NOTE : /20 - Académie d'Orléans-Tours

classe : 3ème; durée : 50 min. la situation-problème. Emilie, comme son chateur préféré Grégory Lemarchal, est atteinte de la mucoviscidose. Elle a effectué des  ...



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| | |[pic] | |
|[pic] | |Groupe académique |
| | |« Compétences, évaluation et place de la note » |
|Inspection | |« Évaluation par compétences pour un usage réfléchi de |
|Pédagogique | |la note » |
|Régionale de | |Résumé : Mise en ?uvre d'une évaluation formative par |
|Mathématiques | |compétences au service des apprentissages et permettant|
| | |une meilleure préparation aux évaluations sommatives |
| | |chiffrées. |
| | |Auteurs : PAILLET Vincent (Collège Montabuzard, Ingré) |
| | |Poursuite d'une expérimentation menée avec |
| | |HAMON Virginie (Collège Maurice de Vlaminck, |
| | |Brezolles) |
| | |MORAIS-LELONG Guillaume (Collège Montesquieu, Orléans) |
___________________________ I DESCRIPTION Classes concernées : dispositif testé en 4e et 3e Période : année 2013-2014. Mise en ?uvre : Proposition s'appuyant sur : « Un usage réfléchi de la note dans une
perspective d'enseignement inclusif » 1. Mise en ?uvre de cycles d'apprentissage successifs utilisant trois
formes d'évaluation : diagnostique, formative/formatrice et sommative. 2. La note n'est présente que dans les évaluations sommatives ou lors de
passages à l'oral. 3. Précision des différents temps d'un cycle d'apprentissage : . Évaluation diagnostique : elle permet de prendre en compte les
représentations initiales des élèves et d'anticiper les obstacles qui
vont se dresser durant le cycle d'apprentissage. Ces évaluations
peuvent être menées à l'aide de tâches complexes, de devoirs en temps
libre, de tests... . Évaluation Formative/formatrice : elle est courante et présente dans
plusieurs types de travaux en classe : tâches complexes en groupes,
problèmes ouverts accessibles à tous... Elle ne mène pas à une
notation chiffrée, mais permet d'observer l'état d'avancement de
l'acquisition des compétences et des connaissances des élèves. Dans
cette partie, l'évaluation est critérisée (critères de réalisation et
critères de réussite). À l'issue des activités, des grilles d'auto ou
de co-évaluation peuvent être données afin de rendre l'élève acteur de
son évaluation (voir document 1). Le but est de permettre à l'élève de
repérer ce qu'il maîtrise et ce qu'il doit approfondir (ses points
forts et ses points faibles) mais aussi d'identifier sur quoi
porteront les évaluations sommatives. Le but est donc aussi de lui
permettre de se préparer au mieux à ces évaluations. L'évaluation
formative ne porte donc pas uniquement sur les connaissances. C'est
une étape de métacognition où l'élève apprend à se connaître.
Suite à une auto-évaluation ou à une co-évaluation entre élèves ou
entre élève et professeur, il peut être intéressant de permettre à
l'élève de reprendre son travail afin de l'améliorer. Pour que cela
soit possible il faut que les grilles permettent de comprendre
exactement si un critère est observé ou non dans le travail de
l'élève. Aux critères (généraux et pas trop nombreux ; par exemple :
utilisation à bon escient d'un théorème de géométrie) il faut donc
faire correspondre des indicateurs (en lien avec l'activité faite et
le travail fourni ; par exemple : utilisation du théorème de Pythagore
dans le triangle ABC rectangle en A) afin de permettre à l'élève de
réellement s'auto-évaluer, mais aussi, pourquoi pas, de lui donner
d'autres pistes de travail.
