble difficile de le rattacher à un quelconque substrat culturel. De la bouche de certains anciens, il s’apprend que le nom de la localité est né d’un certain quiproquo. Selon certaines sources, les colons européens ayant débarqués du cçoté anglophone aurait remarqué à l’époque l’existence des vastes étendues de terre inoccupées sur la rive droite du Moungo. ayant demandé à un chef traditionnel à qui appartenaient ces immenses terres, ils se seraient entendu dire : « à mon moyo ». En pidgin, langue véhiculaire très répandue dans le Mongo, « moyo » signifie « beau frère ». Traduction de l’interprète : « à mon beau » devenu par la suite « Mombo », appellation restée jusqu’à ce jour.
« Mombo était une zone essentiellement agricole, l’enclavement est un problème préoccupant, notamment en ce qui concerne les pistes de collecte de la production. Plusieurs villages comme Boubou, Djoungo, Moundeck, Nkwansi, et borne carrière ne sont pas connectés au réseau électrique. Nous avons également un problème d’accès à l’eau potable et quand bien même c’est possible, la qualité de l’eau est approximative. La station de pompage n’arrive pas à ravitailler l’ensemble du centre urbain. Cela est d’autant plus intolérable pour les populations que le réseau d’adduction d’eau qui alimentent Djombé et Mbanga passe par ici », explique le chef de district.
Et pourtant Mombo ne manque pas d’atouts. On connaît la fertilité légendaire des sols et l’abondance de la production agricole. La localité qui abrite la principale usine d’eau minérale du pays recèle aussi d’importants gisements de pouzzolane, matière qui entre dans la fabrication du ciment. En dépit des recettes fiscales, la petite localité ne semble pas tirer pleinement profit de l’exploitation de ses multiples ressources. A preuve, l’habitat social est dans un état déplorable comme on peut le constater à travers le siège actuel de la municipalité.
Les populations autochtones habitent en majorité Mbanga, la localité de Mombo était surtout considérée comme une réserve agricole.
Le chemin de fer aidant, la localité est devenue un haut lieu de brassage des populations d’origines diverses, à tel point que la zone est aujourd’hui très composite. A titre d’illustration, on trouve à côté des autochtones Balong, des populations originaires de l’Ouest, du Nord-Ouest, du Centre du Littoral. Dans le district, il existe deux chefferies traditionnelles héréditaires : Moundeck et Mombo Borne Carrière. Au plan de l’urbanisation, Mombo n’a pas beaucoup changé 17 ans après son érection en district. Beaucoup d’élites souhaitaient par exemple investir mais ne trouve pas d’espace approprié. Le problème de lotissement communal reste posé. Avec sa concrétisation, on pourrait aussi envisager un plan d’urbanisation aux retombées multiples.
Bien que la petite localité soit de prime abord accessible au départ de Douala comme de Yaoundé sur route goudronnée, sa position quelque peu excentrée par rapport à l’axe routier central n’autorise pas une liaison directe.
Le voyageur a donc le choix de prolonger jusqu’à la ville voisine Mbanga d’où il est plus facile de trouver un moyen locomotion ou alor de descendre au fameux « carrefour Tangui » pour emprunter l’embranchement de cinq kilomètres environ menant au centre urbain.
Dans l’un ou l’autre cas, les moto-taxis sont rares et incontournables. Il faut parfois attendre plus d’une demie heure pour trouver un engin libre. Le conducteur généralement venu de Mbanga, est en position de force et n’hésite pas à monter les enchères. Pour une si petite distance, ne soyer surpris de débourser le même tarif que pour aller à Nkongsamba, localité autrement plus éloignée.
C’est à prendre ou à laisser. Et pourtant quel bonheur de découvrir ce jardin potager qu’est le Moungo. Aller à Mombo c’est humer l’air frais de la campagne, c’est se laisser empoter par ce paysage qui tue l’ennui le plus tenace.
Pour les non habitués, il est conseillé d’ouvrir grandement les yeux tout le long du trajet Ndjombé-Pendja. On découvre alors à satiété, un concentré du riche potentiel agricole du département. A deux pas du goudron, des plantations industrielles d’ananas, de banane, de papaye, de goyave, d’avocat, de poivre…s’étalent à perte de vue,jusqu’aux flancs des collines. Un véritable régal pour les yeux d’autant plus que les vendeurs n’hésitent pas à vous proposer à profusion, des fruits juteux à des prix défiant toute concurrence.

UN CHATEAU D’EAU TRES CONVOITE
Mombo est situé dans une zone géographique qui recèle d’importantes ressources hydrauliques. D’après les géologues, l’eau du terroir, notamment celle provenant des profondes nappes souterraines, est d’excellente qualité et contiendrait des qualités nutritives voire diététiques exceptionnelles ; Si l’on en croit les connaisseurs, même l’eau issue des nombreux cours d’eau qui abondent dans le coin aurait une « saveur » tout à fait particulière.
Pour les connaisseurs, le fait que la principale entreprise de production d’eau minérale du Cameroun ait choisi la localité pour s’installer ne relève pas du hasard mais d’une décision mûrement réfléchie. La preuve, sur place, on ne jure que par elle, en terme d’emploi, de rénumération et de la redistribution qui s’ensuit.
Véritable attraction dans cette contrée essentiellement rurale, l’usine d’eau est située à deux pas de l’axe routier principal Douala - Bafoussam, plus précisément dans le village Tangui qui a donné son nom à la fameuse boisson cristalline, sans couleur ni odeur.
Même ci la célébrité désormais liée à cette dénomination constitue pour certains une consolation, elle parait bien malgré pour d’autres. Ils sont nombreux en effet à déplorer que Mombo n’ait pas profité jusqu’ici suffisamment des retombées économiques et sociales liées à l’exploitation de certaines ressources naturelles comme les nappes d’eau souterraines et pouzzolanes.

AU ROYAUME DE LA POUZZOLANE
Interrogez à ce sujet n’importe quel natif du département du Moungo, il ne manquera pas de vous dire que le nom « Djoungo » renvoie automatiquement à la pouzzolane. Or Djougo est un village du district de Moungo, abritant d’impotents gisements de ce matériau très recherché. La pouzzolane st une roche naturelle provenant des projections volcaniques basaltiques ou de composition proche. De forme alvéolaire, la pouzzolane est généralement de couleur rouge ou noire , exceptionnellement grise, avec toutes les teintes intermédiaires.
Le terme « pouzzolane » vient de Pouzzoles, un port italien riche en sable volcanique, situé au pied du Vésuve, le célèbre volcan encore actif. Cette roche locale était déjà célèbre dans l’antiquité en raison de ses qualités reconnues dans la fabrication du béton romain résistant à l’eau.
Si à Mombo, voire au Cameroun,le nom est entré dans le langage courant,peu de personnes connaissaient en revanche, l’utilité d’une telle matière dans sa destination finale. Combien de nos citoyens savent par exemple que la pouzzolane de Mombo entre dans la fabrication du sac de ciment acheté dans la quincaillerie du coin ? Très peu en réalité.
Il suffit de faire un tour sur place et d’assister au ballet incessant des camions entre Douala et ce bled perdu pour être convaincu du caractère stratégique de cette matière première dont l’abondance ici confirme pourtant la banalité.
Il s’agit pourtant d’un produit stratégique très utilisé en construction, notamment dans les ouvrages en tuf, la composition de certains ciments, la fabrication des parpaings,voire le gravillonnage des routes d’accès difficile.
Autant dire que la pouzzolane pourrait contribuer grandement à la réhabilitation des pistes en mauvais état et à l’amélioration de l’habitat social dans une localité ou la plupart des habitations sont en matériaux provisoires. Encore une histoire du cordonnier mal chaussé.
Qualité
La reconnaissance internationale pour Tangui
L’eau produite par la société des eaux minérales du Cameroun vient d’obtenir la certification Iso 9001 : 2000
Avec ses 83% de parts de marché le leader camerounais dans le secteur de l’eau minérale vient de se donner un argument de poids pour convaincre les consommateurs encore réticents. Depuis le 19 février 2009, l’eau minérale naturelle Tangui est, en effet, certifiée Iso 9001 : 2000. Il s’agit là d’une reconnaissance internationale, qui atteste que le système de management de la qualité mis en place par la Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC), la filiale des Brasseries du Cameroun qui en est le producteur, a été « évalué et jugé conforme aux exigences de la norme » en matière d’exploitation et d’embouteillage de l’eau minérale naturelle. C’est la toute première certification du genre au Cameroun. Elle est valable pour une durée de trois ans (jusqu’au 19 février 2012), « sous réserve du fonctionnement continu et satisfaisant du système de management de la qualité de l’entreprise… »
Pour marquer cette étape importante de la vie de la SEMC, M. Siaka, Administrateur délégué de cette société, par ailleurs Directeur général des Brasseries du Cameroun, a réuni quelques hommes de médias, autour d’un voyage touristique sur le site de l’usine de fabrication de Tangui à Mombo, petite localité située non loin de la ville de Mbanga dans le département du Moungo (province du littoral). La découverte a eu lieu dans la matinée de samedi, 14 mars dernier. Construit sur un hectare de terrain à peu près, le site de l’usine d’exploitation et d’embouteillage de la SEMC renseigne, en effet, à suffire sur le sérieux qui est mis dans la production de l’eau minérale la plus consommée au Cameroun. Côtoyée par deux forages de 155 mètres chacun et étendus sur deux hectares, l’usine est enfermée dans un périmètre de protection, qui limite l’accès aux seuls 53 agents permanents de l’entreprise.

Performances
Créée le 16 janvier 1979, la construction de cet outil industriel avait duré plus de trois ans. C’est donc en 1983 que débutera effectivement la production de l’eau minérale à Mombo. Depuis, la capacité de l’usine a connu une croissance graduelle, grâce notamment à l’acquisition des machines les plus à la pointe de la technologie. Dès le mois d’avril 2009, la SEMC entend d’ailleurs aller au-delà des 600000 hectolitres d’eau minérale produits en 2008, soit environ 43 millions de bouteille ! Le défit, selon ses dirigeants, étant « d’optimiser les compétences qualitatives et quantitatives » de l’entreprise, afin que celle-ci demeure une « référence dans le secteur de l’eau minérale au-delà de la sous-région CEMAC ». Actuellement, la SEMC produit un minimum de 10000 bouteilles par heures dans son usine. Une performance que la société voudrait faire passer à au moins 12000 bouteilles par heures dans les prochaines semaines.
La certification Iso 9001 :2000 de Tangui n’est donc pas un fait du hasard, à en croire les ingénieurs de la SEMC. Avec un très faible taux de sodium et une absence totale de nitrate, l’eau Tangui n’est, apprend-on, soumise à aucun traitement bactériologique elle est donc naturelle. En plus, l’usine de Mombo est équipée d’un laboratoire bénéficiant de l’expertise de Vichy, une officine internationale de grande renommée. C’est précisément là que les pourcentages de fer et de manganèse que l’on dit rès important dans l’eau des forages de Mombo, sont ramenés à des proportions normales avant l’embouteillage. Selon les ingénieurs rencontrés sur place, un minimum de 120 analyses sont ainsi faites par jour dan ce laboratoire.
L’activité dans la grande salle de conditionnement de Tangui, elle, est simplement impressionnante. Automatisée à presque 100%, la chaîne débute par la conception des bouteilles de divers calibre, pour aboutir à l’empaquetage par groupe de six bouteilles, en passant par le remplissage, l’étiquetage, etc. un authentique "spectacle industriel" où aucun détail n’est négligé. Un travail de fourmis aussi, qui exige une vigilance extrême pour tous les employés. A ces derniers, M. André Siaka a d’ailleurs promis, pour ce lundi 16 mars 2009, un « bonus » de 50000 Fcfa chacun pour récompenser tous les efforts qu’ils ont fournis pour parvenir à la certification Iso 9001 : 2000.


MONATELE
Y aller
Gare routière de Mokolo ou Texaco SHO (Centre-ville de Yaoundé)
Tarif : 2200 fcfa, aller et retour
Taxis, minibus, clandos
Durée du trajet : 1 heure environ
Structure d’accueil : centre touristique, Hôtel Mandela (en réfection) Hôtel Dallas, Auberge Bonne année, Santa Benedicta.
43 ans après sa création, la petite cité, sortie du néant, que les années de crise n’ont pas épargné vit beaucoup mieux qu’avant, même si une urbanisation sans interruption a entraîné d’innombrables problèmes que la municipalité affronte au quotidien sans désemparer. Notre reporter a tiré le bilan des transformations de cette ville qui a pris conscience de sa personnalité et qui y tient.
Située au nord-ouest de la capitale, Monatélé n’a pas une histoire très ancienne. Comparée à Obala, Okola ou Sa’a ses devancières, "Monat" comme on l’appelle affectueusement, est une ville jeune, créée de toutes pièces par l’Etat camerounais. On cherchera en vain sans jamais trouver, quelques vestiges susceptibles d’évoquer un passé colonial : rien à faire. Ici, tout est neuf ou presque. Selon le maire, André Tsala Messi, la ville tient son nom de deux versions différentes. Pour certains, Moatélé proviendrait d’un petit cours d’eau marécageux qui coule à l’entrée nord du centre urbain, dont les deux versants étaient particulièrement glissants. Ainsi, en langue éton on disait "mon a tel" qui veut dire petite glissade. Sans doute pour donner une connotation de bravoure et de noblesse à leur cité les tenants de la deuxième version soutiennent que Moatélé vient de "mon a tele" l’enfant debout.
Lorsqu’en 1964, date de sa création, le choix est porté sur Monatélé pour devenir le chef-lieu du département de la Lekié, aux dépens d’Obala, alors chef-lieu provisoire, les arguments ne manquent pas pour expliquer ce qui pour certains apparaît comme une incongruité. La situation géographique et la nature plaident en sa faveur. Gâté par dame nature, le village d’alors est lové dans un site superbe avec une vue panoramique sur l’un des endroits les plus pittoresques du cours de la Sanaga ce sera un joyau touristique s’accordait-on à dire.

D’où une atrophie relative des activités commerciales. C’est également l’une des plus grandes juridictions du pays : la localité compte une douzaine d’huissiers, une pléiade d’avocats et un notaire. Enorme pour une ville de sa taille. Toute chose qui révèle le caractère quelque peu procédurier de ses habitants. Les bâtiments abritant les services publics ont poussé comme des champignons.
L’aménagement de l’hôtel de ville et surtout la création des réseaux d’électricité et d’eau potable.
Il n’est pas exagéré de dire que Monatélé offre la vue la plus panoramique et des plus paradisiaques du cours de la Sanaga. Les différents îlots qui se trouvent dans le fleuve ont chacun leur petite histoire. Durant votre séjour à "Monat", vous pouvez pratiquer des parties de pêches ou tout simplement vous prélasser sur la plage (en construction) en contemplant le va et vient des pêcheurs, piroguiers, extracteurs de sable, admirer la majesté du fleuve, large et immobile ou visiter des îlots dont certains peuvent atteindre plusieurs kilomètres et pourquoi pas nager ? a coup sûr, ce banc d’essai va éveiller votre curiosité e aiguiser votre soif de découverte. Si tel en est le cas, nous vous conseillerons de prolonger votre séjour au futuriste Centre Touristique où en tout autre lieu d’hébergement où vous aurez posez vos valises pour partir à l’aventure. Prenez par exemple la route Tala, sur l’axe Monatélé-Okola, de préférence à pied, question de mieux assouvir votre soif de choses vues Tala ? C’est tout à la fois : un hôpital (adlucem), une paroisse, une école, un collège d’enseignement technique, un sanctuaire un lieu de pèlerinage pour les chrétiens catholiques et surtout une montagne sur laquelle l’on aura le privilège d’avoir sous ses pieds la presque totalité de l’arrondissement. D’accès plutôt facile, Tala se trouve à une dizaine de kilomètres de Monatélé. A moins de vous en dormir en marchant, vous serez certainement captivé par la beauté verdoyante des cacaoyères qui jalonnent la route.
Une halte s’impose à ELig-Ambassa, grand carrefour particulièrement animé où l’on peut observer une pose en dégustant une bière bien fraîche à défaut de vin de palme, dans l’un des nombreux bistrots de la place. De retour à Monatélé, armez-*vous de courage, pour vous rendre aux chutes de Lebang. Selon la légende, les chutes de Lebang dont on entendrait au loin les échos, ne sont jamais dévoilées aux yeux des non initiés. Par contre, l’accès aux chutes de Poupouma se fait par navigation et dans des conditions parfois difficiles. A conseiller aux amateurs de sensations fortes. Ici on a la chance d’admirer des familles d’hippopotames paressant nonchalamment dans l’eau ocre. Cela vous aura pris tout au plus deux journées le temps d’un rêve court, trop court mais inoubliable.

MORA
Les élites musulmanes du département du Mayo Sava sont accusées par leurs propres frères d’avoir occupé tous les grands postes au niveau de la sphère décisionnelle. Une accusation qui fait rire tous les musulmans du département. Le mayo Sava est le plus petit département de la région avec ses trois arrondissements qui regorgent chacun d’une grosse pointure dans l’appareil gouvernemental. A Kolofata, on trouve Amadou Ali, Vice P.M, Ministre de la Justice Garde des Sceaux. Dans le chef lieu du département (Mora) on a Ibrahim Talba Malla, directeur général de la caisse de stabilisation des hydrocarbures (CSPH) et à Tokoméré, on retrouve la deuxième personnalité du Cameroun, le très honorable Cavaye Yeguié Djibril, président de l’Assemblée Nationale. Le trio fait non seulement la fierté du région et même des régions septentrionales.
Le département du Myao Sava qui est l’une des plus petites unités administratives de la région de l’Extrême-Nord avec trois arrondissements seulement, a, dans le souci de préparer la relève, mis sur pieds des comités développement u niveau départemental et des arrondissements. L’Ademsa qui est un comité de développement département et qui regroupe une fois l’an, toutes les élites, a jeté son dévolu sur le suivi des étudiants de ce département. En marge de leur comité de développement, l’arrondissement de Kolofata a crée le Codakol pour aider les fils de Kolofata toute religion confondue.

Mora : LA CRTV est de retour
Lors de la rétrocession du centre de rediffusion mercredi, le MINCOM a salué l’appui de l’élite locale.Outre les zones d’ombre et de silence que les équipements du centre de rediffusion de Mora vont permettre de balayer dans tout le département du Mayo-Sava, cette infrastructures va améliorer le confort d’écoute des auditeurs et la qualité d’images de la CRTV. C’est également un ouf de soulagement que les populations locales vont pousser étant donné que les opérateurs de la téléphonie au Cameroun se bousculent devant cet ouvrage qui va leur permettre d’étendre la couverture de cette zone par leurs réseaux respectifs, ouvrant ainsi le Mayo-Sava au monde entier. On envisage pour cela l’allongement du pylone.



MOUANKO
Les Malimba visent leur union
Depuis 2004, c’est la première fois que les Malimbas de la région du centre se réunissent en vu de respecter une disposition statutaire de leur association les obligeant à se réunir deux fois par an. Cinq ans après, le délégué régional, M. Ebénzer Elimbi, a voulu mettre fin à l’immobilisme en sonnant la cloche du rassemblement. « nous avons connu beaucoup de pesanteurs et de lenteurs depuis 2004. C’est pourquoi nous avons voulu que cette réunion serve de mouvement de rassemblement pour tous les fils Malimba, explique le délégué. Dans ses objectifs, « Illimbe » « Illimbe », du nom de l’ancêtre des Malimba, se propose de faire connaître le peuple dans tous ses aspects. Elle milite pour le désenclavement des zones de concentration de ce peuple disséminé à travers les départements du Wouri et e la Sanaga Maritime, notamment à Mouanko et Manoka. Son combat s’étend aussi à l’éducation dans ces zones difficiles d’accès et à la représentativité des fils de la communauté dans les hautes sphères de l’administration.
Pour Mme Rosette Ayayi, élite Malimba et présidente de la commission des finances de l’assemblée nationale, il est question de s’organiser pour avancer ensemble. « Une réunion comme celle-ci vise à identifier les problèmes auxquels nous faisons face, et de voir ensemble ce que nous pouvons faire, car les actes isolés ne font plus avancer de nos jours », explique la députée qui indique que l’objectif premier de l’association est le rassemblement des Malimba pour le développement de leurs contrées.
Les « juifs » de la côte comme les appelle M. Elimbi, sont disséminés dans ces deux départements et mènent des combats pour construire des écoles, réhabiliter des pistes rurales et envisagent la réalisation d’unprojet de construction de l’école de Moulongo qui va nécessiter un financement de 15 millions de fcfa par les membres de l’association créée en 1999. « on a construit une piste de 10 km qui dessert Mouanko, restauré l’école publique de Moulongo, construit des points d’eau, équipé certains villages comme le mien qui est situé sur une île d’un groupe électrogène pour l’électrifier », relève Mme Ayayi.
NARIKI

Nariki, bourgade située à une trentaine de kilomètres de la ville de Mora, province de l’Extême Nord, sort petit à petit de son anonymat et de son isolement. Grâce aux pouvoirs publics qui s’éttèlent à marquer leur présence dans cette partie du pays retrocèdée,il n’y a pas très longtemps. Dans un passé récent, on ne parlait pas de cette localité qui était d’ailleurs occupée par le Nigeria. Mais depuis 2004, Nariki est revenu au bercail. C’est une partie du territoire camerounais. Sur le plan national, on parle moins de Nariki et d’autres villages des départements du Mayo-Sava et du Mayo Tsanaga, pourtant rétrocédés dans le même temps que l’arrondissement de Darak dans le Logone et Chari. C’est d’ailleurs normal que ces localités focalisent moins d’attention, parce qu’elles charrient moins d’intérêt et de passions que Bakassi. Mais ceci ne signifie pas que des localités comme Darack, difficile d’accès en saison des pluies, et notamment au mois d’août, à cause du mauvais état de route. Manquent d’intérêt. La localité de Nariki que nous avons visitée récemment est une coquette bourgade que les pouvoirs publics sont en train de façonner. C’est un paisible village, peuplé de 600 âmes. Un chef de village de deuxième degré encadre les populations, sous la coordination du sous-prefet de mora, chef – lieu du département du Mayo sava, dont ce village fait partie. Les villageois se connaissent tous et marquent très vite un visiteur qui débarque dans leur localité. Les gens sont sympathiques et accueillants. Très peu de personnes parlent la langue de Molliere (le français), encore moins celle de Shakespeare (anglais). On s’exprime en Kanuri, langue locale. Les habitants de ce village ont savouré leurs premières consultations électorales en juillet 2007, lors du double scrutin municipal et législatif.
Depuis sa rétrocession au Cameroun, Nariki, gros village jusqu’alors anonyme, arbore un visage attrayant. Une école publique, inaugurée en grande pompe par le gouverneur Ahmadou Tidjani, en 2006, accueille les enfants du coin qui, par le passé, devaient parcourir des dizaines de kilomètres, pour se rendre à l’école. Un bâtiment moderne de deux salles de classe est construit. Les populations se procurent de l’eau potable grâce à un forage qui fonctionne cahin-caha. A cause d’une panne, le forage est resté bloqué pendant des mois, contraignant ainsi les populations, essentiellement rurale, vit de l’agriculture, de l’élevage et du petit commerce. Les habitants de Nariki cultivent notamment le mil, le haricot, l’oignon et l’arachide. La localité compte également des commerçants dont le plus connu est Goni Oumar. Les villageois lui vouent un grand respect pour avoir construit, avec l’appui des pouvoirs, la plus grande mosquée du village. «  Les A Nariki, la principale religion pratiquée est l’Islam.
Les ponts ne sont pas totalement coupés avec le pays voisin, le Nigeria avec lequel, les populations continuent de faire les affaires. Les autorités nigérianes sont parties et n’exercent plus aucune influence sur la localité. Au cœur du village, des poteaux électriques entassés dans un coin sont un legs l’ancienne administration. L’essentiel des échanges sur le marche s’effectue en Naira, la monnaie nigériane. Difficile de ne pas apprécier la cohabitation pacifique entre les deux peuples du Nigeria et au Cameroun. Après le retour de Nariki à la mère patrie, certains Nigérians, ont choisi de rester avec leurs frères du Cameroun.
Ici, les attentes des populations sont nombreuses. Sur le plan de l’éducation, les pouvoirs publics sont déjà informés de la nécessité de poursuivre la construction de nouvelles salles de classe, le creusage des forages solides devant fonctionner toute l’année, notamment en saison sèche, période pendant laquelle les puits et les forages tarissent les uns après les autres. «  il est envisagé l’extension du réseau électrique dans ce village », indique le sous préfet de Mora, kuela Valeri Norbert qui programme une descente dans cette bourgade dans un proche avenir, pour mobiliser les populations en vue de leur adhésion aux projets de développement. Le chef de terre annonce également la construction d’autres infrastructures pour sortir ce village de son enclavement.
Depuis la rétrocession de Nariki l’Etat a construit une école publique en materiaux définitifs qui est fonctionnelle , un forage d’eau potable, une mosquée ; et la construction d’une SAR/SM est en cours car les travaux de la phase préliminaire consistent en la délimitation foncière sont en cours.

MOUKEN
Y aller
Repères

MOUKO
A sept kilomètres de Bafia, sur, l’axe qui mène à Bokito aux confins de Kiiki, le village Mouko se dresse fière ment. Jean Ernest Ngomo, docteur en pharmacie et directeur général de la Société industrielle des produits pharmaceutiques, fils de la localité, n’est pas peu fier de vanter les mérites de ses ancêtres Mouko qui, souligne avec force Jean Ernest Ngomo, ont résisté de longues années à la pénétration allemande dans le grand Mbam. «Nos ancêtres étaient des grands guerriers. Dans les années 1870, ils ont livré une bataille sans merci aux armées du Major Hans Dominik. Ils ont infligé de nombreuses pertes aux troupes allemandes. Il a fallu une trahison pour que les Allemands reprennent le dessus et les soumettent», explique le pharmacien qui ne dédaigne as venir se ressourcer au village.
En fait selon Baroung à Baban, actuel chef du village, le secret des victoires des Mouko résidait dans une toile d’araignée sur laquelle les guerriers se juchaient pour atteindre les soldats allemands qui ne pouvaient les voir. Vérité ou légende? En tout cas, Jean Ernest Ngomo - «Sylanus» lorsqu’il est au village - y croit dur comme fer.
Vaincus par les Allemands, les Mouko doivent se soumettre aux nouveaux maîtres. Touché dans son orgueil allemand, le Major Hans Dominik fait déporter à Yaoundé, les quatre principaux généraux des Mouko. «Ces grands guerriers, Mmira à Totock, Abouem, Zock Araka, et Iroung ont finalement disparu à jamais. Mais avant de mourir, ils ont pris le soin de convoquer dans leur prison, Baban à Beyeck à qui ils confièrent la garde du village», racontent un ancien de Mouko. La fin de la première Guerre mondiale vient mettre un terme à la domination allemande.
C’est le début de la colonisation française et de la domination des Mouko par le chef supérieur Machia (Machiane en langue Bafia). «Le chef Machia considérait le village comme un quartier de sa chefferie. C¬ qui ne plaisait pas aux Mouko qui ne se trouvaient aucun a parentement avec les Bafia. En fait, les Mouko sont des Nyoko à l origine», rappelle Jean Ernest Ngomo. Pour ne plus subir la domination des Bafia, les ancêtres du pharmacien engagent des démarches auprès du chef de la subdivision du Mbam «Dans leur mémorandum, les Mouko expliquent au chef de subdivision qu’ils n’ont rien à voir avec les Bafia Dang. Ce que contestait la partie Bafia. Pour trancher ce litige, M. Rely, le chef de subdivision de l’époque a l’idée d’organiser un concours de langue. Aussitôt, les Mouko se mettent à parler leur langue Nyokon d’origine que le chef supérieur Machian est incapable de traduire», rapporte-t-on à Mouko.
En cette année 1934, Mouko devient un village «indépendant». Aujourd’hui, c’est une contrée d’environ 3000 âmes bien dotée en matière d’infrastructures. «Nous avons un Ces, trois écoles publiques, une école maternelle, un centre de santé intégré, quatre points d’adduction d’eau potable et un réseau Scanwater», confie jean Ernest Ngomo. Non sans dire que le village a livré à la République de nombreux cadres dynamiques dont Moïse Ngae à Moubeke, André Koung à Yombi, Mira à Dang, jean Pierre Amang, Angeline Ngomo, Zock à Moubeke, Nta à Bitang...
Franck B. Berie
MOULVOUDAYE
MOURLA
Situé à kilomètres au nord de Pouss et non loin du lac de Maga, ce village accueillant entièrement dévoué à l’artisanat et quelques travaux agricoles, possède également quelques jolies cases mousgoum, aux formes moins ovoïdes que celles de Pouss cependant. A ce sujet, saluons l’initiative de l’association Patrimoine sans frontières qui, il y a quelques années, a formé des volontaires grâce à l’appui et à la connaissance des anciens du village. Ils ont alors pu restaurer ces cases traditionnelles, et recréer ainsi l’organisation traditionnelle du village. On remarquera aussi les petites cases servant de greniers, ou les habitants du village stockent le mil, le sorgho ou le blé.
MOUTOURWA
MUYUKA



MVAM ESSAKOE
Ressources humaines
Jean Claude EKO’O AKOUAFANE, SG MINADER ;
Paul Williams OBOUN NYEBE, Journaliste CELCOM MINDUH ;
MVANGANE
MVENG
Ressources humaines
Ekono Nna Albert, Ancien Gouverneur de Province.
MUNDEMBA
Mundemba
Au cœur du parc de Korup (lire l’encadré), à une vingtaine de kilomètres du Nigeria seulement, cette ville n’est guère fréquentée par les touristes car elle reste très difficile surtout en saison des pluies. Elle est surtout fréquentée par des scientifiques étrangers qui étudient la faune et la flore du parc. En effet, elle est le point de départ de toutes les excursions vers les mangroves, arc de Korup bien sûr, la rivière Ndian et le Nigeria voisin. La ville offre quelques structures, sommaires, d’hébergement.

