DISSERTATION SUR LE THÉÂTRE « Au théâtre, il n'y a pas que le ...

Le jeu des acteurs (expression, du visage, gestuelle, déplacement, ... I- Le
théâtre repose d'abord et avant tout sur un texte : donc rôle fondamental des
mots.

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DISSERTATION SUR LE THÉÂTRE « Au théâtre, il n'y a pas que le langage des mots ». Après avoir envisagé
quelles formes peut prendre ce langage, vous chercherez, dans les textes
étudiés cette année et dans vos connaissances, d'autres types de langage
utilisés sur la scène et vous montrerez leur pouvoir de signification. Travail du sujet : mots-clé
Langage : système de signes qui permettent d'établir une communication ; le
but du langage est de transmettre des idées.
Les mots = premier outil pour le langage, premier support qui permet la
transmission d'un sens, d'une signification (= répliques, monologues,
paroles, didascalies...)
Autres types de langage = au théâtre qu'est-ce qui nous aide à comprendre,
nous apporte du sens ?
Le jeu des acteurs (expression, du visage, gestuelle, déplacement,
intonations...)
la scénographie, tt ce qui est extérieur à l'acteur ; le décor, les
accessoires, les lumières, les costumes...
Pouvoir de signification = capacité à faire sens, à donner un sens, à faire
comprendre situation, idée, sentiment... == par quel langage, par quels moyens le théâtre nous fait-il
comprendre le sens d'une ?uvre ? qu'est-ce qui, au théâtre, nous aide à
percevoir le sens de l'?uvre? Problématique : (= reformulation du sujet) : elle prend en compte les mots-
clés Sur quoi repose la spécificité et la force du langage théâtral ?
spécificité ( = « lg des mots » et les « autres types de lg utilisés sur la
scène »)force ( = « pouvoir de signif° ») Plans acceptés : I = Le langage des mots au théâtre : lg verbal
II = les formes de langage spécifiques au théâtre (lg non-verbal) et leur
pouvoir de signification (en mm tps !!!) ou
I = Le langage des mots au théâtre
II = le langage du jeu de l'acteur (intonations et rythmes d'élocution,
gestuelle et déplacements...)
III- le lg de la mise en scène (costume, décor, lumière...)
==ce sera le plan retenu
ou
I- Le théâtre repose d'abord et avant tout sur un texte : donc rôle
fondamental des mots
II- Mais genre à part ; donc langage à part
III- Une lg implicite et muette, mais double pouvoir de signification : la
double énonciation
Introduction : Entrée en matière : soit des définitions : celle du lg par exemple
soit étymologie : théâtre du grec theaomai : je vois, je
contemple = donc d'emblée art visuel, qui repose sur l'intellect mais aussi
sur les sens. Donc d'autres ressources pour être compris que les mots.
soit, l'art en général : forme de lg st multiples et variées,
peinture, musique, dans par exemple s'appuient sur un langage non verbal.
Problématique Sur quoi repose la spécificité et la force du langage
théâtral ?
Annonce du plan S'il est indéniable que les mots et le texte de théâtre
sont aux fondements de tout oeuvre (=I), il reste acquis que le jeu de
l'acteur d'abord (=II) et les choix scénographiques ensuite (=III)
constituent un lg propre au genre théâtral. Développement
I = Le langage des mots au théâtre
A- outil fondamental et incontournable
1-comment comprendre l'action ?
Mots indispensables lors des scènes d'exposition cf Britannicus
Racine,
2-comment vivre intensément les passions déchirantes, les tourments sans
les mots ?
Monologue d'Hamlet : les mots seuls peuvent rendre compte du dilemme
et du déchirement du héros
la passion de Phèdre n'est rien sans les mots « je le vis, je rougis,
je palis à sa vue »
la puissance verbale de Cyrano ne pourrait se contenter de gestes,
d'expression : tirade du nez a tout sa place ds l'?uvre et ne peut être
restituer sans le lg vbal
= sans les mots, la parole, le théâtre devient du mime B- outil fondamental pour la mise en scène et le jeu,
1-rôle des didascalies : parfois très rares, sommaires
Hamlet qq unes les apartés, ds la scène du crâne, le rejet seulement
parfois fondamental
Théâtre de l'absurde au XXe avec Ionesco, Samuel Beckett (Fin de
Partie, ou En attendant Godot), où on retrouve parfois plus de deux pages
de didascalies qui rendent compte du décor. Sans les mots, le décor n'est
pas compréhensible !
