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Statique des fluides : exercices résolus ... Notes rédigées par le L.H.M. service du
Professeur A. LEJEUNE et corrigées en décembre 1999 I. 2.1. Statique des ...

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COMMENT SE NOMMENT LES DIFFÉRENTES PARTIES D'UNE SCÈNE DE THÉÂTRE ?
Mets en caractère gras les mots qui te permettent de situer ces termes sur
le plan de la page trois. Il s'agit d'une scène de théâtre vue du dessus. Le côté cour / côté jardin : Afin d'éviter la confusion entre droite et
gauche de la scène, les mots cour et jardin sont venus remplacer côté du
roi et côté de la reine. L'acteur, lui, dispose de cette astuce : le côté cour est du côté du c?ur,
celui de la reine. Jusqu'à la Révolution française, on disait côté du roi, correspondant à la
loge du roi, pour le côté jardin et côté de la reine correspondant à la
loge de la reine pour le côté cour. Les machinistes disaient : « Poussez
au roi ! » ou « Portez à la reine ! » pour indiquer le sens de
déplacement d'un décor. L'origine de ces expressions est la suivante : en 1770, la Comédie-
Française s'installe aux Tuileries, en attente d'un nouveau bâtiment, dans
la salle dite des "Machines" ; cette salle donnait d'un côté sur
l'intérieur des bâtiments (la cour), de l'autre sur le parc (le jardin).
Ces mots sont préférés à "roi" et "reine" après la Terreur. Le côté jardin est valorisé par rapport au côté cour ; c'est le "bon" côté,
le côté positif, celui de l'entrée du héros. Le danger, les menaces, le
traître viennent du côté cour. Le(s) rideau(x) : Dans le vocabulaire du théâtre, il y a plusieurs types de
rideaux, le plus familier ou le plus connu étant le rideau d'avant-scène.
D'autre part, et particulièrement lorsque ces rideaux sont des éléments de
décors, on emploie surtout le mot toile.
Les pendrillons : Rideaux, la plupart du temps en velours noir, placés de
chaque côté du plateau. Les pendrillons forment les coulisses. La face : C'est le devant du plateau, la partie la plus proche du public,
opposé au lointain. Le plateau étant en pente, descendre, c'est se déplacer
du lointain à la face. On parle aussi de "face" pour la partie de tout
élément de décor orienté vers le public. Face, lontain, cour, jardin sont
les quatre points cardinaux du théâtre. Le lointain : Matérialisé par le mur du fond, le lointain est l'endroit le
plus éloigné de la scène, opposé à la face. Au XVIIè siècle, les toiles
peintes proposaient souvent des ciels donnant une impression d'éloignement
à l'infini.
Les coulisses : C'est l'envers du décor. L'espace non visible par le
spectateur qui se trouve de part et d'autre du côté cour et du côté jardin
et qui contient les pendrillons. Jusqu'au XVIIè siècle, le mot était utilisé dans son sens littéral :
rainure permettant à une pièce mobile de se déplacer par glissement, de
"coulisser". Les rainures sont les costières sur lesquelles sont placés les
mâts. La coulisse est devenue l'endroit où sont rangés les éléments qui ont
glissé jusqu'à elle. Ce qu'enregistre une expression apparue au XIXè siècle
: « avoir l'?il en coulisses » ou « avoir un sourire en coulisse », c'est
accuser un mouvement latéral, qui amène l'?il sur le côté ou qui étire les
commissures des lèvres. . La rampe : C'est la galerie lumineuse qui borde l'avant de la scène d'un
bout à l'autre. Elle apparaît au milieu du XVIIè siècle. Quand, en 1640, quelques
"chandelles" sont placées au fond du décor, à l'Hôtel de Bourgogne et au
Théâtre du Marais, l'effet produit n'est pas des plus heureux : tels des
silouhettes découpées, les acteurs ressemblaient à des ombres chinoises.
C'est ainsi que l'on se mit à disposer des candélabres sur des lattes de
bois sur le devant de la scène ; le principe de la rampe était né. Au début, l'éclairage se faisait aux chandelles dont les mèches trempaient
dans de l'huile de pied de b?uf ; il s'en dégageait une fumée et une
puanteur telles que les comédiens du roi, au Théâtre-Français, réclamèrent
des bougies, qu'ils obtinrent en 1783. Avec un maquillage plâtreux et une
lumière vacillante, les comédiens devaient avoir une drôle de tête... À
partir de 1822, les robinets de l'éclairage au gaz permettent les réglages
; puis l'électricité invitera à des variations innombrables.