MVOULA
Resources humaines
BIYITI BI ESSAM Jean Pierre, Ministre des P et T

MVOMEKA’A
Ressourches humaines
Paul BIYA, Président de la République du Cameroun ;
Chantal BIYA ;
EVOUNOU Dieudonné, DG CAA
MVIA
Ressources humaines
Samson ENAME ENAME, Ancien Ministre ;
MVOUTESSI
Ressources humaines
Jean Jacques NDOUDOUMOU, DG ARMP ;
Guillaume OYONO MBIA, Ecrivain ;

NDIKINIMEKI
On prépare l’avenir
A cor et à cri, on le réclame. Le département de l’inoubou. Eh oui, les populations de Ndikiniméki ne veulent plus se contenter d’être un arrondissement, partie intégrante du département du Mbam et Inoubou. Elles revendiquent la « sécession ». Mais qui pourrait le leur reprocher. Ndikiniméki, en son chef-lieu, n’a rien d’un coin perdu, parfois carte d’identité de nombreuses autres unités administratives dans le pays. Point de souffrance et de cachot pour y aller. Rien que le bitume. Excusez du peu ! Sur place, les loisirs ne manquent pas. Les réclamations non plus, malheureusement. Mais, des solutions commencent déjà à être trouvées. Sur le plan scolaire notamment. On prépare l’avenir.
Y aller
De Yaoundé : Gare routière Etoudi
Coût du transport : 2000F
Durée du Voyage : 2h 15 mn
Distance : 185 km
Etat de la Route : bitumée
Hébergement : Plusieurs auberges.
Repères
1916 : Devient unité administrative
Superficie : 2 839 km2
Population : Près de 50 000 habitants
Principal groupement ethnique : Banen
Chiffre
3 : C’est le nombre de cantons que compte cette unité administrative
A Ndikiniméki, Ndiki, entend-on habituellement, à ne pas confondre avec le village de Ndiki voisin, il fait plus bon vivre.
On est les Banen. Pluriel de Mounen. Traduction en langue française : noble. On est chez les nobles, donc. En effet, la carte scolaire de l’arrondissement vient de prendre du galon. Le CTIC a été érigé en Lycée technique. Le lycée classique, quant à lui, vient d’être transformé en lycée bilingue. Tout ça vient s’ajouter à une SAR-SM, un CETIF confessionnel, environ 33 écoles primaires et maternelles. Sur le plan sanitaire, il n’y a non plus lieu de trop se plaindre, avec un hôpital de district et deux centres de santé intégrée. Un night-club très in dans le coin. Normal, la lumière ne manque pas. Les routes, que ce soit l’axe central ou la majorité des bretelles, sont bitumées. Au pays du légendaire roi Banen, manimben. Manimben, pour qui la statue d’un lion a été érigée au centre-ville. En souvenir du nom que lui avaient donné les Allemands, « le lion noir ». Parce que l’histoire raconte que manimben, qui était l’un des héros de la résistance, aux côtés de Rudolph Douala Manga Bell, était un être invincible. Toujours selon la légende, Manimben se transformait en lion et dévorait les soldats du Reich qui tentaient de s’emparer de lui. C’est parce que, comme son point faible. Fatigué de tous ces harcèlements, il a déclaré qu’il suffisait de lui ôter la ceinture qui lui ceignait les reins. Ainsi s’écrivit la légende de Manimben, roi des Banen. Il y a des frottements. Première pierre d’achoppement, les litiges fonciers. Oui n’en finissent plus. Les plaignants passent parfois des heures dans le bureau du sous-préfet. L’arrondissement délimité à l’ouest par celui du Noun, au Sud par le tout nouvel arrondissement de yambeta à l’Est par le Nkam, parlant du Nkam justement, les populations aimeraient bien voir la route NdokdassabenS-Yingui-Yabassi réhabilitée.
Et bien sûr, le plus grand souhait, que Ndikiniméki devienne un département. Un peu comme pour retrouver le lustre d’antan, à l’époque où c’était la capitale du Grand Mbam.
C’est le problème des litiges fonciers qui se pose avec acuité. Les populations se disputent le terrain, et surtout, c’est sur le domaine national.
Aujourd’hui, nous sommes en train de préparer le réaménagement de notre hôte de ville, parce que nous allons l’intégrer d’ici le moi d’octobre.
Commodités, le goudron, la morgue, l’ouverture du marché de sômô, Ndikiniméki est une vieille ville coloniale, devenue unité administrative, depuis 1916. Aussi, que la route Yingui-Yabassi soit aménagée. La création d’un marché à la bretelle sômô. Moi qui suis du village Nefan, c’est vrai que nous avons de l’électricité, d’autres n’ont même pas cette énergie.

Du Journal Cameroun Tribune Encart N° 203, 02 Septembre 2009-09- Pages : 15,16,17.


NDOM
Alexandre Dieudonné Tjouen
Le Professeur au service de sa majesté
Après Evodoula, te goudron n’est plus qu’un lointain souvenir. La route qui s’enfonce dans la savane nous conduit à Ndom, une localité du département de la Sariaga-Maritime dans la province du Littoral. Le minibus qui a démarré peut avant six heures du matin et que conduit Nlend depuis Yaoundé semble parfois hoqueter. Une apparence seulement. Entassé comme des sardines, les passagers, couverts de poussière, ne sortent de leur torpeur que pour admirer le paysage. Notamment l’immense rocher qui abrite Ngok-Lituba, littéralement «la roche percée», de laquelle, selon une légende, seraient issus les peuples Batie, Bassa’a et Mpo. Un lieu chargé de mystère, mais aussi un lieu de pèlerinage. Peu avant, ils ont traversé la Sanaga. Sur un pont datant manifestement de l’époque coloniale, d’où, affirment nos compagnons de voyage, étaient jeté vivantes des personnes, après avoir été « empaquetées» dans des sacs de jute. Des maquisards affirment certains ... Des combattants de la liberté, pensent d’autres. Et parmi ceux qui ont payé le prix fou de cet épisode sanglant de l’histoire du Cameroun, le père de l‘international camerounais Emmanuel Kundé.
Il faut reconnaître que la région fut autour des années 50, un des bastions de (‘Union des populations du Cameroun (Upc). Um Nyobè et les autres étaient considérés ici comme des h ros révolutionnaires. Ailleurs et notamment par le pouvoir, aidé par une assistance militaire française particulièrement efficace, ils étaient catalogués comme de sanguinaires rebelles dont l’objectif essentiel était de déstabiliser le pays. Le maquis, ou comme préfèrent certains, la guerre d’Independence, a laissé ici de profonds stigmates. Pour preuve, une stèle anonyme érigée au dessus d’une fosse commune dans laquelle furent enterrés des maquiisards », juste devant la brigade gendarmerie et le bâtiment qui fait :e de palais de justice. Un symbole auquel on fait rarement allusion. Tout comme à ce cocotier, aujourd’hui asséché et du trons duquel, où apprend-on, cerrtains furent pendus haut et court tout en plein centre de Ndom, que s atteignons plus de quatre heures route. Sur un axe l’essentiel non bitumé, mais nettement plus confortable e celui qui vient de Douala. Très accidenté. Avec le col de Nkang. Portion route où, en saison de pluie, il est quasiment impossible de rouler.
Au sujet de cette route, plein d’anecdotes. Notamment celle au sujet de la chute de Yaou Aïssatou. Son véhicule s’atent embourbé au cours d’une visite qu’elle effectuait dans la région, dame la ministre s’est senti obligée de faire une partie du trajet à pied. L’histoire raconte qu’elle se serait retrouvée étalée dans la boue. Au grand désarroi des membres de sa suite. Un incident qui n’a malheureusement pas eu de conséquence. Puisque la route reste aussi impraticable qu’avant.
En ce vendredi 19janvier2007, il y règne une atmosphère de fête. Normal. Le préfet de la Sanaga-Maritime effectue depuis la veille une « tournée de prise de contact et de relance économique » dans l’arrondissement. Toutes les élites du coin sont descendues au village. Parmi lesquelles Alexandre Dieudonné Tjouen. Enseignant à l’université de Yaoundé Il, il est depuis le 21juin 2006 -au terme d’un processus de désignation opérée sein de sa famille et homologuée par arrêté préfectoral- chef du village Komol du canton Babimbi III. A environ quatre kilomètres de Ndom centre. Pour l’heure, pas question d’envisager qu’un véhicule ne puisse nous y conduire. A moins qu’une âme charitable se dévoue. Justement ce que propose le chauffeur qui no conduit de Yaoundé. Encore un de poussière et nous voici chez majesté le Professeur... »
Malet, entendez le maître en bassa’a, nous accueille. On est en face d’un personnage affable que des générations d’étudiants en droit ne reconnaîtraient certainement pas. Ce n’est pas«Timor», mais un grand-père affable qui nous invite dans sa modeste demeure. Entre-temps, nous avons pu le temps d’admirer le hameau. Situé dans une vallée dominée par une colline. Un paysage aux accents bucoliques. Une invite permanente au repos ou règne un silence apaisant. Troublé uniquement par des bêlements d chèvres, le lointain ronflement d’une tronçonneuse qui s’attaque au tronc d’un arbre ou plus rarement encore du vrombissement d’un véhicule. Et voici justement un qui s’approche. Un rutilant 4X4 de chez Toyota, propriété de Makon Weyong, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports. En week-end au village...
Retour à Ndom centre. Le long du trajet, sa majesté se mue en guide touristique. Fier de nous présenter l’axe sur lequel nous roulons. Pompeusement baptisé par ses désormais sujets, l’avenue Alexandre Tjouen. Un petit sourire pour répondre à notre étonnement avant de nous expliquer en substance que cet axe, inaugurée en 1979, existe un peu grâce à lui. «Je suis allé voir un de mes anciens étudiants, à l’époque responsable aux travaux publiques. Très vite, il a fait avancer les choses. Avant que je ne m’en rende compte, les engins étaient déjà là. » li évoque aussi la brettelle Socka Mbongue, de l’ancien député et fondateur du collège du même nom à Nkongsamba., après nous avoir fait découvrir la rue du plateau. Celle qui mène à la résidence de feu Jean Nonga-Yom, le pilier de Komol.
Ce dernier fut en 1959 et aux cotés notamment de Théodore Mayi Matip, l’un des cinq députés de Upc de la Sanaga maritime et du Nyong Ekelle que comptait l’Upc au sein de l’Assemblée nationale camerounaise. Et avec un Baccalauréat, le plus instruit de la législature. Plus tard, il quitte la politique pour la magistrature et finit sa carrière comme vice- président de la Cour d’appel du centre. Sa majesté en parle comme un disciple qui évoquerait la mémoire de son maître et sans qu’on ne s’en rende compte, nous nous retrouvons en plein dur d’un collège des chefs traditionnels de l’arrondissement vêtus d’une saharienne et d’un pantalon bleu marine. Leur tenu d’apparat.
Peu à peu la place des fêtes se rempli. Pour l’essentiel d’élèves du lycée, du Cetic et de l’école primaire de la localité. Aucune absence ne sera tolérée ont dit les responsables éducatifs. Des maîtres et surveillants généraux se chargeant de faire l’appel. La cérémonie est prévue pour 10 heures. De temps en temps, ils interpellent Bapès. Un jeune et sympathique homme qui n’a rien à voir avec l’actuel ministre des Enseignement secondaires et qui accuse un relatif handicap mental. C’est dire combien lui et son illustre homonyme et frère du village sont appréciés par la Com mu n au té éducative. L’un pour ses facéties, l’autre pour les efforts consentis à l’édification d’infrastructure scolaires et ses largesses... Le soleil est au zénith. Dans la tribune les autorités administratives, politiques et traditionnel les devisent allègrement. Les autres se débrouillent comme ils peuvent. Certains, flirtent stoïquement avec les rayons ardents de l’astre du jour. D’autres s’abritent sous les auvents des commerces à l’entour. Les agents de l’Etat ont bien évidement obtenu « une courte PE j mission d’absence ». Conséquence, les services publics ont fermés. Sauf le tribun Un magistrat venu de Yaoundé juge une affaire qui défraie la chronique depuis quelques semaines. L’application d nouvelles dispositions du Code procédure pénale, un individu reconnu coupable d’agression et de destruction de biens d’autrui est condamné à payer sur le champ 150 000 Fcfa. A défaut il sera conduit prison à Edéa. Le tout pour une histoire de pantalon qu’on lui aurait volé voici… plus d’un an.
Sur la place des fêtes, les populations elles sont clairsemées. Les commerces, sur injonction du sous-préfet ont fermé. Seules quelques vendeuses de mbongo-tchobi, de manioc et de l’incontournable mitumba, font la résistance. Peu avant cet intermède politico- administratif, pas moyen de s’offrir une bière fraîche. Puisque l’arrondissement est sans électricité depuis près d’une semaine... Encore une lubie de Aes Sonel qui tarde à réparer un transformateur qui a grillé et que se chargera de r peler hargneux un des chefs traditionnels au chef de terre durant discours d’usage.
Quand la cérémonie s’achève et que tout le gratin de Ndom retrouve à la résidence du sa préfet, la vie reprend son cours normal. Les débits de boissons r rouvrent et on commente les demi exploits de l’international Pierre Wome Nlend en.écoutant des de Belka Tobi, la «Giga star». T deus deux originaires du coin. L’après-midi s’achève et le centre de la localité s’anime un peu plus. Sur les coups de 18 heures, les véhicules du cortège préfectoral, plein de victuailles d’origine animale et végétale, s’ébranle. Destination, Nindje. Chez feu Philippe Mataga, où se situe la chefferie supérieure Babimbi. Siège des institutions Babimbi III précise Eugène Booh Bateng, enseignant à I’Esstic et homonyme de l’illustre, «patron de Dallaire» lui aussi digne fils de Ndom.
Le samedi 20, libéré de ses contraintes administratives, le chef de Komol peut enfin se consacrer à ses sujets. Le temps d’un weekend, le spécialiste de Droit foncier à délaissé les traités juridiques, la craie et les amphis. Il a revêtu ses attributs de souverain. Des consultations à ne plus en finir, des conseils aux jeunes qu’il encourage à construire. Des maisons qui feront vivre le village. Et plus important encore, il pense à inculquer aux siens sa propre notion du développement. « Il ne s’agit pas affirme-t- il entre deux audiences en général en plein air, d’un développement matériel. Mais de l’évolutions des mentalités ».
Pour cela, il s’appui sur ce qu’il maîtrise le mieux: le droit. «La calomnie, la diffamation, la pratique de la sorcellerie et la violence qu’elle soit verbale ou physique sont des maux que nous devons combattre. Tout comme l’adultère qui est une pratique courante ici chez moi». Le temps passe sans qu’on ne s’en rende compte.
Dans sa démarche, il s’appui sur des dispositions du nouveau code de procédure pénale. En certaines circonstances, il les a jugé innopérationnelles, mais affirme qu’il faut nécessairement les connaître. Raison pour laquelle il envisage d’organiser des sessions de formation à l’intention de ses sujets et pourquoi pas, de les étendre à l’ensemble de l’arrondissement.
Entre temps, le prof a même engagé une réflexion sur le droit pénal traditionnel. Discipline qu’il souhaiterait voir enseignée à l’université. «Car dans certains cas, explique-t-il, la preuve d’une infraction ne peut être révélée que par des méthodes que le droit positif a beaucoup de mal à admettre ». Il nous édifie ensuite avec bref exposé sur les vertus d’un simple balai en brindilles ou d’une de maïs dans la désignation coupable dans une affaire litigieuse. En somme ce que le Chef sait, le professeur se charge de le transmettre aux autres. Qui a dit ne pouvait pas avoir l’esprit sien et rester ancré dans ses traditions
Constant R. Sabang

Partir…..
Accessibilité : le réseau routier est quasi-inexistant ce qui fait de l’arrondissement l’un des plus enclavés de la république.
Juste des routes en terre. A partir de Yaoundé, en passant par Okola puis Evodoula, en général deux minibus de 10 à 12 places partent tous les matins d’Etoa Meki. Prévoir 5000 FCFA de transport. A partir de Douala, prévoir en moyenne 7000 FCFA. Le trajet est plus long. En passant par Pouma et Ngambè. A partir de Bafoussam. D’abord un véhicule pour Ndikinimeki, puis un autre pour Ndom. Prévoir environ 3000 FCFA. Existe également la possibilité de passer par Boumnyebel sur l’axe lourd puis de prendre la bretelle traverse Botmakak, vous y conduit. Prévoir en moyenne 8000 FCFA.
Télécommunication : Réseaux Orange et Camtel disponibles. Mtn annoncé.
Education et santé (Ndom centre) : un lycée à cycle complet, un Cetic et une école primaire, 01 hôpital de district, des centres de santé intégrés.
Hébergement : l’auberge Nelly (Standing appréciable) ou chez l’habitant.
Agriculture : manioc, macabo, aubergine, banane, plantain, palmier à huile, cacao (plus rare mais existante dans certains cantons, Batie notamment).
Autres : la proximité de Bafoussam fait que les denrées de 1ère nécessité soient disponibles et à des prix compétitifs. Le transport au sein de l’arrondissement se fait essentiellement à moto.
Mais existe aussi des taxis brousse (Opep). Des forages d’eau potable font oublier l’absence d’eau courante, tout comme des groupes électrogènes les coupures intempestives de courant.

NDONKO
NDOP
NDONKO SUR DU ROCK
Le complexe agro-industriel et hôtelier Rock Farm de NDONKO, concentré de béton et d’écosystème équatorial, est situé à environ 180km de Yaoundé et à 35km de Sangmelima.
Ndonko, une petite ville dans un village où l’homme d’affaires Christophe Sielenou exploite également 600ha de palmeraie, vit désormais au rythme de l’agriculture et de l’apiculture, qui offrent des emplois directs et indirects à une population majoritairement jeune. A défaut de travailler à Rock Farm ou chez Edouard Akame Mfoumou, promoteur d’une huilerie, d’une savonnerie, les villageois cultivent l’ananas, la papaye, le gingembre ou encore la mandarine, qu’ils revendent à l’agro-industriel Fouman Akame pour son usine de confitures et de coupelles « »entièrement bio ». Grâce à Jean Fouman Akame, les Yékombo de Ndonko disposent d’un centre de santé développé, d’une station-service, d’un bureau de poste et bientôt d’un collège d’enseignement technique industriel (Cetic), entièrement construits par ses soins. La région compte aussi parmi ses élites Martin Belinga Eboutou (ambassadeur du Cameroun auprès des Nations unies) et Gervais Mendo Ze (ancien Dg de la Crtv et ministre délégué à la Communication).
A Ndonko, tous les habitants vous parleront certes de la chance qu’ils ont à avoir deux dignes fils. Ils évoqueront surtout leurs frustrations. Cette contrée de l’arrondissement de Meyomessala est desservie par le bitume de la boucle routière de Sangmélima. Mais elle est en butte à des problèmes de délestage de l’énergie électrique (on peut y passer plusieurs jours sans lumière), de l’absence du signal Crtv, du manque de connexion à la téléphonie mobile (le CTphone de Camtel n’y est opérationnel qu’à de rares endroits), mais aussi à des difficultés de transport f interurbain, les cars venant ou en partance pour Sangmélima ou Meyomessala étant très souvent pleins lorsqu’ils y parviennent.



Ressources humaines
Edouard AKAME MFOUMOU, Ancien Ministre ;
Jean FOUMANE AKAME, Ancien Ministre, Conseiller du Président de la République ;
NDOUKOULA
NGAMBE
Le décollage économique de l’arrondissement de ngambé n’a nullement atteint la vitesse de croisière, malgré les atouts naturels dont il regorge. Unité administrative vieille de prés d’un siècle, son développement passe en premier lieu par le travail de la terre, la mise en oeuvre du plan forestier, le désenclavement et la mobilisation de toutes les forces vives.
Y ALLER
GARE ROUTI2RE DE POUMA
DISTANCE : 54km dont 27 bitumés jusqu’à SONGMBEGUE
HEBERGEMENT : une seule auberge
PRIX DE LA NUITEE : 7000 et 10 000fcfa.


REPERES
SUBDIVISION BAMILEKE créée le 18 août 1923
ARRONDISSEMENT DE NGAMBE avec indépendance en 1960
POPULATION : environ 20 000 habitants
SUPERFICIE25 00km2
PRINNCIPALE GROUPE ETHNIQUE ; Babimbi-Bassa
NOMBRE DES CHEFFERIS : 52.

C’est le 18 août 1923 que la subdivision Babimbi est créée par arrêté du commissaire de la république française. Dirigée tour a tour par les autorité coloniales ce n’est qu’en 1959 qu’arrive le premier sous préfet camerounais bastion du maquis pendent la lutte de l’indépendance, l’arrondissement a Ngambé sort défilement de la longue convalescence qui devait cicatriser les séquelles de l’histoire et la pauvreté
Située a 54 km de la ville de Pouma (axe lourd Douala-Yaoundé ) , cette unité administrative a un relief escarpé, dominé par une série de cotes raide( Pimbe , Kanyee) et des massif montagneux. On parlera de la colline des maïs ( Nong nsas) ou de Nwami qui serait le vrai nom de Ngambé . Avec la présence des forets en majorité vierges la proximité des cours d’eau qui converge vert la Sanaga, l’engouement pour l’artisanat, la localité compterait parmi les régions les pus touristiques du pays. ces forets qui cachent une faune peu menacée’ faute de chasseurs ,( porc epic, buffles , lièvres ,singe ,antilopes, boa..) ; regorgent d’essence exploitabilités ( sapelli , acajou, ayos , iroko , dossiers ..)
La création d’un parc est d’ailleurs annoncée. Situé dans la parti nord- ouest du département de la Sanaga – maritime, le vieux vaste arrondissement Babimbi –ouest à été morcelé accouchant de Ndom (1993).ici les population parlent bassa . Autre fois le maquis et l’exode rural aujourd’hui ont dépeuplée les campagnes de Nkambé qui regroupe 52 villages repartis en canton. Ndog –makoumt .des jeune à la recherche de meilleurs conditions de vie ou fuyant le travail de la terre ont laissé le territoire a une population vieillissante dont la principale activité reste l’agriculture. le manque d’engagement des uns , les méthodes culturales rudimentaires et l’absence de moyen de communication, expliquent le déficit alimentaire qu’on enregistre sur le marché bihebdomadaire de Ngambé et ceux communaux de Poutkak et Bodbea. Les récoltes ( Macabo, manioc ,taro, plantain, igname) difficilement exposée de meurent autoconsommées .
Le café et le cacao sont en déclin, tandis que les rares palmerais et vergers sont l’œuvre de certaines élites. Néanmoins, souci de voir éclore des industries agro-alimentaires couve dans cette région ou le pain et la viande de bœuf sont des denrées rares. ici, on mange gibier et le poison congelé ,l’ élevage restant artisanal (caprins, ovins ,volaille, en dehors de quelque œuf d’une élite) pour monsieur clément Poléwa, chef du centre zootechnique et contrôle sanitaire vétérinaire , «  mal grés la sensibilisation , la population accuse le manque de moyens financiers et le coût élevé des intrant . » . il faut débourser 1785f pour produire un poulet de chair ici , alors que le tout revient à 1300f ailleurs « qui prendrait donc le produit fini à 1900f ? » se demande le vétérinaire. La pêche quand à elle, ne se pratique qu’aux abords des affluents de la Sanaga, et ce, par les étrangers.
Après quelques années de soubresauts qui ont émaillé l’année de la dépendance le calme règne dans la région .on ne dénonce ni braquage, ni agression, malgré la présence d’une prison, seul bagne colonial du département, crée en 1939. Malgré les audiences forfaire qui se tiennent les premiers vendredi du mois et statut sur les litiges fonciers, les détentions de chanvre indien, les cas d vol, d’escroquerie et d’abus de confiance , la quarantaines de détenu est arrivée par transfèrements. «  Il y a très peu d’évasions dans ce établissement carcéral ou les droit de l’homme sont respectés » relève le régisseur, David Kamla .
A l’instar d’autre ville état a rapproché les services publics des administrés. La commune créée le 7 juin 1955 nourrit des ambitions malgré la modicité de ses recettes. Elles sont reçues de ne rien recevoir des taxes issues du barrage de SONGLOULOU. La menuiserie municipale est a restaurer. Un accent particulier est mis sur l’hygiéne et la salubrité. La renaissance de l’arrondissement apparaît, timidement. La couverture sanitaire est assez bonne. L’absence total d’électricité dans certains villes de l’arrondissement ou des nombreuses coupures dans d’autre indignent les populations. «  Le transformateur est à Boumnyébel » tient-on a rappeler.
Malgré l’existence de l’eau courante, au centre urbain, l’hydraulique villageoise nécessite encore des forages et adductions d’eau potable. La couverture scolaire est marquée par le manque d’enseignants malgré les écoles existantes .on dénombre au total 19 écoles publiques, 2privées catholiques (Ngambé et samba) puis trois maternelles. les déplacements dans les village ( Botbea, Bodibo, Esseing , Hende, Tekibongo etc) se sont surtout a pied il faut débourser par exemple1500f pour se rendre à songmbegué (25km) de là pour voir le pont sur Sanaga et le début du bitume qui mène à Pouma . L’on attend l’axe Songmbengué –Ngambé –Ndom- Ndikinimeki. «  Sans promesses fallacieuses, il faut avoir espoir. cette route qui nécessite environs 25 milliard de fcfa et le chef du département qui peu venir à tout moment appelleront les hommes et le développement à Ngambé  »  précis M.Nyetam Nyetam hans , secrétaire d’état aux travaux public et élite . Pour l’instant, les travaux d’entretien périodique de certaines pistes sont permanents, les cotes de Limbe et de kan ont été bitumées. Ngabé regorge de potentialités économiques : espace cultivables, bois carrières diverses. Le partenariat avec la lorraine est déjà un atout à exploiter. Malheureusement, le regroupement des élites se sont neutralisées dans le comité de développement ; il y a une forte diaspora qu’il faut mettre ensemble. Ngambé mérite qu’on lui emporte quelque chose à travers les actes concrets, et qui accompagne le chef de l’état dans sa politique des grandes ambitions, souligne M Nyetam Nyetam.
En plus de son air campagnard avec des paysages variés et des collines, son lourd passé colonial et ses contractions internes, Ngambé mérite une allure plus moderne.
Le plus grand problème est l’enclavement qui empêche les contacts avec l’extérieur. Le bitumage de l’axe Songmbengué- Ngambé –Ndom- Ndikiniméki est le souhait de toute la région. Partir d’édea pour ngambé ressemble à un voyage à l’autre bout du monde. La route est pourtant bitumée sur prés de 70 kilomètres jusqu'à Songmbegué . Par ailleurs le réseau hydrographique est dense, mais les populations restent confrontées au problème d’eau potable. Nous ne cessons de solliciter des forages et du point d’eau potable pour les villages. Il faut ajouter que Ngambé à un problème réel d’énergie électrique.
Les lignes implantées sur un relief assez difficile ont vieilli. Il faut envisager de les refaire. Le grand vœu de tous est que les populations babimbi aient leurs départements. Ce qui ne serait pas justice. Les unités créées au même moment que Ngambé sont aujourd’hui le chef lieu de département . Comment se présente cette unité administrative sur le plan humain ?
Il faut qu’il y a très peu d’allogènes ici, même faisant les affaires. les autochtones sont égocentriques et sont fiers de leur personne , il aiment qu’on les prenne comme tel. Le babimbi tient à sa propriété foncière et n’est pas prêt à céder une parcelle. Raison de plus pour que les litiges fonciers soient légion, entre voisins et membres d’une même famille. On essaye autant que faire se peut de les régler. Il n’y a pas d’agression. La cohabitation politique des partis politique qui existent, a savoir R D P C et M L D C est pacifique. Le souhait de beaucoup d’élites est de former un grand comité de développement différent de ceux faisaient concurrence sur le terrain .BELL JOSEPH ANTOINE ancien footballeur professionnel. ngambé est le village de papa. «  ngambé est la mère qui a accouché Ndom, Massok , et Nyanon. L’arrondissement depuis l’époque coloniale avec Nkongsamba , Mbalmoyo ,Eseka etc . » il mérite aussi d’être un chef lieu de département .on n y trouve tous le service administratifs et le site est très beau . Il y a le problème de l’enclavement et d’électricité .la localité produit de l’énergie et compte les villages qui ne sont pas éclairés ou enregistrent beaucoup de coupures d’électricité.
Ngambé n’a plus d’opposant, mais des mécontents les problèmes posés peuvent être résolus. Les gens ont vu les réalisations du président PAUL- BIYA à Ngambé . Il y a des écoles, la route passe grâce au bitumage des cotes de Nkam et de pimbé, l’hôpital de district est équipé. le ministre de la santé publique a lancé le journées de vaccination ici les projets d’un barrage hydro- électrique à Songbengué et du bitumage de l’axe Songbengué – Nkambé –Edom sont avancés .a cela s’ajoute la promotion des fils de la région » .M. Noungui pierre joseph , du MINSEP.
La ville de Ngambé n’a qu’une auberge ou la nuitée revient à 7 000fcfa. le VIP qui n’a pas de choix se contente de la chambre «  haut standing » de 10 000fcfa .a prendre ou à laisser.
C’est une très ancienne administrative. La création de l’arrondissement date de l’époque coloniale au même titre que Nkongsamba , Balmayo ou Eseka devenu par la suite des chefs lieux de département .
Plusieurs anciennes gloires ayant fait le bonheur des lions indomptables sont originaires du «  pays Babimbi »  bien qu’une équipe locale de football. S’il y a en effet un endroit ou le concept de la mondialisation tarde à s’enraciner c’est dans toute Ngambé . Tous ceux qui sont passés par là ont constaté l’absence des communautés étrangères. . plutôt «  fière et égocentrique » les populations locales vivent repliées sur elle-même et n’entendent pas céder un seul pouce de leur terroir , même à un frère du coin . D’où la multiplication des litiges fonciers entre les membres d’une même famille. La réfection des pistes et des ponts sur le tronçon Ngambé –Essing- Bodbea et Ngambé-Nk
Ressources humaines
Bell Joseph Antoine, Ancien jouer international de Football, consutant à RFI.
NGAMBE TIKAR
NGAN-HA

au pays des merveilles
Y aller
A partir de Ngaoundéré : cars de transport publics
Etat de la route : voie bitumée. Mais il existe aussi une route en terre
Longueur du trajet : 80km ou 60 km, selon la voie empruntée
Coût du transport :
Par car, 1500 3000 Fcfa
Structures d’hébergement : Ngan-ha ne dispose d’aucune infrastructure d’accueil.

