preparation de la strategie de developpement du secteur prive

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PREPARATION DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE
CONTEXTE ET OBJECTIFS DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT
DU SECTEUR PRIVE
L'appréciation des performances économiques du Sénégal depuis le changement
de parité du franc CFA intervenu en janvier 1994 laisse apparaître que des
résultats encourageants ont été enregistrés. Toutefois, ils sont encore
fragiles et la nécessité d'améliorer fortement les performances économiques
et sociales se fait sentir.
Les différentes actions entreprises depuis 1994 ont contribué à mettre en
place un nouvel environnement de l'activité économique, qui est notamment
marqué par la libéralisation du commerce intérieur et extérieur,
l'amélioration de la flexibilité du marché du travail, le désengagement de
l'Etat de plusieurs secteurs de l'économie, l'amélioration du cadre
juridique, et le renforcement de la concertation entre l'Etat et le secteur
privé.
C'est précisément dans le sens d'approfondir et de compléter ces
orientations stratégiques qu'il est convenu d'élaborer une stratégie de
développement du secteur privé.
En comparaison avec les initiatives antérieures, l'élaboration de la
stratégie de développement du secteur privé a la particularité de viser la
mise en place d'un cadre complet spécifiquement dédié au développement du
secteur privé, et qui repose sur une vision globale et partagée; ce cadre
doit également s'appuyer sur un dispositif institutionnel rationalisé et
destiné à canaliser toutes les actions futures s'inscrivant dans la
poursuite de cet objet.
Enfin, l'élaboration de la stratégie de développement du secteur privé
intervient à un moment où diverses actions témoignent de la volonté commune
du Gouvernement et du Patronat de consolider leur partenariat, pour mieux
faire face aux défis et enjeux qui les interpellent. Il est également à
noter la parfaite disponibilité des bailleurs de fonds à contribuer au
renforcement de ce partenariat, comme en témoigne la mission que s'est
assignée le Comité des bailleurs de fonds sur le secteur privé qui a été
créé en février 1998.
L'adoption et la correcte mise en ?uvre d'une stratégie appropriée de
développement du secteur privé devront ouvrir au Sénégal de meilleures
perspectives de croissance et d'amélioration des conditions de vie de ses
populations. Le Sénégal pourra ainsi tirer un plus grand profit de la
mondialisation et de l'intégration régionale. Il pourra concrétiser ses
avantages comparatifs, avec ses atouts que sont sa stabilité politique, sa
localisation géographique propice à l'accès aux marchés d'Europe et
d'Amérique, et le caractère de son peuple ingénieux et disposé au commerce.
L'élaboration de la stratégie de développement du secteur est articulée
autour de trois axes :
. le renforcement des bases à long terme du développement ;
. l'amélioration de l'efficacité de l'intervention de l'Etat ;
. et le renforcement des capacités du secteur privé.
Le diagnostic et les propositions de réformes développés dans chacune de
ces parties se réfèrent, d'une part, aux modèles généralement admis (bâtis
autant sur la théorie économique que sur les expériences réussies de
développement), et d'autre part, à la situation prévalant au Sénégal dans
ces différents domaines.
En annexe, est présenté un plan d'actions dont la mise en ?uvre devra
contribuer à l'application concrète de la stratégie.
Toutefois, celle-ci doit surtout être comprise comme un ensemble
d'orientations qui doivent désormais servir de référence aux acteurs du
développement : Etat, patronat, travailleurs, partenaires au développement,
etc.
RENFORCER LES BASES A LONG TERME DU DEVELOPPEMENT
Le renforcement des bases à long terme du développement reposera sur trois
axes majeurs, à savoir :
améliorer la couverture et la qualité des infrastructures physiques
assurer une gestion durable des ressources naturelles
valoriser davantage le capital humain
et consolider les bases infrastructurelles et institutionnelles pour
permettre au Sénégal de rester à l'avant-garde de l'intégration régionale.