Le mur du fond : (ou le mur de scène) C'est le mur qui clôt l'espace
scénique face au public, derrière le lointain.
Le théâtre grec était ouvert sur le paysage, la plupart du temps la mer ;
ce sont les Romains qui construisent les premiers murs de scène. À Rome, le
mur de scène était percé de trois portes. Il proposait trois rangées de
colonnes encadrant des niches et des statues. Parmi les plus beaux murs de
scène qui se puissent voir encore aujourd'hui, citons : Bosra (Syrie),
Aspendos (Turquie), Sabrata (Lybie) et Orange (France).
La scène : C'est la partie du théâtre - considéré en tant que bâtiment - où
se passe l'action. Le mot français, rare avant le XVIIIè siècle, vient du
grec skênê par le latin scaena. À l'origine, la skêne est une petite
baraque en bois, généralement cachée par un panneau peint, qui permettait
aux acteurs de changer de masque et de costume. Vers le Vè siècle, cette
baraque devient un imposant bâtiment, en pierre, rectangulaire et très
allongé, parfois formé de plusieurs pièces communiquant entre elles. Dans le théâtre à l'italienne, la rampe et le rideau sont là pour séparer
les espaces que forment la scène et la salle. La scène se tient entre la
face et le lointain, entre le Manteau d'Arlequin et le mur du fond, entre
les deux séries de coulisses. Autrefois, on disait, indifféremment, sur la
scène ou sur le théâtre.
Le plateau : Équivalent de planches ou de scène, par contamination avec le
vocabulaire du cinéma, "plateau" leur est préféré depuis les années 1960.
Le plateau désigne un espace plus important que la seule scène puisqu'il
comprend aussi les coulisses et les dessous. L'avant-scène : C'est la partie de la scène comprise entre la rampe et le
rideau. C'est à l'avant-scène que le metteur en scène vient pour diriger les
acteurs pendant les répétitions ; il quitte alors, la table installée au
septième rang de l'orchestre pour faire des propositions de jeu ; c'est ce
qui s'appelle descendre à l'avant-scène. Le manteau d'Arlequin : C'est la partie de la scène qui commence au rideau
et se termine aux premiers pendrillons . Elle est généralement décorée
d'une draperie de couleur rouge. Il est possible d'élargir ou de rétrécir à
volonté cet encadrement de scène. C'est pourquoi on appelle aussi le
manteau d'Arlequin, le cadre mobile. L'idée la plus répandue sur l'origine de ce nom si poétique, c'est
qu'Arlequin, ce personnage malin de la Commedia Dell'Arte, avait l'habitude
de faire son entrée en scène par cette fausse coulisse. En fait, il
apparaît que, si Arlequin se montrait bel et bien au public, c'était
pendant les entractes (moment de pause entre les actes de l'oeuvre
représentée sur scène), lorsque le rideau était baissé, pour parler en
aparté avec le public ou pour faire une annonce, tout en se servant du
rideau comme d'un manteau ou d'une cape.
Nous avons étudié tous les mots qui désignent les différentes parties d'une
scène théâtrale. A toi de légender le plan ci-dessus en mettant des flèches qui relient les
chiffres et les lettres de ce plan aux noms de la liste suivante (tu
écriras ces noms à l'extrémité de chaque flèche). Voici les éléments de légende qui permettent de nommer ces parties.
Le plateau / la face / le mur du fond / le côté jardin / le lointain / les
pendrillons / la scène / les coulisses / le rideau / le côté cour / la
rampe / l'avant-scène / le manteau d'Arlequin, voici la correction du travail :
Le lexique du vocabulaire théâtral est issu du site
http://www.dossiers.latroupeduroy.fr/4.html, mais il a été adapté pour des
élèves de cinqième en difficulté. Pour évaluer ce travail on demandera aux élèves de chercher dans le site :
http://www.dossiers.latroupeduroy.fr/4.html, , le dossier « Les
traditions », puisl'image « éléments de la cage de scène ». Ensuite ils
devront insérer cette image dans leur exposé, retrouver les endroits
correspondants aux éléments identifiés dans l'exercice précédent. De
nouveau , ils devront légender cette nouvelle image qui offre l'avantage de
présenter une scène théâtrale en volume. Les deux images légendées par les élèves à l'aide de flèches seront inclues
dans l'exposé. Voici cette seconde image qui servira à l'évaluation :