Repères
Département de la Vina
Arrondissement de Ngan-ha
Actuel Sous-préfet : Djopong Benoît
Superficie de l’arrondissement : 2625 km2
Démographie : 40 000 habitants, selon l’autorité administrativess et municpales
Principales ethnies : Dii, Mboum, Peul et allogènes.
L’arrondissement de Ngan-ha fait partie des unités administratives créées en avril 2007 par le Chef de l’Etat. De par ses ressources naturelles, ses terres fertiles pour l’agriculture, son climat et sa végétation propices à l’élevage, Ngan-ha est le grenier et la mamelle nourricière de la ville de Nagoundéré. Jadis village, anonyme et perdu dans la Vina, cette bourgade a amorcé samétamorphose : des villas et infrastructures publiques sortent de terre comme les champignons. A cela, s’ajoutent ces merveilles de la nature, représentée par plusieurs sites touristiques, dont les chutes de Telo et de Marae et les grottes de Raw, que l’on visite en traversant un paysage féerique et pittoresque. S’appuyant sur ces richesses, Ngan-ha s’affirme peu à peu comme étant une localité de valeur.

A quoi renvoi le titre de « Belaka » dans la communauté Mboum ?
« Belaka » veut dire, en langue Mboum, chef supérieur Mboum. C'est-à-dire: celui qui est au-dessus de toute la communauté. C'est l'appellation qui m'a été attribuée lors de mon intronisation. C'est ainsi qu'on désigne le roi dans notre communauté. Selon la classification de l'administration, je suis chef de troisième degré. Cela fait douze ans que je préside aux des.tinées de la chefferie supérieure des Mboum. Je suis là depuis le 7 septembre 1997.
L’expression de chef supérieur est consacrée est consacrée aux chefs de 1er degré. Mais vous, vous soit laissé au troisième degré et chef supérieur aussi… ce titre n’est-il pas usurpé ?
Cela m'étonne aussi. Je vais vous raconter une anecdote sur mon père qui, à l'époque coloniale, était déjà Belaka, donc chef supérieur des Mboum. Il touchait 42 000 francs par mois, en 1953. Et c'est lui qui a intronisé tous les chefs de troisième des villages environnants de la localité devenue aujourd'hui arrondissement. Et Ngan-ha a toujours été comme chef-lieu de canton. Et c’est mon père qui coiffait tout cela et recevait les impôts à l’époque. C’est toujours lui qui avait donné asile aux différentes communautés qui se sont installées dans les villages périphériques de Ngan-ha. Et aujourd’hui, tous les chefs de ces villages sont de troisième degré. Et le Belaka que je suis est resté au même niveau qu’eux. Et l’on ne donne plus rien au chef. Il n’est pas normal que Ngan-ha soit un canton, et que son chef soit laissé au troisième degré. Mon statut social, donc celui de Belaka, doit être revenu et valorisé.

NGAOUI
NGAOUNDAL



NGAOUNDERE
Ngaoudéré, littéralement la « montagne du nombril » tient son nom d’une colline voisine, située au sud de la ville et surmontée d’une sorte de boule dénudée. C’est la composition des mots Mbouon « Ngouon » et « déré » signifiant respectivement montagne et nombril. La ville, située à 1100m d’altitude, fur fondée vers 1830 par les Foulbé (ou peulhs), à l’emplacement d’un ancien village Mboum. Ngaoundéré (souvent abrégée en Ndéré), ville musulmane, s’organise autour d’un paysage urbain assez curieux, qui lui donne des allures de gros village : en effet, les quartiers traditionnels, organisés autour des grandes familles locales, sont composés d’une multitude de ruelles étroites et de sarés, avec leurs cases rondes aux toits coniques, faits de paille et descendant très près du sol. Autrefois à l’abri derrière des fossés et des murailles, la ville s’est développée autour du palais du Lamido, l’une des grandes attractions locales.
Dans les quartiers administratifs et le quartier du plateau, outre le marché qui se tient le vendredi, de pharaoniques bâtisses ont vu le jour, dont celle de l’homme le plus riche de la ville et de ses parents, preuve que tous n’ont pas souffert de la crise économique des années 1990.
Zone de transit obligée entre les provinces du Nord et du Centre, Ngaoundéré est plus qu’une simple ville-carrefour, c’est où il fait bon de s’arrêter quelques jours avant de poursuivre son voyage vers Garoua et Maroua, au Nord ou ver Yaoundé, au Sud. On y trouve tous les services nécessaires : petits commerces, stations-service, garages, hôtels, restaurants et compagnies de bus. L’achèvement, au milieu des années 1970, de la ligne de chemin de fer du Transcamerounais, dont le terminus est Ngaoundéré, a profondément changé la vie de cette ville, jusque-là isolée et calme. Le commerce et le tourisme ont alors connu un essor important, renforcer par l’inauguration d’un aéroport régional reliant Ngaoundéré à Douala et Yaoundé.
A voir dans la ville : le marché du quartier Baladji, toujours très animé, la grande mosquée, très beau bâtiment à la fois moderne et pittoresque, le palais du Lamido et son petit musée.

Transports
Comment y aller/comment en partir ?
S’aventurer jusqu’à Ngaoundéré s’apparente souvent à une expédition, quel que soit le moyen de transport adopté, train, avion ou taxi-brousse.

En avion.
La CAMAIR a la réputation de partir rarement à l’heure. Une réputation qu’elle s’évertue à tenir, quand ses vols, surtout les vols nationaux, ne sont pas surtout simplement annulés. Les avions ressemblent à s’y méprendre à des taxis-brousse des airs. Et les prix pratiqués pour les vols intérieurs sont assez prohibitifs.
CAMAIR
Tel. 22 25 12 95/ 22 25 12 84
L’aéroport se trouve à une dizaine de kilomètres de la vile.

En train.
Si la CAMRAIL a l’habitude de tenir ses horaires de départ, l’heure de d’arrivée demeure très floue. La liaison Yaoundé-Nagoundéré prend minimum 12 heures et coûte 10 000 francs pour un billet en 2e classe. Si un train de marchandise déraille, événement assez fréquent sur la ligne, le train mettra au moins 18 heures à repartir. Patience et endurance sont alors de mise. Discuter avec son voisin sur les moyens de rallier Ngaoundéré sans attendre la reprise du trafic s’avère très utile. De nombreux taxis-brousse profitent de l’occasion pour délester le train de ses passagers les plus pressés. La gare a été construite aux abords de la ville, aucun souci pour trouver un taxi ou une moto, voire pour partir de la ville puisque l’agence Touristique Voyage est à quelques centaines de mètres en aval.

En taxis-brousse
Impossible n’est pas africain et de nombreuses compagnies de taxis-brousse proposent de rallier Ngaoundéré par la route, ou ce qui en tient lieu. Mais le voyage prendre au moins deux jours car les routes qui relient l’Adamaoua au Sud du pays sont dans un état pitoyable.
En arrivant de l’Ouest, la Mayo-Banyo propose un itinéraire Foumban-Banyo-Tibati-Ngaoundéré, soit quelque 600km selon le nombre de piste et peu ou prou 10000 francs selon le nombre d’étapes effectuées. Les repas sont assurés par les multitudes de vendeurs ambulants ou de soya (de délicieuses grillades de zébus) qui prennent d’assaut le véhicule au moment de la traversée d’un village. Quant aux fumeurs, ils pourront s’adonner à leur vice cendre lors des nombreux arrêts prières.
La gare routière de Ndéré se situe au cœur de la ville ou un essaim de moto-taxis et de taxis attendent de faire un dépôt.
A l’opposé, rejoindre les provinces plus au nord est très facile et les routes relativement entretenues. Compter 3500 francs pour rallier Garoua (5 heures), 5 500 francs pour rejoindre Maroua.
La principale agence de bus vers le nord est Touristique Voyages.

Quelques distances kilométriques
Ngaoundéré/Yaoundé : 860km
Ngaoundéré/Garoua : 296km
Ngaoundéré : 510 km
Garoua/Maroua : 214 km

En venant du sud, la rouet qui relie Bertoua à Ngaoundéré est bitumée sur 247 km jusqu’à Garou-Boulaï. Ensuite on emprunte une piste en erre praticable toute l’année sur 270km.
NB : la gare d’arrivée des bus et celle de départ ne sont pas situées au même endroit.

Se déplacer à Ngaoundéré
Le moyen de transport le plus simple dans cette ville où les taxis se font rares reste la mototaxi. Le dépôt ne coûte que quelques centaines de francs. Ne pas hésiter à enfourcher une.

Trajet Foumban-Banyo-Tibati-Ndéré
600km de pistes en piteux état relient Ndéré à l’Ouest du pays. Inutile de dire que le trajet est éprouvant et nécessite aux moins deux jours de route. Rejoindre la bourgade de Banyo à partir de Foumban (200k) ne peut se faire en moins de 6h, sur une piste où seuls se risquent, la plupart du temps , les poids lourds des brasseries du Cameroun ou les camions-citerne de Total. Une fois atteint Banyo, reste 400km de piste. La liaison vers Tibati fait malheureusement naître un trompeur espoir ; la piste est superbe et agréable pour les séants. Ce sera le dernier moment de repos.
De Tibati à Ngaoundéré, le chemin devient un interminable enchaînement de bosses et de trous que les pluies creusent toujours un plus.
L’animation dans le taxi-brousse, au gré des discussions politiques ou religieuses, et les paysages traversés des sauvages collines de l’Ouest aux plateaux de l’Adamouaallègent le fadreau du trajet. Une longue expédition au cœur de l’Afrique, qui permet de lier connaissance avec de nombreuses personnes. Une expérience unique.

A l’extérieur de Nagoundéré
Le Ranch de Ngaoundaba
Bp 23 sur la route de Meiganga.
A 35 kilomètres du centre-ville
Tel. 00 88 216 50 68 34 56 (satellite)
9959 54 06
HYPERLINK "mailto:cantarellamarchand@yahoo.fr"cantarellamarchand@yahoo.fr
Le ranch est fermé en septembre. 32 chambres avec salles de bains et eau chaude à 12000 francs
(une personne), 15000 francs (couple) 25 000 francs et 30000 francs (boukarou). Bordant un lac de cratère, l’ancien campement de chasseurs est devenu plus qu’un hôtel au décor dyllique. Outre un restaurant aux prix abordables, (entre 6500 et 9500 fracs le menu, 2000 pour un petit déjeuner) l’établissement propose de nombreuses excursions et activités : boules, déparasitage, observation ornithologique (plus de 250 espèces d’oiseaux vivent à proximité du ranch). Des tarifs préférentiels sont établis pour les guides ou les accompagnateurs, et la carte bleue est acceptée.

Le palais du Lamido
Il est situé au centre de la ville. C’est l’un des plus grand de la partie du Cameroun. Récemment rénové, sa clôture de matériaux traditionnels a fait place au béton. A l’intérieur, la case de la reine mère, le domaine privé du Lamido, celui de ses épouses, la case abritant le tribunal coutumier, et le musée du palais, valent bien un détour, ce surtout parce que ces cases traditionnelles pour la plupart, constituent les symboles de l’architecture Mboum.

Dans les environs
Lac Tison
A quelques 15 kilomètres de la ville se niche ce petit lac de cratère bordé d’arbres. Endroit particulièrement calme où le mot quiétude prend tout son sens, l’endroit est surplombé par un petit troquet qui sert de péage. Descendre sur les rives du lac coûte 1 000 francs et une boisson est offerte. La vue, de la terrasse, est magnifique et le vieil homme responsable du bar particulièrement avenant. (Restaurant-bar du Lac Tison Tel. 775429 73/ 99 85 19 HYPERLINK "mailto:16-www.lactison@amadaoua.com"16-www.lactison@amadaoua.com) La légende rapporte que les eaux du lac changent de couleur. La baignade est néanmoins fortement déconseillée car les eaux stagnantes sont propices au développement de nombreuses bactéries. Un site magnifique mais difficile d’accès en saison des pluies. S’y aventurer en taxi ou en simple voiture vaut quelques souvenirs. Et l’assurance d’embourber le véhicule.


Lac Mbalang
Situé à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de la ville, le lac Mbalang est un joli lac de cratère au milieu duquel se trouve une petite île boisée.

Lac de la Vina
Situé sur le plateau de la Vina, le lac du même nom (parfois appelé aussi lac Mayam) est un autre lac de cratère figurant au programme des circuits touristiques classiques. Des hippopotames et des crocodiles y vivent, alors inutile d’emporter votre maillot de bain.
Le lac de Dang
Situé sur la route de Garoua, à une dizaine de de kilomètres du centre-ville et à proximité de l’Université, il s’étend sur plusieurs hectares. Bien qu’il soit en train de se dessécher, les Mboum et les Sara y pratiquent encore la pêche. Dans les années 1980-1990, il offrait le spectacle quotidien d’hippopotames sortant de l’eau aux alentours de 12h et 17h pour se nourrir.
Chutes de Tello
A une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Ngaoundéré, sur la route (ou plutôt la piste) de Bélel, les chutes de Tello méritent elles aussi un détour.
Très spectaculaires, elles offrent le spectacle d’une chute d’eau haute de 45m derrière laquelle se dissimule une vaste caverne où l’on peut accéder par le côté de la cascade.
Chutes de la Vina






Les chutes de la Vina, à une quinzaine de kilomètres de Ngaoundéré, sur la route de Méiganga, sont moins spectaculaires que celles de tello mais peuvent quand même faire l’objet d’une petite excursion, pour profiter du paysage et du calme des lieux.

Chutes de Béni
Les chutes de Béni, situées à côté du village de Bam Boum, ne sont pas très impressionnantes (20m seulement), mais le décor alentour mérite une photo.

Chutes de Lancrenon
Enfin, pour les passionnés de cascades qui en veulent encore (et qui disposent de suffisamment de temps), vous pouvez vous rendre à BaBougoui, à la frontière centrafricaine, sur la route qui va de Meiganga à Bocaranga en république Centrafricaine.
Il faut une bonne journée de voiture depuis Ngaoundéré pour s’y rendre, mais le spectacle de ces chutes qui se précipitent d’une hauteur de plus de 100m est inoubliable.
La province de l’Adamoua est également riche en grottes intéressantes. On citera la grotte de Tchoubal dans la région de Tibati où il est possible de bivouaquer (fraîcheur garantie), les grottes de Damougaré, ancien refuge des peuples Koutine et les grottes de Nyem Nyem qui sont situées au sommet du mont Djim, près de Galim Tignère et qui servirent de refuge au peuple Nyem Nyem lorsque celui- luttait contre les Allemands. Désormais, chaque année, des célébrations ont lieu afin de commémorer ces événements.

Y aller
De Yaoundé et Douala
Par train :
Durée du voyage 12 heures à 14 heures
Coût du transport par train (Yaoundé) 10000 fcfa (2e classe) 17 000 fcfa (1e classe assise) 25 000fcfa et 28 000 fcfa cabines à 4 lits et 2 lits respectivement.
Par route à partir du Nord : agence de voyage, cars de ramassage 3500 fcfa (Garoua), 6000 fcfa (Maroua).
Etat de la route : Goudronnée
Par vol : Ngaoundéré dispose d’un aéroport de classe B. pour l’instant, aucune compagnie ne dessert la ville.

Repères
Avant 1974 : Commune de moyen exercice-commune de plein exercice
En 1974 : Création de la Commune urbaine.
1983 : Création en chef-lieu de province.
2008 : Création de la communauté urbaine (17-01-08)
2009 : Nommination du délégué du gouvernement (06-02-09)
Population : environ 300 000 habitants
Superficie : 17 196 km2
Composantes sociologiques : les Mboum et les Dii sont les autochtones de Nagoundéré, auxquels se joints les migrants peulhs, haoussa, Mbororo et Kanuri.
Le système social-traditionnel a à sa tête le lamido, disposant d’un pouvoir très important sur les populations.
Religions majoritaires : l’Islam, le christianisme (catholique, protestant)

Le chiffre
11 : C’est le nombre de kilomètres de la route bitumée récemment à l’intérieur de la ville.
De par sa position géographique, la ville de Nagoundéré a un statut de ville privilégiée. En raison de sa situation à cheval entre le Grand Sud et le Grand Nord, disposant d’un terminal ferroviaire, Ngaoundéré constitue la plaque tournante d’une intense activité commerciale et d’un important afflux de personnes. En effet, c’est par là que Camerounais du septentrion, Tchadiens, Nigérians, Nigériens, Maliens, Soudanais et Centrafricains transitent pour rejoindre le Grand Sud Cameroun. C’est également à la gare ferroviaire de Nagoundéré que les marchandises en provenance ou à destination du Tchad et de la RCA sont déchargées. Bien plus, avec l’ouverture de la route Ngaoundéré-Touboro-Frontière du Tchad, le chef-lieu de l’Adamaoua deviendra véritablement le centre nerveux d’une intense activité économique.

Y aller
De Yaoundé et Douala
Par train :
Durée de voyage : 12 heures à 14 heures
Coût de transport par train (Ngaoundéré) : 10 000 F (2e classe), 17 000 F (1ère classe assise) 25 000 F et 28 000 F (cabines à 4 lits et 2 lits respectivement).
Par route
A partir du Nord : agence de voyage, cars de ramassage 3 500F (Garoua), 6000F (Maroua)
Etat de la route : Goudronnée
Par vol : Ngaoundéré dispose d’un aéroport de classe B. pour l’instant, aucune compagnie ne dessert la ville.
Repères
Avant 1974 : Commune de moyen exercice – commune de plein exercice.
En 1974 : Création de la commune urbaine
En 1983 : Erection en chef-lieu de province
2008 : Création de la communauté urbaine (17-01-08)
En 2009 : Nomination du délégué du gouvernement (6/2/9)
Population : Environ 300 000 habitants
Superficie : 17 196km²
Composantes sociologiques
-Les Mboum, et les Dii sont les autochtones de Ngaoundéré, auxquels se sont joints les migrants peulhs, haoussa, Mbororo et kanuri.
-Le système social-traditionnel a à sa tête le lamido, disposant d’un pouvoir très important sur les populations.
Religions majoritaire : l’islam, le christianisme (catholique, protestant).
De par sa position géographique, Ngaoundéré a un statut de ville privilégiée. En raison de sa situation à cheval entre le Grand Sud et le Grand Nord, disposant d’un terminal ferroviaire, Ngaoundéré constitue la plaque tournante d’une intense activité commerciale et d’un important afflux de personnes. En effet, c’est par là que camerounais du septentrion, Tchadiens, Nigérians, Nigériens, Maliens, Soudanais et Centrafricains transitent pour rejoindre le Grand Sud Cameroun. C’est également à la gare ferroviaire de Ngaoundéré que les marchandises en provenance ou en destination du Tchad et de la RCA sont déchargées. Bien plus, avec l’ouverture de la route Ngaoundéré-Touboro-Frontière du Tchad, le chef lieu de l’Adamaoua deviendra véritablement le centre nerveux d’une intense activité économique.

HOTEL TRANSCAM
B.P. 179 Ngaoundéré – Cameroun, Tél : 237 22 25 12 58, Portable : 96 03 95 68
& 99 92 32 80, E-mail : HYPERLINK "mailto:resahoteltranscam@yahoo.fr"resahoteltranscam@yahoo.fr
Chambres et boukarous avec suites entièrement rénovées
Le bar : ouvert dès 07 heures dans un environnement convivial et chaleureux
Le restaurant : avec ses différentes formules de restauration :
Le petit déjeune buffet achalande (5h30 à 10h)
Le buffet de midi varié avec ses spécialités locales de lundi à samedi et de 12h00 à 15h00
La grande carte classique

Avec sa position charnière entre le Nord et le Sud du Cameroun, Ngaoundéré est l’un des rares villes camerounaises à s’ouvrir sur trois pays voisins : le Nigeria, la RCA et le Tchd. Cette position fait d’elle, une véritable plaque tournante d’une intense activité commerciale et d’un important afflux de personnes. En effet, c’est par Ngaoundéré que Camerounais du Grand Nord, Tchadiens, Centrafricains, Nigériens, Maliens, Nigérians, Sénégalais et autres Soudanais transitent pour rejoindre le Sud-Cameroun. C’est également à la gare ferroviaire de Ngaoundéré que les marchandises à destination de certains pays voisins (Tchad et RCA, notamment) sont déchargées. Grâce à cette situation géographique et des facilités de mouvement qu’offre le terminal ferroviaire, Ngaoundéré est devenue au fil des ans, une ville de transit. Depuis 1994, la ville dispose d’une université installée surle site de l’ancienne ENSIAC devenue ENSAI. A côté de cette institution, l’Ecole d’Hôtellerie et de Tourisme de Ngaoundéré, une propriété commune des Etats de la CEMAC renforce le caractère sous-régional de la cité capitale de l’Adamaoua. Ngaoundéré dispose de plusieurs autres atouts qui accentuent son importance économique et culturelle. Elle est le siège séculaire d’une chefferie traditionnelle – le lamidat de Ngaoundéré. Au plan touristique, des sites attrayants en ont fait une destination de rêve. On peut citer le célèbre lac Tison, le mont Ngaoundéré, les chutes de tello, le ranch de Ngaoundéré, la zone de chasse de Faro-Coron, etc. Associés à un nombre intéressant d’établissements d’hébergement et de détente, la multitude des aspects touristiques est un sérieux gage de bien-vivre dans cette cité.
Avec son site naturel bien drainé, un paysage et un climat attrayants et pittoresques, une pluviométrie abondante et de la fertilité à revendre pour ses terres, Ngaoundéré est une cité gâtée par dame nature.
Malgré la modicité des moyens et son jeune âge, la Communauté Urbaine de Ngaoundéré a déjà entrepris quelques actions dans les domaines ci-après :
1- L’hygiène et la salubrité à travers les campagnes de sensibilisations et l’embellissement de la ville de Ngaoundéré. Des efforts extraordinaires sont faits par la société HYSACAM dans le ramassage des ordures ménagères.
2- L’éclairage public à travers la réhabilitation et l’entretien permanent des installations électriques ; et aussi l’extension de cet éclairage dans les quartiers.
3- La création des jardins publics et la réhabilitation en cours de ceux existants.
4- Le bitumage de l’axe Centre commercial – Gare marchandises en passant par la Délégation Régional de l’Agriculture, de l’Elevage, du Tourisme et des Enseignements Secondaires s’avère indispensable pour la décongestion de l’axe centre commercial – carrefour Texaco-Gare voyageurs.
5- La création des lotissements pour faire face au nombreux besoins en terrain, la ville grandissant d’une manière exponentielle.
6 - Un nouveau plan Directeur est en cours d’adoption
- Les bureaux flambant neuf de la Communauté urbaine
- Le lamidat de Ngaoundéré, l’un des charmes de la ville.
Le deuxième constat que je dresse, c’est sur le plan de l’hygiène et de la salubrité. Je dois l’avouer et le dire, j’ai trouvé une ville propre. Avec l’arrivée d’Hysacam, la ville a chargé de physionomie. Il y a quelques mois avant leur arrivée, Ngaoundéré présentait l’image d’une ville sale, envahie par des tas d’immondices, les routes étaient encombrées. Ils ont fait un travail appréciable en quelques mois. La ville est redevenue propre. C’est l’occasion pour moi de les féliciter et de les encourager d’aller de l’avant.
S’agissant de l’éclairage public, c’est aussi une négation totale. Presque, toutes les routes sont dans le noir. N’eût été l’éclairage des habitations ou des vérandas se trouvant sur la route, nous devrions êtres dans l’obscurité totale.
A mon arrivée, j’ai été aussi préoccupé par les constructions anarchiques. Les populations construisent surtout dans des zones dangereuses comme les ravins et les flancs de montagnes. Enfin, ma dernière préoccupation, c’est l’occupation quasi-totale des trottoirs. La voie publique est envahie par des petits commerces et les stationnements abusifs. Il faudra que tout ce désordre cesse.
S’agissant justement des constructions, la localité universitaire de Dang constitue une préoccupation en ce qui concerne les constructions anarchiques des mini-cités, comment comptez-vous assainir et urbaniser ce milieu ?
Avec l’avènement de l’université de Ngaoundéré, les populations se sont empressées de construire sans le moindre respect des normes. Tout s’est passé dans l’anarchie totale. Personne n’a cru devoir demander le permis de construire. Il y a un plan d’assainissement qui est déjà conçu et sera bientôt mis en œuvre. Les routes seront retracées. Les gens doivent savoir que c’est un quartier universitaire. La plupart de ceux qui ont construit sont des cadres de l’administration, des hommes politiques set des hommes d’affaires. C’est dommage que ce soit ces VIP qui aient agi de la sorte. Dans les mois à venir, il y aura des casses à Dang pour assainir et urbaniser la zone.