1. Améliorer la couverture et la qualité des infrastructures physiques
L'enquête menée auprès des entreprises a confirmé que les
infrastructures constituent un facteur déterminant dans la
compétitivité. Pratiquement toutes les infrastructures ont été mises à
l'index. Ainsi, on note que : o les échanges avec les pays voisins, notamment le Mali, sont
handicapés par l'état des infrastructures, et cela fait perdre
aux entreprises sénégalaises d'important marchés récupérés
notamment par les concurrents ivoiriens ; o le port de Dakar est jugé non compétitif du fait de la lenteur
des opérations de débarquement et du coût excessif des
prestations portuaires ; o le réseau routier a été qualifié à la fois insuffisant et de
mauvaise qualité, la circulation dans l'agglomération Dakaroise
source de difficultés et de surcoûts; o les performances du chemin de fer qui dessert le Mali sont
médiocres, le transport aérien présente des contraintes majeures
pour le développement du tourisme et l'exportation des produits
horticoles ; o la fourniture d'électricité est de mauvaise qualité. Face à ces lacunes, les orientations retenues et en cours de mise en
eouvre se déclinent ainsi : o dans le domaine des transports, compléter et consolider les
acquis du Programme d'Ajustement Sectoriel des Transports (PAST)
par la mise en ?uvre du Programme Sectoriel Transports (PST II)
; o dans l'énergie, poursuivre la libéralisation et la privatisation
; o dans le secteur de l'eau, assurer une gestion saine et durable
de la ressource ; o et dans le domaine des télécommunications, mettre en ?uvre les
politiques nécessaires à la consolidation de la position
relativement privilégiée qu'occupe le Sénégal.
o Mettre en oeuvre le PST II pour compléter et consolider les
acquis du PAST Malgré sa position géographique favorable, le Sénégal demeure un
pays enclavé vis à vis des pays de la sous région. En effet, du
fait des déficiences du système de transports, notamment l'état
défectueux des infrastructures et une coordination insuffisante
entre les différents modes de transports, le Sénégal apparaît
comme étant le pays le plus enclavé de l'UEMOA par rapport au
marché sous régional. Le gouvernement sénégalais et les bailleurs de fonds, tenant
compte du rôle crucial des coûts de transports dans la
compétitivité économique, ont lancé en 1991 le programme
d'ajustement structurel des transports (PAST). Ce programme est
conçu sur la base d'une approche intégrée qui allie, d'une part,
les réformes institutionnelles pour une plus grande efficacité
opérationnelle de la gestion des infrastructures de transport,
et d'autre part, la réalisation d'importants investissements
destinés à la restauration, et dans une moindre mesure, à
l'extension des capacités des infrastructures. Le PSTII qui
entrera en vigueur en juillet 1999 vise à compléter les actions
initiées dans le cadre du PAST. Les axes majeurs qui étaient poursuivis par le PAST et que le
PST entend renforcer consistent à : . valoriser les atouts du Port autonome de Dakar;
. étendre et améliorer le réseau routier;
. réussir la restructuration du chemin de fer;
. et à assurer la promotion du transport aérien.
. Valoriser les atouts du Port Autonome de Dakar (PAD) Par rapport aux autres ports de la région, celui d'Abidjan
en particulier, les atouts du PAD sont sa position
géographique, ses qualités nautiques du site et son
potentiel d'extension et sa fiabilité satisfaisante. Les
faiblesses du PAD sont le manque de portiques et la vétusté
des infrastructures en général, les lenteurs et lourdeurs
des procédures, et les mauvaises conditions de dessertes
terrestres (routes, chemins de fer) vers l'hinterland, le
Mali essentiellement, ainsi que les insuffisances dans la
motivation et la productivité de la main-d'?uvre. Le
handicap lié aux voies terrestres oriente les clients vers
les ports concurrents comme celui d'Abidjan qui est relié
au Mali par une route très fonctionnelle, la distance Dakar
-Bamako et Abidjan Bamako étant les mêmes. Le développement
des exportations sénégalaises contribuerait à améliorer la
compétitivité du Port de Dakar. . Etendre et améliorer le réseau routier, pour le
désenclavement interne et régional du Sénégal
Le réseau routier n'est pas suffisamment relié à celui des
pays limitrophes. Sur le plan de la couverture du
territoire national, il convient de déplorer la persistance
de zones partiellement ou entièrement enclavées, notamment
dans les régions périphériques. C'est le cas des régions du