= lg vbal indispensable pour le lg non vbal !!! II = Le jeu de l'acteur est un langage (intonations et rythmes d'élocution,
gestuelle et déplacements...)
A- le jeu de l'acteur reste fondamental
1-ses intonations, ses interprétations donnent vie au texte, le sens
s'énonce et devient plus clair, plus évident
cf le rire répété des personnages ds l'adaptation d'Hamlet par Kennet
Brannagh rend plus nette la dimension comique de la scène du crâne.
Dimension que les mots peinent à restituer pour un lecteur aujourd'hui.
2-le personnage n'est crédible, la situation n'a de sens qu'avec un jeu
adapté, les mots ne suffisent pas à éclairer le sens : cf Marivaux Le Jeu
de l'amour et du hasard, les personnages doivent jouer le rôle de leurs
maîtres, mais les mots risquent d'être insuffisants, de trahir leur
condition. Les mots et le lg vbal possèdent des limites.
= Le jeu et la voix de l'acteur restent fondamentaux pour que la
situation et les paroles aient du sens. B- Les corps et leur occupation de l'espace ajoutent aussi une
signification
1-les mouvements sont indispensables la plupart du temps :
cf Hamlet scène finale du duel, les geste et les déplacements, la
proximité finale d'Horatio et Hamlet = tt ça est incontournable,
nécessaire, sans quoi le sens n'est pas respecté !
Cf Hamlet : il tient le crâne face à lui, comme un interlocuteur, ce
qu'il est vraiment, mm s'il ne peut pas lui donner la réplique
2-les mots restent pauvres et faible ss la présence physique des
comédiens :
cf la fin d'Antigone de Sophocle : comment comprendre la douleur
d'Oedipe, son anéantissement et son désespoir sans un jeu, un travail sur
le corps qui donnera à cette détresse toute sa dimension ?
Cf Hamlet la présence physique d'Horatio dans la scène du crâne, lui
avait été presque oublié à force de silence et qui reste pourtant
fondamental dans la conduite du dialogue
= les déplacements, les gestes, tout mouvement devient indispensable
III- le lg de la mise en scène (costume, décor, lumière...)
A-Mise en scène et décor = lg
1-les accessoires deviennent le prolongement des mots :
monologue d'Hamlet III, 1 : déchirement du personnage entre deux
alternatives, deux facettes du personnage , matérialisées par la présence
d'un miroir qui renvoie à H sa propre image = 2 Hamlet face à face
ds mise en scène de Nicol Williamson, peu d'accessoire et d'effet de
décor : le texte ressort plus mais la force évocatrice de l'oeuvre perd de
sa vigueur. Ds la scène où Hamlet donne des conseils aux comédiens... décor
assez dépouillé. Ds adaptation de K. Brannagh décor + chargé (instruments,
chandelier, sols colorés, vêtement qui pendent..) = baroque B- Costumes et accessoires qui son attachés au comédien aussi
1-Costume est élément 1er qui renseigne sur un pers : statut, classe... :
leur force de signification est bien réelle.
Cf Marivaux : travestissement des personnage = ils changent
d'identité. Donc sens précis
2-Ils délivrent un sens implicite, que les mots ne font que suggérer mais
que la couleur, le style du vêtement rendent plus manifeste cf Hamlet
cheveux blonds très clairs = innocence et habits noirs = désir de vengeance
et haine
= Lg symbolique, bcp de connotations mais qui donnent une richesse et
une force poétique plus importante à ce lg non verbal. Conclusion
1-Reprendre les idées ppal du dev.
2-Elargir : cf Ionesco ds Notes et Contre-Notes « De mm que la parole est
continuée par le geste, le jeu, la pantomime qui, au moment où la parole
devient insuffisante, se substituent à elle les éléments scéniques
matériels peuvent l'amplifier à leur tour ». Ce pvr de signification est
donc bien réel.