S’il vous était demandé de vendre l’image du département de la Vina, comment pourriez-vous la présenter ?
D’entrée de jeu, je voudrais préciser que ladite unité administrative est vaste de 18,487km et est peuplée d’environ 470 000 âmes. Elle comprendre depuis la dernière organisation administrative du mois d’avril 2007, huit arrondissements et neuf collectivités territoriales décentralisées dont une communauté urbaine à Ngaoundéré. A partir de ce nouveau cadre d’administratif, vendre l’image de ce département, ne saurait demander un effort exceptionnel. En plus de sa position centrale entre le Nord et le Sud de notre pays, et entre les Républiques sœurs du Nigéria, de la RCA et du Tchad, la Vina dispose de plusieurs atouts qui accentuent son importance économique et culturelle. Siège séculaire d’une chefferie traditionnelle séculaire – le lamidat de Ngaoundéré – le département de la Vina héberge par ordre d’ancienneté la gare la plus au nord du chemin de fer transcamerounaiss, une université d’Etat, l’Ecole d’Hôtellerie et du Tourisme de la CEMAC. Au plan touristique, des sites attrayants en ont fait une destination de rêve. Je pourrais citer le célèbre lac Tison, le mont Ngaoundéré, les chutes de Tello, le ranch de Ngaoundaba, la zone de chasse de Faro-Coron, etc. Associée à un nombre intéressant d’établissements d’hébergement et de détente, la multitude des aspects touristiques est un sérieux gage de bien-vivre dans cette circonscription. Quand on y ajoute la place prépondérante au commerce, du transport et des PME/PMI, il y a lieu de soutenir que la Vina est promise à un bel avenir.
Malgré sa position charnière, la ville de Ngaoundéré n’arrive à devenir une véritable plaque tournante, qu’est ce qui explique ce manque de décollage et que faut-il pour qu’elle le devienne effectivement ?
Vous me surprenez quand vous affirmer qu’en dépit de tous ces atouts et attraits, la ville de Ngaoundéré ne décolle pas. De part ma position d’acteur de premier plan, je soutiens le contraire. En moins de deux ans, deux établissements bancaires de renom ont ouvert leurs portes à Ngaoundéré et porté ainsi leur nombre à cinq. Un sixième s’est signalé il y a quelque mois. Pour ce qui est de la micro-finance, on peut citer une demi-douzaine de guichets. Les changements qui s’accélèrent au niveau du centre commercial sont un véritable thermomètre de la vitalité économique de ce grand centre. La multiplication des agences de voyage est aussi à inscrire à l’actif de ce réveil en matière d’échanges. Même les taxis de ville recolonisent progressivement les principales artères de la ville. Avec un peu plus de dynamisme et d’ingéniosité de la part de l’élite d’affaire locale, l’on pourrait dans les années à venir compter Ngaroundéré parmi les grands pôles de développement économique du Cameroun.
« Mens sana in corpore sano ». « Un esprit sain dans un corps sain ». La devise séculaire du Collège de Mazenod, placardée à l’entrée principale en dit long sur la nature et le type de l’encadrement et de l’éducation qu’offre cet établissement confessionnel catholique d’ailleurs,
Les anciens « mazenodiens » aiment bien le faire savoir qu’ils ont le privilège de recevoir la meilleure formation intellectuelle et spirituelle dans le septentrion. Grâce au sérieux dans l’encadrement et de l’aura que cet établissement avait dans la région, le Collège de Mazenod accueillait la crème de la jeunesse du Nord-Cameroun e même du Sud-Cameroun. C’est une idée de feu Mgr Yves Plumey. Les travaux de constructions sont lancés en 1951 sous la supervision de ce prêtre, chef de file au Cameroun de la congrégation des Oblats de Marie Immaculée (OMI), arrivé en 1946. L’inauguration interviendra quatre ans plus tard, en 1954 en présence de Njoya Arouna, représentant du gouvernement et des deux députés : Paul.
Aujoulat et Ahmadou Ahidjo. 35 élèves, tous des garçons sont inscrits.
Le premier directeur désigné, est le Père Paul Le Moine.il s’agissait à l’époque pour l’église catholique de régler un problème crucial, la sous-scolarisation à laquelle était confrontée la jeunesse du Grand Nord.  Le Collège de Mazenod accueillait ainsi les jeunes gens de toute origine sociale, culturelle et religieuse.
Il y a moins de poussière et certaines maladies reculent. Que l’Etat fasse un effort pour que la ville soit un peu illuminée la nuit pour réduire le banditisme dans la ville. Beaucoup de ceux qui voyagent ou de passage à Ngaoundéré ont souvent des problèmes pour se loger. Il faudrait faire quelque chose dans ce sens. Avec l’université, nos enfants ont la chance de faire les études sans aller loin comme à l’époque. Cela fait notre fierté ».
Carole Tchodimou, étudiante en faculté des Sciences, niveau III.
Parmi les problèmes que nous visons ici à Dang, il y a d’abord l’insécurité. Nous demandons aux pouvoirs publics de faire quelque chose dans le sens de l’éclairage public. Nous somme dans l’obscurité totale. La nuit, il est trop risqué d’aller au campus étudier et revenir dans sa mini-cité vers 22H.
Soume Issa, étudiant en faculté des Sciences, niveau III.
« Les problèmes que nous vivons ici sont de trois ordres. Il y a d’abord l’insécurité. Il n’est pas facile de sortir de sa chambre la nuit pour aller étudier au campus. Ensuite, l’insalubrité : Hysacam ne travaille que sur la route nationale numéro un. Or nos mini-cités sont envahies par les ordures. Enfin, le problème d’eau. Parfois l’eau qui sort du robinet est totue rouge. Cela peut nous causer des maladies comme la typhoïde. Nous souhaitons que l’Etat crée un commissariat à Dang pour réduire les cas d’agression. Le poste de police qui est là n’a pas de moyens et d’éléments. La commune devra également creuser des forages dans les quartiers pour pallier à cette carence de problème d’eau ».

MELANGEUR DE CULTURES

L’entrée du lamidat de Ngaoundéré dégage toujours cet air mystérieux, lorsqu’on s’y approche. La grande cour, qui fait office de lieu de prière, laisse une sensation diffuse. On se sent en territoire sacré. Ici, hommes et femmes vont pieds nus. Les étrangers ne sont pas assujettis à cette obligation. Les hommes sont tous vêtus de saros (sorte de gandourah), et les dames drapées dans du tissu pagne. On se croirait dans un lieu saint. Ils sont des dizaines, à assurer l’entretien du palais. « C’est la race des esclaves », indique Ahmadou Labara, porte-parole du lamido. « Le lamidat, poursuit-il, est lieu sacré et pur, c’est la raison pour laquelle nous nous déchaussons lorsque nous y franchissons le seuil. Surtout que des centaines d’hommes et de femmes veillent, tous les jours, à ce que le lieu demeure propre. »
Un tour furtif laisse découvrir la complexité des lieux, un savant dosage où le modernisme se mêle harmonieusement à la tradition. De grandes huttes, en toit de paille, sont magistralement disposées dans l’arrière du palais. « Ces salles sont uniquement réservées aux audiences, qui se tiennent les vendredis et dimanches ‘jour de la Fadah). C’est un jour extraordinaire ; il faut le vivre », explique le guide.
A l’intérieur du palais, sur un mur, sont gravés les 18 noms des monarques s’étant succédés à la tête du lamidat. Une succession qui, apprend-on, n’aura pas été un long fleuve tranquille : 5 des lamidos auront été soit destitués, soir tués par les Allemands.
Le lamidat de Ngaoundéré, lieu lourd de souvenirs, fair également office de musée. Des écriteaux en arabe sont gravés sur l’énormes piliers. Des dessins de croissants lunaires multicolores, datant eux aussi du siècle dernier, y soinr encore visibles. Les bureaux des sarki touraya (chargés de communication et des relations publiques) et du malta karba (marabout des papiers ou secrétaire général), constituent le trait d’union entre les générations et les mélanges culturels. La chefferie dispose d’une connexion Internet et d’ordinateurs hi-Tech. Le visiteur pourrait être déçu de ne point apercevoir l’ombre du lamido. « Il est dans ces appartements. Il ne sortira que vers 11h, mais pour le rencontrer, le jour de la Fadah est le mieux indiqué », souffle son porte-parole.
Im es presque 13h ce vendredi et, par petits groupes, des fidèles s’avancent dans la cour du lamido, non loin de la grande mosquée, pour la traditionnelle séance de prière. Mais ce vendredi n’est pas ordinaire. C’est le jour de la Fadah, de l’assemblée hebdomadaire des notables. C’est également le moment d’exhibition et d’allégeance au chef. C’est également ce jour, ou se tient le conseil des ministres. Ses sujets, parés dans leurs plus belles tenues, avancent religieusement vers la mosquée.
A 12h59, le monarque, au son des trompettes, privés pour se diriger vers la mosquée, située en face du lamidat. Il est accompagné de tout son état-major, griots y compris, dans leurs plus beaux vêtements. Son visage est enveloppé dans de multiples turbans. Il se dirige vers la mosquée : seul l’imam et lui y ont accès, les milliers de fidèles faisant la prière dans la cour.
Dix minutes à peine se sont écoulées et le lamido, escorté par des griots, est conduit dans une salle spéciale pour recevoir l’allégeance et délivrer des bénédictions.




NGOG-MAPOUBI
NGOMEDZAP


NGONG
Y aller
Faute de gare, on peut s’y rendre :
Soit à partir du carrefour dit kilomètre 5 au niveau de la station service de Garoua
Soit faire l’auto-stop au niveau du carrefour
Coût du transport : Taxi ou minibus : 700 francs CFA
Distance : 50 km
Les structures d’hébergement existent et nombre d’entre elles répondent aux normes requises.

Chef-lieu de l’arrondissement depuis le 05 octobre 1992
Superficie : 365 km
Jour de marché : Lundi
Chiffre
15
On dénombre près de quinze nationalités dans la ville de Ngong.

Ville cosmopolite, Ngong est le chef-lieu de l’arrondissement de Tchaboa, unité administrative peuplée d’environ 80000 âmes réparties sur un territoire de 3390km2. La création de cette circonscription administrative remonte au 5 octobre 1992. En dépit de sa relative jeunesse, 16 ans d’âge à peine, le chef-lieu de l’arrondissement de Tchéboa est l’une des localités les mieux nanties du département de la Bénoué, particulièrement sur les plans économique, social et scolaire. L’arrondissement dispose de deux lycées d’enseignement général, de deux collèges d’enseignement secondaire (CES), et près d’une cinquantaine d’établissement primaires, publics et privés. Il en est de même en ce qui concerne les infrastructures sanitaires. Cette unité administrative est dotée d’un district de santé, d’un hôpital catholique et de nombreux centres de santé.
La position géographique privilégiée de Ngong sur l’axe routier vital est fort sollicité, la nationale n°1 en l’occurrence, reliant deux grandes métropoles du septentrion, à savoir Garoua et Ngaoundéré ; à 40km à peine de Garoua, confère à la ville de nombreux atouts, économiques et touristiques. Ngong jouit la réputation de la vitrine et de vivier économique de la jeune unité administrative de Tchéboa. La bravoure et le dynamisme de ses populations ont fait d’elle l’un des poumons économiques de la province du nord, voire des régions avoisinantes et même des pays voisins. Ngong tire en grande partie sa réputation de son marché hebdomadaire qui se tient tous les lundis. C’est un véritable grenier agricole, pour ce qui est particulièrement des céréales oléagineux. Maïs, mil, arachide, niébé et autres y sont produits en quantité considérables. Le marché de Ngong draine chaque lundi, une foule impressionnante de commerçants et visiteurs, provenant non seulement des localités et provinces voisines, mais aussi des pays voisins, à l’instar du Nigeria, distant d’une centaine de kilomètres environ, du Tchad, de la RCA et autres. Les périodes de pointe se situent entre le mois d’août et de décembre. C’est par milliers de tonnes que les céréales sont écoulées sur ce marché, chaque semaine.
Outre l’agriculture, l’élevage, bovin en particulier, y connaît également un essor remarquable. Selon les informations recueillies auprès du responsable technique local en charge de l’élevage, 270 à 300 têtes de bétail y sont vendus en moyenne tous les lundis. Et lorsqu’on prend en compte le fait que le bœuf le plus dodu peut se vendre entre 280000 et 300000 francs, l’on se fait une idée de l’importance économique du marché à bétail de Ngong.
La fertilité des sols, conjuguée au dynamisme des populations, a par ailleurs fait de Ngong et partant de l’arrondissement de Tchéboa une grande zone une grande zone de production cotonnière. D’importantes quantités de coton-graine y sont produites chaque année. Cette performance a plaidé en la faveur de l’implantation, il y a plus d’une décennie, d’une usine d’égrainage de coton à Ngong. Une unité agro-industrielle dont l’avènement a considérablement contribué à l’essor économique, non seulement de la ville de Ngong, mais aussi de l’arrondissement de Tchéboa tout entier.
Elle reçoit chaque année, la visite des touristes venant de tous les horizons. Une zone cynégétique particulièrement fréquentée par les adeptes de la chasse sportive. La contrée regorge aussi d’autres merveilles et curiosités de la nature qui, si elle était réhabilitée et viabilisées, draineraient pas mal de touristes et autres visiteurs. La grotte, baptisée « Lowol Gaou » en langue foufouldé, située à 7km environ de Ngong, jadis lieu de refuge des populations lors de la période coloniale et pouvant contenir plus de 1000 personnes, ainsi que la forteresse « Goul Ndamwol », construire en pierres pour faire face aux invasions militaires lors de la première guerre mondiale, en sont quelques illustrations.
Du fait des intenses activités commerciales et des trafics divers qui s’y déroulent, l’arrondissement de Tchéboa fait très souvent face à des actes de banditisme. Les vols de bétails, conflits agropastoraux et autres attaques de brigands y sont monnaie courante.
Cela se traduit concrètement, le marché de Ngong qui est reconnu comme étant un marché-grenier, en matière de céréales notamment. Il s’agit d’un marché qui connaît une grande affluence, particulièrement pendant la période courant de septembre à mars. Ngong dispose également d’un grand marché à bétails om sont vendus, chaque semaine, près d’un demi millier de têtes. La commune de Ngong a été créée par un décret présidentiel en date du 25 novembre 1993. Elle s’étend sur une superficie de 3390km2, même s’il faut préciser que ses nouvelles limites, issues du morcellement consécutif à la création très récente de la Commune d’arrondissement de Garoua III qui a hérité d’une partie de son territoire. Côté population, les données du recensement de 1987 chiffraient la population de Ngong à 46 912 habitants.
Ses principales composantes sociologiques sont les peulhs, les Guidars, les toupouris, les moundangs, les guizigas, les khanouris, les haoussas, les Dabas, les Mafa, les massa, les araba sao, etc.
La Commune de Ngong est limitée au Nord, par les communes de Gaoua III et de Pitoa, à l’Est par la Commune de Bibeni, au sud par la commune de Lagdo et à l’Ouest par la Commune de Touroua.
Sur le plan touristique, l’arrondissement de Tchéboa bénéficie aussi d’atouts, en ce sens qu’il dispose d’un certain nombre de réserves fauniques. Je pense entre autres à la réserve de Boumédjé qui est assez visitée par les touristes.
N’oublions pas aussi que l’arrondissement de Tchéboa est frontalier à un pays étranger, le Nigeria notamment.
Comme potentiel économique, la commune a deux grands marchés, notamment Ngong, l’un des plus grands marchés à bétail de la province et celui de Djefatou. L’usinage d’égrainage de coton de Ngong constitue aussi un élément important du tissu économique de cette collectivité publique décentralisée. L’artisanat n’est pas en reste, parce que nos populations pratiquent aussi la poterie et la tannerie. Comme autres potentialités, nous pouvons citer le tourisme qui y connaît un essor remarquable.
La ville de Ngong est également nantie en matière de structures hôtelières répondant aux normes requises.
Dans la foulée, l’on peut également visiter la grotte « Kotchiyel Djaoulerou », située dans la zone Nord-Est de la même localité de Ndjola, à 2km à peine. Un site habité par de nombreux animaux sauvages, notamment des lions, hyènes, panthères et autres. L’on ne saurait ne pas évoquer cette autre curiosité, à savoir la forteresse « Goul Ndamwol », construite en pierres par les populations pour faire face aux offensives militaires, lors de la première guerre mondiale. Tous ces sites méritent cependant d’être réhabilités et mis en valeur.
NGUELMENDOUKA
Le commun des camerounais a beau n’avoir jamais entendu parler de cet arrondissement situé quelque part dans le Haut-Nyong. D’autres, quand ils connaissent, ne maitrisent pas l’orhtographe. Nguelmendoula, entendra-t-on parfois. Pourtant, le voyage vaut la peine. Peu importe la poussière, Nguelmedouka n’est pas un bled horrible, avec une ou deux maisons tout au plus, tel qu’on l’aurait imaginé. Cependant, ils sont loin, les beaux jours du café conquérant, rythmant le vécu quotidien.
Y aller
Minboman terminus à la gare routière Yaoundé Est
Coût du transport : 3500 FCFA
Moyen de transport : cars et minibus
Etat de la route : Bitumée sur 123 km jusqu’à Ayos
Distance : 212 km
Durée du trajet : 5 heures
Structures d’hébergement : une auberge

Repères
Création de l’arrondissement : loi 59-51 du 06 juillet 1959
Création présidentiel du 05 octobre 1992
Superficie : 2500km²
Population : 35 000 habitants (recensement 1987)
Principaux groupes ethniques : Maka Ebessep, Ayong Yerap, Omvang Sekonda, Omvang Ngomeya.
Le chiffre 65
Le nombre de villages que compte l’arrondissement
Avant tout, il y a une chose très importante à savoir sur Nguelmendouka. Pour le commun de ceux qui connaissent le coin, de ceux qui y vivent, de ceux qui y sont nés, c’est N’ka ou Nka. Qui l’a décidé ainsi, on ne le sait pas, et de toutes les manières ,on ne le sait pas, et de toutes les manières, on s’en fout. Pas qu’on n’ait aucun respect pour ce grand guerrier Omvang, fils du roi Nguelé Selek et de dame Mendouka, l’une des nombreuses épouses du souverain . et dans la cour du chef, chaque enfant était identifié à partir du nom de sa mère. Nguelé de Mendouka deviendra donc Nguelmendouka. Mais aujourd’hui, on prefère N’ka. Trois lettres au lieu de quatorze, une syllabe au lieu de cinq, moins de souffle depensé. N’ka c’est ainsi à partir de la gare routière.
Parlant justement de celle-là, la gare routière. La première erreur à ne pas commettre, c’est d’y arriver tôt le matin. Parce que ic’est à partir de midi que le car se met en branle. On a ainsi le temps de voir et de revoir le défilé de vndeurs en tous genres. Les plus itelligents déposent leurs effets et vont faire leurs derniers achats. Bref, le temps s’arrête. L’impatience n’a plus qu’à se suicider. La hâte n’y a pas sa place. Et ce sera le cas tout au long du trajet. Où on s’arrêtera de temps en temps, qui pour se dégourdir les jambes, qui pour se payer du poisson fumé, un autre pour se soulager.
Mais, malgré ces arrêts intempestifs, aller à N’ka n’est pas un tableau peint en noir. Tout n’est que poussière et contrairement à l’idée reçue de bloquer toutes les issues, on demande aux passagers d’ouvrir les vitres. Explication, quand la poussière entre et que tout est ouvert, elle ressort de l’autre côté. Ce qui n’empêchera personne d’arriver tout rouge à destination. Autre hic, les ponts en bois qui donnent l’impression de céder à chaque passage de véhicule. Et le plus dur, ces marécages des deux côtés de la route. L’eau noire et affreusement tranquille du Nyong. Qui rythme presque tout le voyage. Normal, le fleuve est sur les terres qui l’ont vu naître, c’est le Haut-Nyong.
Du café séché sur presque toutes les cours. Le moderne courtoise les maisons en terre battue. Un carrefour Roger Milla. Un district nommé Mboma.
L’on arrive dans une unité administrative comme de nombreuses autres dans le pays. On attend tout le l’état. L’eau oublie régulièrement d’être potable. Les infrastructures, dans bien des secteurs, santé, éducation…, ne se diront pas appropriées.
Mais la vie poursuit tout de même son cours à Nguelmendouka, pardon N’ka. Le nuit, on dort au rythme du passage des grumiers qui font tremper terre, murs parfois même lits.
Les autochtones cohabitent paisiblement avec les allogènes venants pour la plupart du grand ouest (Bamiléké, bamoun, ressortissants du nord-ouest) et du grand nord. L’on trouve aussi des Nigériens et des Maliens. Ce voisinage heureux ne l’a pas toujours été. Les autorités assurent qu’il n’était en effet pas, facile pour un étranger de vivre à N’ka. L’expression la plus répandue était «  ye wa nka », ici à Nguelmendouka » ou « vous n’êtes pas ici chez vous ». Mais les choses changent positivement. Et un jour, il en sera peut-être ainsi du développement de Nguelmendouka.
Le café à Nguelemendouka, l’histoire a débuté il y a des lustres. Si le prologue s’est écrit d’abord avec le café Arabica, et même avec une espèce qu’on a appelée Yokadouma, aujourd’hui, le Robusta règne en maître. Au départ, la culture du café était artisanale. N semait au petit bonheur, les dosages et autres, cela se faisait d’instinct.
Et puis la Zapi est arrivée, déroulez Zone d’action prioritaire intégrée. Elle est venue véritablement vulgariser la culture du café. La société couvrait toute la province de l’Est. Son siège, à Nguelemendouka. C’est dire toute l’importance que Nka avait fut même considérée, entre les années 80, comme le verger le plus important de tout l’Est. La Zapi donc, quand elle s’est installée dans les années 70, a tuyauté les planteurs sur la façon de créer des plantations, en respectant certaines normes techniques. Ainsi, la bienveillante Zapi donnait des sachets et des boutures pour les espèces à haut rendement.
Le café aura été le porte-bonheur de Nguelemendouka. Par ce que l’importance de la Zapi ne s’est sûrement pas arrêtée dans les plantations. L’entretien fonctionnait comme un «établissement de crédit. Elle accordait des prêts aux planteurs, qui pour construire sa maison, tel autre pour scolariser ses enfants. D’aucuns s’accordent même à dire que toute la grande élite de Nka a trouvé son compte dans la scolarité grâce à la Zapi. La Zapi récupérait son argent pendant les campagnes caféières. Un idylle qui aurait pu durer encore plus longtemps, si les coûts du café n’avaient pas connu une certaine dégringolade. Alors, les gens ont abandonné les plantations. Vers 1996, la Zapi est partie, ne laissant derrière elle que ses hangars de stockages, et le souvenir de tout ce dont les planteurs et leurs enfants avaient bénéficié jusque là.

Mais depuis quelques temps, les coûts ont tendance à remonter, les gens ont repris le chemin de leurs plantations. Seul problème, comme se plaint un planteur, c’est qu’avec la libéralisation de secteur, il y a tellement d’intervenants qui ne respectent pas les lois établies pour la commercialisation du café. Ce qui fait que les planteurs ne rentrent pas vraiment dans leurs bénéfices. Du côté des autorités, on se plaint de ce même problème. En effet, des particuliers n’hésitent pas à s’enfoncer dan,s la brousse, juché sur des motos. Ils se rendent dans les villages acheter directement des sacs de café aux producteurs, des acquisitions qu’ils vont transformer à Ayos. Ce qui rend impossible toute évaluation d’un tonnage à Nka.

Dans le cadre donc des établissements, l’arrondissement de Nguelemendouka compte 36 écoles primaires publiques et une école privée catholique, quatre école maternelles publiques et une école maternelle privée. De tous, il n’y a que le privé qui est bien loti. Mais pour le public, hormis le groupe I et le groupe II ici au centre, et quatre autres localités, le reste, ce sont des établissements qui ne sont pas encore construits. Surtout le secteur Ebessep qui a quelque chose comme seize écoles sur les trente-six. Je pense qu’il n’ y a que trois villages qui ont bénéficiés des constructions, entre autres de Plan Cameroun dans l’un d’eux. Le reste, ce sont des hangars. Il y a aussi le manque de tables-bancs. Le cas le plus criard, c’est l’école publique de Mbang où les enfants sont assis sur des bambous sur-montes par des piquets fourchus.
RADIO N’KA EST DANS LES COEURS
DES HABITANTS DE NGUELEMENDOUKA
Hormis le café, une autre oeuvre fait partie du patrimoine local, Radio N’Ka. 99.9 Fm. La Rfi des populations de Nguelemendouka-Ka. La Radio communautaire de la ville. Créée en 2001. Avec l’appui d’un comité de développement, l’Assodegnka, l’association pour le développement du grand N’Ka. Une Radio captée dans tout l’arrondissement. Auparavant, les ondes de Radio N’Ka s’étendaient même carrément au delà du département du Haut-Nyong. Les arrivent à survoler une parie de la province du Centre, Notamment Minta et Ayos. Maintenant, ce n’est plus pareil. En tout cas, plus depuis le sinistre qui a obligé la chaîne à changer de locaux.
Malgré ce petit malheur, Radio N’Ka reste dans les coeurs des habitants de Nguelemendouka. Ainsi que dans leurs oreilles. Du moins autant que le permettent les coupures d’électricité. Mais, y a pas un groupe électrogène ? bien sûr que si. Mais les cinq volontaires, chef de chaîne et animateurs, qui constituent le personnel, n’ont absolument pas les moyens de l’alimenter. Seulement, s’il y a un communiqué que le sous-préfet par exemple tient à diffuser, au sujet d’une réunion avec les populations, c’est toujours un exemple, le groupe pourrait être mis en marche.
En temps normal, donc de courant électrique, à Radio N’Ka, la journée continue, on ne connaît pas. Il faut dire que les volontaires de la chaîne vont occuper leurs fonctions respectives dans la journée. Ainsi, 99.9 Fm ouvre ses antennes à cinq heures et demie et les refermes à dix heures. La station reprend du service à seize heures pou arrêter à vingt-deux heures. Les émissions, diffusées en français et en langues locales, MAKA, OMVANG, sont pour l’essentiel des microprogrammes. A côté, la radio remplace bien le tam-tam avec la lecture des communiqués.
Pour en revenir aux microprogrammes, ils portent beaucoup sur la santé. D’ailleurs, Radio N’Ka a bénéficié de l’appui constitutionnel de l’Unesco dont le partenaire est axé le plus souvent sur l’éducation à la santé. Les animateurs se rendent donc à l’hôpital, rencontrent les spécialistes qui donnent les explications sur les maladies qui sévissent le plus dans la localité. Ces spécialistes sont souvent invités à l’antenne. Et dans sa logique de proximité, Radio N’Ka organise ensuite des débats pour savoir si les populations ont véritablement compris le sujet. De plus, la station est gérée comme une société à part entière, avec un comité de gestion qui tient lieu de relais entre la Radio, les populations et les conseils d’administration dirigé par le président de l’association Assodegnka.
Et si vous tenez à savoir pourquoi les populations de N’Ka, elles tiennent autant à leur Radio, c’est qu’elle relaie les informations du Poste national. Oui, Nguelemendouka toute seule n’y arriverait pas. La localité est dans une zone de silence. Il y a d’abord le problème de désenclavement, la route devrait être bien arrangée. Nous sommes dans une zone très agricole. Les produits seraient bien évacués et les paysans trouveraient leur compte, en même temps que le milieu ouvrier, les fonctionnaires et autres, même l’évacuation des malades serait facilitée.
Nous prenons l’exemple de notre groupement Ebessep. D’abord, tout le groupement est enclavé. Ce qui décourage les habitants de ce côté. Ils ont beau produire, mais ils n’ont pas les moyens d’évacuer cette production. La base de tout développement, c’est l’éducation. Dans le groupement Ebessep, nous avons douze écoles à cycle complet. Mais vous trouverez que c’est un moniteur qui est seul maître qu’on affecte dans une école. Quel rendement pet-on tirer de ce genre d’école, où à peine on réussit à avoir quelques certifiés qui n’ont pas le niveau des autres des autres. Nous avons que nos yeux pour pleurer. S’il y avait au moins l’électricité et la route dans ces villages, les gens allaient se débrouiller pour se développer eux-mêmes. Même ici en ville, je suis seulement à deux kilomètres du centre, je n’ai pas d’électricité.