Suite à ces travaux, des moments de synthèse sont menés. La synthèse
active se fait individuellement ou en petits groupes et peut porter
sur ce qu'ont fait les élèves, ce qu'ils ont appris de nouveau, le but
de l'activité, son intérêt... Pour l'élève elle permet, au-delà des
grilles, de s'interroger sur son rôle dans la séance et l'intérêt de
cette dernière. Pour le professeur, c'est un retour sur la pertinence
de son travail, l'implication des élèves dans celui-ci et leur
compréhension. Vient ensuite le temps de la synthèse passive, le
« bilan » de l'activité. Cette dernière est collégiale ou menée par le
professeur. Elle peut donner lieu à l'écriture d'une partie du cours
(par exemple l'introduction d'une nouvelle notion). En tout état de
cause, réfléchir aux synthèses doit permettre au professeur de ne pas
proposer d'activité sans but mathématique précis. Le cours est donc organisé de manière à ce que tous les élèves
puissent être actifs et acteurs. Les échanges, l'entraide, sont
permis. Il faut donc réussir à créer une émulation, ce qui n'est pas
toujours simple. Concernant l'apprentissage des automatismes et de certaines parties du
cours (calculs, lectures graphiques, vocabulaire utile...), une part
du travail est menée en classe sous forme d'activités mentales. Cela
présente l'avantage d'être rapide, efficace et de ne pas déléguer ce
travail de mémorisation à l'élève seul chez lui. Cela participe aussi
à une reprise de confiance des élèves en difficulté ou démobilisés et
tend à limiter les écarts liés à l'aide que peut recevoir ou non un
élève à la maison. Enfin, l'écriture même du cours doit permettre aux élèves de choisir
entre différentes techniques dès que cela est possible. Les techniques
plus expertes ne devant pas supprimer les autres, qui restent souvent
plus accessibles aux élèves en difficulté. Les devoirs en temps libre font partie intégrante de l'évaluation
formative et ne sont donc pas notés. . Évaluation Sommative : elle est notée, mais les travaux en classe
doivent permettre à un maximum d'élèves de les réussir au mieux de
leurs capacités. Les barèmes sont faits de telle sorte qu'un élève
même en difficulté, mais volontaire, puisse obtenir 12/20, que ses
notes inférieures à 08/20 soient rares, afin qu'il ne perde pas sa
motivation. C'est un acte volontariste de la part du professeur. Tout
élève ayant régulièrement moins de 07/20 doit comprendre qu'avec un
minimum d'efforts cette situation évoluera. Pour la construction de ces évaluations, on peut s'appuyer sur la
grille de suivi des acquis des élèves de 3e (voir [1]). En intégrant
des items de chaque groupe, on rend l'évaluation accessible à chaque
élève, y compris à ceux en difficulté (Voir Document 2). Si la rédaction reste prise en compte, la notation porte plus sur la
démarche, les calculs engagés, la recherche... Le nombre de points par
question n'est pas forcément fonction de la difficulté, mais est
plutôt équiréparti. On peut aussi proposer des situations en lien avec des tâches
complexes effectuées en classe ou dans des devoirs en temps libre,
afin de valoriser le travail des élèves investis lors de ces travaux,
vérifier la compréhension des situations par tous et ne pas se limiter
aux simples connaissances. En tout état de cause, il est important qu'un élève s'auto-évaluant ou
étant co-évalué positivement en formatif, réussisse raisonnablement
les évaluations sommatives notées. Le professeur doit donc veiller à
établir son barème en utilisant des critères semblables. Des contrôles de rattrapage sont proposés autant que possible aux
élèves ayant manqué une évaluation sommative ; même si ce n'est pas
toujours simple à mettre en place, car un temps assez long (deux
semaines cette année dans les classes où cela a été testé) doit être
laissé entre les deux contrôles afin de permettre une remédiation qui,
elle non plus, n'est pas simple à organiser. . La construction des savoirs se fait lors des évaluations formatives
et aussi lors des corrections. 4. 5. Rythme des évaluations notées :
Deux contrôles bilans ont été proposés par trimestre cette année. Ce
sont des contrôles portant sur plusieurs notions et construits plus
dans l'esprit actuel du DNB. Deux autres contrôles, pouvant s'apparenter à des interrogations car
ils portent plus particulièrement sur une notion, sont aussi proposés.
Ces contrôles permettent de rendre compte de la régularité du travail
des élèves. Ils comportent néanmoins toujours une question de type
tâche complexe. Les élèves ont donc tous 4 notes par trimestre, auxquelles peut
d'ajouter une note d'oral facultative. Cette dernière ne compte dans
la moyenne que si elle l'améliore, car les élèves ne sont pas évalués
sur le même travail. De plus, la pratique de l'oral étant peu répandue
au collège, on ne peut pas actuellement considérer qu'un élève est
totalement préparé à faire un oral. 6. Absence de publication des notes dans la classe, des moyennes, de la
note la plus haute ou la plus basse. Les notes sont destinées à
l'élève et ses responsables. Le professeur ne doit pas contribuer à ce
qu'elles participent à la mise en place d'un climat de compétition
entre élèves. 7. La place part
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