Nguelemendouka pour les uns, N’Ka pour les autres. Deux dénominations pour désigner un même lieu, ce n’est pas être courant sous nos latitudes. Et pourtant, les natifs de cet arrondissement du Haut-Nyong ont depuis ont depuis longtemps appris à jouer sur les deux cordes de l’arc. Les habitants de la très officielle localité de Nguelemendouka auraient-elles donc décidé de faire plus simple en réduisant le nom kilométrique de leur cité en trois lettres ?
On serait tenté de le croire. Il faut dire que l’appellation complète semble rebutante de prime abord pour un non habitué. D’où des multiples erreurs de prononciation, voire d’orthographes qui ne manquent pas heurter la sensibilité des puristes.
Mais au fait, où se trouve ce sacré bled aux noms si particulier. Aller sur place n’est déjà pas une partie de plaisir. Par simple déjà de dénicher la gare routière et encore moins de connaître l’heure de départ du car. Pas si évident que ça ! Autant s’armer de patienceTous ceux qui ont eu à braver l’itinéraire sont unanimes sur un point : l’enclavement constitue le principal obstacle au développement du coin. Au départ de Yaoundé, il faut adieu au goudron après Ayos et bonjour la poussière qui noie littéralement les passagers d’un épais manteau rougeâtre. Autant prendre ses précautions dès le départ en se couvrant de la tête aux pieds. Et pourtant, quelle agréable aventure, malgré tout. Il est en effet difficile de dissimuler son émerveillement en parcourant cette contrée luxuriante, presque vierge, parsemée de marécages et de cours d’eau. Mais au bout de l’aventure, la déception n’est pas lion.
A peine débarqué, le visiteur est confronté aux sempiternelles difficultés de communication. Inutile de préciser que le mauvais état des routes (non goudronnées) entrave les déplacements dans la cité mais aussi vers les localités environnantes. On l’a toujours dit : la route et le développement sont intimement liés. Il va de soi que pour évacuer la production agricole ou transporter des malades vers un centre de santé, les voies de communications sont indispensables.
La cité elle-même ne paie pas de mine, malgré son statut de chef-lieu d’arrondissement. Au niveau de l’habitat, rien ou presque n’a pratiquement changé de depuis des décennies. Inutile de chercher sur place une réalisation immobilière d’envergue.
Si la voirie urbaine a fait des timides progrès ces dernières années, les populations locales sont confrontées à des pénuries persistantes. On ne compte plus les coupures d’électricité qui s’étendraient parfois sur plusieurs mois. Pas de quoi attirer des entreprises gourmandes en énergie. L’eau potable figure également parmi les besoins prioritaires des populations sevrées de cette ressource indispensable depuis la fermeture des vieilles installations de la Scanwater. Suprême paradoxe : certains villages bénéficient des forages alors que le centre ville est dépourvu d’adduction d’eau. On n’expliquerait pas autrement la multiplication des maladies d’origine hydrique. Si le développement durable reste en vue de l’esprit, il n’en demeure pas moins vrai que certaines choses sont en train de changer. Certaines ONG s’impliquent progressivement dans les projets en vue d’améliorer les conditions de vie des populations. Mais une localité ne saurait vivre uniquement de l’assistance extérieure. Les élites, très divisées semble-t-il, devraient jeter aux orties leur ego et mobiliser toutes les forces vives pour tirer leur terroir vers le haut.
NGOURA
NGOYLA
NGUELEBOK
NGUIBASSAL
NGORO
NGWEI
NIETE
Y aller
Au départ de Yaoundé, le voyageur à destination de Niété embarque à la gare routière de Mvan. De ce point à Kribi , le titre de transport revient à 3000 francs Cfa.
Au départ de Douala (Carrefour Trois Eglises), il faut prévoir 2000 francs CFA jusqu’à Kribi
De Kribi à Niété, le voyage s’effectue sur une route en terre, longue de 45 kilomètres.
Lorsque les cars (1400F la place) se font rares, des moto-taximen acceptent de vous déposer. Pour cette course, vous paierez 2500F CFA.
Dormir et manger : Le quartier V7 dispose d’auberges et de restaurants non classés. L’hébergement vous coûtera entre 2000 et 3000 FCFA la nuitée.
La société Hévécam offre un club doté d’un bar, d’un restaurant et d’une piscine. L’accès à ce site est règlementé.

Repères
Niété : Création en septembre 1992. Ce district dépend de l’arrondissement d’Akom II, dans le département de l’Océan.

Le chiffre
2 117km2 : c’est la superficie de Niété
En septembre 1992 un décret présidentiel crée le district de Niété dans la province du Sud. Peuplé de 30 000 âmes, cette unité administrative présente une particularité qui la distingue des autres : sont siège est situé à l’intérieur des plantations d’hévéa. Ces espaces jadis appartenant à l’Etat ont été privatisés en 1996. Cette situation qui semble bloquer la croissance et lie un peu les mains de l’autorité administrative, suggère la nécessité d’une délocalisation des services publics. En entendant cette solution qu’il ne serait pas exempt d’implications juridiques, Niété scrute l’horizon avec espoir.
NITOUKOU
NJIKWA
NJINIKOM
Ressources humaines
Nkwain Francis, Ancien Ministre ;
Pr Sodegam ;
Pr Chia Nges, Université de Buéa ;
Anne Nsang, journaliste (fille de Nkwain Francis, mariée dans la Bui à monsieur Nsang qui est à l’Assemblée Nationale)
NJINIKOM
NKENGLIKOK
Ressources humaines
SONG BAHANAG Rigobert, International Camerounais de Football ;
SONG BILONG Alexandre, International Camerounais de Football ;


NKOABANG
Nkoabang, le troisième arrêt de la capitale
L’entreprise a inauguré vendredi dernier à l’entrée Est de Yaoundé la station service.
Ressources humaines : Mbarga Soukous
NKOLANDONG
Ressourches humaines
Professeur Jacques FAME NDONGO, Ministre de l’Enseignement Supérieur ;
NKOLFOULOU
Comme un air de pollution à Nkolfouou
Natif de Nkolfoulou village sis à un jet d pierre de Yaoundé, l président de la section Rdpc de Mbende-sud et ex-deuxième adjoint au maire de commune rurale de Soa, dont dépend la bourgade, se remémore l’histoire tirée de la nuit des temps de ce grand village situé entre Yaoundé et la ville universitaire.
«D’après nos parents, Nkolfoulou était à l’origine un village Etenga, divisé en deux sous-familles. Ils seraient venus de l’autre rive de la Sanaga, du de Ntui. lis sont arrivés ici par groupes. Certains ont continué à Bikok (Arrondissement dans la Mefou et Ako Ndlr), d’autres à Nkoltsit, tout à côté. Nous, nous sommes restés parce qu’ des femmes de Messi Manga, grand patriarche, avait fait un champ de taro. Elle a donc demandé à son mari d’attendre la période des récoltes. Nous ne sommes plus jamais repartis», confie René Koungou Ebédé. Une anecdote qui marque le début d’un village qui ne cessera de se transformer. René Koungou Ebédé Ebédé se souvient ainsi que, dans son enfance, c’était un seul et grand village Etenga : «je ne sais pas trop bien comment on a scindé le village en deux Nkolfoulou I et Nkolfoulou II, mais le village porte le nom d’une rivière qui naît à Mimboman et arrose la région, avant d’aller se jeter dans la Sanaga, en passant par Obala.»
A l’époque, c’était une simple chefferie du groupement de Ngoulmekong (Fougerolles), qui dépendait de Soa. A la faveur d’une réorganisation administrative, la circonscription est démembrée et isolée. «La création d’un groupement s’imposait. C’est ainsi que sur nos terres, (e groupement Mbende voit le jour, et feu Oscar Alima Ndongo est intronisé en 1994. Un groupement de 11 villages coiffé aujourd’hui par Main Ngamanga, proviseur de lycées dans le civil, est constitué autour de Nkolfoulou, quelques années seulement après avoir été choisi comme le lieu de la décharge des ordures ménagères de Yaoundé et futur site de nuisances de tout genre.
René Koungou Ebédé ne s’embarrasse pas de formules diplomatiques par raconter le Nkolfoulou de l’après décharge «En 1987, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé nous envoie Joseph Manda Fils. Celui-ci vient nous annoncer que notre village a été choisi pour abriter la décharge contrôlée de Yaoundé. En nous rassurant de ce que les choses ne vont pas se passer comme avant, et qu’on nous donnera de l’eau et l’électricité.» Des arguments en béton qui séduisent les villageois. «Les travaux ont commencé et quand la décharge, qui occupe plus de 8Oha de superficie, es ouverte en 1992, sans que les promesses soient réalisées, je crois que les populations ont été désagréablement surprises. Pas d’eau potable, pas d’électricité...» C’est le début d’une cohabitation tumultueuse avec «la décharge contrôlée de Yaoundé». Après une série de correspondances restées lettre morte, de protestations auprès du délégué du gouvernement de Yaoundé, les populations de Nkolfoulou ferment la décharge. S’ensuivent des affrontements physiques avec la gendarmerie et des arrestations. «Une de nos sœurs est même morte, de retour de la gendarmerie. On nous a dit qu’elle y avait été copieusement tabassée.» C’est une réunion multipartite (communauté urbaine, Hysacam, populations et autorités administratives) qui va mettre un terme au conflit.
Après cette réunion, selon René Ebédé, la communauté urbaine a commencé à élargir le réseau Snec de distribution vers la décharge, et Hysacam à traiter les ordures selon les règles de l’art. Une embellie qui sera de courte durée, car «une fois les populations calmées, Hysacam et la communauté urbaine abandonnent la décharge. Ce qui fait le lit d’une deuxième manifestation, qui survient nt en 1994. «A cette époque, se soute notable, Hysacam s’était retirée de la décharge et des camions privés affrétés pour faire le ramassage des ordures déversaient n’importe où et n’importe comment. On n’en pouvait plus des rats, des mouches, des moustiques et surtout des odeurs pestilentielles. On a une nouvelle fois fermé la décharge.» Cette deuxième grève portera des fruits la décharge et ses environs sont nettoyés par la société Seca, appelée en rescousse. Hysacam revient sur ces entrefaites, en s’engagent à fournir de l’eau aux populations, à recruter des enfants du village, et essaye, autant que faire se peut, d’assainir, par la pulvérisation d’insecticides, les maisons riveraines de «la décharge contrôlée». Hysacam prend, en outre, activement part à la résolution des problèmes de développement de la contrée. Chaque année, elle distribue des prix aux meilleurs élèves de l’école publique de Nkolfoulou. René Koungou Ebédé se rappelle de ce projet de création d’un champ de poivriers par Hysacam, qui a fait chou blanc, parce qu’il a été imposé aux populations : «Les Blancs nous ont imposé le poivrier et ont mis beaucoup d’argent dedans. Les populations ne trouvaient aucun intérêt à planter du poivre.»
Seulement, malgré les efforts d’Hysacam, les problèmes de nuisances demeurent à Nkolfoulou. Ici, le quotidien se conjugue avec les odeurs pestilentielles qui proviennent de la décharge et les bruits causés par les camions qui y viennent déverser, 24 heures sur 24, les ordures ménagères en provenance de Yaoundé. Des préjudices qui ne découragent pas de nombreuses personnes, qui continuent à s’installer dans ce village, qui, petit à petit, devient une excroissance de Yaoundé. Les professeurs d’université Mevoungou Nsana et Crespin Pétang y résident, ainsi que le général de brigade Biaise Bénaé Mpeke, qui a érigé ici une maison de campagne. L’Ecole normale d’instituteurs de l’enseignement technique de Soa, y a aussi ris ses quartiers.
Francky Bertrand Béné
NKOLMETET
Y aller
Yaoundé (Mvan) – Mbalmayo : 500 F Cfa
Gare routière de Mbalmayo – Nkolmetet : 600 F Cfa
Route bitumée
Distance : environ 45 Km de Mbalmayo

Repères
Date de création : 1er septembre 1992 par décret présidentiel
Population : environ 25 000 habitants
Principal groupe ethnique : Bene
Le Chiffre
32 : c’est le nombre de chefferies que compte le district de Nkolmetet
La route est butimée de fond en comble.

NKONGSAMBA
Nkongsamba
Sur la route de Nkongsamba
En remontant vers le nord, sur la route menant vers Bafoussam, la nationale serpente à travers la plaine de Pendja, où alternent plantations fruitières et forets luxuriantes. Le Rail Lake, près de Djoungo, riche en poissons et où vivent également d’importantes colonies d’oiseaux (notamment des canards sauvages) et des crocodiles, alimente en eau les plantations de bananes de la société des Bananeraies de la Mbomé.
La route, en bon état, se poursuit ensuite vers Njombé et Mantem, avant d’arriver à Nkongsamba. Pour les nombreux vendeurs de fruits ou des chasseurs exposant leurs proies sur des pics de bois, la route est un gagne-pain. Entre les étals de bananes, délicieusement sucrées, et les bouteilles ‘huile de karité, les auto-stoppeurs attendent souvent en vain une âme charitable.
Professeurs en route pour leur école, étudiants désargentés, ils sont prêts à aider les touristes pour peu qu’on les avance un peu. Leur aide pour s’orienter ou leurs recommandations deviennent très vite précieuses pour se rendre par exemple aux chutes d’Ekom Nkam près de Melong, ou pour atteindre les lacs jumeaux es monts Manengouba, qui culminent à s de 2300m.


Nkongsamba se situe ‘a environ 130 km au nord de Douala. L’accès par la route est facile car l’axe Douala/Nkongsamba est en bon état. S’y rendre en voiture ou en bus, depuis la gare routière de Bonabéri à Douala (le trajet coûte 1 500 F) s’avère aisé. Louer un taxi, pour 40 000 F, est également possible. De nombreuses agences de voyages à Douala proposent des excursions vers la région pour visiter les lacs de cratère et la chute d’Ekom Nkam. Nkongsamba, s’inscrit au j pied des monts Manengouba dans un décor j ocre et vert. C’est un important centre de commercialisation du café, où vivent près de 100 000 personnes. Les habitants des villages voisins, comme Bangwa ou Kékem, y apportent régulièrement leur récolte.


Y aller
De Yaoundé : agences de voyage aux quartiers Biscuiterie, Omnisporte
De Douala : agence de voyage et cars de transport par ramassage
Etat de la route : goudronnée
Longueur du trajet : 370km à partir de Yaoundé et 145km à partir de Douala
Coût de transport : 4000 francs à partir de Yaoundé et 2000f à partir de Douala
Structures d’hébergement : plusieurs hôtels et auberges.
Prix moyen de la nuitée : 8000 francs
REPERES
1912 : Nkongsamba devient terminal du chemin de fer
1914 : occupation de la ville par les anglais
1916 : la ville passe sous le contrôle des français
1923 : Nkongsamba devient un centre administratif, puis une commune le 16 mai, sucèdant à baré
2007 : (13 avril) : création des communes d’arrondissement de Nkongsamba, I, II et III.
Population : 200 000 habitants environ avec comme principales communautés : les Mbos, Bamilekés, Tikars, ressortissants anglophones, bororos, peuhls.
Situé à 370 kilomètres de Yaoundé, Nkongsamba, chef lieu du département du Moungo, a eu ses années de gloire jusqu’au milieu des années 70 lorsque l’agglomération était classée comme la troisième ville du pays. Grand centre agricole et commercial, cette cité s’était faite une spécialité dans la culture et l’exportation du café qui faisait alors la fortune des grands planteurs, des usines et des populations attirées par dizaines de milliers par la dynamique de croissance. Avec l’effondrement des cours du café, la ville et sa région ont sombré dans un déclin persistant qui s’est traduit par la fermeture de plusieurs structures économiques, la dégradation de la voirie urbaine et de l’habitat. Toutefois, les signes de renaissance pointent à l’horizon avec la mise en œuvre d’un programme de réhabilitation des infrastructures.
Bref aperçu de la commune
La commune d’arrondissement de Nkongsamba 1er fait partie des communes d’arrondissemnt que compte la Communauté urbaine de ladite ville. Sa naisance est consécutive au decret présidentiel n°2007 du 13 avril 2007, venu concrétiser la volonté des pouvoirs publics de favoriser une administration municipale de proximité. Avant cette importante décision, son ressort territorial actuel situé au cœur de la cité, faisant partie intégrante de l’ancienne commune à régime spécial de Nkongsamba.
La commune couvre une superficie de 108km, avec une population, de 100 000 habitants venus d’horizons divers, comporte une partie urbaine et une partie rurale. Les limites territoriales sont constitués par les monts Manengouba et Nlonako, les arrondissements de Nkongsamba 2ème, 3ème, Nlonado et le département du Nkam. S’agissant des quartiers on en démonbre en tout 14, dont douze urbaine et deux en zone rurale.
Une position exceptionnelle
Si la commune de Nkongsamba 1er est jeune, il n’en demeure pas moins vrai que sa position privilégiée en plein centre urbain lui confère des atouts particuliers mais aussi des responsabilités. Dans son ensemble, Nkongsamba est une ancienne ville qui fut même à une certaine époque, la troisième agglomération du pays. La localité étant située dans une zone agricole dynamique, le principal reste qu’une frange de la population a tendance à céder au découragement. Fatalistes, certaines n’envisagent pas un redressement dans les meilleurs délais, arguant une insuffisance de moyens financiers et matériels. A la commune de Nkongsamba 1er , la philosophie du développement adoptée par le maire El Hadj Oumaru est différnte de l’approche classique. Ici plus qu’ailleurs, on rste convaincu que la voie du progrès passe d’abord par la réflexion dans la perspective d’un changement radical des mentalités appelé de tous ses vœux par le maire : «  dans notre commune comme ailleurs, les besoins sont immenses en termes de routes, d’accès à l’eau potable ,d’électrification, etc. si on peut comprendre l’impatiente des populations, il faut aussi dire qu’un développement durable n’est possible que s’il est fondé sur des bases solides. Depuis notre arrivée aux affaires, nous avons commencé par faire le diagnostic de la situation, très préoccupante au demeurant. En allant au fond des choses, on s’est rendu compte que le marasme ambiant est entretenu par quelques esprits malveillants. Certaines personnes ont voulu prendre toute une ville en otage en laissant croire qu’il y aurait des camerounais qui ne seraient pas en phase avec d’autres camerounais. Des nombreuses manœuvres en coulisse ont contribué à plonger la cité dans les ténèbres du sous-développement. Pour nous, c qui command le développement c ne sont seulement des jolies maisons ou des belles autres. Ilo faut d’abord travailler le mental.
Infrastructures routières
Les routes constituent évidemment le tendon d’Achille de la commune et de la communauté urbaine dans son ensemble. Il n’y a qu’à parcourir le centre urbain pour s’en convaincre. Partout, des profondes ornières en pleine chaussée témoignent de l’ampleur de la dégradation de la voirie urbaine. Heureusement, les travaux de réhabilitation des routes, financées à hauteur de 2 milliards par le gouvernement via le Ministère du développement urbain et de l’habitat, ont commencé. On peut d’ailleurs le constater à travers la construction des caniveaux. Selon certaines sources, le bitumage sera à tricouches. Un gage de solidarité à toutes épreuves. Longtemps.
Avant cette intervention, la commune de Nkongsamba II avait eu à mobiliser ses moyens propres pour la rénovation de certaines axes de communication abandonnée depuis une trentaine d’années. On peut citer entre autres, le tronçon peloton mobile collège évangélique à l’entrée de la ville.
Accès à l’eau potable
L’eau, c’est la vie a-t-on coutume d’affirmer. Pour les populations, c’est l’un des premiers éléments du bien être individuel et collectif. La commune a ainsi apporté sa contribution dans le cadre du projt Moungo-Nord. Ce qui a permis la réalisation de cinq forages dans différents quartiers de la ville. Face aux difficultés d’approvisionnement en eau des populations démunies par le réseau classique et par le souci de fournir de l’eau potable à moindre coût, il est envisagé la captation directe de l’eau à partir du Mont Nlonado.
Eclairage public
La commune veut faire sortir Nkongsamba 1er des ténèbres, par la réhabilitation et l’extension du réseau d’éclairage public. Selon le maire, le recours aux sources d’énergie renouvèles comme le salaire est fortement envisagé. Une réflexion est en train d’être menée dans ce sens.

Infrastructure de loisirs
Un esprit sain dans un corps sain. Tel est le credo de l’éxécutif communal. Autrefois relativement bien dotée, la municipalité connaît un déficit criard en infrastructures sportives et autres équipements de loisirs. Un programme de rénovation est envisagé, notamment au niveau de l’historique stade de Baressoumtou qui était jadis le théâtre des exploits de l’Aigle royal, la mythique équipe locale.
Certaines ont même présenté Nkongsamba comme le bastion de l’opposition. Heureusement, la situation a évolué avec l’arrivée d’une nouvelle classe politique consciente de ses responsabilités. « Le gouvernement de la République ne saurait mettre volontairement une ville comme Nkongsamba dans la situation alarmante que nous connaissons. La réalité c’est que ce sont les populations elles-mêmes qui doivent encourager le gouvernement à les aider, par leurs comportements. Nkongsamba appartient à tous ses fils, qu’ils soient Mbo, Bamileké, Bti, Fulbé, chrétiens, musulman ou animistes. si les populations remplissent leur contrat, il appartient aux gouvernants d’en faire de même. Nous sommes heureux de constater que plusieurs équipes ( Minduh, Minadt, Feicom…) sont déjà descendues sur le terrain pour diagnostiquer la situation en vue d’apporter des solutions concrètes. Avec l’arrivée du Délégué du gouvernement et la clarification des attributions et compétences des uns et des autres, nous travaillons désormais dans la sérinité malgré l’insuffisance du personnel de qualité », observe le maire E Hadj Oumarou qui plaide pour une synergie d’action. Aimer une ville et défendre ses intérêt c’est regarder dans la même direction.

Les anciens ou ceux plus jeunes, qui se rémémorent une certaine époque, parlent toujours de Nkongsamba avec une pointe de nostalgie teintée de regrets. Et pour cause : au lieu de poursuivre comme on l’aurait souhaité, la courbe ascendante de la croissance du déveoppement et de la propérité, le chef lieu du département du Moungo donne plutôt l’impression d’aller à reculons. Qu’elle semble bien lointaine l’époque où l’agglomération classé invariablement comme la troisième ville du pays grouillait d’activités diverses, faisant la fierté de ses habitants et suscitant l’envie. Aujourd’hui, la cité rayonnanate d’hier fait plutôt grise mine. Et pourtant*, des bonnes fées semblient s’être penchées dès le départ sur le berceau de la cité naissante. L’une des plus ancienne villes du Cameroun occupe en effet un emplacement enviable à trois heures de route de Douala la capitale économique et à deux hezures de Bafoussam, la métropole de l’Ouest sur la Natinale n°5 bitumée et très fréquentée.
Sur le plan géographique et naturel, cette cité de 200 000 âmes environ ne manque pas de charme, blottie qu’elle est dans une sorte de cuvette délimitée par les monts Manengouba, Nlonako et Koupé. Concernant l’origine du nom de la localité, plusieurs versions plus ou moins vraisemblables circulent. Selon l’une d’elles, le mot Nkongsamba proviendrait du nom ‘nkong » ( collines) et du chiffre « samba » (sept. D’où le surnom de «  ville aux sept collines » en référence ux nombreux massifs montagneux qui encerclent la localité. D’autres sources voient dans Nkongsamba «  la ville du septième jour » en souvenir dessept jours de calvaire qu’aurait subi l’administration coloniale allemande lors de la construction d’un pont ( plusieurs fois emporté par les eaux) sur la rivière Essoua qui traverse la ville d’est en ouest.
Deux dates sont incontournable dans le développement de la cité : 1912 lorsqu’elle devint le terminus ( provisoire ?) de la ligne d chemin de fer qui devait relier Douala à Dschang et 1923 avec son érection en Centre administratif avec la création de la commune, succèdant ainsi à la localité voisine de Bare. Dès lors, le développement de la localité ne connapitra plus de répit. Grâce à son climat doux et à la richesse de ses sols, Nkongsamba va devenir une véritable ville-champignon attirant par dizaines de milliers des populations dénomination de certaines quartiers. Les habitants vont s’adonner pour le plupart au travil de la terre avec comme principale cultures le café, le cacao, la banane, l’anannas, l’huile de palme, etc. l’écoulement des produits étant facilité par la présence du train, de nombreux entrepreneurs expatriés, Grecs et Amériniens pour la plupart, vont sauter sur l’aubaine. Les usines de décorticage de café se multiplient de même que les concessionnaires automobiles, les stations services, les grandes surfaces et autres établissements financières ‘Cfao, Scoa, RW king, PZ, Sho, Socopao, Renault, ont pignon sur rue. Le chef lieu du Moungo connaît alors un essor économique sans précédant. De toutes parts, elle déborde d’activité.
Crise économique
Aujourd’hui, tout cela n’est qu’un lointain souvenir. Même si la cité conservé quelques beaux restes à l’instar du siège régional de la Beac, la fameuse crise économique des deux dernières décennies est passées par là avec notamment, l’effondrement du prix du café, principale mamelle nourricière de la région. De 100 000 tonnes ans les années 70, la production atteint à peine les 20 000 tonnes. «  Certains planteurs comme feu Yimo, produisant 300 tonnes par récolte. Aujourd’hui, ses héritiers en font à peine cinq », explique l’hôtelier Feneyep René Alias «  Fère ». Entre temps, le fermeture en cascade des usines, des entreprises, des banques va entraîner la suppression des milliers d’emplois tandis que les recettes fiscales vont pâtir du départ massif des commerçants vers des cieux plus cléments. Accélérée par la récession, la pauvreté va s’accroître, à tel point que la fière cité d’antan offre aujourd’hui au visiteur u visage piteux. Routes dégradées, feux de signalisation absents, maisons défraichies, usines fermées, marchés peu fréquentés. En proie au déclin, «  la ville à longtemps souffert de la conjoncture économique mais aussi des divisions entre communautés activées par des querelles de positionnement des politiciens », selon un élu local. Elle se refuse toutefois de sombrer et s’emploie à conjurer le mauvais sort avec l’énergie du désespoir.
Malgré quelques résistances, la situation évolue dans le bon sens. On en veut pour preuve quelques récents frémissements comme le début des travaux de bitumage, à concurrence de deux milliards, des rues du centre urbain grâce à l’appui gouvernemental à travers ministère du développement urbain et de l’habitat. L’ouverture d’un institut supérieur du management sous l’impulsion des fils de la diaspora, la réaction de trois communes d’arrondissement et surtout l’appel au chevet du malade d’un médecin, D Kollo Basile, ci-devant Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine sont autant de signes d’une renaissance tant attendue par des populations qui s’abandonnent parfois au fatalisme. L’objectif assigné à la cité st clair : recouvrer sa splendeur d’antan, en renaissant au besoin de ses cendres comme le phénoix légendaire. Le chantier titanesque compte tenu de l’ampleur des besoins. Dans cette entreprise de longue haleine, Nkongsamba peut compter sur sa diaspora disséminée au quatre coins du monde, ses nombreux ressortissants, toutes ethnies confondues, à l’intérieur comme à l’extérieur. Très attachés à leur ville, les fameux ‘ gars de nkong au dynamisme et à l’ingéniosité reconnus, veulent prouver qu’ils ont d’autres cordes à leur archaque la frime et la «  feymania » qu’on leur attribue à tord ou à raison .
Quel regard portez-vous sur l’évolution de l’agglomération de Nkongsamba
Je voudrais d’abord préciser que je suis là dépuis bientôt un an. Je ne connaissais pas Nkongsamba avant mais j’ai eu à lire plusieurs documents et suivre de nombreux témoignages. Il m’a donc été donné de me rendre compte que cette ville était la troisième du pays il y a une trentain d’années. Par la suite, Nkongsamba a connu un déclin à tel point qu’elle est entrée presque dans les rangs. Ceci dit, je porte plutôt un regard d’espoir sur l’évolution de la cité. Nous constatons que les choses sont en train de changer résolument. On peut s’en rendre compte en parcourant la cité. Des travaux ont été engagés au niveau de la voirie urbaine par le ministère du développement urbain et de l’habitat, pour plus deux milliards de francs. Il est prévu un bitumage des routes en tricouches avec enrobé, accompagné de l’éclairage public. Il faut souligner également l’apport du sang neuf au niveau de la Communauté urbaine, et depuis que le nouveau délégué est là, les choses commencent à bouger dans le bon sens. Nous avons tenu recensant une réunion avec une mission conjointe conduite par le directeur des collectivités locales décentralisés au Minatd et le directeur général du Feicom ; l’objectif étant de faire état des lieux au niveau de la communauté urbaine et voir comment l’Etat peut contribuer à un redécollage de la ville. Une mission du Ministère du développement urbain et de l’habitat a également séjourné ici pour étudier les possibilités de signature d’une convention de partenariat avec la communauté urbaine.
Ressourches humaines
NDEDI EYANGO, Musicien ;
NKONG-ZEM

NKOTENG
NKOLTENG qui compte parmi les premiers arrondissements créés un an après l’avènement du Renouveau n’a rien perdu de son côté rural. Petit à petit, l’urbanisation gagne la petite localité. Électricité, forages d’eau, hôpitaux, toilettes publiques, bureau de poste lycée, CES bilingue et bientôt un CETIC, tout y est arrivé. Aujourd’hui, la petite ville abrite la direction de la SOSUCAM qui avait racheté la CAMSUCO avec toutes ses structures modernes. Ces installations ont, au fil des temps attiré les populations. L’arrondissement de NKOTENG est ainsi devenu un intense foyer d’activités avec en bonne place des champs de canne à sucre. Autant d’atouts qui mettent la commune aujourd’hui à l’abri des besoins élémentaires et lui font entrevoir un avenir meilleur.

Entouré de forêts et des plantations de canne à sucre, cet arrondissement présente les signes d’un grand village moderne et viabilité. Quelques rares bâtiments au centre urbain la nuit les lampadaires et l’ambiance des bars dancing rassurent le visiteur qu’il est bel et bien en ville. Les cabines téléphoniques, les motos taxi et les boutiques sont très sollicités, même à une heure tardive. De temps en temps, cars de transport et gros camions, en provenance de l’Est, du septentrion, des pays voisins (TCHAD, Centrafrique) ou de Yaoundé la capitale, située à 136km, laissant échapper une nuage de poussière.

La poussière a rendu rougeâtre le toit des maisons situées à proximité de la route. C’est par la nationale numéro un qu’on arrive au quartier administratif avec sa nouvelle tribune de défilé, toute belle, la mairie, la sous-préfecture, l’escadron et la brigade de gendarmerie, la gare routière et le parc des gros porteurs. A 2,5 km du rond-point central se trouve la gare ferroviaire, de la voie ferrée Yaoundé-Ngaoundéré. Tout à côté, le fleuve Sanaga est un intense foyer d’activités avec l’extraction du sable et la pêche restée artisanale.

La SOSUCAM y a racheté la CAMSOCO, inaugurée en 1977, vaste investissement qui couvre 20 000 ha de canne à sucre. L’entreprise y a déjà installé sa direction générale. Elle vient d’ailleurs d’obtenir une extension de 11.980 ha à la suite du décret du 11 Mars 2006 autorisant la conclusion d’un bail emphytéotique. Les nouveaux champs s’étendront jusqu’à MBANDJOCK et LEMBE-YEZOUM.

La petite cité est bâtie sur deux groupements, NKOLTENG ET OUASSA BABOUTE, avec 24 chefferies constituées par les YEKABA et les BAVEK.

NKOTENG peut s’enorgueillir d’être dotée de nombreuses infrastructures sanitaires : un centre médical d’arrondissement, le dispensaire de la SSUCAM, un grand hôpital baptiste et des centres intégrés. La commune appuie l’action des comités de la lutte contre le SIDA. Les équipements scolaires sont assez développés, avec un lycée, un CES bilingue, une SAR/SM, un Centre de jeunesse et 18 écoles primaires. Un réseau téléphonique, l’électrification villageoise et six forages d’eau potable font le bonheur des populations. La réhabilitation des rues et les travaux d’assainissements rendent la circulation fluide tant aux véhicules qu’aux moto-taxis de cette ville où ont été construits trois points, à BLONE, MESSENG ET EBOMETENDE, NKOLTENG n’a pas d’exploitation forestière. Profitant de la fertilité des sols, les populations réussissent à promouvoir une variété de cultures : arachides, le concombre, le maïs et le manioc, denrée transformée en couscous et très prisée dans la localité. Le cacao et le café sont les produits de rente qu’on retrouve ici. Des troupeaux de boeufs sillonnent quotidiennement la ville.

NKOTENG entretient de bons rapports avec les voisins : Nanga-Eboko au Nord, MBANDJOCK au Sud, LEMBE-YEZOUM à l’Est et le département du MBAM et ONOUBOU à l’Ouest. Ses potentialités laissent présager d’un avenir meilleur pour cet arrondissement.

L’usine de la CAMSUCO, créée en 1975, a réuni des gens venus d’horizon divers. C’est ainsi qu ‘on retrouve 18.
000 âmes dans cette chefferie cosmopolite qui couvre le centre urbain de NKOLTENG. On y retrouve des MALIENS, DES MALGACHES, des MAURICIENS, des BURKINABÉS, des EUROEENS te naturellement des Camerounais issus d’autres provinces. Commerçants, employés de la SOSUCAM et coopérants se partagent cet espace avec les autochtones (YEKEBA, YEMBALLA, YEBIYINDA, SODZOM, YEMVOUSSI, YEMIA, YENDZOP…)

Aujourd’hui, le groupement de NKOLTENG compte 18 chefs de 3e degré. Les populations de l’arrondissement de NKOLTENG ont compris que les regroupements facilitent le progrès. Le CODEF reste la plus développée. Le comité de développement des enfants et filles de NKOLTENG, dirigé par Mme ABANDA JULIENNE, utilise des centaines de femmes qui comptent de vastes champs communautaires à leur actif. On y dénombre plusieurs variétés de cultures vivrières (maïs, manioc, arachide,…). Le fruit des récoltes contribue à la lutte contre la pauvreté.
En marge de ces champs, le CODEF a réalisé une palmeraie de huit hectares. Ce qui lui a valu le satisfecit. Notre mamelle nourricière qu’est la SOSUCAM. Elle nous aide, par ailleurs, avec ses engins, il y a l’impôt libératoire qui s’ajoute, malgré l’incivisme fiscal.
Les plantations de sucre auraient, cela va s’en dire, sur les humains, le même effet que le miel sur les mouches. Le miel attire les mouches, comme il apparaît, au regard des expériences, que les villes où l’on produit du sucre, à l’instar de MBANDJOCK et de NKOLTENG, attirent des hommes et même des femmes. Les hommes, eux, s’adressent ici au principal employeur qui est la SOSUCAM. Ici, plusieurs types d’emplois sont possibles.
Venons_en aux femmes qui, elles, dans un tel contexte, viennent aussi en masse dans de tels cadres. Ne les imaginez surtout pas au champ en train de faire de la couper ou dans les usines en train de faire tourner une machine. Elles vous diront q ue c’est trop rude, pour leur nature fragile. Proposez à une diplômée de sciences éco un poste administratif à NKOLTENG où à MBANDJOCK, elle vous toisera certainement, avant de dire que vous voulez la transformer en … villageoise. Ne vous étonnez cependant pas du flot de femmes qui débarquent dans la même cité, surtout en période de salaires.
NSEM
Ntui

Y aller
De Yaoundé à la gare routière de Tongolo (Etoudi)
Coût du transport : 1700 F
Hébergement : un hôtel et des auberges. Nuitée de 3000 à 10500
Repères
Poste administratif n 1951 avec pour chef, le français Julien Guillaume.
Arrondissement en 1960 avec pour premier Sous-préfet le Camerounais Diwouta Loth Pierre. Jean Pierre Koloko en est aujourd’hui le 28e
Population : 28000 habitants
Superficie : 1300 Km2

Si l’on veut atteindre rapidement le grand Nord, via Tibati et à Ngaoundéré, la voie la mieux indiquée passe par l’arrondissement de Ntui. Les bergers, en transhumance, empruntent régulièrement cet itinéraire. Situé à 90 km de Yaoundé par Batchenga et le Bac de Nachtigal, et à 120 km par Sa’a et Bétamba, Ntui tient son développement de son érection en chef-lieu de département, en 1992. D’où son envol économique aujourd’hui perceptible. Malgré quelques couacs.
Trois mots sont accrochés aux lèvres des habitants de Ntui. La route, le pont et le barrage. Tous reconnaissent que le bitumage de l’axe Sa’a-Ntui à égale distance , une quarantaine de kilomètres permettrait de mieux booster le développement , d’avoir un territoire submergé par les constructions, et de jouir des retombées des avantages naturels. Pour l’heure, le centre urbain a été gravillonné et électrifié. La rue principale passe devant quelques vieux bâtiments officiels qui ne sauraient cacher leur classique façade.
Comme culture de rente, on retrouve le cacao, dans une moindre mesure le palmier à huile et les ananas. La pêche, malgré la Sanaga, n’a pas pignon sur rue. Elle reste l’activité des Maliens qui écoulent le poisson frais à Nachtigal « j’ai encouragé les populations à faire des étangs »
Les agriculteurs de la Lekié cohabitent avec le Bavek, les Sanaga, les Mvele. Ces trois tribus du terroir de Ntui vivent avec les Baboute, les Bafia et les Yambassa et différents autres groupes ethniques originaires des quatre coins du Cameroun, tous répartis dans trois chefferies du 2e degré. Il existe même un quartier haoussa.
En plus de l’hôpital de district il existe un dispensaire privé et des centres de santé intégré (Ehondo, Nguila, Dimi, la couverture sanitairen’est pas étoffée.
Batchenga est un carrefour qui permet d’atteindre Nanga-Eboko ou Ntui. Si la première ville est située sur la nationale n°1, la seconde, elle, est traversée par la nationale n°15. Nachtigal est à mi-parcours de Ntui et Batchenga, à 11km de chacune de ces deux localités. Il abrite les chutes et un bac. Cette embarcation large et plat assure la traversée de la Sanaga tout à côté de la masse d’eau qui tombe des hauteur. C’est depuis 1932 qu’il permet aux passagers, petites voitures, cars "Saviem" et autres de traverser le fleuve de 6h30 à 18h30mn. Conformément aux tarifs en vigueur, cette traversée coûte 500francs pour les petits véhicules et 2000 francs, pour les autres. On peut y lire : "la traversée par bac est strictement interdite aux engins lourds et aux grumiers". Par moments, les usagers en sont privés, à cause des panes.
Cette localité où règne le calme et la tranquillité à toute heure, abrite aussi deux marchés sur chaque berge du fleuve. On peut y déguster une boisson ou un plat de poisson d’eau douce. Il est probable que le paysage, avec les eaux glauques de la Sanaga et la campagne endormie, ait attiré l’Allemand Gustav Nachtigal. Ce dernier débarque à Douala 1884. Il visite le Golfe de Guinée, le Bornou, le Baguirmi, le royaume Kotoko, les abords du Lac Tchad et le Mbam.
Malgré le pont de l’enfance sur l’axe Sa’a-Ntui, Nachtigal demeure une zone d’espoir pour les populations du Mbam et Kim. Leur vœu le plus ardent serait d’avoir un pont et un barrage hydroélectrique à Nachtigal.
Les populations veulent un pont et un barrage à Nachtigal. Le développement de Ntui passe par là.
Les populations de Ntui sont très hospitalières. Elles accueillent tout le monde. Par contre, les allogènes venus d’un département voisin sont de grands envahisseurs et se comportent en conquérants. D’où les nombreux litiges qu’on enregistre en permanence.
Ntui est une zone de Transit des bœufs qui partent du nord, il a besoin des mutations et du modernisme. Il lui faut un marché à bétail, des adductions d’eau, de l’électrification, des structures, des structures. La commune fait déjà beaucoup d’efforts dans ce sens. Le département du Mbam et Kim regorge de nombreuses élites qui malheureusement ne se mettent pas ensemble. Nous sommes aujourd’hui marginalisés par rapport à la construction du barrage et d’un pont à Nachtigal. Le développement de la localité passe par là.
D’où vient le nom Ntui que porte cette ville ?
Cette appellation est d’origine précoloniale. Les Allemands avaient constaté à leur arrivée que mes arrières grands-parents avaient des maisons aux toitures inacceptables. On leur a dit que « si bagwam ntu" signifiait épprouvés par la misère. Les français à leur arrivée ont retenu Ntu et ont déformé le mot en Ntui qui signifie la misère.
Il nous faut donc un commissariat de sécurité publique.
Quelles sont vos attentes pour Nachtigal ?
Il nous avait été rapporté qu’en réalisant le barrage, les jeunes d’ici allaient travailler. Nous voulons le pont sur la Sanaga pour désenclaver le Mbam et Kim. Le pont de l’enfance avait été détourné et à notre détriment.
Mourir de soif à la rivière.
L’ICE (Institution Camerounaise de l’Enfance) de Bétamba demeure un centre de rééducation de l’enfant camerounais, délinquant ou abandonné, âgé de 12 à 17 ans. Il s’agit de développer leurs qualités humaines, afin qu’ils accèdent à l’autonomie et à la responsabilité sur les plans affectifs, moral, professionnel et social.
L’institution, selon les dirigeants est organisée en pavillons-dortoirs d’une capacité de 120 places. Il compte, par ailleurs, un dispensaire, une cuisine, des salles de classe, une vaste salle polyvalente, des infrastructures sportives et des ateliers. En ce moment, il n’y a que ceux de la menuiserie et de la mécanique-auto qui fonctionnent. La vannerie, l’élevage, l’agriculture et la maçonnerie sont en veilleuse. Une vingtaine d’enfants, placés sur décision judiciaire ou par le Ministère des Affaires Sociales, après examen du dossier et enquête de moralité, y passent trois ans avant de réintégrer leurs familles. Créé en 1952, par l’administration coloniale, l’institution de Bétamba sera confiée au gouvernement camerounais en 1968. Rénovée avec de nouveaux locaux financés par l’UIPE (Union Internationale de Protection de l’Enfance), organisme international travaillant avec les fonds suisses, elle sera inaugurée le 09 mars 1974 par M. Paul Biyaalors Ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence de la République.
L’ICE de Bétamba qui compte beaucoup de bâtiments qu’occupait l’école nationale d’éducateurs et d’assistants sociaux fonctionne sans eaux ni véhicule.
Peu de poisson en ville
Malgré la présence du fleuve Sanaga, il n’est pas facile de trouver du poisson frais en ville. Le seul lieu d’approvisionnement demeure à Nachtigal où évoluent les pêcheurs maliens. Selon le Sous-préfet Jean Pierre Koloko cette pêche artisanale n’est pas organisée. Je me propose qu’en plus de Nachtigal, que la vente du poisson se fasse deux fois par semaine au centre ville.
Conflits fonciers
Beaucoup d’originaires du département de la Lekié, à l’étroit dans leurs villages, exploitent les terres fertiles du Mbam et Kim ils n’ont traversé que le fleuve. Les autochtones et les autorités ne cachent pas leur exaspération. Ces allogènes attachés à l’agriculture sont éternellement en conflit entre eux.
Le prochain pont sur la Sanaga s’appellera Pont de l’enfance
Le prochain pont qui sera jeté sur la Sanaga s’appellera pont de l’enfance et les ristournes de ce pont contribueront à la résolution des problèmes de l’enfance au Cameroun.
C’est ce qu’a laissé entendre M. Fokam Kamga Paul, Ministre de la santé et de l’assistance publique, samedi (NDLR-9 mars 1974), enfin de matinée à Bétamba, au cours de la cérémonie d’inauguration des nouveaux bâtiments de l’Institution de l’Enfance du Cameroun, en présence de Paul Biya, Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République. Y étaient également présents, M. Paul Tessa, Ministre de l’équipement, de l’Habitat et des Domaines, Mme Delphine Tsanga, vice-ministre de la santé et de l’assistance publique, M. Beb à Don, Directeur du Cabinet Civil de la présidence de la République, M. Verger Ambassadeur de la Confédération helvétique au Cameroun.
Centre de resocialisation pour garçons mineurs, l’institution de l’enfance est, on peut l’affirmer, le lieu par excellence de la formation au sens le plus complet du terme, a dit en substance M. Fokam Kamga qui a levé toute équivoque en donnant la bonne information à ceux qui pensaient à tort que le centre était désormais réservé aux enfants issus des familles des haus fonctionnaires. Car, a ajouté alors le ministre de la Santé et de l’Assistance Publique, l’institution de l’Enfance de Bétamba est largement ouverte à la société qui l’entoure.
Donnant la signification politique de l’institution, M. Fokam Kamga a déclaré que c’était pour produire des hommes qui s’adaptent, des citoyens de notre temps, motivés pour la cause nationale et résolus, non seulement à affronter le présent et le problème immédiat, amis aussi et surtout pour préparer un avenir meilleur pou les futures générations.
Il faut dire que la position géographique de la localité n’est pas particulièrement avanrageuse. Elle se trouve même excentrée par rapport aux principaux axes de communication. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les multiples ponts de la Sanaga.
En l’absence de et de la petite industrie, les populations se consacrent pour l’essentiel à l’agriculture. Attirés par la fertilité des sols et une pluviométrie

De La Lekié, se sont lancés dans la production du cacao, d’huile de palme, d’ananas sans oublier les produits vivriers : banane, igname, manioc, maïs, patate, tomate, etc. la cohabitation n’est pas sans heurt comme le démontre les multiples conflits fonciers.
Surtout par des ressortissants étrangers. Dans l’ensemble, la localité pâtit du manque d’activités économiques génératrices de revenus.
NYAKOKOMBO
NYANON
Pour y aller
A partir de Sa’a
A partir de Bokito
Apartir de Bangangté
A partir de Boumyebel
NWA
O

OBALA

Y aller
A partir de Yaoundé : Gare routière Texaco du marché central, à côté de la Chambre d’agriculture
Distance : 53 km, sur une route bitumée
Coût du transport par car : 500 fcfa
Structures d’hébergement : la ville d’Obala offre aux visiteurs, deux hôtels classés et plusieurs auberges.

Repères
Statut : arrondissement
Quelques dates à retenir :
1950 : Obala n’est qu’un poste administratif, sous le commandement du Français Fernand Pech
1955 : Création de la Commune d’Obala
1964 : Erection d’Obala en chef-lieu du département de la Lekié
1968 : Obala retrouve sons statut d’arrondissement, suite au transfert du chef-lieu du département à Monatélé
Groupes ethniques : Eton en majorité (Esselé, Mvog Kani, Mendum, Menyara). A ces groupes s’ajoutent des ressortissants d’autres régions du Cameroun, ainsi que des étrangers venant des Etats de l’Afrique centrale et orientale, et même de l’Europe.
Il n’est jamais trop tard pour emprunter la voie du développement. Surtout quand il s’agit d’une ville comme Obala, qui dispose d’atouts économiques et d’une population industrieuse. Cité coloniale et historique, qui a eu le privilège d’être érigée en chef-lieu du département de la Lekié, avant le transfert de celui-ci à Monatélé, cette localité a toutes les chances de voir désormais se concrétiser son rêve le plus cher : devenir une ville d’avenir, grâce, notamment, au bitumage de la route Obla-Nanga-Eboko-Bertoua, en cours. Ce statut impose des défis à relever, comme la modernisation de la voirie urbaine et de l’habitat. Là aussi, Obala n’a pas à perdre espoir : ses élites sont maintenant conscientes des enjeux. Tandis que le gouvernement, toujours fidèle à ses engagements liés au bien être des populations, entend renforcer son soutien au processus de modernisation de cette cité-carrefour.

Obala en date
1936 : Création à Efok de la Fondation Ad-Lucem (Mouvement social éducatif d’action catholique et missionnaire) par le Dr Louis Paul Aujoulat.
1950 : Erection d’Obala en poste administratif.
25 Juin 1955 : Création de la Commune d’Obala par le Haut-Commissaire de la République Française.
1964 : Obala est le Chef-lieu du Département de la Lekié.
1968 : Transfert du chef-lieu à Monatélé.
1987 : Création du Diocèse d’Obala. Mgr Jérôme Owono Mimboé en est le Premier Evêque.
1996 : M. Theodore Bella est le premier Maire élu, suivi de M. Koa Félix (2002) et de M. Simon Pierre Ediba en poste depuis 2007.
Découverte
Un abattoir municipal qui attire
Une grande partie de la viande de bœuf consommée à Yaoundé provient d’Obala.
Dès son arrivée, le visiteur constate ; Obala est loin des splendeurs d’une de plus d’un demi-siècle d’existence ! A première vue, en effet, la cité ressemble à une enclave de la forêt, dont le cœur, sous forme de mouchoir, concentre, pratiquement tout : au même endroit, le centre commercial. Très animé, ce secteur jouxte les quartiers administratifs et résidentiel, ainsi que quelques établissements scolaires. Non loin de là, l’Hôtel de Ville se distinguant par une architecture futuriste, et la cathédrale, qui conserve son statut de monument, malgré un délabrement embarrassant. Seule la zone polyvalente de Minkama, que l’on va découvrir pour sa verdure et son unité d’instruction de l Garde présidentielle, se démarque du site urbain. Si les apparences offrent cette image d’une ville à l’étroit, l’explosion démographique semble préciser le contraire : aujourd’hui, l’arrondissement d’Obala compte 125000 habitants, pour 475 km2. La population est même à grossir, compte tenu des perspectives de développement en vue. En majorité, dans le périmètre urbain, on retrouve les autochtones en majorité Eton, dont les Essele, Mvog-Kani, Mendum, Menyara, ENgap, Essogo. Ces groupes cohabitent pacifiquement avec des ressortissants d’autres localités du Cameroun. A titre d’illustration, à Obala, il existe un quartier abritant plus d’un millier de personnes issues des régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua. Ces Camerounais mènent diverses activités économiques. S’y ajoutent, des étrangers venus des Etats africains et quelques Européens.
Si le petit commerce est détenu par de nombreux étrangers, l’agriculture, quant à elle, occupe 80% des fils du terroir. Cette agriculture s’avère intensive pour les cultures de base (manioc, macabo, plantain, igname, arachide, maïs, sésame, tomate). Ce qui compense un peu la mauvaise tournure pris par le projet de production des champignons et des maraichers, fruits de la coopération sino-camerounaise. On note également, un engouement pour la relance des cacaoyères et la création des palmeraies. Même si certaines de ces exploitations demeure encore à un stade embryonnaire, leurs propriétaires ne se plaignent pas du tout : la production participe au ravitaillement des marchés de Yaoundé «  et une bonne partie est embarquée dans les trains-marchandises à destination de Nagoundéré », affirme un producteur de plantain et de banane douce.
Et pourtant, pour que les difficultés pour maintenir ce défi grand grenier ! EN effet, si la savane arborée e l’hydrographie avantageuse (le fleuve Sanaga et les rivières Afamba et Foulou arrosent Obala) favorisent les activités agricoles, la rareté des terres cultivables attise des litiges fonciers. Très récurrents ici, ces litiges fonciers représentent, très souvent, l’essentiel des rôles du tribunal de Monatélé.
Autres problèmes : certes la ville d’Obala est construite sur une importante nappe d’eau ; certes aussi, ce don limite facilite l’aménagement des puits de faible profondeur. Mais, Obala manque cruellement d’eau potable ! De l’électrification rurale, également. Il faut en outre relever que les habitants expriment des besoins réels en produits halieutiques. Une explication : les riverains de nombreux cours d’eau de la zone n’ont jamais développé une culture de pêche. « Alors que nous devrions, comme Akonolinga, compter parmi les grands producteurs de poisson », regrette un restaurateur du centre commercial. Heureusement : l’élevage bovin se porte bien. Cette activité à laquelle s’adonnent des opérateurs originaires de la zone septentrionale du pays, a encouragé la création d’un marché de gros bétail, qui se tient mardi et jeudi. Et cela donne du relief à l’abattoir municipal, construit à partir d’un financement de la coopération française. Les prix bas pratiqués et la qualité des services attirent, chaque jour, des vagues de clients venant de Yaoundé et d’ailleurs.
Cité d’antan
Cette ville, que l’on aime pour ses habitants gais et entreprenants, est aussi particulière du fait du grand nombre de nostalgiques. De l’avis de ces derniers, Obala a changé après le départ des Européens, au premier rang desquels se situaient les commerçants grecs. Tous tombaient d’admiration devant les charmes du village d’Obal (désignation en langue locale d’une sorte d’antilope très prisée). Et c’est un glissement de sens phonétique qui aurait donné le nom Obala, selon une source digne de foi. La même source indique que ces grecs vivaient de la commercialisation du cacao et des palmistes. Su place, ils faisaient fonctionner une savonnerie, tous sous le label de la compagnie commerciale chypriote (CCC). Cette dernière s’est transportée plus tard à Douala, pour devenir le Complexe Chimique du Cameroun. De vieilles bâtisses, visibles au centre commercial, témoignent encore du passage de ces commerçants, que l’histoire ne peut oublier.
Ce que l’on a oublié ? La déviation de la ville par la nationale n°4 (Yaoundé-Bafoussam). Après cette déviation qui avait suscité un mécontentement de certaines populations, le sourire est revenu, aujourd’hui, avec le bitumage de la nationale n°1. Cet axe qui devrait atteindre Ngaoundéré en passant par Nanga-Eboko, fait monter déjà un vent d’espoir à Obala. D’abord, parce que cette route vendra changer la configuration actuelle de la voirie urbaine. Ensuite, elle permettra à Obala de devenir une concentration moderne, dotée d’infrastructures et de services à la dimension de ses ambitions.
Et l’on s’y approche, peu à peu. Voyez l’hôpital de district, qui se refait une jeunesse tout en renforçant son plateau technique. Afin d’être apte à recevoir tous les cas provoqués par les accidents de la circulation, monnaie courante sur les routes revêtues de cette sous-préfecture.
De son côté, la carte scolaire enregistre des ajustements encourageants, en matière d’augmentation des infrastructures et de renforcement des ressources humaines. Ces efforts s’inscrivant dans le domaine éducatif sont palpables : en ce mois de rentrée scolaire, Obala compte 26 écoles maternelles, 55 primaires, quatre lycées e quelques collèges privés. Un tableau que complète, un institut agricole. Cette institution relevant d’un projet de la coopération entre le Cameroun et la Suisse, se propose d’assurer une formation agricole des jeunes. Jusqu’en classe de terminale. Elle jouera en même temps un rôle déterminant dans l’encadrement des agriculteurs installés. En leur inculquant des techniques ouvertes sur l’amélioration de la productivité.
En prenant en compte d’avantages, l’horizon devient clair : pour son archaïsme, Obala a tous les atouts en main. Réparties en une centaine de villages que coiffent une chefferie supérieure et huit groupements, les populations et leurs élites y croient. Fermement. Le soutien. Le soutien de l’Etat étant acquis, il n’y a plus qu’à attendre le grand décollage…
HYPERLINK "http://arras.catholique.fr/cooperationmissionnaire"ssionnaireHYPERLINK "http://arras.catholique.fr/rubrique-559.html"Actualités
Présentation du diocèse d'Obala
le Lundi 30 octobre 2006
 
Présentation du diocèse d'Obala
  HYPERLINK "http://arras.catholique.fr/medias/obala-cameroun-7.jpg" 
Obala -Cameroun  
A 100 km au Nord de Yaoundé, capitale du Cameroun
Le diocèse d'Obala est l'un des jeunes diocèses du Cameroun fondé en 1987 par division de l'Archidiocèse de Yaoundé. Situé en zone de pré-savane, il est composé d'une population active, laborieuse et dynamique. Sa jeunesse est dense, surtout dans le département de la Lékié où le taux de natalité est très élevé, conduisant déjà à une relative surpopulation.
 
De cette population émergent de façon remarquable les femmes qui s'activent dans des confréries, associations religieuses, groupes d'entraide et de solidarité, équipes de travail etc...
Grâce à leur générosité, leur ténacité et au sens d'organisation qui leur est propre, elles font des groupes structurés le moteur principal du diocèse au plan économique, social et religieux. Les élites du diocèse sont très généreuses.
 
Le diocèse s'est donné une ligne de conduite pour mieux répondre à son objectif premier qui est la promotion intégrale de l'homme à travers la formation permanente du clergé diocésain, le renouvellement des structures d'animation, de développement et de promotion socio-économique tel que: le Comité diocésain de « Lutte contre le SIDA », le Comité diocésain « Justice et Paix », le Comité diocésain de développement et d'activité socio-caritative « CODASC ».
 
Le diocèse d'Obala s'étend sur deux départements: La Haute-Sanaga et la Lékié. Il est peuplé de Bamvele, de Yesoum, d'Eton, Manguissa, Batchenga. Ces groupes ethniques ne connaissent pas de phénomène migratoire récent. Ils se sont sédentarisés depuis plus d'un siècle. Cependant, depuis une trentaine d'années, des mouvements migratoires des Eton et des Manguissa, sont observés. La densité de la population explique tes migrations qui se font au sein des départements qui composent le diocèse et dans le Mbam et Kim voisin. HYPERLINK "http://arras.catholique.fr/medias/jerome-owono-mimboe-10.jpg" 
Jérôme OWONO MIMBOE  
Visite à Vimy, anni versaire des 60 ans du Secours Catholique
 
Monseigneur Jérôme Owono Mimboe, premier évêque du diocèse, à été ordonné le 6 septembre 1987. Il réside au presbytère de l'église Sainte Marie, Mère de Dieu d'Obala, en attendant la fin de la construction du nouvel évêché


Ressources humaines
M. ESSIMI MENYE, Ministre des Finances ;
M. EYEBE AYISSI Henri, Ministre des Relations Extérieures ;
M. NTSIMI Antoine, Secrétaire Exécutif CEMAC (Bangui);
M. ATANGANA ETEME Emeran, Conseiller Technique MINDUH ;
M. NTONGO ONGUENE Roger, ancien Directeur Général ADC ;


OBILI
C’est la gorge nouée que Gabriel Okeng, receveur municipal de la Commune d’arrondissement de Yaoundé IIe, évoque le passé du village qui l’a vu naître. Une histoire marquée par une succession d’expropriations de ses ancêtres Emveng de leurs foyers originels qu’étaient alors Olézoa et Ngoa-Ekelle. Ainsi, les autochtones d’Obili sont devenus des gens « sans terre ». Et le nom « Obili » qui semble comme prémonitoire traduit à suffisance cette tragédie : il vient e la déformation du mot français « obligatoire ».
En effet, selon les anciens, vers 1934 que les Mvog Atemengue, les Ndong mais aussi et surtout les Emveng, ont été expropriés de leurs terres e déplacés « obligatoirement » de leur village, basé dans l’espace qu’abrite actuellement, entre autres institutions, l’Assemblée Nationale, le quartier général de l’armée et l’Ambassade de France. Les ancêtres de Gabriel Okeng étaient aussi propriétaires coutumiers des terres sur lesquelles ont été érigés l’université de Yaoundé I, le Lycée Leclerc. « Dans le seul but de satisfaire les intérêts coloniaux, les Français avaient entrepris de déménager les familles Emveng sur le site actuel d’Obili.
Une décision qui n’avait pas notre assentiment. Mais de guerre lasse, nous nous y sommes rendus « Obila » c'est-à-dire de force (obligatoirement) en langue éwondo, explique Gabriel Okeng.
Les Emveng deviennent ainsi les personnes sans terre, des « Palestiniens » du Cameroun. Ils sont depuis la nuit des temps, ballotés au gré de l’édification de la ville de Yaoundé. « Le plus grave, s’insurge M. Okeng, c’est que nos parents furent déguerpis successivement de ces endroits sans aucune contrepartie, avant de nous installer pour certains à Olezoa, et pour d’autres à Obili et au Carrefour des Carreaux, non loin de l’actuelle base aérienne ».
Cette expropriation sans indemnisation, sur plus de 80ha, va finir par émouvoir Charles Atangana, qui, en sa qualité de chef supérieur des Ewondo et Bene, devient leur avocat défenseur. « Monsieur le Commissaire de la République , en qualité de Chef supérieur des Yaoundé-Bene, j’ai l’honeur de soumettre à votre bienveillant examen les requêtes de mes ressortissants… Avant la guerre de 1914, lorsqu’il était question de l’expropriation du terrain inculte de Ngoa-Ekelle, sur réclamation des autochtones, l’administration d’alors avait promis à ces indigènes une indemnité. (…) La question a été renvoyée ultérieurement du fait de la guerre. Vu la nécessité de l’installation des forces de police à cet endroit, le gouvernement français aura la paternelle sollicitude d’accorder, outre l’évaluation des cases et es cultures industrielles faite par la dernière commission, de verser une indemnité […] à tous les habitants de Ngoa-Ekelle (…) », écrit-il le 24 avril 1939 au Gouverneur général des colonies/commissaire de la République française au Cameroun. Cette missive restera lettre morte jusqu’à la disparition de son auteur.
Après le décès de Charles Atangana, l’Abbé Joseph Ndzinga, par ailleurs Conseiller Economique et Social, est désigné en 1940 pour assurer la défense de la collectivité Emveng sur tous les plans. Après moult démarches vaines de demande de réparation pour la perte de la terre de ses ancêtres au niveau local, il saisit finalement l’Organisation des Nations Unies sur le cas d’Obili. La résolution de la 4e commission de l’ONU , tenue en novembre 1953, est sans équivoque sur le sujet qui fâche les EMveng : « Considérant le rapport présenté par M. Ndzinga Joseph (Cameroun) relative à la compensation du payement de l’indemnité d’expropriation pour les terrains occupés par l’administration de tutelle. (…) considérant que le problème de leur réinstallation et recasement est d’intérêt capital et présente une nécessité. (…) Considérant que les collectivités ont subit un préjudice indéniable qui mérite un examen sérieux. (…) A cet effet, recommande l’administration de tutelle de trouver et concéder des parcelles de terrains aux populations évincées afin de permettre leur réinstallation ; recommande que ces terrains, une fois affectés à ces populations, les ayants droits auront la possibilité de les reconnaître selon les textes sur la procédure foncière en vigueur dans le territoire ».
Face à cette résolution, l’autorité tutrice est obligée d’affecter deux immeubles urbains à titre de compensation aux protestataires qui ont déjà été envoyés à Obili. « Je me dois de préciser que les deux parcelles qui devaient nous êtres restituées abritaient déjà le Palais de l’Assemblée Nationale et la Caisse Centrale de Coopération économique, que les colons ont été contraints de racheter à 10,8 millions de francs. Mais tout cet argent a été touché par le chef supérieur Martin Abé Atangana, en raison de son influence à l’époque. Une fois encore, on a été roulé », raconte M. Okeng. L’administration, informée de la façon d’agir peu amène de Martin Abéga Atangana, le chef de la région Nyong et Sanaga de l’époque, en signe d’apaisement, désignera aux Emveng menés par Joseph Manda Fils, le patriarche du village, une portion de terrain de 6,8ha. Une portion congrue, pour une collectivité forte de plusieurs familles. « Nous n’avions pas assez de terres pour cultiver. De ce fait, nos parents, agriculteurs comme tous les bantous, étaient incapables de subvenir aux besoins de leurs familles ». Le résultat est que, depuis sa création, Obili n’a pas pu produire 20 bacheliers et est resté, faute de terres, le terreau fertile d’une sous-scolarisation ambiante et de conflits fonciers permanents.
N’empêche qu’au fil du temps, Obili, est devenu ce quartier très populaire et cosmopolite qui abrite le camp de la garde présidentielle et l’Institut des Relations Internationales connu notoirement par es Yaoundéens pour être le fief de nombreux débits de boissons et même de la prostitution.

Obili en bref
Situation géographique : Commune d’arrondissement de Yaoundé III
Elites : Owona Assoumou (Directeur général des Aéroports du Cameroun),
Joseph Manda Fils (Ancien Maire de Yaoundé III), Otele Manda, maire de Yaoundé IV), Gabriel Okeng receveur de la mairie de Yaoundé II), COnsty EKA, promoteur culturel.
Populations autoctones :
Emveng, Mvog Atemengue et Ndong
Institutions : Garde Présidentielle, Institut des Relations Internationales du Cameroun.

OKOLA
Y aller
De Yaoundé : ancienne gare routière Douala à Mokolo où l’on emprunte des véhicules « clandos ».
Coût du transport : 500 F
Durée du voyage : 25mn
Distance : 30 km
Etat de la route : bitumée
Hébergement : deux auberges

Repères
1952 : devient une unité administrative, le 03 juillet
Superficie : 605 Km
Population : plus de 65 000 habitants
Principal groupement ethnique : Eton

Porte d’entrée du département de la Lékié, quand on vient de Yaoundé, l’arrondissement d’Okola avance à petits pas.
Un lieu chargé d’histoire. Il y a là un rocher, Okol en Eton, qui a donné son nom au coin. Où les patriarches et les initiés de la famille Mvog Onankok se retrouvaient, à une époque qui remonte à la nuit des temps, pour régler les problèmes de la communauté.
La carte scolaire est fournie avec des lycées clasiques et techniques, des collèges privés, des Ces, un Cetic, une SAR/SM, des écoles primaires et maternelles. Tout comme les structures ne manquent pas sur le plan médical, avec un hôpital de district, quatorze centres de santé intégrée, deux centres de santé catholiques. Du manque d’industries dans la ville.
Okola est ouverte du côté sud à Yaoundé 7 et Mbankolo ; du côté Est à Obala, Elig-Mfomo ; du côté Ouest, Lobo, Matomb, Bot-Makak ; du côté Nord, Evodoula.
OKOU
Ressources humaines
FAI YENGO Françis, Gouverneur de la Région du Littoral ;
OKOUKOUDA
Il a fallu un an de volonté, d’engagement et de sacrifices au Comité de développement de ce village de l’arrondissement d’Okola, situé à une vingtaine de kilomètres de Yaoundé, pour réaliser cette œuvre.
Au nom des habitants des villages Obak, Okoukouda, Nkong, Bilono, Minsole etc., M. André Paulin Ndongo, Président du Comité de développement a remis les clés.

OTELE

La localité du département de la Mefou et Akon, le chemin de fer a fait son bonheur et sa célébrité. Mais tout n’est plus pareil aujourd’hui. Le train ne s’y arrête presque plus. OTELE n’est toujours pas unité administrative, contre toutes les attentes de ses populations. Mais la ville continue d’espérer.


Y ALLER
Yaoundé : gare voyagheurs, 1200Fcfa. Le train s’arrête surtout à Ngoumou.
Gare routière d’OLEZOA, trois statuies, 1200Fcfa pour Ngoumou
Ngoumou : 500Fcfa par moto
Route non bitumée (Ngoumou-Otélé)
Distance : 60 klm de Yaoundé, 5 km de Ngoumou par vopie ferrées et 7 km par route.
REPERES
Population : plus de 3 000 habitants
Principaux groupes ethniques : Ewondo, Bassa

LE CHIFFRE
Le grand séminaire Marie Reine des Apôtres d’Otélé est l’unique structure d’importance dans lalocalité.
Ah ! si OTELE pouvait redevenir ça, c’est le plus ardent des vœux de la population. Pourquopi et comment OTELE, pourtant pas unité administrative jusqu’à présent, s’est-elle fait connaître au-delà de ses arbres ? Tout simplement grâce au chemin de fer. En effet, la ville fut, dans les années quarante, un grand centre commercial où florissaient la vente et le trafic de produits agricoles et industriels. Un grand carrefour marchand entre les deux principales villes du pays, Yaoundé et Douala, qui tirait, en plus largement profit d’un manque de communication fiable entre les deux capitales du Cameroun, politique et économique dû à l’absence du réseau routier à l’époque.
Le destin commença avec l’irrégularité du train à la gare d’OTELE, la suppression d’une ligne de chemin de fer importante pour la prospérité de Douala. L’unité administrative passa sous le nez de la localité, pour échoir à la bienheureuse Ngoumou, moins bien développée qu’OTELE à l’époque.
Aujourd’hui, la ville n’est pas franchement debout, comme pourrait le faire croire son nom. D’ailleurs, les supplications sur l’origine du mot ne manquent pas : "Euh, ça veut dire debout, non ? "Eh bien, non. OTELE, c’est le nom d’un valeureux combattant Béti qui s’illustra lors d’une guerre tribale, une guerre de conquête surtout, de la localité. Les Ewondos, en provenance de quelque part, du coté du Mbam, eurent le coup de foudre pour le lieu, décidèrent de s’y établir, sans partage. Pour cela, il fallait se débarrasser des premiers occupants, les Bassa. Ils décidèrent donc de les chasser avec fracas. Ils remportèrent la bataille et le plus intrépide d’entre eux, OTELE, vit la ville dotée de son patronyme. Étant à la lisière du vaste territoire Bassa, qui commençait par le département du Nyong-et-Kellé pour s’achève dans le Littoral, avec la Sanaga-maritime, les désormais autochtones d’OTELE , selon la légende, plantèrent mystiquement un bananier ^pour marquer les limites de leur zone.
Mais les Bassa ne partirent pas tout à fait, puisque leurs descendants sont toujours installés dans la ville, où ils se confrontaient à la population Ewondo du coin, et créent un pachtwork autochtone des plus intéressants. Il est en effet difficile de faire la différence entre les deux couramment Ewondo, et réciproquement. il faut dire que l’arrivée des colons, ennemi commun , a marqué la fin des hostilités et a ouvert une nouvelle ère faite d’alliances matrimoniales interethniques.
Malgré ce visage d’entente des deux principaux peuples de la ville que montre OTELE, ce n’est pas la joie. Où plutôt, ça ne l’est plus. La localité connaît des problèmes d’électricité, d’eau, énergies pas assez conséquentes pour contenter toutes les populations. L’agriculture y a connu un fort ralentissement. OTELE n’est plus qu’un coin perdu, qui voit passer, sans pouvoir en bénéficier, les richesses du pays. Une gare fantômes qui voit seulement s’arrêter, symbole de son désespoir, le plus irrégulier des trains, le Régulier de la Camrail.

Qu’est-ce qui manque le plus à la ville d’OTELE ?
D’abord, on demande l’érection d’OTELEZ en unité adminstrative. L’agriculture même n’est pas accélérée. Un problème très important aussi, c’est celui du train qui « survole » la ville d’OTELE. Camrail est là pour travailler de l’argent et non pour des histoires de politique. Je ne sais pas pourquoi ce train s’arrête ailleurs et pas ici, malgré toutes les infrastructures, à l’exemple, du grand séminaires. Pour que les étudiants partent en congés ou reviennent ici, c’est beaucoup de problèmes, ils sont obligés de s’arrêter d’abord, à chaque fois, à Nhgoumou.
Revenant sur les infrastructures, quelles sont les potentialités de la villes d’OTELE ?
Nous avons la gare ferroviaire, il y a le district du chemin de fer, la poste. La ville compte deux écoles primaires, l’école publique et l’école catholique de Nkolmelen ; il y a le CES qui a récemment été érigé en lycée. Sur la place, on a deux, voire trois missions catholique »s. on a le grand séminaire, on y passe avant d’aller achever ses études à Nkolbisson, à Yaoundé. Au niveau de l’agriculture, il y a la Sodecao qui s’est récemment installée pour créer une nouvelle cacaoyère. On a aussi un poste agricole. Les cultures principales sont le cacao et le palmier à huile. Auniveau des vivres, le principal produit était le manioc, mais les terres sont devenues stériles et il n’y en a plus. Au niveau santé, je peux dire qu’on n’a rien. On a installé un petit centre qui n’est pas fonctionnel, alors qu’il est là depuis plus de cinq ans. Aujourd’hui, il est peu à peu envahi par la brousse. Pour se soigner, on va jusqu’à Ngoumou, mais on peut aussi se rendre au dispensaire de la mission catholique de Nkolmelen.
Au niveau de la chefferie, Quelles actions de développement entreprenez-vous ?
Déjà, je suis juge du tribunal traditionnel. Mon rôle est de trancher les différents entre les populations du groupement. Ici à OTELE, 20% de la population sont des étrangers, Bamiléké, Bassa, Haoussas et autres. Et bien entendu, les problèmes ne sauraient manquer. Il n’est absolument pas facile de vivre avec les gens.

LA JOUVENCE FAITE CHEF
Si on vous envoie chez lui, on vous parle du petit chef. Et petit, il l’est ! Baccalauréat frais de al cuvée 2007, série D, le jeune Jacques Nguini Nguini est, à 24 ans pas encore sonnés, le dirigeant de la chefferie de deuxième degré du groupement d’OTELE , et ce depuis l’âge de 18 ans. N é le 31 Octobre 1983 à OTELE, seul garçon à ses parents, Jacques Nguini Nguini était naturellement le successeur de son père. Celui-ci s’éteint quand il a onze ans, le petit n’est encore qu’au primaire. A ce moment-là sa maman assure l’intérim en attendant que son fils devienne à peu près un homme.
Le petit Jacques Nguini Nguini effectue ses études maternelles et primaires à l’école publique d’OTELE où il obtient son BEPC au collège Stoll d’Akono, où il restera jusqu’au jusqu’en seconde. Il ira ensuite chercher son probatoire à Yaoundé, à l’institut Ndi Samba. Après cela il effectuera son come-back dans son département d’origine, où il obtiendra son BACC D au lycée de Ngoumou.
Entre-temps, à 16 ans, Jacques Nguini Nguin est tout de même consulté pour ce qui lui revenait de droit. Deux ans plu tard, il est intronisé chef. Une fonction qu’il assume toujours avec l’aide de sa maman. Étant encore lié aux obligations académiques, Jacques Nguini Nguini s’mmerge dans ses attributions traditionnelles au fil des ans, quand il revient pour les congés et les grandes vacances. Peu à peu, il acquiert l’expérience nécessaire dans la gestion des hommes.
Au début portant, ce n’est pas facile. Les populations ont un peu du mal à accepter ce jeune garçon comme leur souverain. Il faut dire qu’il n’en a pas le physique. Plutôt svete et un brin timide, le petit chef Jacques Nguini Nguini n’incarne pas vraiment l’autorité. Mais face à sa détermination d’exercer pleinement ses fonctions et la politique de proximité qu’il a adoptées, en allant vers les populations recenser les problèmes qui minent le groupement, on a fini par s’habituer au chef et à sa jeunesse. D’autant plus qu’il a encore toute la fougue de sa fraîcheur. Il n’hésite pas à trouver "inadmissible" que, malgré le passé plutôt glorieux d’OTELE, malgré le fait que ce soit l’une des plus grandes villes de la Mefou et Akono, elle ne soit pas encore érigée en unité administrative. C’est d’ailleurs sa principale ambition, par ce que selon Jacques Nguini Nguini, ça entraînera à coup sûr le développement d’OTELE, par l’installation de plusieurs structures.
C’est devenus si triste, la gare d’OTELE0. De la splendeur d’antan, il ne reste que le marché qui lui aussi perdu un poids considérable, prenant les mensurations d’un maigre point de vente. Le bâtiment a une allure presque honteuse, grise, voire noire, sale, vide. Les rails, s’ils supportent encore la charge des trains qui passent, ne servent que de transit pour les wagons qui s’y arrêtent désormais rarement. Pas autant que le voudraient les populations en manque d’un moyen de transport viable, obligées d’avaler, à moto, les sept kilomètres de poussière qui les séparent de Ngoumou, désormais principale escale ferroviaire du département.
Sur le quai, la rouille est reine, la gare fait face à la forêt qui a par ailleurs envahi certains de se bâtiments. La nostalgie qui ramène les populations à l’indépendance. OTELE bénéficiera de la construction par l’Administration coloniale française, sur la& voie ferroviaire, du tronçon Eséka-Yaoundé, de 1922 à 1927. Sur ce tronçon donc un embranchement sera construit, de 1927 à 1932, entre les villes d’OTELE et de Mbalmoyo, plus au sud, en 1946, OTELE est un grand carrefour commercial où s’effectue le trafic des produits des activités agricoles, industrielle et agro forestière (huile de palme, cacao, palmistes, bois, complexe industriel de savonnerie, etc..). La chance de la localité, c’est d’occuper un emplacement stratégique entre les zones de production et les zones d’exploitation. En effet, OTELE est le croisement des voies ferrées Douala-Otélé-Yaoundé et Douala-Otélé-Mbalmayo, de plus, à cause ou grâce au défaut des voies de communication fiables entre Douala et Yaoundé d’une part et Yaoundé et Mbalmayo d’autre part, le réseau ferroviaire était alors très indiqué et sollicité mais l déchéance de la localité va devenir une réalité avec les suppressions successives du départ de l’embranchement Otélé-Mbalmayo et récemment du train reliant Otélé-Mbalmayo via Ngoumou. Tous les opérateurs économiques de la ville d’OTELE vont vider les lieux et la conséquence immédiate sera le ralentissement sinon l’extinction de ses activités commerciales et industrielles. Une autre conséquence peut-être, indirecte celle-là, l’unité administrative qui lui échappera pour prendre la direction de Ngoumou.
Otélé : le miracle de l’eau
En 1989, lorsque le Projet Eau Potable (PEP) est lancé par la mission catholique d’Otéle, un village situé à environ 60 km de Yaoundé, l’objectif est d’installer deux puits dans chacun des postes qui constituent ce grand village. Aujourd’hui, 20 ans après, on dénombre exactement 1202 puits âmes qui vivent à Otélé, les populations d’autres villages, situés hors du département de la Mefou et Akono, notamment (Okola, Sa’a, Obala), en bénéficient également chaque jour. Qu’on parte de Ngoumou ou d’Ebebda sur l’axe Yaoundé-Douala pour se rendre à Otélé, on aperçoit toujours un puits fontaine, dressé dans sa robe de métal peinte en bleu tous les ,5 km environ. Dans un endroit a priori désert ou dans une cour, parfois de récréation, où des enfants, par dizaines, peuvent se désaltérer allègrement, surtout par ces temps de chaleur. Et les populations ne boudent pas cette manne de la terre. Des puits creusés en moyenne à une quinzaine de mètres de profondeur.
Le PE a généré de nombreux emplois, mais aussi d’importantes initiatives de développement socioéconomique.
En terme d’emplois directs, 20 natifs d’Otélé travaillent à temps plein pour le projet et une trentaine d’autres sont recrutés en fonction des travaux et toujours sur le site d’un puits à creuser. Pour ce qui est du développement, des pépinières de palmiers, des jardins potagers, des élevages de volaille et de bœuf, des palmeraies, des pressoirs à huile, etc. ont vu le jour avec l’arrivée de milliers de puits. « l’extraction de l’huile de palme nécessite énormément d’eau ».
Cependant, ce projet, qui est traité ici comme une flamme par temps de froid, risque de s’éteindre à un pas de la maturité, parce que un seul puits n’a été installé depuis novembre 200, alors que la fréquence habituelle, selon Louis Stadelmann, directeur du projet, est de deux par semaine. En effet trois des quatre camions du PEP, servant à porter le matériel lourd telles que les buses et les dalles, ont leur volant à droite et n’ont plus le droit de circuler au Cameroun. Et une centaine de demandes de puits sont en attente d’exécution, dont une commande trente en provenance de l’Union Européenne. De même que les travailleurs en chômage technique. Si les camions ne peuvent pas circuler, les techniciens chargés de la fabrication des buses (éléments indispensables pour la protection du puits), n’ont plus de raison de travailler, puisque ces produits ne peuvent être transportés. A méditer.
OUDJILLA
A partir de Mora, une piste sinueuse vous emmène vers les montagnes. Elle traverse quelques ruisseaux (asséchées en dehors de la saison des pluies), et de jolies cultures en terrasse, les plus impressionnantes du Cameroun, avant de parvenir, une dizaine de kilomètres plus loin, à la fameuse chefferie d’Oudjilla, vieille de plus de deux cents ans. Ce village podoko constitue une autre étape touristique incontournable dans l’Extrême-Nord. Là vous attendent de nombreux villageois, tous plus désireux les uns que les autres de vous emmener au saré du chef, construit au sommet de la colline, moyennant quelques centaines de francs. La visite du saré coûte 6 000 F et dure environ 1 heure 30. vous pourrez en outre assister à un spectacle intéressant de danses traditionnelles. A proximité de la place du marché se trouvent les tombes et les habitations traditionnelles. Les cases sont rondes, couvertes d’enduit en terre, et disposées autour des greniers, réserves alimentaires des familles des villages. Les fondations des cases sont en pierre, le reste en terre. Les toits de chaume sont de forme conique et sur certaines cases, sont exposées des poteries. A l’intérieur de la chefferie se distingue le saré du chef, protégé par une muraille. S’y trouvent notamment : le grenier du chef ; la salle du tribunal coutumier : la salle de prière et la salle du bœuf sacré ; celle du compartiment des épouses. La case de la première femme est retirée de celles des autres épouses. Chaque femme dispose d’une case, de deux greniers et d’une cuisine. Pour des questions d’intimité, les chambres des femmes ne font pas face à la muraille comme les autres pièces. Elles sont orientées vers l’arrière, sans vis-à vis. De nombreuses traditions et superstitions sont observées dans la région. Par exemple, un bœuf de 2 ans est placé chaque année dans l’une des pièces du sacré du chef, dans une totale obscurité. Il s’agit d’un animal sacré qui, pendant un an, reste ainsi enfermé sans voir le jour, avant d’être sacrifié juste avant les récoltes, le jour de la fête Podoko, pour garantir la prospérité du village. Les récoltes terminées, un nouveau bœuf prend la place de l’ancien jusqu’à l’année suivante.
La coutume veut aussi que le chef soit enterré dans la case ou il a vécu. Une seule de ses femmes a alors l’autorisation de dormir dans la pièce où il repose, à condition qu’elle n’ait pas eu d’enfants. Si toutes les femmes du chef ont eu des enfants, seule la mère du successeur aura le droit de dormir dans cet endroit.

OTO AKAM
Ressources humaines
Professeur Gervais MENDO ZE, Ancien DG CRTV ;

PENKA MICHEL
Y ALLER
De Bafoussam : Gare routière marché B.
Longueur du trajet : 40 km de Bafoussam.
Etat de la route : bitumée
Coût de transport : 600 francs CFA.
Structures d’hébergement : Hôtels, motels, auberges.
Prix moyen de la nuitée: 5000 francs CFA.

REPERES
Population :123 710 habitants
Principaux groupements : Bamendou, bansoua, Balessing et Baloum.
Date de création de la commune : 1963.
Superficie : 267 km2

S
on appellation parait énigmatique. On se croirait bien dans un bourg ou un village de France. Que non ! Penka Michel est bel et bien une commune de l’Ouest du Cameroun, située dans le département de la Menoua. Créée en 1963, avec des populations très travailleuses, elle ne manque pas d’atouts, notamment sur le plan agricole et de par sa position géographique. Reste maintenant à vaincre certaines pesanteurs pour résolument s’engager sur la voie du développement.

C
omposée de quatre groupements Bamendou, Bansoa , Balessing , Baloum , la commune de Penka Michel est forte d’une population de plus de 120 000 âmes ( recensement 1987) répartie sur une superficie de 267 km2 . Créée en 1963 elle occupe une position stratégique à mi-chemin entre Bafoussam. Le capital provincial de l’Ouest et de la ville universitaire de Dschang. Penka Michel est sans conteste une ville- carrefour à partir de laquelle on peut se rendre dans les contrées environnantes, mais aussi dans le Moungo et Douala grâce à l’avènement de la route Dschang - Melong. Une position qui n’a pas cependant que des avantages.

C
ertaines structures ont été mises sur pied à l’instar de la sous-préfecture, de la brigade de gendarmerie, de la mairie construite avec l’appui du FEICOM et inaugurée en 2004. La carte scolaire fait état de la présence de 84 établissements scolaires, dont une bonne vingtaine de lycées d’enseignement général et technique, de CETIC etc. Un hôpital de district et de nombreux centres de santé, des hôpitaux confessionnels composent la carte sanitaire. On compte de nombreux points d’eau aménagés et la mairie poursuit ses débats auprès des pouvoirs publics par un branchement au réseau SNEC en même temps qu’elle prévoit la multiplication d’autres points d’eau dans le groupement.
Q
uant à l’élite commerciale, très prospère notamment dans la quincaillerie, les travaux publics et les assurances, il se murmure à tord ou à raison qu’elle ne s’implique pas assez pour la contrée, bien que disposant de gros moyens.
A mi-chemin entre Bafoussam et Dschang, Penka Michel a tous les atouts pour s’épanouir et se développer.
Le voyage pour Penka Michel et une véritable partie de plaisir, un régal pour les yeux. Dés la sortie de Bamoungoum, c’est le groupement Bansoua porte d’entrée de la Menoua quand on vient de Bafoussam qui vous accueille. L’habitat est clairsemé et fait la part belle au matériaux locaux (briques de terre), même si ici et là on remarque les habitations cossues, œuvres de certains dignes fils du coin disséminés tout le long du parcours, des toitures coniques des cases à l’architecture traditionn
Ressources humaines
Jean NKUETE, Vice Premier Ministre, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural ;
FOSSI Jacob, Homme d’Affaires, Ancien Député ;
PETTE
PETTE-BANDJOUN
PITOA
Jour de marché : Dimanche
POLI
Y aller
De Garoua : Gare routière située au petit marché du pont de la Bénoué, à l’entrée Sud de la ville.
De Pana : Emprunter la bretelle à partir du carrefour Poli
Longueur du trajet : 136 km dont 36 km non bitumés
Coût total du transport : 2500 FCfa
Structures d’hébergement : un seul établissement hôteliers répondant aux normes requises.
Repères
Création de l’arrondissement de Poli : 1924, sous l’administration coloniale. Poli était alors chef-lieu de la subdivision du Faro. De 1927 à 1957, l’unité administrative prend tour à tour, l’appellation de subdivisons Namchi-Atlantikas, puis subdivision de Poli.
1961 : La subdivision devient l’arrondissement de Poli.
1993 : L’ex-arrondissement de Poli éclate et donne naissance à deux arrondissements : Poli et Beka. Cet éclatement coïncide avec la création du département du Faro.
Superficie : 371km2
Population : 45000 habitants
Chiffre
13
C’est le nombre de chefferies de 3e degré que l’arrondissement de Poli.
Région particulièrement propice à l’agriculture et à l’élevage, jouissant d’une pluviométrie abondante et d’un climat très favorable, dotée de terres suffisament fertiles et de sous-sol regorgeant d’importants réserves minières, l’arrondissement de Poli est singulièrement sa cité phare, Poli, ne parvient malheureusement pas à décoller. Chef-lieu d’une unité administrative, vieille aujourd’hui de 84 ans, Poli, jadis cité capitale de la subdivision du Faro peine à prendre son envol. Mais au regard des grands chantiers envisager dans la contrée, des lueurs d’espoir existent quant à son développement.
Paradoxe entre les importantes ressources naturelles et surtout minières : uranium, l’or et d’autres que renferme son sous-sol et la relative pauvreté dans laquelle croupit sa population. Paradoxe entre la fertilité de ses sols, la douceur ses richesses et potentialités touristiques et le faible essor que connaît l’activité dans la contrée. Poli, le chef-lieu de l’arrondissement de Poli et du département du Faro, est particulièrement gâté par la providence.
Le premier handicap de la localité c’est son enclavement. Située pourtant à 36 kilomètres à peine de la Route Nationale N°1, bitumée, Garoua-Ngaoundéré, Poli n’est pas facile d’accès. La bretelle dont près d’un tiers du tronçon serpente les flancs des chaînes de montagnes qui surplombent la région, n’est praticable qu’en saison sèche. En saison pluvieuse, c’est un véritable parcours du combattant. Il est arrivé que la ville de Poli soit coupée du reste de la province du Nord et du pays du fait des dommages causés par les eaux torrentielles sur les ouvrages d’art. ville cosmopolite, Poli compte environ 45000 habitants. Sa population est constituée pour l’essentiel des Daoyos, communément appelés Namchi que l’on retrouve dans sis des 13 cantons que compte l’arrondissement. A côté d’eux, les Dopas, présents dans 4 cantons ; les Papés, les Foulbé, beaucoup plus concentrés dans le canton de Bantadjé ; les Volko, les Mboumet les Koutine que l’on retrouve beaucoup plus dans le canton de Mana, limitrophe avec la province de l’Adamaoua, voisine. On note aussi la présence de colonies d’immigrés, venus pour la plupart de l’extrême-nord, notamment le Toupouri, les Mafa, Guiziga, Moufou, entre autres. Le Christianisme et l’Islam sont les principales religions pratiquées dans la région.
De nombreux peuples éleveurs, à l’instar des Bororos y sont installés depuis la nuit des temps. En dépit de l’essor que connaît l’élevage dans la contrée, la viande de bœuf se fait rare sur le marché de Poli. Un bœuf à peine est abattu par jour pour la consommation des ménages. Cette denrée vient même parfois à manquer sur le marché. En dépit de tous ces atouts, l’activité commerciale piétine dans le chef-lieu du Faro. Elle est circonscrite à la gare routière et se limite à une dizaine de boutiques à peine. Le transport urbain et particulièrement l’activité de moto taxi s’y développent néanmoins considérablement. Elle est l’apanage des jeunes qui y ont trouvé un palliatif contre le chômage.
Parmi les sites touristiques les plus réputés, on peut citer le mont Atlantika, situé à l’Ouest du département, à lisière de la frontière camerouno-nigériane et mondialement reconnu. Il accueille chaque année des touristes occidentaux, amoureux de la nature. Le département abrite aussi l’une des réserves fauniques les plus importantes d’Afrique centrale, le parc national du Faro, particulièrement riche en espèces animales.
Le fleuve Faro, bien, que peu navigable constitue une autre curiosité de la contrée.la région est considérée par beaucoup aussi comme un scandale minier. Les longues chaînes de montagnes qui ceinturent le département regorgent en effet, d’importants gisements miniers, notamment d’uranium et d’or. L’uranium qui, depuis quelques années d’ailleurs, fait l’objet d’exploitation industrielle, au cas où les recherches s’avéraient concluantes.
136 kilomètres à peine séparent Poli, le chef-lieu du département du Faro de Garoua, la cité capitale du Nord. Cependant, il faut s’armer de patience et de tolérance avant de s’aventurer sur le chemin qui mène à Poli. Première épreuve à braver : le temps d’attente à la gare routière. Il varie en fonction du contexte. A la fin du mois par exemple, période correspondant à la paie des salaires, le voyageur à destination de Poli passe moins de temps à la gare routière la raison en est fort simple. Le déplacement massif des fonctionnaires et autres agents de l’Etat en service dans le département vers la métropole provinciale, en vue de percevoir leurs rémunérations mensuelles. Il est conseillé, en cette période, de voyager les après-midi ; le temps pour les salariés de rentrer en possession de leurs sous et d’effectuer les différentes courses. En période creuse, il est recommandé d’être matinal, afin de pouvoir emprunter les premiers véhicules en partance pour Poli. En se rendant tôt à la gare routière, l’on a de fortes chances d’y passer moins de temps. Une fois le premier bus loupé, l’on peut passer trois à quatre heures sur place, voire même plus. Le voyage est beaucoup plus aisé en saison sèche qu’en saison des pluies. En saison pluvieuse, l’on met parfois 2 heures de temps pour parcourir la bretelle en terre de 36 km reliant la localité de Pana à Poli. Un véritable parcours du combattant, lorsque entre temps, aucun engin n’est passé par là.
Le département du Faro n’est pas très ancien comme vous l’affirmez, car ayant simplement été créé le 23 août 1983. Par contre la ville de Poli est très ancienne. Elle est avec Douala l’une des premières unités administratives à être créées par le colonisateur, en 1924.
Monsieur Sadou Yaouba, maire et lamido de Poli
La commune de Poli est une vieille Commune, créée en 1960. Elle a une superficie de 8000 km2. Elle est limitée au Nord par les Communes de Touroua et Tchéboa, au Sud, par le contrefort de l’Adamoua, à l’Est, par les Communes de Lagdo et Tcholiré et à l’Ouest, par la Commune de Beka. Elle est peuplée d’environ 45 000 âmes.

POUMA
De Yaoundé : 135km à 3500 FCFA
De Douala : 125 km à 3500 FCFA
Route bitumée
Hébergement : Auberge 10000 FCFA et 8000 FCFA la nuitée
Comment ne pas se sentir chez soi dans une petite ville accueillante où tout rappelle quelque chose, où rien ne s’efface définitivement. Ville commerçante, implantée sur l’axe lourd Douala-Yaoundé, Pouma a, au fil des ans, accumulé un retard assez considérable. Mais depuis quelques années, elle vit une transition pleine d’espérance. Elle respire, s’offre un peu de bon temps, se met au travail et semble prête à tout happer au passage comme si elle avait retrouvé le ressort qui l’incite à bondir de l’avant au lieu de s’appesantir sur son passé.
Chiffre :
24 : c’est le nombre de chefferie du 3e degré de l’arrondissement.

Au petit matin, la ville a surgi, après deux heures de bus, à mi chemin sur l’axe lourd Douala-Yaoundé. Pouma, petite bourgade, d’environ 3000 âmes révèle d’emblée ses plaies et ses charmes. Mais une rue vivante, grouillante, animée par une foule bigarrée et chaleureuse. Au lieu dit « Pouma carrefour », où des bus larguent leurs cargaisons de passagers, des escadrons de moto-taximen sont à l’affut, chevauchant, en terrains conquis, de lourdes machines, de fabrication chinoise. Pouma, chef-lieu d’un des arrondissements du département de la Sanaga-Maritime, est une unité administrative relativement récente. La ville tire on nom « Pouma Mbog len », du nom de l’ancien chef supérieur, dont les descendants règnent jusqu’à présent sur la localité. La ville, dans sa partie sud, donne l’impression d’une réelle prospérité. Le sud de la ville, traversé par l’axe lourd, est caractérisé par une grande activité économique qui traduit par une très forte concentration de débits de boisson, bistrots et restaurants du terroir où le vin de palme, l’alcool frelaté, et la viande de brousse sont servis à moindre coût.

Du monument de la femme où se dresse une immense stèle à la sous-préfecture, et non loin de l’hôtel de ville, partent trois rues, dont l’ancienne route de Douala, la route de Song Mbengué et la bretelle qui relie l’axe lourd au quartier administratif. Toutes sont goudronnées. En quelques minutes, elles vous mènent d’une extrémité à l’autre de la ville. Dans le périmètre du quartier administratif, la voiture est plutôt rare. Par contre, des motos omniprésentes passent régulièrement, transportant parfois plus de trois passagers à la fois !

Pouma-ville se découpe en quatre quartiers. Le quartier administratif et résidentiel où sont concentrés les services publics, la sous-préfecture, l’hôtel de ville, hôpital, la chefferie, la brigade de gendarmerie, le lycée, la maison de la femme, etc… Le quartier Belle-vie est habité par des éléments d’origines diverses. Le quartier Poto-Poto, n’a rien de spécifique il se situe à la sortie de la ville en allant vers Edéa. Le quartier SNEC, abrite des installations de la Camerounaise des eaux, d’où est pompée sur la Lepso l’eau qui ravitaille la ville. Pouma est assez bien nanti en équipements de base : eau, électricité et logements administratifs ne font pas défaut…

Déjà sept forages ont été réceptionnés dont six financés par le FEICOM et un par ALUCAM.

Située sur l’axe lourd Douala-Yaoundé, notre commune qui est en zone forestière réunit tous les atouts pour être la plaque tournante d’un vaste marché de produits vivriers.
Yaoundé est à 135km de Pouma, Douala à 125km, Kribi à 160km et Edéa à seulement 50km. En plus du barrage de Songloulou qu’abritent les communes de Pouma et Massock, le barrage de Song Mbengue sera également construit sur ces deux communes. Pouma a une grande élite et des associations telles que ADP, AGEBIC, MAHOL, MAMBAI et bien d’autres.
L’arrondissement de Pouma couvre une superficie de 701km² où vivent paisiblement plus 15000 âmes. Cette population est inégalement répartie sur l’ensemble de l’arrondissement entre deux chefferies traditionnelles de deuxième degré : les cantons Bikok et Hende en 24 chefferies traditionnelles de troisième degré. Une route bitumée de 26 km et des routes communales en terre constituent un réseau routier assez dense qui nécessite une extension et un entretien permanent. Il faut également rappeler que la ville de Pouma peuplée d’environ 3000 habitants est traversée par l’axe lourd Yaoundé-Douala. Sociologiquement parlant, Pouma est composé des bassa à plus de 97% et quelques étrangers venus de toutes les régions du Cameroun.La ville de Pouma effectivement est partiellement traversée par la route nationale n°3 communément appelée « axe-lourd Douala-Yaoundé ». Et comme la quasi-totalité des agglomérations ainsi situées, Pouma est très exposé aux problèmes de sécurité les plus divers. La densité du trafic routier sur cet axe est source de nombreux accidents de la circulation, parfois mortels.
Disons qu’une petite délinquance a tendance à s’enraciner à Pouma. Il n’y a pas de gare routière ici. Cette situation, vous vous en doutez, favorise automatiquement la chienlit observée au lieu dit « Pouma carrefour » lequel carrefour se caractérise par l’encombrement de la chaussée, les stationnements abusifs et l’incurie des rabatteurs.
Cependant, le centre commercial de Pouma, au lieu dit « carrefour Pouma » a son côté positif que nous ne saurons taire. Cet espace, en attendant l’inauguration du grand marché, est devenu au fil des ans un important pole d’activités économiques. Le petit commerce y est florisant, les restaurants et autres établissements de tourisme y ont vu le jour, l’écoulement des produits agricoles vers les villes voisines, notamment, Yaoundé et Douala se déroule de manière satisfaisante.Les allemands qui, en 1903, construisaient les bâtiments de la mission allemande de Sakbayelé, ne savaient sans doute pas que leur œuvre devrait connaître un grand rayonnement au Cameroun. Car, 23 ans plus tard, en 1926, cette mission devint la propriété des Américains qui en firent un hôpital de l’Eglise presbytérienne américaine. Cet hôpital deviendra très célèbre à partir de 1950 sous la direction du Dr Foster.
Malheureusement, pendant les années 70, après le départ des missionnaires américains et sous la direction des médecins hollandais, cet hôpital perdra beaucoup de sa valeur. A causes de gros problèmes financiers. Il est à noter que la mission américaine de Sakbayemé était composée d’une école primaire, d’un collège d’enseignement secondaire et d’un hôpital. Les problèmes financiers obligèrent les dirigeants à confier l’école primaire à l’Etat camerounais et à transférer le collège à des populations locales qui craignaient de voir le nom de leur localité disparaître des annales. C’est pour dire que l’hôpital de Sakbayemé est en total déclin et a perdu longtemps son caractère de référence des années antérieures. Tous les équipements ont vieilli ou sont hors d’usage. Même le plateau technique de première nécessité est inexistant, et il en est de même des produits pharmaceutiques. La détérioration de l’état des équipements est telle que cet hôpital malgré le bon état de ses bâtiments, tend à devenir un mouroir, si quelque chose n’est pas fait dans l’immédiat. Cet hôpital doit absolument être complètement rénové, réhabilité, et même restructuré. Il s’agit là d’une priorité absolue que certaines élites de la localité doivent prendre en compte.

Aussi, à Pouma, Samuel Eto’o Fils compte-il de très nombreux… « parents ». des « frères ». des « sœurs ». des « oncles ». des « tantes », etc. sans aucun lien de famille…

Au fait, où sont passés les frérots Biyick ?
Ressources humaines
M. ETO’O Fils Samuel, avant centre des lions indomptables et sociétaire de l’Inter de Milan ;
MM. KANA et OMAM BIYICK, anciens joueurs des lions indomptables ;
M. YINDA Louis, Directeur Général de SOSUCAM ;


POUSS
Case obus a pouss






POUSS

Peu après Maga et le très joli lac du même nom, on parvient finalement au village de Pouss. Une étape touristique incontournable dans l’Extrême Nord. Ce village pittoresque, aux ruelles ombragées par des palmiers rôniers ? Est connu pour son marché et son sultanat mais aussi et surtout pour ses fameuses cases obus mousgoums. Ces cases, disparaissant malheureusement depuis peu au profit des cases rondes ordinaire. Comptent en effet parmi les plus belles et les plus hautes d’Afrique, et témoignent du savoir-faire de la tribu Mousgoum dans le domaine de l’architecture. De Pouss. Vous pouvez également partir pour une très agréable excursion en pirogue sur le Logone. Jusqu’à la petite ville de Yagoua. Plus au Sud, à la frontière avec le Tchad. En dehors de la saison humide ce fleuve se transforme souvent en rivière, asséchée en certains endroits.
RHUMSIKI
Rhumsiki, parfois écrit Roumsiki, est un village pittoresque de moins de 5000 hab. il est niche au cœur des Kapsikis, un haut plateau ou se dressent à perte de vue, parfois à plus de 1000 m au-dessus du sol, d’immenses pics de lave provenant de cheminées de volcans. La plus célèbre de ces aiguilles rocheuses est l’aiguille de Mchirgué (1 224 m), appelée aussi pic de Rhumsiki, que l’on peut admirer de l’entrée du village en venant de Mokolo. Ce paysage lunaire unique fait de ce village l’un des hauts lieux du tourisme Camerounais et une étape obligée de tous les circuits dans l’Extrême-Nord. C'est une des grandes curiosités touristiques du Cameroun. E fin de journée, au moment ou le soleil se couche, les pitons rocheux et la savane environnante prennent des couleurs ocre et rougeoyantes, rendant le paysage encore plus fascinant. On comprend alors pourquoi André Gide fut à ce point séduit par cette région.
Les habitants de Rhumsiki sont des Kapsikis, ce qui signifie littéralement « ceux qui ont grandi ». Les Kapsikis sont dans leur grande majorité des animistes ; Mais certains d’entre eux qui ont souvent assiste aux cours de catéchisme dispenses dans les écoles locales se sont convertis au christianisme. Dans le village, vous croiserez certainement de nombreux enfants qui se proposeront de vous accompagner ou vous demanderont divers cadeaux. Ne cédez pas trop à leurs avances, cela exaspérerait à n’en pas douter les habitants du village. Pourtant très fréquente par les Camerounais et les touristes de passage, le village de Rhumsiki n’était équipé il y a quelques années encore que d’un unique hôtel et d’une auberge. La capacité d’accueil étant limitée, nombre de touristes étaient obliges de rebrousser chemin jusqu'à Mokolo et même jusqu'à Maroua, pour trouver une chambre libre. Depuis 5 ans, on compte 2 établissements supplémentaires, confortables et accueillants. Les problèmes d’électricité demeurent néanmoins fréquents et il n’est pas rare de devoir recourir aux vieilles lampes à pétrole. La nature frondeuse de la ville lui vaut quelques désagréments, notamment avec le pouvoir de Yaoundé et les compagnies nationales.



ROUM
Y aller
Repères


SA’A

Sa’a a été créé au début du 20e siècle par des colons allemands. C’est une vieille cité qui sort progressivement de la léthargie et connaît actuellement un essor qui permet d’affirmer qu’elle est au stade de décollage vers la modernité.
Y aller
Gares routière : Texaco SHO et mokolo
-Coût du transport : 1000 F
-Route bitumée
-Hébergement : Sa’a hôtel : Tropicana, Horizon 2010 ;
Grand Numéro, Ampoule rouge ; Auberge de la maturité
Nuitée (entre e et 10 000f)
Repères
Création : 17 août 1952
Superficie : 520 km2
Population : 71 000 habitants
Ethnie : Etons et manguissa
« On ne s’amuse plus beaucoup à sa’a » »
C’est le constat un peu désabusé de ceux qui, hier, s’enthousiasmaient pour cette trépidante d’activités et d’ambiance. En effet, les années de crise ont infligés une sacrée cure d’amaigrissement à l’économie de cette localité jadis ‘’ insouciante » », qui menait grand train à l’époque du boom du cacao. Les nostalgiques se rappellent quelque peu frustrés les fabuleuses virées improvisées pendant les périodes de ‘’produit’’, durant lesquelles, pour un laps temps, le planteur qui venait d’écouler son ‘’produit’’, défiait le ciel, fort de son pouvoir d’achat.
Obnubilés par leur argent, beaucoup n’avaient pas vu venir la crise.
Naguère principal centre de décision de la lekié, avant que Obala ne lui soufle ce statat, Sa’a créée au début du siècle dernier par des colons allemands, garde aujourd’hui à peu près tout son cachet.
Située à 72 km au Nord-Ouest de Yaoundé, la boucle de la sanaga, entre les zones humides de forêt et de la savane, Sa’a contrairement à sa rivale Obala, ne s’est pas vue conférer le rôle de ville étape, en raison de son excentricité par rapport à l’axe lourd, Yaoundé-Bafoussam.
Sa situation géographique, manifestement ‘’défavorable’’ ne devrait pas permettre à cette ville bâtie dans un cul de sac, de devenir une cité d’équilibre entre la capitale, les villes du grand Mbam et celles de la province de l’Ouest. L’histoire de Sa’a est étroitement liée à celle de deux groupes ethniques dont les ancêtres sont venus de la rive droite du fleuve Sanaga, à la suite des flux migratoires, il s’agit des Etons (majoritaires) et des Manguissa. Selon les historiens, le nom de la ville dériverait de ‘’sal’’ qui veut dire en langue locale partage ou division. ‘’Sal’’ devenu Sa’a est donc le nom du petit cours d’eau qui délimitait les zones d’influence Manguissa et Eton qui se disputaient l’actuel site de la ville.
Aujourd’hui, Sa’a a une population qui avoisine les dix mille habitants. Après une période de dépression, la ville est aujourd’hui en pleine expansion. La cité s’étend, la saleté s’en va et, depuis, la petite cité respire. L’alerte générale donnée par le maire, Emile Akongo Bassa, à travers une opération ‘’ propreté absolue’’, a abouti à des résultats probants et fortement encourageants. Pour l’édile qui a signé un contrat avec la société Hysacam, le nettoiement et l’entretien de la voirie sont devenus prioritaires, facilitant du coup la visite de la ville dans ses moindres recoins.
C’est depuis la paroisse du Sacré cœur, incrustée ou ‘’ NkolMpada’’ qui veut dire la colline du prêtre que l’on découvre mieux le plan de la ville : de la station’’ radio Colombe’’ d’où image panoramique du centre ville, des zones administratives, résidentielles et des quartiers périphériques. Les innombrables villas et immeubles inachevés pendant les années de récession se sont transformées en coquettes bâtisses réceptionnées ou en finition. Les boutiques et autres demeures coloniales du centre commercial ont été, à quelques rares exceptions, ravalées et restaurées à l’instar du futur foyer culturel que le maire et son équipe sont en train de bâtir sur les restes d’un vieux magasin légué par des commerçants grecs.
D’autres bâtiments du genre, abritent des institutions de la finance et du secteur informel. Sa’a, aujourd’hui c’est aussi son hôpital remarquablement entretenu, ses institutions scolaires bien équipées et ses magasins bien achalandés. La ville a ses cabarets, ses buvettes, ses bars et ses gargotes que les fonctionnaires, déserteurs de 10 h, arpentent à longueur de journée.
Les choix du maire
Emile Akongo Bassa, le magistrat municipal, compte parmi les doyens des maires du Cameroun. Homme politique et grand commis de l’Etat, il est bien connu pour son dévouement et son tempérament vif et fonceur. Toujours prêt à mobiliser les énergies et les moyens disponibles pour la construction de la cité dont il a la charge. Aimé, redouté et craint, il s’est illustré, ces derniers temps dans la construction de la ville, par de nombreuses initiatives, tendant à faire de Sa’a, une entité donnée et modernisée. Des efforts visibles ont été faits dans l’aménagement des espaces verts, la plantation après sur l’esplanade de l’hôtel de ville, la lutte contre la divagation des animaux, la construction des caniveaux, le curetage d’anciens caniveaux et le dégagement des rues obstruées. Dans son programme d’action, figurent en bonne place la construction d’un marché périodique au centre urbain, l’aménagement de l’abattoir et du lac municipal, l’extension et la rentabilisation de la carrière de sable et la réhabilitation des immeubles communaux qui sont entre autres, des projets qui intéressent l’ensemble des secteurs devant concourir au bien-être des populations.
Toutes choses qui feraient de Sa’a, le grand centre administratif et des affaires qu’il rêve légitimement d’être…
Les autorités Camerounaises ne seront pas accusées d’avoir procédé à une libération sauvage des ondes : fini le monopole, place à la diversité. Dans la ville de Sa’a, les 10 000 auditeurs potentiels, ont le choix entre deux nouvelles structures :
‘’Radio Colombe ‘’ et ‘’Radio mali’’. La première qui émet tous les après midi, est perchée au sommet du mont ‘’Pada’’ , à un jet de pierre de la mission catholique du Sacré Cœur. Sa rivale ‘’radio mali’’ signale sa présence au quartier administratif par une imposante antenne, derrière la résidence du Sous-préfet. C’est dans cette station que nous avons débusqué une animatrice très en verve, Jeanne EFFOUBA, qu’entouraient ses collègues, Joseph Mbena (animateur) , Sylvain Bessala (technicien). La station, logée dans un beau bâtiment en finition, a été financée avec l’appui de l’UNESCO. Mme OLANGUENA AWONA, en est la promotrice. Chaque semaine, Jeanne EFFOUBA et ses collaborateurs, élaborent des programmes relatifs à la vie de la cité, des interviews en français et en langue vernaculaire sur des thèmes aussi variés que la santé, et les affaires familiales.
Selon Mme OLANGUENA Awona, ‘’l’idée d’implanter une Radio communautaire à Sa’a n’est pas une option, mais une exigence, dans la mesure où elle répond aux aspirations des femmes dont la capacité de mobilisation peut permettre de véhiculer l’information, participer à l’éducation, promouvoir la solidarité agissante sociale et culturelle des femmes rurales organisées au sein des groupes d’initiatives communes (GIC) ou autres associations.
Heureux qui comme Sa’a a réussi sa révolution des ondes. A l’exemple du légendaire Ulysse popularisé par la mythologie grecque, la petite localité du département de la lekié a entrepris son odyssée pour briser le mur du son et franchir le fossé communicationnel qui sévit encore dans la plupart de nos zones rurales. Dans cette bourgade, deux stations de radio ayant pigeon sur rue se disputent en effet une dizaine de milliers d’auditeurs. Peu de localités du pays pourraient brandir une telle performance car c’en est une. ‘’ Radio Colombe’’ et’’ Radio mali’’ (sacré nom !) continueront donc pour longtemps encore, d’égayer les mélomanes et autres accros de l’information et de la communication.
Gageons qu’en respectant le même ratio, une ville comme Yaoundé aurait au bas mot, 400 stations radio et l’ensemble du Cameroun…3000 stations pour les 16 millions de citoyens. Rendons hommage à certaines élites locales qui auront été à l’origine de cet exploit, inédit dans la contrée voire au-delà.
Toutefois, la révolution des ondes ne suffit pas, à elle seule, pour créer le bonheur pour tous. D’où la nécessité de redescendre de temps à autre sur terre,pour affonter et surmonter les multiples obstacles à l’épanouissement individuel et collectif. Sur ce double plan, beaucoup reste à faire. Créée en début du siècle, cette localité à 72 km de Yaoundé, a longtemps joué les premiers rôles dans le département avant de se voir supplanter par Monatélé. Aujourd’hui encore, Sa’a semble se languir sur son passé et dans le regard de l’habitant, il se lit comme un soupçon de nostalgie d’une gloire trop vite éclipsée par la roue de l’Histoire. Sa position géographique décalée par rapport à l’axe stratégique Yaoundé – Bafoussam a-t-elle été pour quelque chose dans sa déchéance ? Difficile à dire. Toujours est-il que Sa’a a maille à partir avec certaines lourdeurs. La moindre n’est pas la circulation routière qui inquiète plus d’un par son côté anarchique. Le non respect de la signalisation, l’indiscipline caractérisée des cond